A savoir que je suis fan de Lovecraft et d'Edgar Allan Poe et que mon entourage a cru bien faire en m'offrant l'intégrale de "L'Ile des Morts", intention louable au passage ! (merci à eux !)
Néanmoins après deux lectures de l'oeuvre, j'ai beaucoup de mal à accrocher aux traits que je trouve dispersés, les couleurs brunâtres renforçant la difficulté à lire cette oeuvre et que je cherche toujours à comprendre un scénario qui part dans les méandres de mon inconscient et me disperse plus qu'il ne me bouleverse...
Au final, je n'ai toujours rien compris mais je conseille cette oeuvre difficile à un public exigeant en lui souhaitant d'apprécier davantage cette oeuvre que je n'ai pu le faire !!!!
Eh bien voilà ! le premier produit dérivé de Lanfeust De Troy à une époque où on n'imaginait pas encore que le phénomène allait prendre une telle ampleur (commerciale ?).
Alors c'est joli tout plein, rempli de strips d'une page nous rappelant directement les références directes à la série d'origine avec un humour me rappelant dans le meilleur des cas Le Petit Spirou (ben voui ! c'est aussi un personnage dont on narre l'enfance) et Titeuf dans le pire des cas (soit le truc à la mode pas super marrant mais qui fait in et enchante les cours d'école pour sa vulgarité consommée)...
SAUF que Le Petit Spirou a su se démarquer de sa grande série avec intérêt et là non, les gags font rarement mouche et si cela se laisse lire sans déplaisir dû à la qualité des dessins que j'apprécie, on en sortira sans grande peine ni sans grande motivation...
Néanmoins les auteurs ont eu la bonne idée de ne s'en tenir qu'à un seul tome là et d'offrir quelque chose d'inédit là où les collections Soleil nous bombardent de cartes de tel monde de Troy ou de n'importe quoi issu de cet univers...
Pour les collectionneurs, moi je retourne à mes "Carottes de Patagonie" qui n'ont pas la même classe niveau dessin mais ont au moins le mérite de me faire rire et sourire !
Bon si vous aimez Garfield, vous aimerez sûrement Grimmy. C’est exactement pareil ! Même genre de BD, même style de dessins, même sujets redondants(bouffe, paresse, …).
C’est un peu trop similaire d’ailleurs. Et quitte à choisir, je préfère Garfield. La version chat est plus attachante que la version chien.
De plus, comme c’est le cas pour Garfield, la traduction française est quelque fois approximative, et l’humour sonne mal en français.
Bref, pas mal, mais pas de quoi fouetter un chien, heu chat, enfin je sais plus du coup. Mon conseil : lisez plutôt Garfield !
Autant la lecture des deux premiers tomes m’avait laissé une bonne impression, autant le 3eme m’a vraiment déçu. L’histoire devient n’importe quoi, c’est compliqué, c’est idiot, et la fin est vraiment décevante.
Le dessin, lui aussi, qui n’était déjà pas fameux dans les 2 premiers tomes, atteint dans le 3eme tome des sommets d’horreur...
Dommage, le sujet est intéressant (IRA), il y avait du potentiel, mais non, ça a foiré. Bon si vous êtes un fan absolu de thriller et autres films d’action, ça vous plaira peut être. Mais si vous êtes à la recherche d’un chouette polar/thriller, allez plutôt voir du côté de Nuit Noire ou Berceuse assassine !
Quinze années après leur dernière rencontre, cinq anciens compagnons d’études renouent, le temps d’un week-end, leur ancienne amitié en jachère. Un rendez-vous dans cette maison de campagne qui les a vus grandir, chez Jean, instigateur des retrouvailles. Mais leur hôte est en retard. Avec l’attente, les souvenirs reviennent doucement à la surface, les langues se délient et petit à petit les âmes s’ouvrent…
Je me faisais une joie de lire cette bande dessinée tant on me l’avait vantée et la déception est d’autant plus forte. Un seul mot réussit finalement à bien résumer mon état d’esprit à la fermeture de l’album : ennui. Je m’attendais à un exquis portrait de groupe, un aigre-doux dans la veine des meilleurs Jaoui-Bacri ou du cultissime Mes meilleurs copains. Las ! Le retard n’offre qu’un goût à peine acidulé, dilué dans de trop mornes longueurs.
C’est, avant tout, affaire de subjectivité. Aussi, je n’en tiens pas complètement rigueur à l’auteure. Au chapitre des intentions, je pense même que ce traitement narratif est délibéré et elle me semble avoir atteint son but en étirant les silences et multipliant les poses muettes. À savoir, donner tout le temps nécessaire à chacun de ses personnages pour laisser remonter les idéaux du passé et les confronter aux renoncements du présent. Installer ainsi un premier climat de mélancolie profonde, puis faire progressivement poindre des tensions où transparaissent regret, amertume et parfois colère. D’aucuns se complairont dans ce huis clos lent et lancinant. Moi, j’ai trouvé ça éminemment statique et austère. De plus, le tableau, peu aidé par quelques situations à l’intérêt mitigé et par des dialogues désespérément creux, se révèle souvent mièvre et pas toujours crédible. La monotonie est omniprésente, à peine rompue par les quelques trop rares moments de fraicheur que nous apporte la renaissance d’une complicité maladroite entre les protagonistes.
Le graphisme tire dans le même sens. Si le crayonné, très esthétique au demeurant, s’avère plutôt expressif, sa colorisation en revanche, alourdit considérablement l’ensemble. S’il vous plait, arrêtez le gris !
L’oeuvre sombre décidément trop dans la langueur, négligeant un peu l’introspection psychologique et manquant cruellement de légèreté. Désolé, j’aime l’équilibre, je ne suis pas la bonne cible. Quant aux autres, essayez quand même d'y jeter un coup d'oeil chez votre libraire, on ne sait jamais…
Pfff.
Mon avis ressemblera peu ou prou à celui que j'avais écrit pour La Voix des fleurs.
"Un Destin clément" m'a assez profondément ennuyé. Sumeragi s'inspire une nouvelle fois des légendes chinoises pour composer son recueil d'histoires courtes. Encore une fois les personnages sont récurrents d'une histoire à l'autre, ce qui peut peut-être faciliter la compréhension d'un côté, mais ne l'arrange pas de l'autre. En effet les personnages sont très ressemblants, qu'ils soient masculins ou féminins. Bref, on ne comprend pas trop la plupart des conversations, qui sont tout de même moins cucul que ce qu'on pourrait attendre d'une oeuvre pareille.
Les personnages se ressemblent, mais le dessin n'en est pas pour autant laid. En effet Sumeragi a un trait fin, plutôt élégant. Mais ça s'arrête là.
Un truc qui m’a fait sourire, c'est le nom de Cui Moi, l'un des personnages principaux de l'une des nouvelles. Bon, c'est nul, je sais...
Bref, c'est peut-être assez agréable à l'oeil, mais question histoire, c'est vite lassant.
Voici une des rares séries que je connaisse sur le monde de la boxe, mais on peut dire qu’elle fait quand même dans le classique et convenu.
Les auteurs utilisent tous les éléments qui pourraient donner un bon thriller : combats, romance, meurtres, matchs truqués, drogue, trafics, mafia … Le récit est donc assez dense et alterne entre ses différents sujets, l’ensemble est donc assez complexe mais à l’air bien ficelé même s’il est parfois un peu compliqué de s’y retrouver. Par contre, je n’ai pas vraiment accroché à la narration qui est parfois un peu lourde et maladroite (c’est vrai que c’est des boxeurs), et les thèmes abordés ont beau être nombreux, il n’y a rien de très original.
Le dessin me fait une impression bizarre. Il est détaillé et bien fourni en décors mais je trouve les traits hésitants, et le résultat n’est pas vraiment beau à regarder. La mise en couleur donne de bonnes ambiances mais elle n’apporte pas grand-chose. Tout ceci confère à ce que je n’accroche pas trop à la lecture.
Un peu déçu par cette lecture, je vais quand même attendre la suite pour voir si une amélioration de traitement peut faire monter le niveau de cette série.
Après la lecture du premier tome, je me suis dit que c'était un manga marrant. J'ai été très déçu par la suite. Ça tourne vite en rond avec des intrigues qui se ressemblent et des morales imbéciles.
L'humour est souvent pipi-caca-petite culotte et ça m'énerve. Je n'aime pas beaucoup le dessin que je trouve moche. Le personnage principal est une vrai tête à claques que je déteste. Même chose pour les autres personnages que je ne trouve pas attachants pour un sou.
Grand fan de la série télé, je suis tombé vraiment par hasard sur son adaptation en bd (en téléchargeant la saison 3 : fou ça ?!).
En gros quand on est fan de la série, il est très sympathique de retrouver les personnages et leurs caractères caricaturaux respectifs, de plus on les voit enfin sortir leurs culs de Kaamelot pour mener une mini-quête. L’humour de la série est bien présent et la bande-dessinée permet de donner de l’action aux aventures d’Arthur et de ses chevaliers.
Le gros problème par contre c’est le dessin, je le trouve pas très maîtrisé ; les personnages louchent, sont généralement moches, et changent de têtes assez souvent, d’ailleurs concernant les meilleurs personnages du petit écran (Arthur, Leodagan), ils sont très mal réalisés. Heureusement tout ceci ne gêne en rien la lecture, mais bon cette histoire est tout de même très légère ; de la bd commerciale pour novice en gros.
Impression plutôt mitigée après la lecture de cet album de Tardi, à la réputation flatteuse. Certes la vision de New-York de l'auteur vaut le détour (elle n'a rien de flamboyante), il illustre une histoire qui débute très bien, il installe un climat angoissant traversé de pointes d'humour noir, et on y trouve un anti-héros sympathique. Le scénario de Legrand est bien construit, rythmé et pourtant...
Tout ça donne l'impression d'être déjà connu. L'histoire personnelle du personnage principale est bien trouvée et pathétique, et des personnages humains donnent de l'épaisseur au récit, mais les mésaventures d'un pauvre type qui met le nez dans les rouages d'une affaire qui le dépasse, c'est un sujet bien souvent exploité que le scénariste ne parvient pas à renouveler. De l'aide donnée par un personnage plus intéressé que compatissant jusqu'à une fin paranoïaque, l'histoire peine à surprendre et laisse vraiment à la fin de la lecture un air de déjà vu.
Reste le trait de Tardi, une atmosphère soulignée par un noir et blanc rehaussé de dégradés de gris, d'où émerge la combinaison (et les sous-vêtements) rouges vifs du "héros", qui rappellent sa condition d'ouvrier sans envergure plongé dans une aventure hors du commun.
Vraiment, un récit avec trop peu d'originalité pour mettre en valeur le travail de Tardi et réussir totalement de convaincre.
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L'ile des morts
A savoir que je suis fan de Lovecraft et d'Edgar Allan Poe et que mon entourage a cru bien faire en m'offrant l'intégrale de "L'Ile des Morts", intention louable au passage ! (merci à eux !) Néanmoins après deux lectures de l'oeuvre, j'ai beaucoup de mal à accrocher aux traits que je trouve dispersés, les couleurs brunâtres renforçant la difficulté à lire cette oeuvre et que je cherche toujours à comprendre un scénario qui part dans les méandres de mon inconscient et me disperse plus qu'il ne me bouleverse... Au final, je n'ai toujours rien compris mais je conseille cette oeuvre difficile à un public exigeant en lui souhaitant d'apprécier davantage cette oeuvre que je n'ai pu le faire !!!!
Gnomes de Troy
Eh bien voilà ! le premier produit dérivé de Lanfeust De Troy à une époque où on n'imaginait pas encore que le phénomène allait prendre une telle ampleur (commerciale ?). Alors c'est joli tout plein, rempli de strips d'une page nous rappelant directement les références directes à la série d'origine avec un humour me rappelant dans le meilleur des cas Le Petit Spirou (ben voui ! c'est aussi un personnage dont on narre l'enfance) et Titeuf dans le pire des cas (soit le truc à la mode pas super marrant mais qui fait in et enchante les cours d'école pour sa vulgarité consommée)... SAUF que Le Petit Spirou a su se démarquer de sa grande série avec intérêt et là non, les gags font rarement mouche et si cela se laisse lire sans déplaisir dû à la qualité des dessins que j'apprécie, on en sortira sans grande peine ni sans grande motivation... Néanmoins les auteurs ont eu la bonne idée de ne s'en tenir qu'à un seul tome là et d'offrir quelque chose d'inédit là où les collections Soleil nous bombardent de cartes de tel monde de Troy ou de n'importe quoi issu de cet univers... Pour les collectionneurs, moi je retourne à mes "Carottes de Patagonie" qui n'ont pas la même classe niveau dessin mais ont au moins le mérite de me faire rire et sourire !
Grimmy
Bon si vous aimez Garfield, vous aimerez sûrement Grimmy. C’est exactement pareil ! Même genre de BD, même style de dessins, même sujets redondants(bouffe, paresse, …). C’est un peu trop similaire d’ailleurs. Et quitte à choisir, je préfère Garfield. La version chat est plus attachante que la version chien. De plus, comme c’est le cas pour Garfield, la traduction française est quelque fois approximative, et l’humour sonne mal en français. Bref, pas mal, mais pas de quoi fouetter un chien, heu chat, enfin je sais plus du coup. Mon conseil : lisez plutôt Garfield !
Tower
Autant la lecture des deux premiers tomes m’avait laissé une bonne impression, autant le 3eme m’a vraiment déçu. L’histoire devient n’importe quoi, c’est compliqué, c’est idiot, et la fin est vraiment décevante. Le dessin, lui aussi, qui n’était déjà pas fameux dans les 2 premiers tomes, atteint dans le 3eme tome des sommets d’horreur... Dommage, le sujet est intéressant (IRA), il y avait du potentiel, mais non, ça a foiré. Bon si vous êtes un fan absolu de thriller et autres films d’action, ça vous plaira peut être. Mais si vous êtes à la recherche d’un chouette polar/thriller, allez plutôt voir du côté de Nuit Noire ou Berceuse assassine !
Le retard
Quinze années après leur dernière rencontre, cinq anciens compagnons d’études renouent, le temps d’un week-end, leur ancienne amitié en jachère. Un rendez-vous dans cette maison de campagne qui les a vus grandir, chez Jean, instigateur des retrouvailles. Mais leur hôte est en retard. Avec l’attente, les souvenirs reviennent doucement à la surface, les langues se délient et petit à petit les âmes s’ouvrent… Je me faisais une joie de lire cette bande dessinée tant on me l’avait vantée et la déception est d’autant plus forte. Un seul mot réussit finalement à bien résumer mon état d’esprit à la fermeture de l’album : ennui. Je m’attendais à un exquis portrait de groupe, un aigre-doux dans la veine des meilleurs Jaoui-Bacri ou du cultissime Mes meilleurs copains. Las ! Le retard n’offre qu’un goût à peine acidulé, dilué dans de trop mornes longueurs. C’est, avant tout, affaire de subjectivité. Aussi, je n’en tiens pas complètement rigueur à l’auteure. Au chapitre des intentions, je pense même que ce traitement narratif est délibéré et elle me semble avoir atteint son but en étirant les silences et multipliant les poses muettes. À savoir, donner tout le temps nécessaire à chacun de ses personnages pour laisser remonter les idéaux du passé et les confronter aux renoncements du présent. Installer ainsi un premier climat de mélancolie profonde, puis faire progressivement poindre des tensions où transparaissent regret, amertume et parfois colère. D’aucuns se complairont dans ce huis clos lent et lancinant. Moi, j’ai trouvé ça éminemment statique et austère. De plus, le tableau, peu aidé par quelques situations à l’intérêt mitigé et par des dialogues désespérément creux, se révèle souvent mièvre et pas toujours crédible. La monotonie est omniprésente, à peine rompue par les quelques trop rares moments de fraicheur que nous apporte la renaissance d’une complicité maladroite entre les protagonistes. Le graphisme tire dans le même sens. Si le crayonné, très esthétique au demeurant, s’avère plutôt expressif, sa colorisation en revanche, alourdit considérablement l’ensemble. S’il vous plait, arrêtez le gris ! L’oeuvre sombre décidément trop dans la langueur, négligeant un peu l’introspection psychologique et manquant cruellement de légèreté. Désolé, j’aime l’équilibre, je ne suis pas la bonne cible. Quant aux autres, essayez quand même d'y jeter un coup d'oeil chez votre libraire, on ne sait jamais…
Un Destin clément
Pfff. Mon avis ressemblera peu ou prou à celui que j'avais écrit pour La Voix des fleurs. "Un Destin clément" m'a assez profondément ennuyé. Sumeragi s'inspire une nouvelle fois des légendes chinoises pour composer son recueil d'histoires courtes. Encore une fois les personnages sont récurrents d'une histoire à l'autre, ce qui peut peut-être faciliter la compréhension d'un côté, mais ne l'arrange pas de l'autre. En effet les personnages sont très ressemblants, qu'ils soient masculins ou féminins. Bref, on ne comprend pas trop la plupart des conversations, qui sont tout de même moins cucul que ce qu'on pourrait attendre d'une oeuvre pareille. Les personnages se ressemblent, mais le dessin n'en est pas pour autant laid. En effet Sumeragi a un trait fin, plutôt élégant. Mais ça s'arrête là. Un truc qui m’a fait sourire, c'est le nom de Cui Moi, l'un des personnages principaux de l'une des nouvelles. Bon, c'est nul, je sais... Bref, c'est peut-être assez agréable à l'oeil, mais question histoire, c'est vite lassant.
Flamingo
Voici une des rares séries que je connaisse sur le monde de la boxe, mais on peut dire qu’elle fait quand même dans le classique et convenu. Les auteurs utilisent tous les éléments qui pourraient donner un bon thriller : combats, romance, meurtres, matchs truqués, drogue, trafics, mafia … Le récit est donc assez dense et alterne entre ses différents sujets, l’ensemble est donc assez complexe mais à l’air bien ficelé même s’il est parfois un peu compliqué de s’y retrouver. Par contre, je n’ai pas vraiment accroché à la narration qui est parfois un peu lourde et maladroite (c’est vrai que c’est des boxeurs), et les thèmes abordés ont beau être nombreux, il n’y a rien de très original. Le dessin me fait une impression bizarre. Il est détaillé et bien fourni en décors mais je trouve les traits hésitants, et le résultat n’est pas vraiment beau à regarder. La mise en couleur donne de bonnes ambiances mais elle n’apporte pas grand-chose. Tout ceci confère à ce que je n’accroche pas trop à la lecture. Un peu déçu par cette lecture, je vais quand même attendre la suite pour voir si une amélioration de traitement peut faire monter le niveau de cette série.
GTO - Great Teacher Onizuka
Après la lecture du premier tome, je me suis dit que c'était un manga marrant. J'ai été très déçu par la suite. Ça tourne vite en rond avec des intrigues qui se ressemblent et des morales imbéciles. L'humour est souvent pipi-caca-petite culotte et ça m'énerve. Je n'aime pas beaucoup le dessin que je trouve moche. Le personnage principal est une vrai tête à claques que je déteste. Même chose pour les autres personnages que je ne trouve pas attachants pour un sou.
Kaamelott
Grand fan de la série télé, je suis tombé vraiment par hasard sur son adaptation en bd (en téléchargeant la saison 3 : fou ça ?!). En gros quand on est fan de la série, il est très sympathique de retrouver les personnages et leurs caractères caricaturaux respectifs, de plus on les voit enfin sortir leurs culs de Kaamelot pour mener une mini-quête. L’humour de la série est bien présent et la bande-dessinée permet de donner de l’action aux aventures d’Arthur et de ses chevaliers. Le gros problème par contre c’est le dessin, je le trouve pas très maîtrisé ; les personnages louchent, sont généralement moches, et changent de têtes assez souvent, d’ailleurs concernant les meilleurs personnages du petit écran (Arthur, Leodagan), ils sont très mal réalisés. Heureusement tout ceci ne gêne en rien la lecture, mais bon cette histoire est tout de même très légère ; de la bd commerciale pour novice en gros.
Tueur de cafards
Impression plutôt mitigée après la lecture de cet album de Tardi, à la réputation flatteuse. Certes la vision de New-York de l'auteur vaut le détour (elle n'a rien de flamboyante), il illustre une histoire qui débute très bien, il installe un climat angoissant traversé de pointes d'humour noir, et on y trouve un anti-héros sympathique. Le scénario de Legrand est bien construit, rythmé et pourtant... Tout ça donne l'impression d'être déjà connu. L'histoire personnelle du personnage principale est bien trouvée et pathétique, et des personnages humains donnent de l'épaisseur au récit, mais les mésaventures d'un pauvre type qui met le nez dans les rouages d'une affaire qui le dépasse, c'est un sujet bien souvent exploité que le scénariste ne parvient pas à renouveler. De l'aide donnée par un personnage plus intéressé que compatissant jusqu'à une fin paranoïaque, l'histoire peine à surprendre et laisse vraiment à la fin de la lecture un air de déjà vu. Reste le trait de Tardi, une atmosphère soulignée par un noir et blanc rehaussé de dégradés de gris, d'où émerge la combinaison (et les sous-vêtements) rouges vifs du "héros", qui rappellent sa condition d'ouvrier sans envergure plongé dans une aventure hors du commun. Vraiment, un récit avec trop peu d'originalité pour mettre en valeur le travail de Tardi et réussir totalement de convaincre.