Marée Basse

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 15 avis)

La planète entière est submergée par un raz-de-marée. La cause ?? un savant fou épaulée par sa femme quelque peu frustrée. Quelques survivants, plus exubérants les uns que les autres, vont faire vivre cette BD dans la ville dévastée de Venise.


Après l'apocalypse... Italie Sirènes Venise

A cause d’un savant fou, la planète est submergée par un raz-de-marée. A Venise, des rescapés vont devoir affronter cette nouvelle vie. Il y a Jonas l'homme qui se transforme à volonté en petit singe en peluche , une jolie sirène ingénue, .... une fée voluptueuse ( même un peu trop volupteuse... Mais chut…elle est si coquette),la mort....et ... à vous de le découvrir au fil des pages… Un conte fantastique plein de magie.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1996
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Marée Basse
Les notes (15)
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03/08/2002 | nao
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L'avatar du posteur Noirdésir

C’est une histoire étrange et complètement foutraque que développe cet album. Après un premier tiers avec un trio improbable sur un immense navire, créature d’un savant fou, le déclenchement d’une catastrophe (raz de marée) nous propulse – après un court intermède dans un cirque en Normandie, dans une Venise vidée de ses habitants par ce raz de marée. La transition est brutale, et le reste n’est qu’une succession d’aventures souvent sans queue ni tête. J’avoue avoir eu du mal à suivre l’intrigue, et à m’y intéresser vraiment. Reste que le dessin de Gibrat est vraiment très bon. Et d’abord avec ses personnages féminins, craquants, ces jeunes femmes étant séduisantes et dévoilant assez facilement leur anatomie. Gibrat aime donc les – relativement – fortes poitrines, et s’en donne à cœur joie. Je trouve juste que ces femmes ont des visages qui se ressemblent, ont la même forme (que l’on retrouvera dans ses deux diptyques sur l’occupation, Le Sursis et Le Vol du Corbeau). Un one shot qui ne m’a pas emballé plus que ça, les charmes des femmes dessinées par Gibrat ne suffisant pas à relancer mon intérêt pour une histoire hautement improbable. Note réelle 2,5/5.

04/04/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ce récit fantastique et farfelu, aux personnages surprenants dont les motivations sont parfois étranges, est superbement dessiné par un Gibrat inspiré qui campe des filles sensuelles et belles, à l'image de la mort (une beauté renversante qui se balade en gondole à Venise), évoluant dans des décors incroyables aux images soignées dans un style graphique proche de Pinocchia. Une Bd vraiment insolite mais qui laisse un sentiment de récit au contenu hétéroclite qui part dans tous les sens ; c'est surréaliste au point de se demander si Pecqueur n'a pas écrit son scénario au coup par coup sans savoir réellement où ça allait le mener, c'est l'impression que j'ai eue. C'est pourquoi j'ai pas mis l'achat parce que ça risque de dérouter des lecteurs. Vu comme ça, l'exercice semble facile et peu sérieux, et le dessin ne fait pas tout, on aime ou on n'aime pas. Moi, je suis entre les deux...

02/12/2014 (modifier)

Cet album ne m’a pas laissé une impression mémorable. Je ne puis que confirmer ce qu’écrivait Mac Arthur à son sujet : il s’agit bien là d’un « fourre-tout sans queue ni tête ». Cela démarre avec une course maritime. Survient alors un couple de savants dont le but avoué est de débarrasser la terre de l’humanité. Après le raz-de-marée orchestré par ceux-ci, on se concentre sur la rencontre entre un métamorphe et une sirène. Et c’est loin d’être terminé : entrent encore en scène par la suite un jeune Pierrot lunaire, une fée, la Mort, etc. À mon sens, si seul le trait de Gibrat est véritablement digne d’intérêt, la lecture de ‘Marée basse’ ne se révèle pas non plus franchement déplaisante. D’aucuns y trouveront vraisemblablement de quoi les satisfaire en termes de poésie ou de matière à rêver. Ce ne fut malheureusement pas mon cas.

14/08/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai pour cette marée basse un faible indéniable et totalement subjectif. Pourtant ce récit ressemble à un inextricable fourre-tout sans queue ni tête, dont les personnages totalement fantaisistes auraient pu, en d’autres circonstances, rapidement m’horripiler. Oui, mais voilà ! Ce récit, qui se scinde en de multiples chapitres d’apparence très décousus, qui se divise en plusieurs périodes sans lien manifeste se révèle au final cohérent dans sa logique propre. Oui, Pecqueur nous mène dans de multiples directions, mais au final, il semblait bien savoir où il voulait aboutir. Et la performance est à souligner lorsque l’on songe que ce récit débute lors de la rencontre (la collision, pour être plus exact) entre une navigatrice solitaire et un couple de fous furieux désireux de mettre un terme à ce monde, et se termine en gondole à Venise avec un bambino passager de la (belle) Mort, qui prolonge son existence grâce à sa connaissance inextinguible d’histoires drôles. Je vois des sourcils se relever, d’autres se froncer. Et pourtant, vous n’êtes pas au bout de vos surprises puisque je ne vous ai rien dit du couple central … et d’ailleurs je ne vous en dirai rien. Sachez juste qu’il est digne de cet univers délirant et poétique, fantasque et cohérent. Et puis, cet album est magistralement servi par le trait envoutant de Gibrat. Certes, l’artiste n’est, alors, pas encore arrivé à totale maturité, mais son niveau est déjà proche de celui de « Le Sursis ». Ses personnages féminins sont, bien sûr, très séduisants, ses teintes sont riches de nuances et l’artiste combine déjà avec un grand talent traits caricaturaux et recherche de réalisme esthétique. L’artiste ne s’est cependant pas encore départi de son goût pour les lourdes poitrines féminines … ce qui, dans ce cadre délirant, n’est pas pour me déplaire (oui, j’ai honte, mais qu’importe, ne boudons pas notre plaisir à la vue de si parfaites rotondités). Un bien agréable délire donc, dont l’univers étrange a trouvé en mon humble personne un lecteur enthousiaste quoique conscient que cet album déplaira à plus d’un. M’en fout ! Moi, je me suis bien poilé …

04/02/2010 (modifier)
Par Pacman
Note: 3/5

Comme beaucoup, attiré par le dessin de Gibrat, ici dans un contexte un peu moins sérieux, limite "coquin", je reste un peu sur ma faim. Certes, c'est poétique, décousu, sans vrai fil conducteur, mais au final, il manque quand même quelque chose de solide derrière tout ça pour qu'on se souvienne de cette bd. On dirait un scénario improvisé, un patchwork d'idées saugrenues et de personnages hauts en couleurs. Une bd d'essais, en quelque sorte, pour donner l'occasion à Gibrat de nous dessiner de splendides créatures (une sirène, la bonne fée, la mort, etc.). Pour ma part, je n'achèterai pas cette bd.

27/10/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Comme plusieurs de mes camarades j'ai trouvé le récit un peu incohérent. Un peu comme si on juxtaposait plusieurs histoires avec peu d'éléments communs. Ici seul le tsunami semble le fil conducteur, d'où le titre. A marée basse, on découvre quelques choses cachées autrement. Ici seul le dessin de Jean-Pierre Gibrat affleure, un véritable joyau où les femmes sont sublimées (enfin, pas toutes), son style est vraiment épatant. Pour le reste, je passe mon chemin.

24/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Franchement, j'aime bien le dessin de Gibrat car les lignes de son trait sont d'une élégance rare. Cependant, au niveau du scénario, c'est un peu marée basse. Il manque véritablement de la "cohérence" dans ce récit assez surréaliste. J'ai eu l'impression de lire plusieurs histoires tant le mélange de genre est différent avec des clins d'oeil à des personnages mythiques (la reine de Blanche Neige, Little Némo...). Au final, je trouve cela plutôt étrange même si la lecture n'a pas été des plus désagréables. Je vais être indulgent dans ma notation car les dessins de Gibrat m'ont plû. Il est l'un des rares à pouvoir sublimer la femme dans toute son essence.

11/01/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Marée Basse est un conte superbe mais imparfait. Le dessin lui tend vers la perfection, mais le scénario est trop décousu, mélange trop de choses et ne comporte pas de morales aux différentes histoires contées. Les personnages sont forts en couleurs, on flirte même avec l'érotisme avec les personnages de la sirène et de la mort. Si j'ai aimé la lecture, malgré le fait que je viens juste de fermer la BD, je suis incapable de la résumer !!! Ca part un peu dans tous les sens, mais on peut retenir la beauté graphique de l'oeuvre et l'excentricité de l'histoire.

29/09/2007 (modifier)
Par Kael
Note: 2/5

Soit j'ai lu une version dans laquelle il manquait des pages, soit je suis définitivement un coeur de pierre que la poésie ne touchera jamais... En tout cas, ce one shot est indiscutablement bourré de qualités, mais je cherche encore le fil conducteur qui aurait pu donner un semblant de cohésion à l'histoire. J'ai lu ces différents passages sans me faire de souci, me disant que l'explication viendrait après, et finalement pouf, c'est la fin, merci au revoir. Allez, Merci Gibrat pour ce dessin sublime, et ces femmes dénudées, ça rend la lecture malgré tout agréable... Mais pfff... Quelle tristesse de gaspiller un trait aussi talentueux dans ce genre d'album...

14/06/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai acheté Marée Basse uniquement sur le renom de Gibrat après avoir lu Le Sursis et sur le résumé de l'histoire qui semblait bien déjanté, oscillant entre l'onirique et la SF. Mais après lecture, je reste assez circonspect. Cette BD a tout du conte, avec une touche de folie et de poésie en plus. Ca part dans tous les sens, raconte une suite de petites histoires corrélées et pas toutes suivies. Une narration bien particulière, sans héros, sans histoire suivie de bout en bout, plutôt basée sur une idée, un thème, qu'on suivrait en même temps que la réflexion et les idées de l'auteur. Résultat, je suis resté un peu sur ma faim à la fin de ce one-shot. D'autant que je trouve le dessin de Gibrat largement moins bon que pour le Sursis, presque bâclé par endroits (en particulier au niveau des femmes, j'avais l'impression de revoir sans arrêt la même femme coiffée différemment). Et la colorisation également est à mon goût franchement moins bonne. Bref, un peu déçu, mais l'album ne reste pas mauvais tout de même.

15/04/2004 (modifier)