Cette série dérivée de l'oeuvre originale d'Istin et Lambert s’intéresse, comme son nom l’indique, à la recherche d’Excalibur, la fameuse épée...
Je suis tout d'abord séduit par le dessin qui est une pure merveille notamment dans les décors. Le scénario du premier tome paraît très prenant mais dans un style tout à fait conventionnel avec des dialogues écrits avec justesse et intelligence.
Cependant le tome 2 va plonger directement ses idées dans la saga de la trilogie du Seigneur des anneaux (notamment des deux Tours avec la bataille du gouffre d'Helm). On ne peut que regretter ce manque manifeste d'originalité. Il est vrai qu'entre le repompage et l'hommage, il y a une limite à ne pas franchir... :(
Ce n'est pas une série vraiment indispensable mais elle reste tout à fait divertissante dans un registre maintes fois exploité.
Je vais moi aussi aller à l'encontre de la majorité puisque je fais partie de ceux que Watchmen a considérablement ennuyé, et ma seule pensée ce matin, c'est "enfin, c'est fini".
Le scénario est bon même s'il faut s'imaginer en période de guerre froide et j'ai vraiment été intéressé par le début mais franchement ça traine trop en longueur pour moi... c'est trop mou.
De plus, moi qui apprécie de me lier aux personnages, ici, aucun, excepté Rorschach, n'a vraiment retenu mon attention.
Comme d'autres, les épisodes avec Jon m'ont endormi.
Je n'ai pas su trouver de souffle épique dans cette aventure et même la fin m'a paru molle.
Le dessin est très bon et les couleurs ne m'ont pas dérangé plus que ça.
Désolé pour les fans mais je suis obligé de rajouter un avis négatif.
Je serais sans doute l’un des rares à avoir préféré La Graine de Folie à cette seconde série de l’artiste Civiello.
Comme je le craignais en lisant le dernier tome de la graine, le fait d’avoir un scénariste bride le talent de l’artiste, ça reste certes impressionnant mais moins grandiose et moins délirant. De plus, le personnage principal est ici humain et son graphisme est tellement précis que ses visages semblent être des photographies et ça me dérange un peu, ça ne fait plus bandes-dessinées, je préfère largement quand il représente Igguk avec son gros nez et ses tronches hilarantes. Mais tout ça n’irait pas jusqu’à faire chuter la note.
En revanche, j’ai trouvé le scenario incroyablement bateau ; des korrigans qui aident une petite fille sans raison particulière et non sans risque, en gros toutes les décisions capitales des deux côtés sont prises à la va-vite. Les personnages agréablement présentés en début de chaque tome ne sont absolument pas étoffés et meurent pour la plupart en 2 secondes. Bon, et le pompon, c’est quand même la gamine de 10 ans qui ne fait pas du tout son âge et fait preuve d’un courage et d’une présence d’esprit démesurés. Une énorme impression de vide au final.
C ‘est dommage, la graine était peut-être complètement déjanté, mais il y avait derrière ce beau bordel une histoire sombre et surprenante, alors que là derrière de belles images bien structurés il n’y a rien.
Si je ne me trompe, cette BD est la seule pour laquelle Dimitri ait jamais usé d'un décor médiéval. Il a par contre réitéré l'envie de conter des légendes méconnues dans son album au cadre plus antique encore, Le Voyage.
Quoiqu'il en soit, L'Hymne à la forêt nous emmène dans la Saxe profonde à la fin du premier millénaire, dans une immense forêt où les légendes germaniques vont pouvoir prendre forme et vie. Contexte intéressant et qui aurait pu amener quelque chose d'original.
Malheureusement, le résultat n'est pas terrible.
La narration en voix off permanente est assez pénible et souvent inutile. Le texte et la façon dont les choses sont racontées sont assez désuets et sans rythme.
Le scénario semble se borner à une suite de péripéties et de rencontres sans réel fil rouge. Le héros se retrouve successivement dans diverses situations plus ou mois heureuses, mais chacune semble complètement indépendante et on se demande bien l'intérêt de ces divers passages dans son périple. La seule chose que j'ai pu en retirer est un semblant d'ambiance de légendes traditionnelles teutonnes mais rien de vraiment original, marquant ou novateur.
Quant à la fin, elle est décevante. Elle se résumerait ainsi : après bien des péripéties, le héros se métamorphose soudain sans raison logique en un beau guerrier solaire à l'armure magique, il va rencontrer des villageois ignares qui le prennent pour un sorcier et, vexé par leur rejet, il se suicide. Ah... "Tout ça pour ça", ce sont presque les mots de la fin de ce conte sans queue ni tête.
Pas très convainquant donc malgré une bonne volonté de mettre en scène une ambiance de mythes médiévaux germaniques.
Un dessin purement enfantin, des longueurs insupportables, des dialogues qui sonnent creux... Avons-nous là une sucrerie des Editions Soleil tout au plus ?
On glisse de manière inattendue vers le surnaturel sans que l'auteur puisse donner de véritables motivations à son récit. C'est réellement dommage car on sentait tout de même un léger potentiel.
La couverture est plutôt assez réussie de même que les petites bouilles des enfants qui en deviennent attachants. Cependant, l'absence de décors crée un grand vide sidéral. Bref, à la fin de la lecture, on ressent comme une petite déception car il manque incontestablement un supplément d'âme à cette bd.
Ce bouquin a un défaut, énorme.
C'est sa narration. Que Martin Lemelman ait souhaité publié l'histoire qu'a vécue sa mère pendant l'Holocauste est légitime, les témoignages sont toujours bons à prendre. Mais pourquoi avoir choisi de le faire de façon littérale ? Je suis désolé, mais lire trois fois la même information du style "on est allés chercher du bois pendant la nuit" entrecoupés par des "Oy !", je trouve ça léger... La mère de l'auteur n'avait peut-être plus toute sa tête, peut-être aussi que le souvenir de ces années était dur sur le plan émotionnel, ce qui explique cette narration chaotique. Mais rien ne l'empêche d'un peu organiser tout ça. Si l'on prend en comparaison Maus, il y avait un minimum d'organisation.
C'est dommage, parce que le devoir de mémoire a besoin de tels témoignages, mais mieux écrits.
J'ai trouvé ce manga assez moyen après la lecture de 3 tomes.
Ce qui me gêne dans l'histoire, ce sont ces drôles de forteresses volantes. Qu'es- ce que ça vient faire dans un monde médiéval ?
Les scènes de combats ne sont pas assez dynamiques à mon goût.
Mais je pense que l'auteur nous réserve quelques petites surprises, surtout la transformation de son héros. J'espère que ce manga va monter en puissance aux tomes suivants car pour l'instant l'intrigue tient sur le tranchant d'un couteau.
Le sujet aurait pu être intéressant, mais moi, je me suis emmerdé à la lecture. L'histoire n'est pas du tout passionnante et aussi très confuse. Il y a plusieurs moments où j'ai dû relire deux ou trois fois pour comprendre un peu ce qui se passait.
De plus, les personnages sont stéréotypés et pas du tout intéressants. Pour finir, je trouve le dessin moche, mais c'est plutôt parce que ce n'est pas mon style et non parce que le dessinateur n'a pas de talent.
Une fois n'est pas coutume, ShogunMag publie un manga à l'européenne... réalisé par une japonaise. Vairocana est la première publication de Moa Hato et elle est directement destinée à la France. Du coup, contrairement aux autres mangas de ShogunMag, la lecture de celui-ci est en sens japonais et les textes sont traduits du japonais.
Sa couverture et le feuilletage de ses pages m'avait donné envie de l'aimer. Mais cela n'a pas fonctionné.
Le dessin ne présente pas à première vue de défauts majeurs. Il se révèle cependant rapidement assez limité en plus d'être très cliché dans l'univers du manga. Et surtout, sa narration graphique est assez mauvaise. Les scènes d'action sont la plupart du temps incompréhensibles, le dessin devenant brouillon et la mise en page confuse au possible.
Et ce souci de narration graphique affecte la quasi totalité du récit. Est-ce que cela vient uniquement d'un manque de maturité et de technique de l'auteur ? Pas uniquement. En effet, la traduction semble y être pour beaucoup tant il est fréquent que les dialogues ne correspondent pas aux bulles, voir que deux bulles répètent exactement le même texte.
Pire, alors que la lecture est en sens japonais, certains strips semblent avoir été inversés et pas d'autres. Sur une même page, on réalise après réflexion (parce que sans cela, on n'y comprend rien) qu'il faut lire d'abord de droite à gauche, puis gauche à droite, puis re-droite à gauche.
Quant au scénario, il est véritablement cliché. L'histoire du jeune personnage frêle et doux qui est possédé par un horrible démon qui prend le dessus sur lui quand ça arrange le scénariste, j'ai déjà vu cela de trop nombreuses fois. En manga, mes premières pensées vont à Inu yasha ou à Samuraï Deeper Kyo mais j'ai déjà vu cela souvent ailleurs, notamment en jeu de rôles car j'ai constaté (à trois reprises précisément) que c'est le genre de personnages que de jeunes joueuses féminines aiment à incarner.
Alors, au-delà du cliché, je dois dire que j'aime bien les personnages, notamment celui de Tenma qui est à la fois imposant et amusant. J'ai donc lu le récit sans trop de déplaisir. Mais le faible intérêt du scénario et la trop grande immaturité de la narration m'ont empêché de trouver davantage d'intérêt à ce manga.
Je n'ai pour l'instant lu que deux tomes de la série (T1 et T3), mais ça ne m'a malheureusement pas donné envie de continuer. Je reverrais peut être mon avis en lisant d'autre tome.
Je ne critiquerais pas le dessin que je trouve assez bien et respectant bien l'idée que je m'en faisais et l'époque où se déroule les histoires. Le principal souci pour moi, c'est la rapidité : 47 planches, c'est trop peu pour raconter de l'Agatha Christie.
Lorsque j'ai lu le premier tome (Le Secret de Chimneys), j'avoue avoir eu beaucoup de mal à suivre le scénario (je ne connaissais pas ce roman) et j'ai dû de nombreuses fois revenir en arrière pour essayer de comprendre. Les personnages ne sont pas assez développés et l'action est beaucoup trop rapide. C'est dommage pour une œuvre de cette qualité qui aurait mérité mieux.
Pour le troisième tome (Dix Petits Nègres), j'ai moins ressenti le même sentiment car je connais bien ce roman, mais j'ai quand même eu la même impression de scénario allant trop vite sans avoir le temps de fouiller un peu les personnalités.
Je pense que deux ou trois tomes par roman aurait été vraiment nécessaire pour un rendu nettement supérieur à celui-là, surtout pour l'adaptation d'une œuvre aussi connue qu'Agatha Christie qui allait forcément être sous les projecteurs.
Personnellement j'ai eu l'impression d'avoir été floué par une opération commerciale se servant d'un grand nom, ce qui m'a beaucoup déçu.
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Merlin - La Quête de l'épée
Cette série dérivée de l'oeuvre originale d'Istin et Lambert s’intéresse, comme son nom l’indique, à la recherche d’Excalibur, la fameuse épée... Je suis tout d'abord séduit par le dessin qui est une pure merveille notamment dans les décors. Le scénario du premier tome paraît très prenant mais dans un style tout à fait conventionnel avec des dialogues écrits avec justesse et intelligence. Cependant le tome 2 va plonger directement ses idées dans la saga de la trilogie du Seigneur des anneaux (notamment des deux Tours avec la bataille du gouffre d'Helm). On ne peut que regretter ce manque manifeste d'originalité. Il est vrai qu'entre le repompage et l'hommage, il y a une limite à ne pas franchir... :( Ce n'est pas une série vraiment indispensable mais elle reste tout à fait divertissante dans un registre maintes fois exploité.
Watchmen
Je vais moi aussi aller à l'encontre de la majorité puisque je fais partie de ceux que Watchmen a considérablement ennuyé, et ma seule pensée ce matin, c'est "enfin, c'est fini". Le scénario est bon même s'il faut s'imaginer en période de guerre froide et j'ai vraiment été intéressé par le début mais franchement ça traine trop en longueur pour moi... c'est trop mou. De plus, moi qui apprécie de me lier aux personnages, ici, aucun, excepté Rorschach, n'a vraiment retenu mon attention. Comme d'autres, les épisodes avec Jon m'ont endormi. Je n'ai pas su trouver de souffle épique dans cette aventure et même la fin m'a paru molle. Le dessin est très bon et les couleurs ne m'ont pas dérangé plus que ça. Désolé pour les fans mais je suis obligé de rajouter un avis négatif.
Korrigans
Je serais sans doute l’un des rares à avoir préféré La Graine de Folie à cette seconde série de l’artiste Civiello. Comme je le craignais en lisant le dernier tome de la graine, le fait d’avoir un scénariste bride le talent de l’artiste, ça reste certes impressionnant mais moins grandiose et moins délirant. De plus, le personnage principal est ici humain et son graphisme est tellement précis que ses visages semblent être des photographies et ça me dérange un peu, ça ne fait plus bandes-dessinées, je préfère largement quand il représente Igguk avec son gros nez et ses tronches hilarantes. Mais tout ça n’irait pas jusqu’à faire chuter la note. En revanche, j’ai trouvé le scenario incroyablement bateau ; des korrigans qui aident une petite fille sans raison particulière et non sans risque, en gros toutes les décisions capitales des deux côtés sont prises à la va-vite. Les personnages agréablement présentés en début de chaque tome ne sont absolument pas étoffés et meurent pour la plupart en 2 secondes. Bon, et le pompon, c’est quand même la gamine de 10 ans qui ne fait pas du tout son âge et fait preuve d’un courage et d’une présence d’esprit démesurés. Une énorme impression de vide au final. C ‘est dommage, la graine était peut-être complètement déjanté, mais il y avait derrière ce beau bordel une histoire sombre et surprenante, alors que là derrière de belles images bien structurés il n’y a rien.
L'Hymne à la forêt
Si je ne me trompe, cette BD est la seule pour laquelle Dimitri ait jamais usé d'un décor médiéval. Il a par contre réitéré l'envie de conter des légendes méconnues dans son album au cadre plus antique encore, Le Voyage. Quoiqu'il en soit, L'Hymne à la forêt nous emmène dans la Saxe profonde à la fin du premier millénaire, dans une immense forêt où les légendes germaniques vont pouvoir prendre forme et vie. Contexte intéressant et qui aurait pu amener quelque chose d'original. Malheureusement, le résultat n'est pas terrible. La narration en voix off permanente est assez pénible et souvent inutile. Le texte et la façon dont les choses sont racontées sont assez désuets et sans rythme. Le scénario semble se borner à une suite de péripéties et de rencontres sans réel fil rouge. Le héros se retrouve successivement dans diverses situations plus ou mois heureuses, mais chacune semble complètement indépendante et on se demande bien l'intérêt de ces divers passages dans son périple. La seule chose que j'ai pu en retirer est un semblant d'ambiance de légendes traditionnelles teutonnes mais rien de vraiment original, marquant ou novateur. Quant à la fin, elle est décevante. Elle se résumerait ainsi : après bien des péripéties, le héros se métamorphose soudain sans raison logique en un beau guerrier solaire à l'armure magique, il va rencontrer des villageois ignares qui le prennent pour un sorcier et, vexé par leur rejet, il se suicide. Ah... "Tout ça pour ça", ce sont presque les mots de la fin de ce conte sans queue ni tête. Pas très convainquant donc malgré une bonne volonté de mettre en scène une ambiance de mythes médiévaux germaniques.
Edlyn
Un dessin purement enfantin, des longueurs insupportables, des dialogues qui sonnent creux... Avons-nous là une sucrerie des Editions Soleil tout au plus ? On glisse de manière inattendue vers le surnaturel sans que l'auteur puisse donner de véritables motivations à son récit. C'est réellement dommage car on sentait tout de même un léger potentiel. La couverture est plutôt assez réussie de même que les petites bouilles des enfants qui en deviennent attachants. Cependant, l'absence de décors crée un grand vide sidéral. Bref, à la fin de la lecture, on ressent comme une petite déception car il manque incontestablement un supplément d'âme à cette bd.
La Fille de Mendel
Ce bouquin a un défaut, énorme. C'est sa narration. Que Martin Lemelman ait souhaité publié l'histoire qu'a vécue sa mère pendant l'Holocauste est légitime, les témoignages sont toujours bons à prendre. Mais pourquoi avoir choisi de le faire de façon littérale ? Je suis désolé, mais lire trois fois la même information du style "on est allés chercher du bois pendant la nuit" entrecoupés par des "Oy !", je trouve ça léger... La mère de l'auteur n'avait peut-être plus toute sa tête, peut-être aussi que le souvenir de ces années était dur sur le plan émotionnel, ce qui explique cette narration chaotique. Mais rien ne l'empêche d'un peu organiser tout ça. Si l'on prend en comparaison Maus, il y avait un minimum d'organisation. C'est dommage, parce que le devoir de mémoire a besoin de tels témoignages, mais mieux écrits.
Übel Blatt
J'ai trouvé ce manga assez moyen après la lecture de 3 tomes. Ce qui me gêne dans l'histoire, ce sont ces drôles de forteresses volantes. Qu'es- ce que ça vient faire dans un monde médiéval ? Les scènes de combats ne sont pas assez dynamiques à mon goût. Mais je pense que l'auteur nous réserve quelques petites surprises, surtout la transformation de son héros. J'espère que ce manga va monter en puissance aux tomes suivants car pour l'instant l'intrigue tient sur le tranchant d'un couteau.
A l'ombre de la croix
Le sujet aurait pu être intéressant, mais moi, je me suis emmerdé à la lecture. L'histoire n'est pas du tout passionnante et aussi très confuse. Il y a plusieurs moments où j'ai dû relire deux ou trois fois pour comprendre un peu ce qui se passait. De plus, les personnages sont stéréotypés et pas du tout intéressants. Pour finir, je trouve le dessin moche, mais c'est plutôt parce que ce n'est pas mon style et non parce que le dessinateur n'a pas de talent.
Vairocana
Une fois n'est pas coutume, ShogunMag publie un manga à l'européenne... réalisé par une japonaise. Vairocana est la première publication de Moa Hato et elle est directement destinée à la France. Du coup, contrairement aux autres mangas de ShogunMag, la lecture de celui-ci est en sens japonais et les textes sont traduits du japonais. Sa couverture et le feuilletage de ses pages m'avait donné envie de l'aimer. Mais cela n'a pas fonctionné. Le dessin ne présente pas à première vue de défauts majeurs. Il se révèle cependant rapidement assez limité en plus d'être très cliché dans l'univers du manga. Et surtout, sa narration graphique est assez mauvaise. Les scènes d'action sont la plupart du temps incompréhensibles, le dessin devenant brouillon et la mise en page confuse au possible. Et ce souci de narration graphique affecte la quasi totalité du récit. Est-ce que cela vient uniquement d'un manque de maturité et de technique de l'auteur ? Pas uniquement. En effet, la traduction semble y être pour beaucoup tant il est fréquent que les dialogues ne correspondent pas aux bulles, voir que deux bulles répètent exactement le même texte. Pire, alors que la lecture est en sens japonais, certains strips semblent avoir été inversés et pas d'autres. Sur une même page, on réalise après réflexion (parce que sans cela, on n'y comprend rien) qu'il faut lire d'abord de droite à gauche, puis gauche à droite, puis re-droite à gauche. Quant au scénario, il est véritablement cliché. L'histoire du jeune personnage frêle et doux qui est possédé par un horrible démon qui prend le dessus sur lui quand ça arrange le scénariste, j'ai déjà vu cela de trop nombreuses fois. En manga, mes premières pensées vont à Inu yasha ou à Samuraï Deeper Kyo mais j'ai déjà vu cela souvent ailleurs, notamment en jeu de rôles car j'ai constaté (à trois reprises précisément) que c'est le genre de personnages que de jeunes joueuses féminines aiment à incarner. Alors, au-delà du cliché, je dois dire que j'aime bien les personnages, notamment celui de Tenma qui est à la fois imposant et amusant. J'ai donc lu le récit sans trop de déplaisir. Mais le faible intérêt du scénario et la trop grande immaturité de la narration m'ont empêché de trouver davantage d'intérêt à ce manga.
Agatha Christie
Je n'ai pour l'instant lu que deux tomes de la série (T1 et T3), mais ça ne m'a malheureusement pas donné envie de continuer. Je reverrais peut être mon avis en lisant d'autre tome. Je ne critiquerais pas le dessin que je trouve assez bien et respectant bien l'idée que je m'en faisais et l'époque où se déroule les histoires. Le principal souci pour moi, c'est la rapidité : 47 planches, c'est trop peu pour raconter de l'Agatha Christie. Lorsque j'ai lu le premier tome (Le Secret de Chimneys), j'avoue avoir eu beaucoup de mal à suivre le scénario (je ne connaissais pas ce roman) et j'ai dû de nombreuses fois revenir en arrière pour essayer de comprendre. Les personnages ne sont pas assez développés et l'action est beaucoup trop rapide. C'est dommage pour une œuvre de cette qualité qui aurait mérité mieux. Pour le troisième tome (Dix Petits Nègres), j'ai moins ressenti le même sentiment car je connais bien ce roman, mais j'ai quand même eu la même impression de scénario allant trop vite sans avoir le temps de fouiller un peu les personnalités. Je pense que deux ou trois tomes par roman aurait été vraiment nécessaire pour un rendu nettement supérieur à celui-là, surtout pour l'adaptation d'une œuvre aussi connue qu'Agatha Christie qui allait forcément être sous les projecteurs. Personnellement j'ai eu l'impression d'avoir été floué par une opération commerciale se servant d'un grand nom, ce qui m'a beaucoup déçu.