J'ai découvert "Bob Slide" en même temps que Gil Jourdan dans le recueil 4 de l'intégrale des aventures de ce même héros. Ces courts gags présentent les aventures d'un inspecteur de police au temps de la Prohibition aux Etats-Unis.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous sommes bien loin des enquêtes "solides" d'un privé, dur comme on n'en fait plus, comme Gil Jourdan, qui est la grande création de Maurice Tillieux. Vers la fin des années 60, à une époque où les aventures de Gil Jourdan étaient déjà bien entamées, M.Tillieux semble souffler un peu, et "Bob Slide" paraît dans un genre strictement humoristique.
Les gags se rapprochent du registre de l'humour bon enfant, se font parallèlement très premier degré, bien que l'on retrouve quelques jeux de mots qu'affectionnent l'auteur. Rien de très bon là-dedans.
Le dessin lui-même s'adapte au propos, et se relâche, s'arrondit, se "cartoonise" en somme, et l'on serait étonné de voir des similitudes avec le graphisme de la première version d'un des héros de M.Tillieux, qui est Marc Jaguar.
En définitive, pour cette BD sans prétention aucune (pas assez sans doute?), l'impression prédomine que son unique mérite aura été de remplir quelques pages blanches du journal Spirou...
D'ordinaire, je fais plutôt bon accueil aux oeuvres collectives mais là, ça ne me parle pas. Il faut dire que le thème de Mai 68 en lui-même ne m'attire pas, choix politique me direz-vous peut-être mais je m'en fous. Alors en ouvrant cet album, ce que j'espérais, c'était en apprendre un peu plus sur le sujet, ou alors pouvoir ressentir les émotions de l'époque transposées jusqu'au lecteur d'aujourd'hui que je suis. Je n'ai quasiment rien eu de cela.
Beaucoup de récits de cet album font trop dans le convenu, l'habituel "Mai 68 = pavés contre méchants CRS", barricades, tous unis, révolution. Pas d'explication et quasiment rien qui permette de ressentir pour de bon l'émotion d'alors. Trop de caricatures, trop de bien entendus.
Et presque toutes affirment l'amer constat que tous les rêves d'il y a quarante ans n'ont pas porté leurs fruits et que la situation est morose aujourd'hui voire catastrophique. Je ne suis pas d'accord alors ça me broute un peu de le voir déclaré avec tant d'assurance.
Alors parmi les quelques histoires qui ne me parlent pas, celles qui ne m'ont pas fait rire quand elles se voulaient drôles voire celles qui m'ont un peu agacés, il y en a d'autres que j'ai bien aimées, notamment celles de Lidwine, Morvan et Bessadi.
Mais dans l'ensemble, ce n'est pas un collectif qui m'a vraiment plu.
J'ai moins aimé cette BD par rapport au "Dessinateur, la colline et le cosmos", du même dessinateur.
En effet, même si on retrouve le même esprit qui détourne les références, les touille pour les digérer de façon originale, cette fois-ci la construction me semble totalement incontrôlée. Faire de Chrétien de Troyes, principal compilateur (mais aussi fossoyeur) des légendes arthuriennes, le héros d'un récit mettant également en scène ses inspirations et ses personnages, était très original. Mais les deux auteurs semblent perdre de vue en cours de route leur sujet principal, pour le retrouver in extremis par la suite, en une longue métaphore certes osée, mais surtout capillo-tractée.
Original, mais trop brouillon pour être vraiment novateur.
Que dire ?
Bon déjà, je me sens très éloigné de l'esprit bistro et brèves de comptoir. Ce genre de remarque, ce n'est pas la peine d'aller dans un débit de boissons pour l'entendre. Globalement ces vannes ne m'ont pas fait rire. C'est probablement le but recherché, mais je trouve qu'en plus d'être vulgaires (bien que probablement authentiques), elles ne sont pas très recherchées.
Graphiquement Larcenet utilise sa veine "torturée" pour illustrer ces brèves. Un style qui leur colle bien, pour montrer l'aspect "brut" des situations.
Mais je n'ai pas aimé, c'est en gros ce que je pourrais dire.
Pourtant il y avait une couverture qui faisait vraiment très envie...
C'est très bien de vouloir faire une histoire dans les années soixante, maillée dans le thème de la guerre froide (notes de bas de page vraiment au point), mais le dessin n'était pas obligé d'être des années soixante aussi... bon je suis sévère, mais c'est à la hauteur de ma déception.
La couleur, même topo : si je rouvre les premières bd que j'ai lues (il y a 20 ans), la couleur était meilleure.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu le droit à des morceaux de dialogues aussi mièvres, et ça ne me manquait pas.
Le gros point positif, c'est l'histoire : bien vue, bien faite, bien construite mais... pas bien étayée du tout à mon goût.
Je propose : on efface tout et on recommence...
Avec "Diosamante", nous retrouvons effectivement les thèmes favoris de Jodorowky mais dans un autre cadre que la science-fiction : la quête mystique pour enfin renaître de ses cendres.
Le problème est que le personnage central (pour une fois une héroïne) n'a aucune consistance. C'est trop artificiel pour convaincre. L'explication donnée à la fin du premier tome est presque risible.
Comment une reine aussi belle et ténébreuse peut-elle se transformer en mendiante aveugle tout en prônant un discours spirituel et philosophique totalement dénué de sens ?
J'ai bien aimé le dessin de Gal mais beaucoup moins celui de Kordey. On passe de couleurs éteintes au premier tome à une colorisation à outrance dans le second. 10 ans se sont écoulés entre les deux volets et cela se ressent énormément au niveau de l'esprit initial de cette série.
C'est trop tarabiscoté. Ou bien, il faut accepter que ce n'est qu'en se vidant de nous-mêmes et d'accepter les pires humiliations que le désir puisse nous emplir. Des amateurs ? ;)
Une BD qui traite du paranormal sous un aspect totalement inédit: celle de la découverte d'une nouvelle science offrant ainsi des possibilités jusqu'ici inconnu pour l'humanité. L'enjeu est de taille. Il y a des références historiques bien précises qui sonnent vrai.
Notre héros Alister Kayne, pragmatique et sceptique, cherche à démystifier les mystères de ce monde et va s'opposer au fameux auteur de Sherlock Holmes à savoir Sir Conan Doyle. Les deux hommes ont le même objectif mais les politiques d'action sont différentes.
Qu'est ce qui prêche alors ? :?) Ce récit est totalement décousu et le lecteur peut se perdre sur le fil de la compréhension du parcours d'Alister Kayne.
Lecteur en quête de spiritisme, cette BD est faite pour vous. Sinon, on peut toujours la lire pour se faire une idée.
Cela m'arrive rarement mais je l'ai fais. Vendre une bd que je possède. Un acte presque sacrilège ! :(
Ce n'est pas que cette bd soit foncièrement mauvaise sur le fond et la forme mais c'est qu'elle n'apporte plus rien dans un paysage de la bd bien remplie d'histoire et de scénario similaires.
Les personnages sans âmes et stéréotypés qui peuplent cette bd ont eu raison de ma patience. Un premier album de présentation suivi d'un second qui multiplie les rebondissements dans le milieu des diamantaires. Une intrigue très simpliste que souligne un récit sans épaisseur. Une histoire qui finit toujours très bien et des méchants qui disparaissent dans d'atroces souffrances... Bon, je vais arrêter là ! :(
Jusqu'à présent, quand je lisais des critiques qui fustigeaient les éditions Soleil, je ne comprenais pas... Universal War One ou encore Le Fléau des Dieux, plus récemment Sky Doll et le mythique Lanfeust De Troy font pourtant partie de mes lectures favorites.
Ici, la lecture est très agréable et le dessin n'est pas franchement laid mais cette caricature du prince qui sait tout et qui a assez d'argent pour s'acheter une armée, du petit moine magicien et de la guerrière dans son superbe costume noir (et avec le fouet !) m'indiffère totalement.
L'oncle félon massacre toute la famille mais répugne à avoir sur les mains le sang de son neveu, curieux ça et surtout très pratique ! Le neveu oubliera vite sa défunte épouse dans les bras d'une créature charnelle. En guise d'explication, il refuse de penser à sa défunte le jour. Mon Dieu, que c'est cul cul la praline...
La maison "Soleil", on y côtoie le meilleur mais également le pire !!! :(
Quand j'ai emprunté naïvement cette Bd au chiffre démoniaque 666 en 6 tomes, j'ai subi le regard un peu désapprobateur de la bibliothécaire de mon petit village. J'ai pas compris le pourquoi sur le coup.
Ayant entamé la lecture, j'arrive désormais à me faire un avis. C'est pire que basique avec le père Carmody qui tire sur tout ce qui bouge à l'image du soldat moyen.
Par ailleurs, la provocation y est tout à fait gratuite. Bien sûr, on peut dire qu'il ne faut pas la lire au premier degré mais ce n'est pas un argument. Dans Les Feux d'Askell ou plus récemment Les Aigles de Rome, par exemple, les scènes de sexe étaient amenés avec goût dans une mise en scène. Ici, c'est une débâcle d'effets pervers sans aucune justification. La scène du viol de la journaliste par un démon étant le summum d'une crétinerie jamais atteinte jusque là.
Pourtant, je ne donnerai pas la pire note. Est-ce dans un élan de générosité ? La lecture est plaisante, on s'amuse bien. Les dessins des scènes de guerre sont parfois grandioses. Cela détend !
Il manque beaucoup de mesure et d'intelligence à cette série: cela est certain !
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Bob Slide
J'ai découvert "Bob Slide" en même temps que Gil Jourdan dans le recueil 4 de l'intégrale des aventures de ce même héros. Ces courts gags présentent les aventures d'un inspecteur de police au temps de la Prohibition aux Etats-Unis. Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous sommes bien loin des enquêtes "solides" d'un privé, dur comme on n'en fait plus, comme Gil Jourdan, qui est la grande création de Maurice Tillieux. Vers la fin des années 60, à une époque où les aventures de Gil Jourdan étaient déjà bien entamées, M.Tillieux semble souffler un peu, et "Bob Slide" paraît dans un genre strictement humoristique. Les gags se rapprochent du registre de l'humour bon enfant, se font parallèlement très premier degré, bien que l'on retrouve quelques jeux de mots qu'affectionnent l'auteur. Rien de très bon là-dedans. Le dessin lui-même s'adapte au propos, et se relâche, s'arrondit, se "cartoonise" en somme, et l'on serait étonné de voir des similitudes avec le graphisme de la première version d'un des héros de M.Tillieux, qui est Marc Jaguar. En définitive, pour cette BD sans prétention aucune (pas assez sans doute?), l'impression prédomine que son unique mérite aura été de remplir quelques pages blanches du journal Spirou...
Mai 68 - Le pavé de bande dessinée
D'ordinaire, je fais plutôt bon accueil aux oeuvres collectives mais là, ça ne me parle pas. Il faut dire que le thème de Mai 68 en lui-même ne m'attire pas, choix politique me direz-vous peut-être mais je m'en fous. Alors en ouvrant cet album, ce que j'espérais, c'était en apprendre un peu plus sur le sujet, ou alors pouvoir ressentir les émotions de l'époque transposées jusqu'au lecteur d'aujourd'hui que je suis. Je n'ai quasiment rien eu de cela. Beaucoup de récits de cet album font trop dans le convenu, l'habituel "Mai 68 = pavés contre méchants CRS", barricades, tous unis, révolution. Pas d'explication et quasiment rien qui permette de ressentir pour de bon l'émotion d'alors. Trop de caricatures, trop de bien entendus. Et presque toutes affirment l'amer constat que tous les rêves d'il y a quarante ans n'ont pas porté leurs fruits et que la situation est morose aujourd'hui voire catastrophique. Je ne suis pas d'accord alors ça me broute un peu de le voir déclaré avec tant d'assurance. Alors parmi les quelques histoires qui ne me parlent pas, celles qui ne m'ont pas fait rire quand elles se voulaient drôles voire celles qui m'ont un peu agacés, il y en a d'autres que j'ai bien aimées, notamment celles de Lidwine, Morvan et Bessadi. Mais dans l'ensemble, ce n'est pas un collectif qui m'a vraiment plu.
Du Graal plein la bouche
J'ai moins aimé cette BD par rapport au "Dessinateur, la colline et le cosmos", du même dessinateur. En effet, même si on retrouve le même esprit qui détourne les références, les touille pour les digérer de façon originale, cette fois-ci la construction me semble totalement incontrôlée. Faire de Chrétien de Troyes, principal compilateur (mais aussi fossoyeur) des légendes arthuriennes, le héros d'un récit mettant également en scène ses inspirations et ses personnages, était très original. Mais les deux auteurs semblent perdre de vue en cours de route leur sujet principal, pour le retrouver in extremis par la suite, en une longue métaphore certes osée, mais surtout capillo-tractée. Original, mais trop brouillon pour être vraiment novateur.
Chez Francisque
Que dire ? Bon déjà, je me sens très éloigné de l'esprit bistro et brèves de comptoir. Ce genre de remarque, ce n'est pas la peine d'aller dans un débit de boissons pour l'entendre. Globalement ces vannes ne m'ont pas fait rire. C'est probablement le but recherché, mais je trouve qu'en plus d'être vulgaires (bien que probablement authentiques), elles ne sont pas très recherchées. Graphiquement Larcenet utilise sa veine "torturée" pour illustrer ces brèves. Un style qui leur colle bien, pour montrer l'aspect "brut" des situations. Mais je n'ai pas aimé, c'est en gros ce que je pourrais dire.
La Liste 66
Pourtant il y avait une couverture qui faisait vraiment très envie... C'est très bien de vouloir faire une histoire dans les années soixante, maillée dans le thème de la guerre froide (notes de bas de page vraiment au point), mais le dessin n'était pas obligé d'être des années soixante aussi... bon je suis sévère, mais c'est à la hauteur de ma déception. La couleur, même topo : si je rouvre les premières bd que j'ai lues (il y a 20 ans), la couleur était meilleure. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu le droit à des morceaux de dialogues aussi mièvres, et ça ne me manquait pas. Le gros point positif, c'est l'histoire : bien vue, bien faite, bien construite mais... pas bien étayée du tout à mon goût. Je propose : on efface tout et on recommence...
Diosamante
Avec "Diosamante", nous retrouvons effectivement les thèmes favoris de Jodorowky mais dans un autre cadre que la science-fiction : la quête mystique pour enfin renaître de ses cendres. Le problème est que le personnage central (pour une fois une héroïne) n'a aucune consistance. C'est trop artificiel pour convaincre. L'explication donnée à la fin du premier tome est presque risible. Comment une reine aussi belle et ténébreuse peut-elle se transformer en mendiante aveugle tout en prônant un discours spirituel et philosophique totalement dénué de sens ? J'ai bien aimé le dessin de Gal mais beaucoup moins celui de Kordey. On passe de couleurs éteintes au premier tome à une colorisation à outrance dans le second. 10 ans se sont écoulés entre les deux volets et cela se ressent énormément au niveau de l'esprit initial de cette série. C'est trop tarabiscoté. Ou bien, il faut accepter que ce n'est qu'en se vidant de nous-mêmes et d'accepter les pires humiliations que le désir puisse nous emplir. Des amateurs ? ;)
Alister Kayne
Une BD qui traite du paranormal sous un aspect totalement inédit: celle de la découverte d'une nouvelle science offrant ainsi des possibilités jusqu'ici inconnu pour l'humanité. L'enjeu est de taille. Il y a des références historiques bien précises qui sonnent vrai. Notre héros Alister Kayne, pragmatique et sceptique, cherche à démystifier les mystères de ce monde et va s'opposer au fameux auteur de Sherlock Holmes à savoir Sir Conan Doyle. Les deux hommes ont le même objectif mais les politiques d'action sont différentes. Qu'est ce qui prêche alors ? :?) Ce récit est totalement décousu et le lecteur peut se perdre sur le fil de la compréhension du parcours d'Alister Kayne. Lecteur en quête de spiritisme, cette BD est faite pour vous. Sinon, on peut toujours la lire pour se faire une idée.
Les Eternels
Cela m'arrive rarement mais je l'ai fais. Vendre une bd que je possède. Un acte presque sacrilège ! :( Ce n'est pas que cette bd soit foncièrement mauvaise sur le fond et la forme mais c'est qu'elle n'apporte plus rien dans un paysage de la bd bien remplie d'histoire et de scénario similaires. Les personnages sans âmes et stéréotypés qui peuplent cette bd ont eu raison de ma patience. Un premier album de présentation suivi d'un second qui multiplie les rebondissements dans le milieu des diamantaires. Une intrigue très simpliste que souligne un récit sans épaisseur. Une histoire qui finit toujours très bien et des méchants qui disparaissent dans d'atroces souffrances... Bon, je vais arrêter là ! :(
La Cicatrice du souvenir
Jusqu'à présent, quand je lisais des critiques qui fustigeaient les éditions Soleil, je ne comprenais pas... Universal War One ou encore Le Fléau des Dieux, plus récemment Sky Doll et le mythique Lanfeust De Troy font pourtant partie de mes lectures favorites. Ici, la lecture est très agréable et le dessin n'est pas franchement laid mais cette caricature du prince qui sait tout et qui a assez d'argent pour s'acheter une armée, du petit moine magicien et de la guerrière dans son superbe costume noir (et avec le fouet !) m'indiffère totalement. L'oncle félon massacre toute la famille mais répugne à avoir sur les mains le sang de son neveu, curieux ça et surtout très pratique ! Le neveu oubliera vite sa défunte épouse dans les bras d'une créature charnelle. En guise d'explication, il refuse de penser à sa défunte le jour. Mon Dieu, que c'est cul cul la praline... La maison "Soleil", on y côtoie le meilleur mais également le pire !!! :(
666
Quand j'ai emprunté naïvement cette Bd au chiffre démoniaque 666 en 6 tomes, j'ai subi le regard un peu désapprobateur de la bibliothécaire de mon petit village. J'ai pas compris le pourquoi sur le coup. Ayant entamé la lecture, j'arrive désormais à me faire un avis. C'est pire que basique avec le père Carmody qui tire sur tout ce qui bouge à l'image du soldat moyen. Par ailleurs, la provocation y est tout à fait gratuite. Bien sûr, on peut dire qu'il ne faut pas la lire au premier degré mais ce n'est pas un argument. Dans Les Feux d'Askell ou plus récemment Les Aigles de Rome, par exemple, les scènes de sexe étaient amenés avec goût dans une mise en scène. Ici, c'est une débâcle d'effets pervers sans aucune justification. La scène du viol de la journaliste par un démon étant le summum d'une crétinerie jamais atteinte jusque là. Pourtant, je ne donnerai pas la pire note. Est-ce dans un élan de générosité ? La lecture est plaisante, on s'amuse bien. Les dessins des scènes de guerre sont parfois grandioses. Cela détend ! Il manque beaucoup de mesure et d'intelligence à cette série: cela est certain !