Je me suis arrêté au premier album car je n'ai vraiment pas été touché par cet album.
Le dessin est trop style manga pour moi, il manque cruellement de personnalité, le scénario ne relève pas l'ensemble. Pas pour moi...
Mon nom est Bond... James Bond.
Mais, pour cette mission au service de Dupuis, j'ai fort habilement revêtu une nouvelle identité. Celle d'un dénommé Largo Winch, non plus agent de Sa Gracieuse Majesté, mais milliardaire dilettante de son état.
Alors, certes, je me suis encore un peu loupé dans l'incognito : Largo Winch est à peu près aussi discret que James Bond est secret, c'est dire...
Néanmoins, tout comme James Bond, ma première identité, parvient à survivre bien que tout le monde sache qui il est, Largo Winch, de même, parvient toujours à se tirer des situations des plus improbables, avec un brushing quasi impeccable. Increvable, et plus indestructible que la pire des mauvaises herbes. Il faut dire qu'il a de la graine le petit...
Ceci étant, reconnaissez que j'ai tout de même tenté de brouiller les pistes. De brushing, le petit, il n'a point.
Mais, certes, ce n'était pas suffisant. Alors, je lui ai fourgué deux acolytes faire valoir, un peu comme Q et M, mais en beaucoup moins drôles : un Suisse très naze, et un Israélien mutique et tourmenté. C'est toujours mieux dans le script d'être tourmenté. Moi aussi... Je veux dire, mon moi Largoien, est un peu tourmenté. Oh, pas beaucoup, juste ce qu'il faut pour le rendre humain, du moins dans les rares instants d'illusion planante où, sous l'effet d'une drogue plus que dure, on puisse croire que Superman soit réellement humain...
Mais, mon coup de génie pour semer tous les infâmes scélérats qui nous traquent fut une trouvaille remarquable, qui porte le nom de "thriller économique". Ainsi donc, Largo Winch est un milliardaire qui dirige un conglomérat, assez improbable d'ailleurs. À l'heure où tous les conglomérats disparaissent les uns après les autres, pour être remplacés par des groupes centrés sur leur "cœur d'activité", je crains n'avoir eu quelques longueurs de retard dans la compréhension du monde économique, pour ne pas dire que je sois totalement ringard. Mais, que voulez-vous !, je l'ai inventée en 1977 cette seconde identité. Et puis, conglomérat multi-secteurs implique autant d'aventures potentiellement différentes dans chaque branche du conglomérat. Pétrole, transport aérien, hôtellerie, médias, etc., etc.. Pratique, n'est-il pas ?
Toujours est-il, donc, que mon second moi opère dans les très hautes sphères économiques, et que Sa Majesté Van Hamme lui concocte de brillantes et machiavéliques machinations, le plus souvent centrées autour de l'économie des raids boursiers et OPA en tous genres. Complots que mon cher Largo résout par ailleurs avec un manque d'économie assez affligeant.
Que voulez-vous ? C'est une buse en économie ce pauvre petit, sorte de trotskyste égaré dans le monde affreux du capitalisme sauvage, dans lequel pourtant il se prélasse, tout en pleurant de s'y prélasser...
Alors, me direz-vous, à quoi bon faire du "thriller économique" si c'est pour ne jamais rien résoudre de façon purement financière ? C'est là le trait de génie : de thriller économique, en fait, il n'y a point, ce ne sont que pénultièmes aventures james bondesques, avec jolies pépées, affreux méchants et lieux paradisiaques, reliftés "thriller économique". Une trouvaille de génie, je vous dis...
Alors, certes, parfois certains se lassent d'un héros, croisement improbable de moi, Bond, et de Superman, de dénouements aussi brusques que simplistes et économes en réflexions. Mais, que voulez-vous ?, on ne peut plaire à tout le monde, et la recette fonctionne. Pourquoi la changer ? Même si des Bond-like, on en voit des pelletées à la douzaine ?
Peu m'importe, le cash-flow est solide, l'endettement du groupe Bond-like inexistant, et nos possibilités d'OPA et d'extension quasi infinies. La vie est belle, sous le soleil, parmi les naïades...
Un génie, je vous dis... Un vrai génie que je suis.
Alors, n'oubliez pas : mon nom est Bond... James Bond.
Hum... Mince, je ne m'y habituerai donc jamais ? Corrigeons donc :
Mon nom est Winch... Largo Winch.
Avis portant sur les 3 premiers tomes :
Difficile au final de sortir quelque chose de bon, le scénario est affligeant, le pompage est tellement grossier. Au niveau graphisme, quelques belles choses, mais un ensemble vide de sens et de vie. A moins d'avoir de l'argent à ne plus savoir quoi en faire, il vaut mieux se consacrer à autre chose...
J'en resterai là, la note de 1/5 aurait pu être plus judicieuse.
Je suis déçu. Je croyais que j'allais vraiment bien aimer cette BD mais je suis déçu.
Je croyais que j'allais l'aimer pour plusieurs raisons.
D'abord parce que Desberg et Eric Maltaïte sont respectivement un scénariste et un dessinateur que j'aime bien tous les deux. Ensuite parce qu'une histoire portant sur l'Afrique, cela ne pouvait que m'intéresser.
Alors au niveau du dessin, je ne suis que moyennement déçu. Je suis déçu parce que Maltaïte y fait preuve d'un style nettement plus proche du gros-nez franco-belge qu'à son habitude. Oh, le trait est toujours très bon et dynamique, les décors excellents et les couleurs presque parfaites, mais ce style "rigolo" n'est pas ma tasse de thé et gâche le talent de ce dessinateur à mon goût.
Ensuite, j'apprécie l'originalité des introductions de ce récit.
La BD est en effet présentée sous la forme d'un grand film Hollywoodien. Ca commence par l'interview sous les projecteurs de la belle actrice. Puis on a droit à l'équivalent d'un dessin animé façon Warner Bros pour poser le décor et les personnages autour des aventures malheureuses d'un brave toutou des rues. Puis ensuite le film commence pour de bon. Et son début, dans un décor de port Belge et de ses ruelles, m'a bien plu même si j'attendais que l'intrigue se lance pour de bon.
Et voilà, au bout de quelques pages, nos héros se retrouvent en plein coeur du Congo. Et là, ça tourne soudain à la grosse farce franco-belge avec courses-poursuites, engueulades, bagarres, méchants benêts et pas si méchants au fond, compétition et humour clownesque. Et là, j'ai complètement décroché. L'intérêt et l'originalité du début sont complètement anéantis, le récit ne devient plus que de la grosse rigolade sans originalité et en fait surtout pas drôle, enfin pas à mon goût.
Comment expliquer la colonisation du Congo-Zaïre avec un gros nez rouge et des péripéties "rigolotes"...
Bref, grosse déception pour moi qui attendais nettement mieux de Desberg et Maltaïte.
Dans le lot de mes nombreuses lectures en retard, je viens de tomber sur cet album, "le syndrôme de Cain" de Tackian et Red (autre pseudo de Mutti, je crois).
Sous l'égide de la nouvelle série de Soleil "Terres Secrètes", cet épisode me déçoit sur plusieurs points.
D'une part, on est ballotté aux quatre coins de monde (il faudrait une balise argos pour permettre de situer les personnages sur les différents continents) ; et d'autre part, on reste vraiment sur notre faim sur le fameux Caïn, avatar du célèbre juif errant (relisez plutôt le fameux roman de Jean d'Ormesson sur ce thème, vous perdrez moins votre temps)
Et puis, petit coup de gueule en passant, ne pourrait-on pas pour une fois oublier le Vatican, voire l'Eglise dès qu'un complot pointe son nez (je viens de terminer aujourd'hui le tome 2 de Le Légataire et Giroud plonge aussi dans ce travers).
A la limite, les premières et dernières pages de cet opus sont les plus en phase avec le titre ; tandis que les aventures policières et scientifiques menées par Zed et Myriam, entre autres, finissent par lasser.
Outre quelques ellipses assez malvenues (j'ai eu du mal à saisir que le Professeur Mangiot et Myriam étaient enfermés par les "terroristes", page 42), je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire.
Cette série est ambitieuse, un peu trop peut-être, et pour l'instant je ne suis pas sûr de dépasser le premier numéro.
Chacun des deux recueils comporte trois récits, de longueurs et de qualités très variables.
Le but est de prouver que les sorcières ont des pouvoirs bien réels, hérités de la nature. Igarashi nous fait voyager d'un bout du globe à l'autre, avec cette idée en point de mire.
Cependant son but n'est pas vraiment atteint, car on s'ennuie très vite à la lecture de ces histoires. Il y a bien quelques éclairs, où la terreur reprend ses droits, où l'auteur montre qu'il sait installer une ambiance oppressante, au travers des dessins parfois inquiétants.
Mais cela reste des éclairs, car le reste du temps c'est vraiment médiocre. Visages déformés, perspectives approximatives, c'est quand même assez léger.
Je n'irai pas au-delà des deux premiers tomes, si tant est qu'il y ait quelque chose au-delà.
Bien que cet opus forme une histoire complète, il préfigurait sans nul doute une série qui n’a pas continué (vue la présence d’une numérotation) et je doute qu’une suite voie le jour.
Ceci étant, ce n’est pas bien grave puisque ce tome ne m’a pas vraiment enthousiasmé. Loin de là même. Si je m’attendais à un récit léger, je n’imaginais pas un tel "vide" scénaristique. Oh, de l’action, il y en a... beaucoup même. Mais rien d’ordonné, de construit. On nous présente un récit fait de "rebondissements" qui ne sont en réalité qu’une suite de scénettes mises bout à bout pour combler 52 pages. Pas de trame, pas de fond, rien, nada… bref, le néant. Devant un tel vide, le dessin est primordial. Herval s’applique sans vraiment charmer. Son trait est précis mais manque de personnalité. J’ai un peu l’impression de me trouver devant un ersatz de Colin Colas. De plus le rendu des planches est moyen, la faute à un encrage "pixellisé" et à des couleurs fades.
J’ai hésité à classer cet album en "jeunesse" mais "humour" convient mieux (même si c’est pas la franche rigolade non plus).
Il est toujours difficile de faire un album intelligent sur les petits ou gros défauts de ses contemporains. Ici c'est une BD sur les filles avec des rondeurs.
"Dans des coeurs étriqués battent des coeurs boudinés", dit le poète. C'est souvent vrai, mais ce serait bien de leur rendre un peu plus justice. Car Krassinsky, même si son intention de départ est louable, rate quand même son objectif, et d'assez loin.
Ses "Les coeurs boudinés" sont certes plus intelligents, moins naïfs qu'on aurait pu le croire, mais ces filles manquent quand même vraiment de caractère. Enfin, je veux dire par là qu'elles ne vont pas forcément très loin dans leur démarche de vengeance. Seules les deux dernières histoires qu'en compte le premier tome trouvent réellement grâce à mes yeux. Les trois autres n'ont soulevé aucun coin de ma bouche, rien qu'une question : pourquoi faire des histoires aussi plates sur des filles qui ne le sont pas ? Le tome 2 n'est pas fameux non plus...
Reste le graphisme de Krassinsky, qui ne se démarque pas vraiment de la production franco-belge actuelle, mais qui n'est tout de même pas désagréable à l'oeil, bien qu'un peu anguleux à mon goût.
Mon sentiment après avoir lu cette BD et bien c'est que je suis loin de tout avoir compris !! Le scénario est bourré de flash back. Ce n'est pas gênant en général mais en l'occurrence, ça l'est malheureusement ! En effet, la différence entre passé et présent n'est de loin pas évidente. Résultat on se perd un peu... dommage...
Surtout que l'idée de départ était vraiment sympa : Vicenzo Lasagna, dit "Vini les doigts de fée", est un gangster de la mafia des années 30. Comment son surnom le laisse entendre, le brave Vini est un virtuose du crochetage, de l'ouverture de coffre et tout ce qui nécessite habituellement une clef pour l'ouvrir !! Ce petit gars aurait de l'avenir dans la mafia si seulement sa mamma ne venait pas lui parler dans sa tête depuis le monde des morts. Pauvre Vini ! Tous ses "coups" tombent à l'eau à cause d'elle !!
Seulement voilà comme je l'ai dis plus haut, l'aspect brouillon m'a ôté une bonne part de plaisir à la lecture... Si le scénariste simplifiaient la narration (sans retirer du contenu) ça serait vraiment intéressant et tellement plus clair.
La déception est d'autant plus grande que le dessin est vraiment très beau ! Civiello est un virtuose. Il mélange habilement le noir et blanc et l'effet sépia qu'on trouve sur les appareils photos numériques (pour ceux qui connaissent pas ça rend l'image un peu dorée) ce qui nous met dans l'ambiance années 30 très rapidement ! On entre dans le dessin comme dans du beurre c'est ensuite que l'on ressort vite à cause du scénario...
S'ajoute l'inquiétude de ne pas voir la suite de cette BD. En effet, le premier tome est sorti en février 2005. Or nous sommes en mai 2007... ça laisse peu d'espoir encore que peut être que Civiello a besoin de beaucoup de temps pour dessiner ce qui serait compréhensible vu la complexité et la qualité de son trait !
Dommage ! note : 2,5/5
Dédales sort un tout petit peu des sentiers battus au sein d’un cadre très balisé. Je m’explique : les ressorts narratifs de cet album sont très proches de ceux de séries comme Le Triangle Secret, Le Décalogue et autre délire mystico-thrilleresque… La seule différence, c’est qu’ici, on nous épargne les délires habituels sur la lance qui a traversé la hanche du christ, son suaire ou l’ultime testament caché… et qu’à la place du côté religieux, on fabule sur les conditions de la création majeure de Maurice Leblanc : Arsène Lupin.
Godard semble être parti d’anecdotes véridiques de la vie de Maurice Leblanc, et il a inventé un mystère autour d’éléments authentiques. C’est appréciable et ce premier tome intrigue, c’est indéniable. Mais bon, je ne sais pas vous mais... "le héros qui cherche à éclaircir un mystère et trouve des cadavres sur sa route" et cette petite somme de clichés narratifs vu et re-vus des milliers de fois, ça me lourde un peu. Et puis, je dois dire, Arsène Lupin, je suis plutôt client, c’est très répétitif comme œuvre, mais c’est assez délicieux à lire car il y a une bonne dose d’humour ; ce dernier élément est malheureusement totalement absent de cet album…
Le dessin, très réaliste, est joliment détaillé, mais n’impose pas de personnalité particulière à cet album. Pour l’instant, c’est bof…
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Je me suis arrêté au premier album car je n'ai vraiment pas été touché par cet album. Le dessin est trop style manga pour moi, il manque cruellement de personnalité, le scénario ne relève pas l'ensemble. Pas pour moi...
Largo Winch
Mon nom est Bond... James Bond. Mais, pour cette mission au service de Dupuis, j'ai fort habilement revêtu une nouvelle identité. Celle d'un dénommé Largo Winch, non plus agent de Sa Gracieuse Majesté, mais milliardaire dilettante de son état. Alors, certes, je me suis encore un peu loupé dans l'incognito : Largo Winch est à peu près aussi discret que James Bond est secret, c'est dire... Néanmoins, tout comme James Bond, ma première identité, parvient à survivre bien que tout le monde sache qui il est, Largo Winch, de même, parvient toujours à se tirer des situations des plus improbables, avec un brushing quasi impeccable. Increvable, et plus indestructible que la pire des mauvaises herbes. Il faut dire qu'il a de la graine le petit... Ceci étant, reconnaissez que j'ai tout de même tenté de brouiller les pistes. De brushing, le petit, il n'a point. Mais, certes, ce n'était pas suffisant. Alors, je lui ai fourgué deux acolytes faire valoir, un peu comme Q et M, mais en beaucoup moins drôles : un Suisse très naze, et un Israélien mutique et tourmenté. C'est toujours mieux dans le script d'être tourmenté. Moi aussi... Je veux dire, mon moi Largoien, est un peu tourmenté. Oh, pas beaucoup, juste ce qu'il faut pour le rendre humain, du moins dans les rares instants d'illusion planante où, sous l'effet d'une drogue plus que dure, on puisse croire que Superman soit réellement humain... Mais, mon coup de génie pour semer tous les infâmes scélérats qui nous traquent fut une trouvaille remarquable, qui porte le nom de "thriller économique". Ainsi donc, Largo Winch est un milliardaire qui dirige un conglomérat, assez improbable d'ailleurs. À l'heure où tous les conglomérats disparaissent les uns après les autres, pour être remplacés par des groupes centrés sur leur "cœur d'activité", je crains n'avoir eu quelques longueurs de retard dans la compréhension du monde économique, pour ne pas dire que je sois totalement ringard. Mais, que voulez-vous !, je l'ai inventée en 1977 cette seconde identité. Et puis, conglomérat multi-secteurs implique autant d'aventures potentiellement différentes dans chaque branche du conglomérat. Pétrole, transport aérien, hôtellerie, médias, etc., etc.. Pratique, n'est-il pas ? Toujours est-il, donc, que mon second moi opère dans les très hautes sphères économiques, et que Sa Majesté Van Hamme lui concocte de brillantes et machiavéliques machinations, le plus souvent centrées autour de l'économie des raids boursiers et OPA en tous genres. Complots que mon cher Largo résout par ailleurs avec un manque d'économie assez affligeant. Que voulez-vous ? C'est une buse en économie ce pauvre petit, sorte de trotskyste égaré dans le monde affreux du capitalisme sauvage, dans lequel pourtant il se prélasse, tout en pleurant de s'y prélasser... Alors, me direz-vous, à quoi bon faire du "thriller économique" si c'est pour ne jamais rien résoudre de façon purement financière ? C'est là le trait de génie : de thriller économique, en fait, il n'y a point, ce ne sont que pénultièmes aventures james bondesques, avec jolies pépées, affreux méchants et lieux paradisiaques, reliftés "thriller économique". Une trouvaille de génie, je vous dis... Alors, certes, parfois certains se lassent d'un héros, croisement improbable de moi, Bond, et de Superman, de dénouements aussi brusques que simplistes et économes en réflexions. Mais, que voulez-vous ?, on ne peut plaire à tout le monde, et la recette fonctionne. Pourquoi la changer ? Même si des Bond-like, on en voit des pelletées à la douzaine ? Peu m'importe, le cash-flow est solide, l'endettement du groupe Bond-like inexistant, et nos possibilités d'OPA et d'extension quasi infinies. La vie est belle, sous le soleil, parmi les naïades... Un génie, je vous dis... Un vrai génie que je suis. Alors, n'oubliez pas : mon nom est Bond... James Bond. Hum... Mince, je ne m'y habituerai donc jamais ? Corrigeons donc : Mon nom est Winch... Largo Winch.
Le Seigneur d'Ombre
Avis portant sur les 3 premiers tomes : Difficile au final de sortir quelque chose de bon, le scénario est affligeant, le pompage est tellement grossier. Au niveau graphisme, quelques belles choses, mais un ensemble vide de sens et de vie. A moins d'avoir de l'argent à ne plus savoir quoi en faire, il vaut mieux se consacrer à autre chose... J'en resterai là, la note de 1/5 aurait pu être plus judicieuse.
Carmen Lamour - Kongo
Je suis déçu. Je croyais que j'allais vraiment bien aimer cette BD mais je suis déçu. Je croyais que j'allais l'aimer pour plusieurs raisons. D'abord parce que Desberg et Eric Maltaïte sont respectivement un scénariste et un dessinateur que j'aime bien tous les deux. Ensuite parce qu'une histoire portant sur l'Afrique, cela ne pouvait que m'intéresser. Alors au niveau du dessin, je ne suis que moyennement déçu. Je suis déçu parce que Maltaïte y fait preuve d'un style nettement plus proche du gros-nez franco-belge qu'à son habitude. Oh, le trait est toujours très bon et dynamique, les décors excellents et les couleurs presque parfaites, mais ce style "rigolo" n'est pas ma tasse de thé et gâche le talent de ce dessinateur à mon goût. Ensuite, j'apprécie l'originalité des introductions de ce récit. La BD est en effet présentée sous la forme d'un grand film Hollywoodien. Ca commence par l'interview sous les projecteurs de la belle actrice. Puis on a droit à l'équivalent d'un dessin animé façon Warner Bros pour poser le décor et les personnages autour des aventures malheureuses d'un brave toutou des rues. Puis ensuite le film commence pour de bon. Et son début, dans un décor de port Belge et de ses ruelles, m'a bien plu même si j'attendais que l'intrigue se lance pour de bon. Et voilà, au bout de quelques pages, nos héros se retrouvent en plein coeur du Congo. Et là, ça tourne soudain à la grosse farce franco-belge avec courses-poursuites, engueulades, bagarres, méchants benêts et pas si méchants au fond, compétition et humour clownesque. Et là, j'ai complètement décroché. L'intérêt et l'originalité du début sont complètement anéantis, le récit ne devient plus que de la grosse rigolade sans originalité et en fait surtout pas drôle, enfin pas à mon goût. Comment expliquer la colonisation du Congo-Zaïre avec un gros nez rouge et des péripéties "rigolotes"... Bref, grosse déception pour moi qui attendais nettement mieux de Desberg et Maltaïte.
Le Syndrome de Caïn
Dans le lot de mes nombreuses lectures en retard, je viens de tomber sur cet album, "le syndrôme de Cain" de Tackian et Red (autre pseudo de Mutti, je crois). Sous l'égide de la nouvelle série de Soleil "Terres Secrètes", cet épisode me déçoit sur plusieurs points. D'une part, on est ballotté aux quatre coins de monde (il faudrait une balise argos pour permettre de situer les personnages sur les différents continents) ; et d'autre part, on reste vraiment sur notre faim sur le fameux Caïn, avatar du célèbre juif errant (relisez plutôt le fameux roman de Jean d'Ormesson sur ce thème, vous perdrez moins votre temps) Et puis, petit coup de gueule en passant, ne pourrait-on pas pour une fois oublier le Vatican, voire l'Eglise dès qu'un complot pointe son nez (je viens de terminer aujourd'hui le tome 2 de Le Légataire et Giroud plonge aussi dans ce travers). A la limite, les premières et dernières pages de cet opus sont les plus en phase avec le titre ; tandis que les aventures policières et scientifiques menées par Zed et Myriam, entre autres, finissent par lasser. Outre quelques ellipses assez malvenues (j'ai eu du mal à saisir que le Professeur Mangiot et Myriam étaient enfermés par les "terroristes", page 42), je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire. Cette série est ambitieuse, un peu trop peut-être, et pour l'instant je ne suis pas sûr de dépasser le premier numéro.
Sorcières (Igarashi)
Chacun des deux recueils comporte trois récits, de longueurs et de qualités très variables. Le but est de prouver que les sorcières ont des pouvoirs bien réels, hérités de la nature. Igarashi nous fait voyager d'un bout du globe à l'autre, avec cette idée en point de mire. Cependant son but n'est pas vraiment atteint, car on s'ennuie très vite à la lecture de ces histoires. Il y a bien quelques éclairs, où la terreur reprend ses droits, où l'auteur montre qu'il sait installer une ambiance oppressante, au travers des dessins parfois inquiétants. Mais cela reste des éclairs, car le reste du temps c'est vraiment médiocre. Visages déformés, perspectives approximatives, c'est quand même assez léger. Je n'irai pas au-delà des deux premiers tomes, si tant est qu'il y ait quelque chose au-delà.
Captain Pirate
Bien que cet opus forme une histoire complète, il préfigurait sans nul doute une série qui n’a pas continué (vue la présence d’une numérotation) et je doute qu’une suite voie le jour. Ceci étant, ce n’est pas bien grave puisque ce tome ne m’a pas vraiment enthousiasmé. Loin de là même. Si je m’attendais à un récit léger, je n’imaginais pas un tel "vide" scénaristique. Oh, de l’action, il y en a... beaucoup même. Mais rien d’ordonné, de construit. On nous présente un récit fait de "rebondissements" qui ne sont en réalité qu’une suite de scénettes mises bout à bout pour combler 52 pages. Pas de trame, pas de fond, rien, nada… bref, le néant. Devant un tel vide, le dessin est primordial. Herval s’applique sans vraiment charmer. Son trait est précis mais manque de personnalité. J’ai un peu l’impression de me trouver devant un ersatz de Colin Colas. De plus le rendu des planches est moyen, la faute à un encrage "pixellisé" et à des couleurs fades. J’ai hésité à classer cet album en "jeunesse" mais "humour" convient mieux (même si c’est pas la franche rigolade non plus).
Les Coeurs boudinés
Il est toujours difficile de faire un album intelligent sur les petits ou gros défauts de ses contemporains. Ici c'est une BD sur les filles avec des rondeurs. "Dans des coeurs étriqués battent des coeurs boudinés", dit le poète. C'est souvent vrai, mais ce serait bien de leur rendre un peu plus justice. Car Krassinsky, même si son intention de départ est louable, rate quand même son objectif, et d'assez loin. Ses "Les coeurs boudinés" sont certes plus intelligents, moins naïfs qu'on aurait pu le croire, mais ces filles manquent quand même vraiment de caractère. Enfin, je veux dire par là qu'elles ne vont pas forcément très loin dans leur démarche de vengeance. Seules les deux dernières histoires qu'en compte le premier tome trouvent réellement grâce à mes yeux. Les trois autres n'ont soulevé aucun coin de ma bouche, rien qu'une question : pourquoi faire des histoires aussi plates sur des filles qui ne le sont pas ? Le tome 2 n'est pas fameux non plus... Reste le graphisme de Krassinsky, qui ne se démarque pas vraiment de la production franco-belge actuelle, mais qui n'est tout de même pas désagréable à l'oeil, bien qu'un peu anguleux à mon goût.
Mamma Mia
Mon sentiment après avoir lu cette BD et bien c'est que je suis loin de tout avoir compris !! Le scénario est bourré de flash back. Ce n'est pas gênant en général mais en l'occurrence, ça l'est malheureusement ! En effet, la différence entre passé et présent n'est de loin pas évidente. Résultat on se perd un peu... dommage... Surtout que l'idée de départ était vraiment sympa : Vicenzo Lasagna, dit "Vini les doigts de fée", est un gangster de la mafia des années 30. Comment son surnom le laisse entendre, le brave Vini est un virtuose du crochetage, de l'ouverture de coffre et tout ce qui nécessite habituellement une clef pour l'ouvrir !! Ce petit gars aurait de l'avenir dans la mafia si seulement sa mamma ne venait pas lui parler dans sa tête depuis le monde des morts. Pauvre Vini ! Tous ses "coups" tombent à l'eau à cause d'elle !! Seulement voilà comme je l'ai dis plus haut, l'aspect brouillon m'a ôté une bonne part de plaisir à la lecture... Si le scénariste simplifiaient la narration (sans retirer du contenu) ça serait vraiment intéressant et tellement plus clair. La déception est d'autant plus grande que le dessin est vraiment très beau ! Civiello est un virtuose. Il mélange habilement le noir et blanc et l'effet sépia qu'on trouve sur les appareils photos numériques (pour ceux qui connaissent pas ça rend l'image un peu dorée) ce qui nous met dans l'ambiance années 30 très rapidement ! On entre dans le dessin comme dans du beurre c'est ensuite que l'on ressort vite à cause du scénario... S'ajoute l'inquiétude de ne pas voir la suite de cette BD. En effet, le premier tome est sorti en février 2005. Or nous sommes en mai 2007... ça laisse peu d'espoir encore que peut être que Civiello a besoin de beaucoup de temps pour dessiner ce qui serait compréhensible vu la complexité et la qualité de son trait ! Dommage ! note : 2,5/5
Dédales
Dédales sort un tout petit peu des sentiers battus au sein d’un cadre très balisé. Je m’explique : les ressorts narratifs de cet album sont très proches de ceux de séries comme Le Triangle Secret, Le Décalogue et autre délire mystico-thrilleresque… La seule différence, c’est qu’ici, on nous épargne les délires habituels sur la lance qui a traversé la hanche du christ, son suaire ou l’ultime testament caché… et qu’à la place du côté religieux, on fabule sur les conditions de la création majeure de Maurice Leblanc : Arsène Lupin. Godard semble être parti d’anecdotes véridiques de la vie de Maurice Leblanc, et il a inventé un mystère autour d’éléments authentiques. C’est appréciable et ce premier tome intrigue, c’est indéniable. Mais bon, je ne sais pas vous mais... "le héros qui cherche à éclaircir un mystère et trouve des cadavres sur sa route" et cette petite somme de clichés narratifs vu et re-vus des milliers de fois, ça me lourde un peu. Et puis, je dois dire, Arsène Lupin, je suis plutôt client, c’est très répétitif comme œuvre, mais c’est assez délicieux à lire car il y a une bonne dose d’humour ; ce dernier élément est malheureusement totalement absent de cet album… Le dessin, très réaliste, est joliment détaillé, mais n’impose pas de personnalité particulière à cet album. Pour l’instant, c’est bof…