Ah tiens, encore une série oubliée du Journal Spirou qui refait surface.
Pour moi ce n'était pas l'une des meilleures de l'hebdomadaire, mais c'est un plaisir de la retrouver en albums. Enfin, un plaisir relatif, parce que même en n'en lisant que 3 ou 4 à la suite, je trouvais ça répétitif. Aujourd'hui, en relisant les gags 15 ou 20 après, l'impression est la même.
Les gags tournent très souvent autour du même sujet, la rivalité et les disputes des deux vieux grincheux. En plus les gags ne sont pas toujours très réussis. Le seul point positif est le dessin, proche de ce que faisait un Devos à l'époque. Cependant c'était bien dans l'esprit de l'époque, avec clins d'oeil aux autres héros du journal, par exemple. A ce sujet, on trouve dans le tome 3 un gag avec un Schtroumpf ; hélas, les ayant-droits de Peyo ayant refusé que le lutin bleu apparaisse, les pages sont affublés de caches bleus, et le mot "schtroumpf" est ainsi biffé pour ne pas apparaître. Triste...
Mais le gros point noir de cette édition (limitée) en albums est la maquette. Cette couverture orange ne rend pas vraiment justice au dessin de Michaud, et la reproduction des planches... Il eût mieux valu refaire entièrement les couleurs, car là on a presque l'impression que ça bave...
A relire pour les nostalgiques... L'Ymagier ?
Soleil et Téhy se lancent dans des albums innovants mettant en avant l’utilisation de nouvelles techniques de réalisation. Ici, ils font appel à Lalie pour réaliser un album tout en images de synthèses.
Je ne suis pas vraiment réfractaire à leur utilisation en BD mais je trouve qu’en général, on perd tout ce qui fait leur point fort : c'est-à-dire la possibilité de se déplacer dans un univers en 3 dimensions alors que la BD ne présente que des images « arrêtées ». Un dessinateur parvient à mettre de l’animation dans une case en trompant l’œil du lecteur, en lui faisant croire qu’il y a du mouvement, c’est ce qui est, je pense, très difficile à faire en utilisant des images de synthèses.
Je dois avouer que cet album m’a surpris car j’ai trouvé que l’ensemble était assez vivant. Au-delà des visages qui sont souvent figés et qui ont des expressions qui ne sont pas naturelles, j’ai trouvé qu’il y avait du mouvement dans les cases : des positions corporelles très réalistes, des feuilles d’arbres qui tombent, le vent dans les champs, les déplacements des dragons. Un très gros travail a été fait et les auteurs ont réussis à faire vivre les personnages. Tout ceci est complété avec des décors souvent très impressionnants, très détaillés, avec des ambiances colorées magnifiques. Les perspectives offertes par la 3D sont vraiment très bien reproduites sur les cases en 2D, et on obtient de très belles vues.
Cette réussite graphique sert un scénario auquel je n’apporterais pas les mêmes louanges. On pourrait croire au début à une BD qui va nous présenter un univers en guerre avec d’immenses batailles à dos de dragons, mais finalement il n’en est rien. On va être spectateur d’un drame romantique qui aurait pu être prenant, poignant, mais je n’ai pas trouvé cette dimension dans la narration. Je l’ai en fait trouvé un peu plat, trop convenu, seule la fin a étayé ma curiosité.
Mes yeux ont été ravis par le feuilletage, mais ma lecture a été ennuyeuse. Je lirai quand même la fin de ce diptyque car une bonne surprise est encore possible.
Alors là pas vraiment ; déjà que Lanfeust De Troy, je n'avais pas trouvé ça folichon mais alors là j'ai l'impression que c'est plus commercial qu'autre chose (bien qu'en commercial il y a Les Conquérants de Troy qui je trouve et plus sympa, les personnages sont plus attachants). Ca n'apporte rien a l'histoire hormis que l'on sait d'où vient cette fameuse magie mais on n'apprend pas grand chose.
Bref une BD à se faire prêter.
Pour une fois, je n'accroche pas à une série policière scénarisée par Tillieux.
Le dessin est moche, figé et vieillot. Le héros de la série est peu attachant et parfois c'est son adjoint tout aussi inintéressant qui fait le gros travail. Quelques histoires sont remplies de bons sentiments (notamment celle avec deux prisonniers, dont une victime d’une injustice, qui kidnappent une adolescente ou celle avec un moche qui commet des crimes par vengeance mais qui rencontre une femme gentille).
Ajoutez à cela que d'autres scénarios sont totalement ennuyants et ne m'accrochent pas du tout.
Alors là je ne sais pas quoi dire. La 1ère partie était très intéressante : un monde de HF qui semblait pas trop mal avec un magicien mauvais pour héros. Quelques scènes de cul (rien de bien méchant). Enfin ça se tenait bien...
La suite devient n'importe quoi avec les anges/démons qui débarquent puis DS le plus beau, le plus fort le plus membré etc. qui du statut de magicien devient Antéchrist etc. La série est à rallonge (3 volume pour battre un démon) et les filles deviennent plus des vaches que des êtres humains. Les dessins s'améliorent, le scénar' sombre...
Certaines personnes considèrent ce manga comme culte, je ne vois pas pourquoi. Il y a de très bonnes séries ailleurs si vous souhaitez dépenser votre argent...
Après le tragique décès de Tello, dessinateur d’origine de cette série, on aurait pu croire qu’elle n’aurait pas connue de suite, puis finalement elle a été reprise par d’autres dessinateurs pour aboutir à la fin du 1er cycle composé de 4 albums.
Les 2 premiers albums ont été dessinés par Tello, avec un rendu dans un style bien particulier : des visages dans un style assez « manga », des corps un peu « carrés » mais bien mis en mouvement, le rendu général est assez joli avec un crayonné qui transparaît dessous la couleur. Par contre j’ai trouvé que l’ensemble manquait de lisibilité et que les scènes d’action étaient particulièrement confuses. La mise en couleur est assez bizarre et ne rend pas le dessin plus clair. Le 3ème tome a été dessiné par Velasco, et on sait combien il est difficile de reprendre un univers créé par une autre personne. On est donc assez éloigné du style de Tello, avec un ensemble beaucoup plus « lisse », avec moins de personnalité, mais l’ensemble est aussi beaucoup plus limpide et beaucoup moins confus. Enfin, le 4ème tome a été pris en charge par Tirso, et je dois dire que j’ai été surpris par le résultat. Plus proche du style de Tello, on retrouve la même ambiance et le résultat a gagné en clarté.
Le scénario de Filippi ne m’a par contre pas du tout convaincu. Après un premier tome qui met les choses en place, nous présentant une intrigue qui semble avoir de la profondeur, on se perd un peu entre les nombreux protagonistes qui interviennent. Puis les tomes suivants sont surtout basés sur de l’action qui se passe à différents endroits, avec les différents personnages séparés en équipe, mais on a vraiment du mal à suivre tout ceci. Certains enchaînements se font trop rapidement, les personnages se retrouvent à un endroit sans qu’on l’on sache comment ils y sont arrivés et on a oublié pourquoi ils sont là. Les bases du monde créé par le scénariste sont convenues et éculées, les personnages sont relativement classiques et manquent de profondeur : le récit ne perd pas de temps à les approfondir pour que l’on s’y attache.
J’ai été quelque peu déçu par cette série qui, malgré une intrigue de départ plutôt intéressante, possède de trop nombreux défauts de traitements. La lecture en devient confuse et pas vraiment agréable. Peut-être que le 2ème cycle, s’il paraît un jour, corrigera tout ceci.
Des bêtes ! est une BD d'humour sur le monde animal. Pas très original mais pourquoi pas ?
Le dessin est simple, techniquement moyen mais efficace.
Les gags sont cependant très inégaux.
Ils ont l'avantage d'être relativement variés. A part quand ils reprennent de manière répétitive des mêmes personnages pour des gags récurrents, ce que je n'apprécie pas vraiment.
Mais une grosse majorité n'est quand même pas drôle. Ils tombent à plat ou sont trop prévisibles, non pas vraiment déjà vus mais rarement surprenants.
Heureusement, certains gags m'ont quand même plu et fait sourire, même si aucun ne m'a franchement fait rire pour de bon. Ceux-là sont assez sympathiques, bonne ambiance et assez bien trouvés.
Mais dans l'ensemble, c'est quand même très moyen.
Une BD d'humour pas terrible à mon sens.
Un dessin simple et moyen mais utilisant une efficace et intéressante palette de couleurs, gris, marron et orange, pourquoi pas, mais faut voir le contenu...
La première planche présente un gars aux cheveux roux qui nous fait part de sa paranoïa, de à quel point les roux sont moqués et rejetés par la société.
Bon...
Mais la deuxième planche nous présente à nouveau le même gag à peu de choses près.
Et c'est ensuite une suite de répétitions tournant soit autour du complexe paranoïaque de notre ami "roux" ou alors de l'hypocrisie du "pas-roux" qui essaie de traiter "normalement" cet étrange gars aux cheveux roux et les autres de sa "race".
Seule la fin tente de sortir un peu de cet humour ultra-répétitif en partant dans un délire fouillis pour... revenir sur le même thème de la classification des gens selon un critère physique.
Ce n'est pas drôle et répétitif.
Donc bof.
Ouais…
Je n’aime pas le dessin de Azam… brouillon, moche et mal fait.
Les gags, les situations et les personnages ne m’ont pas faire rire (à part les gags avec le gros caillou). Les personnages ne sont ni attachants, ni originaux et la colorisation est ratée.
Je ne conseille pas l’achat de la série (je préfère "Chico Mandarine" du même Jacques Azam).
Bon, premier contact avec Moebius, enfin c’est ce que je croyais puisque je viens d’apprendre que cet auteur n’est autre que Jean Giraud sous sa forme délirante.
Le garage hermétique ; c’est rien de le dire, il est incroyablement difficile de rentrer dans cette histoire (enfin quand je dis histoire...). En gros on a là une succession de doubles planches parues dans Métal Hurlant et qui se suivent plus ou moins. Le principal intérêt de ce recueil est de découvrir les différents styles de son auteur, et c’est vrai que graphiquement c’est époustouflant.
Après il n’y a pas beaucoup plus à tirer de ce gros non-sens, si ce n’est une sorte de témoignage du temps où les auteurs étaient livrés à eux-mêmes et pouvaient faire ce qui leur passaient par la tête, un peu à la Gotlib. Mais à moins d’être un fan incontesté ce sera juste à lire et encore... à feuilleter.
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Les pépés flingueurs
Ah tiens, encore une série oubliée du Journal Spirou qui refait surface. Pour moi ce n'était pas l'une des meilleures de l'hebdomadaire, mais c'est un plaisir de la retrouver en albums. Enfin, un plaisir relatif, parce que même en n'en lisant que 3 ou 4 à la suite, je trouvais ça répétitif. Aujourd'hui, en relisant les gags 15 ou 20 après, l'impression est la même. Les gags tournent très souvent autour du même sujet, la rivalité et les disputes des deux vieux grincheux. En plus les gags ne sont pas toujours très réussis. Le seul point positif est le dessin, proche de ce que faisait un Devos à l'époque. Cependant c'était bien dans l'esprit de l'époque, avec clins d'oeil aux autres héros du journal, par exemple. A ce sujet, on trouve dans le tome 3 un gag avec un Schtroumpf ; hélas, les ayant-droits de Peyo ayant refusé que le lutin bleu apparaisse, les pages sont affublés de caches bleus, et le mot "schtroumpf" est ainsi biffé pour ne pas apparaître. Triste... Mais le gros point noir de cette édition (limitée) en albums est la maquette. Cette couverture orange ne rend pas vraiment justice au dessin de Michaud, et la reproduction des planches... Il eût mieux valu refaire entièrement les couleurs, car là on a presque l'impression que ça bave... A relire pour les nostalgiques... L'Ymagier ?
L'Ange & le Dragon
Soleil et Téhy se lancent dans des albums innovants mettant en avant l’utilisation de nouvelles techniques de réalisation. Ici, ils font appel à Lalie pour réaliser un album tout en images de synthèses. Je ne suis pas vraiment réfractaire à leur utilisation en BD mais je trouve qu’en général, on perd tout ce qui fait leur point fort : c'est-à-dire la possibilité de se déplacer dans un univers en 3 dimensions alors que la BD ne présente que des images « arrêtées ». Un dessinateur parvient à mettre de l’animation dans une case en trompant l’œil du lecteur, en lui faisant croire qu’il y a du mouvement, c’est ce qui est, je pense, très difficile à faire en utilisant des images de synthèses. Je dois avouer que cet album m’a surpris car j’ai trouvé que l’ensemble était assez vivant. Au-delà des visages qui sont souvent figés et qui ont des expressions qui ne sont pas naturelles, j’ai trouvé qu’il y avait du mouvement dans les cases : des positions corporelles très réalistes, des feuilles d’arbres qui tombent, le vent dans les champs, les déplacements des dragons. Un très gros travail a été fait et les auteurs ont réussis à faire vivre les personnages. Tout ceci est complété avec des décors souvent très impressionnants, très détaillés, avec des ambiances colorées magnifiques. Les perspectives offertes par la 3D sont vraiment très bien reproduites sur les cases en 2D, et on obtient de très belles vues. Cette réussite graphique sert un scénario auquel je n’apporterais pas les mêmes louanges. On pourrait croire au début à une BD qui va nous présenter un univers en guerre avec d’immenses batailles à dos de dragons, mais finalement il n’en est rien. On va être spectateur d’un drame romantique qui aurait pu être prenant, poignant, mais je n’ai pas trouvé cette dimension dans la narration. Je l’ai en fait trouvé un peu plat, trop convenu, seule la fin a étayé ma curiosité. Mes yeux ont été ravis par le feuilletage, mais ma lecture a été ennuyeuse. Je lirai quand même la fin de ce diptyque car une bonne surprise est encore possible.
Lanfeust des Etoiles
Alors là pas vraiment ; déjà que Lanfeust De Troy, je n'avais pas trouvé ça folichon mais alors là j'ai l'impression que c'est plus commercial qu'autre chose (bien qu'en commercial il y a Les Conquérants de Troy qui je trouve et plus sympa, les personnages sont plus attachants). Ca n'apporte rien a l'histoire hormis que l'on sait d'où vient cette fameuse magie mais on n'apprend pas grand chose. Bref une BD à se faire prêter.
Jess Long
Pour une fois, je n'accroche pas à une série policière scénarisée par Tillieux. Le dessin est moche, figé et vieillot. Le héros de la série est peu attachant et parfois c'est son adjoint tout aussi inintéressant qui fait le gros travail. Quelques histoires sont remplies de bons sentiments (notamment celle avec deux prisonniers, dont une victime d’une injustice, qui kidnappent une adolescente ou celle avec un moche qui commet des crimes par vengeance mais qui rencontre une femme gentille). Ajoutez à cela que d'autres scénarios sont totalement ennuyants et ne m'accrochent pas du tout.
Bastard!!
Alors là je ne sais pas quoi dire. La 1ère partie était très intéressante : un monde de HF qui semblait pas trop mal avec un magicien mauvais pour héros. Quelques scènes de cul (rien de bien méchant). Enfin ça se tenait bien... La suite devient n'importe quoi avec les anges/démons qui débarquent puis DS le plus beau, le plus fort le plus membré etc. qui du statut de magicien devient Antéchrist etc. La série est à rallonge (3 volume pour battre un démon) et les filles deviennent plus des vaches que des êtres humains. Les dessins s'améliorent, le scénar' sombre... Certaines personnes considèrent ce manga comme culte, je ne vois pas pourquoi. Il y a de très bonnes séries ailleurs si vous souhaitez dépenser votre argent...
Marshall
Après le tragique décès de Tello, dessinateur d’origine de cette série, on aurait pu croire qu’elle n’aurait pas connue de suite, puis finalement elle a été reprise par d’autres dessinateurs pour aboutir à la fin du 1er cycle composé de 4 albums. Les 2 premiers albums ont été dessinés par Tello, avec un rendu dans un style bien particulier : des visages dans un style assez « manga », des corps un peu « carrés » mais bien mis en mouvement, le rendu général est assez joli avec un crayonné qui transparaît dessous la couleur. Par contre j’ai trouvé que l’ensemble manquait de lisibilité et que les scènes d’action étaient particulièrement confuses. La mise en couleur est assez bizarre et ne rend pas le dessin plus clair. Le 3ème tome a été dessiné par Velasco, et on sait combien il est difficile de reprendre un univers créé par une autre personne. On est donc assez éloigné du style de Tello, avec un ensemble beaucoup plus « lisse », avec moins de personnalité, mais l’ensemble est aussi beaucoup plus limpide et beaucoup moins confus. Enfin, le 4ème tome a été pris en charge par Tirso, et je dois dire que j’ai été surpris par le résultat. Plus proche du style de Tello, on retrouve la même ambiance et le résultat a gagné en clarté. Le scénario de Filippi ne m’a par contre pas du tout convaincu. Après un premier tome qui met les choses en place, nous présentant une intrigue qui semble avoir de la profondeur, on se perd un peu entre les nombreux protagonistes qui interviennent. Puis les tomes suivants sont surtout basés sur de l’action qui se passe à différents endroits, avec les différents personnages séparés en équipe, mais on a vraiment du mal à suivre tout ceci. Certains enchaînements se font trop rapidement, les personnages se retrouvent à un endroit sans qu’on l’on sache comment ils y sont arrivés et on a oublié pourquoi ils sont là. Les bases du monde créé par le scénariste sont convenues et éculées, les personnages sont relativement classiques et manquent de profondeur : le récit ne perd pas de temps à les approfondir pour que l’on s’y attache. J’ai été quelque peu déçu par cette série qui, malgré une intrigue de départ plutôt intéressante, possède de trop nombreux défauts de traitements. La lecture en devient confuse et pas vraiment agréable. Peut-être que le 2ème cycle, s’il paraît un jour, corrigera tout ceci.
Des bêtes !
Des bêtes ! est une BD d'humour sur le monde animal. Pas très original mais pourquoi pas ? Le dessin est simple, techniquement moyen mais efficace. Les gags sont cependant très inégaux. Ils ont l'avantage d'être relativement variés. A part quand ils reprennent de manière répétitive des mêmes personnages pour des gags récurrents, ce que je n'apprécie pas vraiment. Mais une grosse majorité n'est quand même pas drôle. Ils tombent à plat ou sont trop prévisibles, non pas vraiment déjà vus mais rarement surprenants. Heureusement, certains gags m'ont quand même plu et fait sourire, même si aucun ne m'a franchement fait rire pour de bon. Ceux-là sont assez sympathiques, bonne ambiance et assez bien trouvés. Mais dans l'ensemble, c'est quand même très moyen.
Le Roux
Une BD d'humour pas terrible à mon sens. Un dessin simple et moyen mais utilisant une efficace et intéressante palette de couleurs, gris, marron et orange, pourquoi pas, mais faut voir le contenu... La première planche présente un gars aux cheveux roux qui nous fait part de sa paranoïa, de à quel point les roux sont moqués et rejetés par la société. Bon... Mais la deuxième planche nous présente à nouveau le même gag à peu de choses près. Et c'est ensuite une suite de répétitions tournant soit autour du complexe paranoïaque de notre ami "roux" ou alors de l'hypocrisie du "pas-roux" qui essaie de traiter "normalement" cet étrange gars aux cheveux roux et les autres de sa "race". Seule la fin tente de sortir un peu de cet humour ultra-répétitif en partant dans un délire fouillis pour... revenir sur le même thème de la classification des gens selon un critère physique. Ce n'est pas drôle et répétitif. Donc bof.
Zinzin des bois
Ouais… Je n’aime pas le dessin de Azam… brouillon, moche et mal fait. Les gags, les situations et les personnages ne m’ont pas faire rire (à part les gags avec le gros caillou). Les personnages ne sont ni attachants, ni originaux et la colorisation est ratée. Je ne conseille pas l’achat de la série (je préfère "Chico Mandarine" du même Jacques Azam).
Le Garage hermétique (Major Fatal)
Bon, premier contact avec Moebius, enfin c’est ce que je croyais puisque je viens d’apprendre que cet auteur n’est autre que Jean Giraud sous sa forme délirante. Le garage hermétique ; c’est rien de le dire, il est incroyablement difficile de rentrer dans cette histoire (enfin quand je dis histoire...). En gros on a là une succession de doubles planches parues dans Métal Hurlant et qui se suivent plus ou moins. Le principal intérêt de ce recueil est de découvrir les différents styles de son auteur, et c’est vrai que graphiquement c’est époustouflant. Après il n’y a pas beaucoup plus à tirer de ce gros non-sens, si ce n’est une sorte de témoignage du temps où les auteurs étaient livrés à eux-mêmes et pouvaient faire ce qui leur passaient par la tête, un peu à la Gotlib. Mais à moins d’être un fan incontesté ce sera juste à lire et encore... à feuilleter.