Les derniers avis (20715 avis)

Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Isabella
Isabella

Spéciale, la série Isabella. Spéciale, car ce ne sont pas à proprement parler des albums dans lesquels elle a été éditée. Ce sont des récits complets, format poche, en noir et blanc, mais qui -pour moi- préfigurent avec une trentaine d'années d'avance ce qui sera le "manga". Hé oui, amis lecteurs, les Japonais et Coréens n'ont rien inventé. Isabella ?… ce sont comme des romans de gare, mais dessinés. Il ne se passait pas deux semaines qu'un nouveau titre paraissait. Tout comme les mangakas "attachés" à leur table de dessin, les auteurs de certaines séries de cette époque -milieu des années 60- telle "Fulvia" devaient "pondre" des histoires dans des temps très courts. Rentabilité déjà. Et c'est vrai que ce style de BD n'est pas nouveau : Isabella démarre sa carrière dans son format de poche -et à son nom- le 1er Avril 1966. La série, de par son postulat, ses développements, va d'ailleurs ressembler au départ aux romans de "Angélique, marquises des anges" (vous vous souvenez des films avec Michèle Mercier et Robert Hossein ?…) Le succès est pour ainsi dire immédiat en Italie car cette héroïne est une sacrée sado-masochiste. Fausse ingénue, elle n'a cesse de dévoiler ses appâts pour aiguiser l'appétit de la gent masculine. Au gré des pages le lecteur découvre une jambe, une épaule dénudée, un sein (le téton, d'ailleurs, n'est jamais dessiné). Tout cela serait maintenant très sage, mais à l'époque cette sorte de fantaisie (un peu) érotique était souvent la cible de la censure. Traduite, la série a eu un franc succès en France car cet érotisme "sado-maso" ne fera que s'accentuer au gré des parutions. Je possède quelques dizaines de tomes d'Isabella. C'est très vilainement dessiné. Un trait rapide, peu de détails, quasi pas de décors ; l'action étant de savoir à quelle page on allait retrouver Isabella en petite tenue. Les histoires ?… plus que simples, chacune lisible en moins de 5 minutes. La mise en page est d'ailleurs quasi inexistante ;se résumant en moyenne de trois à six cases. "Isabella" ?… Une série de bouquins que les ados, les lycéens se passaient dans les cours de récré pour "s'instruire" de ce à quoi ressemblait une jeune fille… Mais à part ça, ça ne cassait vraiment pas la braguette… pardon, la baraque…

16/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Liz et Beth
Liz et Beth

Ce n'est pas cette série qui va révolutionner la BD érotique. Néanmoins, je le concède, Georges Levis (en réalité Jean Sidobre) dessine fort habilement ses héroïnes et autres participant(e)s de ces joutes érotiques. Liz et Beth ?... plutôt un catalogue -assez effronté- de situations plus que scabreuses lors de leur apparition en 1977. C'est vrai que, depuis lors, beaucoup d'eau a passé sous les ponts mais n'empêche que c'est assez "costaud" pour de jeunes lecteurs. Dommage que cette série, car Levis a vraiment une sacrée "patte" pour dessiner ces femmes. Un trait caressant (!), clair, qui met réellement en valeur la féminité. Qu'aurait donné cette série avec un ou des scénarios plus élaborés, moins "neu-neu" ?.. je n'en sais rien. Mais au vu du graphisme, elle serait peut-être devenue une sorte de référence. Alors, Liz et Beth, une série "pour rien" ?... Dans un certain sens : oui. Reste quand même le reflet d'une certaine période où "tout" ne pouvait pas être montré mais où les auteurs ont "osé". A noter : en 1994 est sorti un 5ème opus signé par Pailler. Je ne connais pas. Ah oui :Levis, spécialisé dans le dessin pour enfants, a réalisé pas mal de couvertures de la "Bibliothèque Verte". Marrant, non ?...

16/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Linda aime l'art
Linda aime l'art

Pfouhhh.... assez déboussolant... Une série vraiment insolite tant par son graphisme que par ses ambiances... Ambiances ?.. le développement de l'histoire est mis en scène dans des décors vraiment géométriques, comme tirés au cordeau, et baignés d'une palette de tons assez crus. J'avoue ne pas avoir apprécié ces frasques un tantinet érotiques car j'ai parfois dû m'accrocher à certaines pages pour en comprendre la vision de l'auteur. C'est néanmoins interpellant d'une certaine façon car Bertrand a construit une oeuvre, un monde même, tout à fait à part d'une certaine BD "conventionnelle". Faut aimer. J'aime pas trop. Bien que je reconnaisse cette "nouveauté" dans le traitement du graphisme, Linda est pour moi une série à quand même découvrir. Oui... et après ?...

16/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Voix des fleurs
La Voix des fleurs

Une mangaka japonaise qui s'intéresse aux contes chinois, ça doit être relativement rare. Pourtant Natsuki Sumeragi semble vraiment passionnée pour son sujet, au point d'en faire le sujet de ses premières oeuvres. Après "La Voix des fleurs", Delcourt Akata a ainsi publié, à ma connaissance, deux autres recueils de l'auteure. Pour en revenir à cet album, je dois dire que j'avais un a priori assez méfiant. Mais à la lecture, ce n'est pas foncièrement désagréable. Sumeragi a un trait fin, élégant, assez adapté me semble-t'il à la délicatesse de ses récits. Un gros point noir cependant : ses personnages, en particulier masculins, se ressemblent tous, et la lecture est un peu chaotique quand il y en a deux ou trois dans la case, et que les phylactères ne sont pas clairement attribués. Au niveau des histoires, il s'agit de contes sentimentaux chinois. Ce n'est pas dégoulinant de guimauve, il n'y a pas des fleurs dans les coins pour signaler les moments d'épiphanie comme j'ai pu en voir dans d'autres mangas, donc on évite nettement le gnangnan. Par contre ces histoires sont assez ennuyeuses. Mon 2/5 reflète mon plaisir de lecture, qui est assez faible en l'occurrence. Il ne se passe pas grand-chose, les ressorts des histoires sont à la fois classiques et peu intéressants. C'est assez beau visuellement, mais pauvre scénaristiquement.

16/10/2007 (modifier)
Par kalish
Note: 2/5
Couverture de la série Haute sécurité
Haute sécurité

Euh non, ça ne m’a vraiment pas botté ; l’univers carcéral est bien retranscrit, l’intrigue se suit mais bon ça ne casse pas trois pattes à un canard et le dessin est juste pas trop désagréable. Ca suffit comme arguments ? Bon allez j’en remets un peu. Bon comme l’on dit d’autres lecteurs, c’est quand même bien caricatural, entre les deux agents du FBI, les gardiens et bien sûr les détenus ; on atteint le must avec les aryens et leurs tatouages, ils n’ont pas un membre où on ne trouve pas une croix gammée, un aigle impérial ou un sigle SS. Déjà que dans American history x par exemple c’était déjà coton, mais là c’est carrément risible. Heureusement les auteurs les oublient très vite. *SPOILER* D’ailleurs je n’ai pas bien compris pourquoi les meurtriers se vengent de tous les chefs de gang sauf de ceux des triades et des neo-nazis. *FIN SPOILER* En fait toute l’intrigue est beaucoup trop rapide et le dénouement ne m’a fait aucun effet. On aurait pu se rattraper sur le charisme du personnage principal, marginal mais pas trop (il m’a bien fait rire avec son t-shirt Deftones) ou sur le dessin. Mais même là ça coince, les perspectives et les proportions corporelles sont souvent ratées et ça m’a franchement rebuté. Par contre il arrive souvent que des dessinateurs s’inspirent plus ou moins bien d’acteurs et là j’ai bien aimé la référence faite à The big Lebowski par le biais du personnage de Skinner (le portrait craché de Walter, le vétéran du Vietnam con comme un balai). Je suppose que d’autres cycles seront à venir et viendront étoffer les personnages, mais pour l’instant, pour moi, ça ne vole pas bien haut.

15/10/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 2/5
Couverture de la série Légendes du chevalier Cargal
Légendes du chevalier Cargal

Cette série est effectivement à découvrir à titre de curiosité, comme une collection de fantasy qui prélude de deux décennies pas mal des créations actuelles, et comme une des premières histoires de Daniel Pecqueur, scénariste intéressant s'il en est. Mais bof, à part ça... Il faut quand même se forcer un peu à la lecture du premier tome pour pénétrer dans cet univers. Le récit est peu inspiré, les scènes d'action se succèdent sans donner une réelle épaisseur à l'intrigue, et multiplient toute une galerie de personnages plus ou moins éphémères qui n'ajoutent pas beaucoup d'intérêt (Cargal apparaît d'ailleurs assez tard et se montre peu attachant). La suite s'améliore, mais sans se démarquer réellement des autres séries du genre. Le tome 4 est sans doute le meilleur, l'histoire semble lorgner du coté de la parodie avec quelques personnages cabotins et l'action y est davantage maitrisée pour donner un récit qui ronronne gentiment, même s'il n'y a pas de grosse surprise. L'intérêt majeur du style de Pecqueur, c'est un sens du dialogue incontestable, à la fois très écrit et chaleureux qui rend son travail sympathique, même si ça ne suffit pas à faire oublier une histoire peu captivante. De son coté, Formosa fait preuve d'une belle virtuosité, peut-être même trop, il oublie d'apporter de la clarté à sa mise en page. Son graphisme est saturé de détails qui s'avèrent assez lourds parfois et ne donnent aucune fluidité au récit, au contraire. La mise en couleur n'y arrange rien, au départ. Assez fades, elles sont aussi inégales, tantôt d'une seule teinte, tantôt dégradées pour donner du volume au dessin, ce qui produit des effets assez curieux et peu concluants. La palette de couleurs redeviendra heureusement plus classique et mettra davantage en valeur le travail de Formosa, qui se révèle tout de même plus discipliné sur la fin, ce qui fait un peu regretter que cette série ait été abandonnée. Bref, ce n'est pas une grande réussite, on peut même éviter le premier album, l'histoire se suit très bien dès le 2, le peu de bases de ce cycle mis en place au départ étant de toute façon rappelé, et cela évite une déception. On peut même directement filer vers le 4 où les auteurs se montrent en meilleure forme, pour un résultat plus honorable et intéressant...

15/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Jojo (Jijé)
Jojo (Jijé)

Une série vraiment inspirée, pour ne pas dire calquée, sur celle de Tintin. Jojo ?… il lui ressemble, hormis la houppe. Et tout comme Tintin, il va faire un tour du monde où il se retrouvera en Afrique, aux Indes, En Amérique et chez les.. menaçants communistes. Vieille série aussi : elle débute le 17 Mai 1936 dans le n° 33 de l'hebdo catholique "Le Croisé" et se terminera en Mars 1939. Le graphisme ?… Jojo est un des tous premiers -sinon le premier- personnage créé par Jijé. Le trait est simple, un peu hésitant, personnages et décors semblant parfois être un "copier-coller" de l'univers de Hergé. Choquant ?… non… Jijé -qui deviendra un des plus grands de la BD franco-belge- n'a alors que 22 ans et se "lançait" vraiment avec cette série. Il est à noter que pendant ces années 1936-39, Jijé collaborait déjà avec Hergé et dessinera plus de 180 couvertures de l'hebdo "Le Petit Vingtième". Jojo ?… on lui connaît deux éditions des années 37/38 aux Editions Croisade des Enfants" (je n'en possède pas). Mais ces albums seront réédités en (très beaux) fac-similés en 1979 et 1980 chez Chlorophylle. Jojo ?… oublié ou presque. Mais bon, c'est la première œuvre de Jijé, et il faut un début à tout.

15/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Jim Boum
Jim Boum

C'est vraiment n'importe quoi !.. Le problème avec Marijac, s'il était un excellent dessinateur des années 30 à 50, il n'était pas -par contre- un bon conteur d'histoires. Jim Boum ?… un héros comme il y en avait tant dans ces années trente, et dont nombre étaient inspirés des grands comics US… si pas copiés. Au départ, Jim Boum est un cow-boy. Et le lectorat de l'époque se régalait de ces aventures "westerniennes" où les méchants (y compris les indiens) ne pouvaient jamais gagner. Ce qu'il y a de marrant quand même, et qui -l'air de rien- est une certaine curiosité, c'est que Marijac va donner une descendance à son héros initial ; permettant ainsi au lecteur de suivre cette famille dans le temps… et l'espace. C'est dans le périodique "Cœurs Vaillants" que les lecteurs vont le découvrir. Jim boum émigrera ensuite dans "Coq Hardi". De 1945 à 1950, ses aventures paraîtront -sous forme de récits complets- dans "Album Magazine Coq Hardi". Curieusement, en Belgique Jim Boum deviendra Joe Bing (!) et fera l'objet d'albums édités en 1937. Mais oublions tout cela... Malgré sa longue carrière, Jim Boum n'est -et encore- éventuellement trouvable que dans un album digne de ce nom édité chez Glénat en 1977. Personnage oublié ?… Oh que oui… Heureusement, il en reste ce graphisme de Marijac, lequel avait la "patte" pour croquer personnages, situations… mais dans une mise en page très classique. Jim Boum est venu. Il a fait un petit tour, s'est donné à connaître, puis est reparti… sur Mars ?…

15/10/2007 (modifier)
Par Reznik
Note: 2/5
Couverture de la série Eden Killer
Eden Killer

Il est appréciable que Soleil élargisse son catalogue et prenne en compte l'évolution des attentes des lecteurs, car si le cinéma s'est adapté, la BD reste un peu sur ses acquis (XIII, Largo Winch, IRS et consorts) et peu de nouvelles séries de ce type sont apparues. Quant à l'idée de saupoudrer du fantastique dans un récit réaliste (thriller politique, espionnage...), elle me plaît bien. Les perspectives envisageables n'en sont que plus nombreuses et ça ajoute au mystère qui plane sur l'histoire. Un bon point. Mais pour le traitement c'est mitigé. Le dessin surtout: on sent que c'est un premier album; le style n'est pas commun certes et je le trouve plutôt efficace, voire joli (et je retire le rapprochement que j'avais fait sur Le Tueur, ça n'a pas grand chose à voir en effet), mais que d'erreurs (de faux raccords surtout). Je ne les citerais pas ici pour ne pas fausser le jugement des autres lecteurs mais il y en a pas mal, trop. Je ne serais pas aussi dur avec le scenario vu que nous n'en sommes qu'aux prémices et que le tout est assez bien ficelé mais là encore de petites incohérences font tâche (prénoms "russes" comme Audrey, Augusto...). Je vais garder cet album et attendre la suite (la série est prévue en 4), en espérant que Mormile sera plus rigoureuse et que Di Georgio continue sur sa lancée tout en injectant un peu plus de personnalité au récit.

14/10/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 2/5
Couverture de la série On achève bien les cons !
On achève bien les cons !

Oui bien sûr, c'est sympathique cette volonté de tirer à boulets rouges sur le petit monde de la télé, de la politique, du spectacle, disons du show-biz. Certes, ces milieux s'y prêtent à merveille, mais bon, cette succession de charges un peu lourdes, même si elles ne manquent pas de rythme, souffrent tout de même d'une absence de mesure et d'une réelle structure. Chanoinat et Lautner se laissent aller à des caricatures bien appuyées, sans créer un personnage central qui aurait pu jeter un regard sarcastique sur cette série de meurtres et acquérir la sympathie du lecteur (style l'incomparable Bernard Blier dans "Laisses aller, c'est une valse", film d'un certain Georges Lautner). Le rôle du policier reste ici bien falot, le retournement de situation final vite expédié et peu convaincant (déjà trop vu), bref, même si cette accumulation de mauvais esprit reste réjouissante, il manque de l'épaisseur et de l'imagination pour lui éviter de sombrer dans la facilité. Au cinéma, ces scènes avec des personnages peu reluisants auraient pu donner des numéros d'acteurs formidables, il faut reconnaitre que le dessin de Castaza reste un peu trop sage et qu'il aurait gagné à être plus enlevé et audacieux. Il demeure appliqué et agréable, avec tout de même quelques bonnes trognes. Au final, on pouvait attendre mieux des auteurs qui survolent leur sujet en oubliant d'y ajouter cette part de vérité qui aurait pu rendre cette oeuvre cinglante. Tout cela reste trop manichéen.

13/10/2007 (modifier)