Il n'y a vraiment que Soleil pour sortir une "intégrale" des 2 tomes d'une série... abandonnée. Si j'avais acheté cet album et avais découvert le "fin de l'épisode" conclusif, je m'en serais bouffé les... Mais heureusement je ne l'ai qu'emprunté.
De toutes façons, le dessin ne m'aurait pas poussé à l'achat. Patrice Garcia est manifestement davantage un illustrateur qu'un dessinateur de BD. Il nous offre dans Les Fils de la nuit quelques beaux paysages urbains futuristes très inspirés de Blade Runner. Son style très teinté des années 80 convient bien à ce genre.
Par contre, je n'aime pas ses personnages. Outre le fait que je les trouve laids et sans aucun naturel, ils sont particulièrement difficiles à différencier, ce qui n'arrange rien à la confusion de la narration.
Et puis ses couleurs façon aérographe, avec des cases toutes vertes, toutes roses ou encore toutes oranges, ne sont vraiment pas à mon goût.
L'histoire est plus ou moins facile à suivre pour le premier tome. Mais elle devient nettement plus embrouillée dans le second tome. Alors déjà que je n'avais pas tellement accroché au départ, le reste m'a passablement ennuyé. C'est une histoire de combats entre des sortes d'anges et de démons, par l'intermédiaire d'humains qu'ils possèdent à loisir. C'est en même temps le récit de rebelles qui se révoltent contre une tyrannie. Rien de bien nouveau sous le soleil de la SF d'action.
Mais c'est la confusion du scénario et son incapacité à m'intéresser qui ont donné le coup de grâce.
Restent donc quelques illustrations sympathiques mais pas une bonne BD.
Cet album ne vaut que pour les noms d'artistes y ayant participé, car les histoires qu'il contient sont bien décevantes.
La première histoire est classique, Batman s'allie avec la fille de Ra's pour le vaincre, Robin et Catwoman sont de la partie. Graphiquement on passe de Sienkiewicz à Kubert, puis à Bolland. Cela rend l'histoire assez difficile à suivre, les styles sont si variés que même les changements de chapitres n'aident pas à rendre les changements cohérents.
La deuxième histoire est la plus originale, il s'agit d'une aventure nocturne dans laquelle on trouve un Batman dépité de ne pouvoir être utile à personne. Le pauvre justicier va courir d'une intervention à l'autre pour se faire plus ou moins vertement refouler... C'est amusant, c'est un peu à contre courant mais c'est tout de même loin d'être mémorable.
Enfin la dernière histoire oppose Batman à un pilote de biplan, le justicier de Gotham est plus bondissant que jamais et très bavard. Un Batman vieillot pour clore un album qui a très mal vieilli.
A moins d'être un complétiste je ne vois pas trop l'intérêt de se procurer un tel album aujourd'hui.
JJJ
Objectivement, comment peut-on mettre un avis positif sur une série dont le lecteur attend impatiemment depuis décembre 2002 la parution du dernier tome ?
Oui, c’est à cause de ça que je note sévèrement « Le réseau Bombyce ». Même si ce troisième tome sort cette année, je ne peux qu’être déçu par tant d’attente, je trouve que c’est de se moquer des lecteurs que de les faire patienter pendant plus de cinq ans (d’autant plus que les albums ne se lit pas indépendamment les uns des autres) !
Sinon, « le réseau Bombyce » est une bd particulièrement enthousiasmante à lire que ce soit au niveau du scénario que du graphisme.
C’est à ma connaissance la seule série qui nous présente une histoire basée sur le « snuff movie ». Ce thème désigne tous films mettant en scène réellement des viols ou homicides violents… Il m’est donc utile de vous préciser que cette bd n’est pas destinée aux plus jeunes lecteurs.
Le récit démarre par le quotidien banal de deux voleurs. Un jour, en pénétrant dans une vaste demeure, ces deux cambrioleurs vont se retrouver mêler involontairement à une affaire de « snuff movie ». Dès lors, démasqués, ce duo va devoir user de mille stratagèmes pour échapper à ces salauds…
L’histoire est parsemée de flashbacks sur les deux personnages principaux, c’est une initiative intéressante de la part du scénariste car ça nous permet de s’attacher davantage aux héros.
J’ai aimé également la situation du récit dans une gigantesque métropole du XIXème siècle (inspirée de Bordeaux, il me semble). J’ai adoré aussi l’ambiance glauque qui se dégage du « réseau Bombyce », il faut vraiment avoir le cœur bien accroché par moments. Cette atmosphère malsaine est d’ailleurs renforcée par le dessin (et surtout la mise en couleurs) de Cécil.
Au niveau du graphisme, l’ensemble est assez impressionnant. En fait, c’est la mise en couleurs qui m’est apparu excellente, au tout au long des deux albums, elle retransmet parfaitement l’ambiance du scénario écrit par Corbeyran et Cécil.
Les décors sont très fouillés.
La représentation des personnages semble –à mon avis- inspirée de l’œuvre d’Enki Bilal ; cependant, le trait de Cécil est plus fin que l’auteur de « la trilogie Nicopol ».
La narration m’est apparue très bonne : c’est fluide, c’est sans temps mort, ça s’enchaîne sans incompréhension… bref, c’est pas mal du tout !
Sincèrement, au vu de la situation financière fragile des éditions « les humanoïdes associés », de l’hypothétique parution du dernier tome (à ce jour, cela fait plus de 5 ans que les lecteurs attendent l’ultime album) et tant que « Le réseau Bombyce » ne sera pas « récupérée » par un autre éditeur, je pense que la série est abandonnée.
Dans ce cas-là, malgré un scénario captivant (et original !) et un graphisme excellent, je ne vous conseille pas l’achat de cette série…
Note finale : 2/5 (qui aurait pu être 4/5 si le troisième tome avait paru...)
Je suis en général TRES bon public pour Rumiko Takahashi, mais pas ici. J'ai bien acheté les premiers volumes, j'ai poussé jusqu'au 8, puis j'ai abandonné.
J'ai l'impression de lire une sorte de Ranma 1/2 raté, l'humour en moins, la cruauté gratuite en plus. Il y a quelques bons moments, mais sans plus. 56 volumes au Japon, c'est trop pour moi, déjà que je suis forcé à dépasser le 5ème...
Trop commercial et trop d'assistants (visages trop similaires) ?
Pour ma part, j'aurais préféré que Ranma continue, l'auteure avait encore bien des choses à raconter !
Dommage... Pourtant j'adore ce que fait en général Rumiko Takahashi...
Il y a du bon dans cette BD, mais trop de défauts m'ont rebuté.
Le bon, c'est l'ambiance apocalyptique. Mosdi excelle en ce type de scénario où un sombre et mystérieux danger issu des âges sombres menace de ravager la civilisation. Associé à un graphisme changeant et puissant, le tout instaure une atmosphère glauque et assez dérangeante qui a très bien fonctionné pour moi.
La civilisation Atzlan et ses constructions titanesques, de même que la taille démesurée de l'ancienne cité de Mitclan et les horreurs qui la peuplent, sont tout autant de décors et personnages réussis à mes yeux. Une belle adaptation apocalyptique des civilisations pré-colombiennes.
Cependant, je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture.
D'abord à cause du dessin. Il est trop embrouillé, trop flou. Il abuse de gros plans. Sa mise en page est confuse. Il n'y a jamais moyen d'avoir une bonne vue d'ensemble d'un évènement pour en comprendre toute la situation. Et il change de technique, offrant régulièrement des encrages très épais, à grands coups de pinceaux noirs, créant des images que je n'arrive pas à déchiffrer. C'est probablement fait exprès pour ne pas donner une image trop définie de l'horreur et laisser l'imagination du lecteur travailler pour être encore plus efficace, mais je trouve ça assez laid et surtout cela me gâche mon plaisir de lire une telle BD.
En outre, même si on passe outre le côté difficilement compréhensible de certaines scènes, le scénario est mince. En fait, il pourrait se résumer en une phrase. A tel point que j'ai eu l'impression de voir plusieurs scènes et dialogues redondants.
Et puis l'histoire se termine un peu en queue de poisson, avec en tout cas une conclusion qui ne m'a pas satisfait.
Cette BD me fait penser à Sanctuaire par ses qualités, réussir à instaurer une ambiance d'horreur bien réussie, et ses défauts, un dessin pas clair et souvent difficile à déchiffrer. Cependant, le scénario embrouillé et la conclusion assez vaine du récit m'ont ici déçu.
« Née quelque part » ne m'a pas laissé le souvenir d'une bonne autobiographie. Je l'ai trouvée plutôt ennuyeuse et j'ai été très content lorsque je l'ai terminée. Le sujet de départ pouvait pourtant donner quelque chose de bien mieux que ça.
Le problème c'est que l'auteur est trop pudique, ce qui est pour moi un grand défaut quand on veut faire ce genre d'ouvrage. Elle ne nous montre jamais ou peu ses sentiments et on ne sait pas du tout en quoi consiste son secret de famille. En fin de compte, elle ne fait rien d'autres que se promener en Chine et ça c'est vraiment chiant à la lecture.
L'humour absurde me fait souvent rire, par exemple avec Fred, mais là j'ai trouvé que dans cette série c'était pas drôle du tout ! Il y a quelques bonnes idées éparpillées au fil des tomes, mais, globalement, je me suis ennuyé à la lecture. La seule chose que j'ai aimée est le dessin que je trouve sympathique et agréable à la lecture. Dommage que ça ne soit pas le cas du scénario.
Mister O fait sans aucun doute partie de ces bandes dessinées que l'on lit uniquement pour le scénario. Ici, le style du dessin est enfantin et les cases sont très répétitives. Mais alors quel est l'intérêt de lire cet album ? Ben c'est de rigoler devant les tentatives d'un gros rond pour traverser un ravin.
Or, j'ai à peine souri devant ces gags qui font un peu 'cartoon' (ça me rappelle le pauvre Coyote qui poursuit le Road Runner). Le seul intérêt que j'ai trouvé c'est qu'à force de le voir échouer, j'ai eu de la sympathie pour le bonhomme. C'est vraiment vache ce qui lui arrive à la fin.
Cette histoire de génie, d'artiste fou et de plagiat est tout juste passable. C'est surtout le dessin à la façon Hergé qui dénature totalement l'oeuvre. Ce one-shot a pourtant reçu le Prix RTL de la bande dessinée tout public mais est-ce bien une référence ?
François Schuiten a co-scénarisé "plagiat" avec Benoît Peeters avec qui il va collaborer pour réaliser la fameuse série Les Cités obscures avec le succès qu'on lui connaît.
Je me rends compte après coup que je n'apprécie guère les bd publiées par les Humanoïdes Associés dans les années 80. Etait-ce un courant d'auteurs particulier ? Toujours est-il que soit je trouve que les histoires sont complexes et alambiquées à souhait, soit elles se perdent dans une grande naïveté qui va de pair avec une ligne graphique désuète, ce qui est le cas en l'espèce.
Graphiquement c'est bô (de la belle couleur directe). L'héroïne aussi, ceci dit au passage. Ceci dit (bis repetitas), ça se lit vite, très vite, trop vite. Les personnages sont assez convenus, on s'attend dix pages à l'avance à ce qui va survenir. Mais bon, diront certains, la zhéroïne est si beeelle ! Surtout quand elle passe son temps à dévoiler la moindre parcelle de sa zanatomie. C'est plus que limite racolage... mais bon, pour une fois que ce n'est pas une blonde à gr** s****...
Ah au fait, je vous ai dis comme c'est bô ? Surtout l'héroïne, la brune à gr** s**** ?
Mais quand on commence une histoire, on aimerait lire la suite. Je sais bien que Mourier a eu plus de succès avec ses trolls, idem pour Aleston qui pond série sur série (une au matin, une à midi et une au soir, et même parfois en pleine nuit ou au goûter), mais bon, ça doit bien exister dans un coin un dessinateur qui finirait la chose ? Surtout à notre époque de reprise à tout va.
Ma note est le reflet de cette histoire inachevée, sinon j'aurais mis plus. Faut reconnaître que le dessinateur connait son métier.
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Les Fils de la nuit
Il n'y a vraiment que Soleil pour sortir une "intégrale" des 2 tomes d'une série... abandonnée. Si j'avais acheté cet album et avais découvert le "fin de l'épisode" conclusif, je m'en serais bouffé les... Mais heureusement je ne l'ai qu'emprunté. De toutes façons, le dessin ne m'aurait pas poussé à l'achat. Patrice Garcia est manifestement davantage un illustrateur qu'un dessinateur de BD. Il nous offre dans Les Fils de la nuit quelques beaux paysages urbains futuristes très inspirés de Blade Runner. Son style très teinté des années 80 convient bien à ce genre. Par contre, je n'aime pas ses personnages. Outre le fait que je les trouve laids et sans aucun naturel, ils sont particulièrement difficiles à différencier, ce qui n'arrange rien à la confusion de la narration. Et puis ses couleurs façon aérographe, avec des cases toutes vertes, toutes roses ou encore toutes oranges, ne sont vraiment pas à mon goût. L'histoire est plus ou moins facile à suivre pour le premier tome. Mais elle devient nettement plus embrouillée dans le second tome. Alors déjà que je n'avais pas tellement accroché au départ, le reste m'a passablement ennuyé. C'est une histoire de combats entre des sortes d'anges et de démons, par l'intermédiaire d'humains qu'ils possèdent à loisir. C'est en même temps le récit de rebelles qui se révoltent contre une tyrannie. Rien de bien nouveau sous le soleil de la SF d'action. Mais c'est la confusion du scénario et son incapacité à m'intéresser qui ont donné le coup de grâce. Restent donc quelques illustrations sympathiques mais pas une bonne BD.
Batman - Happy Birthday
Cet album ne vaut que pour les noms d'artistes y ayant participé, car les histoires qu'il contient sont bien décevantes. La première histoire est classique, Batman s'allie avec la fille de Ra's pour le vaincre, Robin et Catwoman sont de la partie. Graphiquement on passe de Sienkiewicz à Kubert, puis à Bolland. Cela rend l'histoire assez difficile à suivre, les styles sont si variés que même les changements de chapitres n'aident pas à rendre les changements cohérents. La deuxième histoire est la plus originale, il s'agit d'une aventure nocturne dans laquelle on trouve un Batman dépité de ne pouvoir être utile à personne. Le pauvre justicier va courir d'une intervention à l'autre pour se faire plus ou moins vertement refouler... C'est amusant, c'est un peu à contre courant mais c'est tout de même loin d'être mémorable. Enfin la dernière histoire oppose Batman à un pilote de biplan, le justicier de Gotham est plus bondissant que jamais et très bavard. Un Batman vieillot pour clore un album qui a très mal vieilli. A moins d'être un complétiste je ne vois pas trop l'intérêt de se procurer un tel album aujourd'hui. JJJ
Le Réseau Bombyce
Objectivement, comment peut-on mettre un avis positif sur une série dont le lecteur attend impatiemment depuis décembre 2002 la parution du dernier tome ? Oui, c’est à cause de ça que je note sévèrement « Le réseau Bombyce ». Même si ce troisième tome sort cette année, je ne peux qu’être déçu par tant d’attente, je trouve que c’est de se moquer des lecteurs que de les faire patienter pendant plus de cinq ans (d’autant plus que les albums ne se lit pas indépendamment les uns des autres) ! Sinon, « le réseau Bombyce » est une bd particulièrement enthousiasmante à lire que ce soit au niveau du scénario que du graphisme. C’est à ma connaissance la seule série qui nous présente une histoire basée sur le « snuff movie ». Ce thème désigne tous films mettant en scène réellement des viols ou homicides violents… Il m’est donc utile de vous préciser que cette bd n’est pas destinée aux plus jeunes lecteurs. Le récit démarre par le quotidien banal de deux voleurs. Un jour, en pénétrant dans une vaste demeure, ces deux cambrioleurs vont se retrouver mêler involontairement à une affaire de « snuff movie ». Dès lors, démasqués, ce duo va devoir user de mille stratagèmes pour échapper à ces salauds… L’histoire est parsemée de flashbacks sur les deux personnages principaux, c’est une initiative intéressante de la part du scénariste car ça nous permet de s’attacher davantage aux héros. J’ai aimé également la situation du récit dans une gigantesque métropole du XIXème siècle (inspirée de Bordeaux, il me semble). J’ai adoré aussi l’ambiance glauque qui se dégage du « réseau Bombyce », il faut vraiment avoir le cœur bien accroché par moments. Cette atmosphère malsaine est d’ailleurs renforcée par le dessin (et surtout la mise en couleurs) de Cécil. Au niveau du graphisme, l’ensemble est assez impressionnant. En fait, c’est la mise en couleurs qui m’est apparu excellente, au tout au long des deux albums, elle retransmet parfaitement l’ambiance du scénario écrit par Corbeyran et Cécil. Les décors sont très fouillés. La représentation des personnages semble –à mon avis- inspirée de l’œuvre d’Enki Bilal ; cependant, le trait de Cécil est plus fin que l’auteur de « la trilogie Nicopol ». La narration m’est apparue très bonne : c’est fluide, c’est sans temps mort, ça s’enchaîne sans incompréhension… bref, c’est pas mal du tout ! Sincèrement, au vu de la situation financière fragile des éditions « les humanoïdes associés », de l’hypothétique parution du dernier tome (à ce jour, cela fait plus de 5 ans que les lecteurs attendent l’ultime album) et tant que « Le réseau Bombyce » ne sera pas « récupérée » par un autre éditeur, je pense que la série est abandonnée. Dans ce cas-là, malgré un scénario captivant (et original !) et un graphisme excellent, je ne vous conseille pas l’achat de cette série… Note finale : 2/5 (qui aurait pu être 4/5 si le troisième tome avait paru...)
Inu yasha
Je suis en général TRES bon public pour Rumiko Takahashi, mais pas ici. J'ai bien acheté les premiers volumes, j'ai poussé jusqu'au 8, puis j'ai abandonné. J'ai l'impression de lire une sorte de Ranma 1/2 raté, l'humour en moins, la cruauté gratuite en plus. Il y a quelques bons moments, mais sans plus. 56 volumes au Japon, c'est trop pour moi, déjà que je suis forcé à dépasser le 5ème... Trop commercial et trop d'assistants (visages trop similaires) ? Pour ma part, j'aurais préféré que Ranma continue, l'auteure avait encore bien des choses à raconter ! Dommage... Pourtant j'adore ce que fait en général Rumiko Takahashi...
Serpenters
Il y a du bon dans cette BD, mais trop de défauts m'ont rebuté. Le bon, c'est l'ambiance apocalyptique. Mosdi excelle en ce type de scénario où un sombre et mystérieux danger issu des âges sombres menace de ravager la civilisation. Associé à un graphisme changeant et puissant, le tout instaure une atmosphère glauque et assez dérangeante qui a très bien fonctionné pour moi. La civilisation Atzlan et ses constructions titanesques, de même que la taille démesurée de l'ancienne cité de Mitclan et les horreurs qui la peuplent, sont tout autant de décors et personnages réussis à mes yeux. Une belle adaptation apocalyptique des civilisations pré-colombiennes. Cependant, je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture. D'abord à cause du dessin. Il est trop embrouillé, trop flou. Il abuse de gros plans. Sa mise en page est confuse. Il n'y a jamais moyen d'avoir une bonne vue d'ensemble d'un évènement pour en comprendre toute la situation. Et il change de technique, offrant régulièrement des encrages très épais, à grands coups de pinceaux noirs, créant des images que je n'arrive pas à déchiffrer. C'est probablement fait exprès pour ne pas donner une image trop définie de l'horreur et laisser l'imagination du lecteur travailler pour être encore plus efficace, mais je trouve ça assez laid et surtout cela me gâche mon plaisir de lire une telle BD. En outre, même si on passe outre le côté difficilement compréhensible de certaines scènes, le scénario est mince. En fait, il pourrait se résumer en une phrase. A tel point que j'ai eu l'impression de voir plusieurs scènes et dialogues redondants. Et puis l'histoire se termine un peu en queue de poisson, avec en tout cas une conclusion qui ne m'a pas satisfait. Cette BD me fait penser à Sanctuaire par ses qualités, réussir à instaurer une ambiance d'horreur bien réussie, et ses défauts, un dessin pas clair et souvent difficile à déchiffrer. Cependant, le scénario embrouillé et la conclusion assez vaine du récit m'ont ici déçu.
Née quelque part
« Née quelque part » ne m'a pas laissé le souvenir d'une bonne autobiographie. Je l'ai trouvée plutôt ennuyeuse et j'ai été très content lorsque je l'ai terminée. Le sujet de départ pouvait pourtant donner quelque chose de bien mieux que ça. Le problème c'est que l'auteur est trop pudique, ce qui est pour moi un grand défaut quand on veut faire ce genre d'ouvrage. Elle ne nous montre jamais ou peu ses sentiments et on ne sait pas du tout en quoi consiste son secret de famille. En fin de compte, elle ne fait rien d'autres que se promener en Chine et ça c'est vraiment chiant à la lecture.
Le Génie des alpages
L'humour absurde me fait souvent rire, par exemple avec Fred, mais là j'ai trouvé que dans cette série c'était pas drôle du tout ! Il y a quelques bonnes idées éparpillées au fil des tomes, mais, globalement, je me suis ennuyé à la lecture. La seule chose que j'ai aimée est le dessin que je trouve sympathique et agréable à la lecture. Dommage que ça ne soit pas le cas du scénario.
Mister O
Mister O fait sans aucun doute partie de ces bandes dessinées que l'on lit uniquement pour le scénario. Ici, le style du dessin est enfantin et les cases sont très répétitives. Mais alors quel est l'intérêt de lire cet album ? Ben c'est de rigoler devant les tentatives d'un gros rond pour traverser un ravin. Or, j'ai à peine souri devant ces gags qui font un peu 'cartoon' (ça me rappelle le pauvre Coyote qui poursuit le Road Runner). Le seul intérêt que j'ai trouvé c'est qu'à force de le voir échouer, j'ai eu de la sympathie pour le bonhomme. C'est vraiment vache ce qui lui arrive à la fin.
Plagiat !
Cette histoire de génie, d'artiste fou et de plagiat est tout juste passable. C'est surtout le dessin à la façon Hergé qui dénature totalement l'oeuvre. Ce one-shot a pourtant reçu le Prix RTL de la bande dessinée tout public mais est-ce bien une référence ? François Schuiten a co-scénarisé "plagiat" avec Benoît Peeters avec qui il va collaborer pour réaliser la fameuse série Les Cités obscures avec le succès qu'on lui connaît. Je me rends compte après coup que je n'apprécie guère les bd publiées par les Humanoïdes Associés dans les années 80. Etait-ce un courant d'auteurs particulier ? Toujours est-il que soit je trouve que les histoires sont complexes et alambiquées à souhait, soit elles se perdent dans une grande naïveté qui va de pair avec une ligne graphique désuète, ce qui est le cas en l'espèce.
Les Feux d'Askell
Graphiquement c'est bô (de la belle couleur directe). L'héroïne aussi, ceci dit au passage. Ceci dit (bis repetitas), ça se lit vite, très vite, trop vite. Les personnages sont assez convenus, on s'attend dix pages à l'avance à ce qui va survenir. Mais bon, diront certains, la zhéroïne est si beeelle ! Surtout quand elle passe son temps à dévoiler la moindre parcelle de sa zanatomie. C'est plus que limite racolage... mais bon, pour une fois que ce n'est pas une blonde à gr** s****... Ah au fait, je vous ai dis comme c'est bô ? Surtout l'héroïne, la brune à gr** s**** ? Mais quand on commence une histoire, on aimerait lire la suite. Je sais bien que Mourier a eu plus de succès avec ses trolls, idem pour Aleston qui pond série sur série (une au matin, une à midi et une au soir, et même parfois en pleine nuit ou au goûter), mais bon, ça doit bien exister dans un coin un dessinateur qui finirait la chose ? Surtout à notre époque de reprise à tout va. Ma note est le reflet de cette histoire inachevée, sinon j'aurais mis plus. Faut reconnaître que le dessinateur connait son métier.