Cette bd fait l'éloge de l'absurdité comme un art et visiblement cela passe. Des longs monologues philosophiques à n'en plus finir... Du pseudo-intellectualisme chic bravant la pensée unique.
Il y a certainement matière à interpréter tout ceci comme une vaste parabole contre le pouvoir ou l'individualisme des gens poussés à outrance dans le droit à la propriété. Mais désolé, c'est pas mon truc. Ou plutôt le fait d'utiliser un type chapeau melon qui téléphone à sa mère morte depuis belle lurette avec un téléphone au fil coupé etc... :S Ce style peut convenir... ou pas ce qui est mon cas.
Encore une fois, il y a de la matière intéressante et j'adhère à toutes ces dénonciations du pouvoir et de la justice. Cependant, le kitch des situations ne m'a guère paru convaincant. Au final, une lecture quand même pénible.
Sans trop y accrocher à cause d'une fin ratée, j'avais trouvé Golden City divertissant et présentant un monde futuriste pas inintéressant. Mais "Golden Cup" présente les défauts de Golden City sans les qualités.
Au rayon des défauts, un dessin trop froid. De grands espaces sans trait sont remplis par des couleurs trop informatisées. Cela me donne régulièrement l'impression de personnages évoluant sur des décors vides et artificiels.
Quand à cela s'ajoutent des dessins de filles qui sont toutes en permanence des canons tout droit issus des meilleures agences de mannequins, je trouve ça assez ridicule, postiche.
Quant au scénario, on dirait un mélange de dessins animés. Les Fous du volant (ou encore la saga des films Cannonball si vous vous en souvenez) pour la trame de la course autour du monde de véhicules tous plus différents les uns que les autres, avec pièges et péripéties nouvelles à chaque étape. Et Scoubidou pour les intrigues risibles qui les accompagnent (et j'ai pensé à cette référence avant même l'épisode de "démasquage" à la fin du tome 2). En effet, les ficelles scénaristiques m'ont régulièrement paru aussi grosses que des câbles portuaires. Trop de facilité, trop de coïncidence, trop de "deus ex machina", crédibilité zéro. C'est bien simple, les deux premiers tomes m'ont donné l'impression de lire un mauvais récit du journal de Mickey période italienne, un truc pour amuser les enfants ou les préados où l'auteur ne s'embarrasse pas du vraisemblable ou d'éviter les énormes clichés. Les intrigues prennent un peu plus de complexité, se rapprochant davantage de Golden City à partir du tome 3, mais il reste toujours ce côté "beaux gosses, filles canons, véhicules super cools" immature qui m'agace. Et puis sérieusement, le passage avec la voiture qui se transforme en bateau puis en super sous-marin qui file à 20 noeuds sous les flots, ça me rappelle une BD que j'avais dessinée moi-même quand j'étais en primaire.
Avec des facilités scénaristiques aussi agaçantes et un côté racoleur aussi pénible, j'ai eu du mal à apprécier le côté ne serait-ce que divertissant de cette lecture.
Un poil (de cul ?) en dessous de sa prolifique production habituelle ?
Avec pourtant un retour vers l'humour auquel il nous avait habitué dans Fluide à ses débuts, Larcenet se perd pour une fois dans le (très) gras... Si quelques planches font mouches et nous rappellent effectivement combien la vie en entreprise peut-être rude et parfois sauvage, il dérape pour moi un peu trop vers le vulgaire et perd du coup de son mordant...
Dommage, car le dessin est toujours aussi efficace. Un one-shot donc en dessous de ses autres BD.
Un dessin franco-belge très classique et dynamique hérité du grand Franquin (mais un cran en dessous quand même, faut pas abuser) au service de petites histoires de cour de récré.
Le monde de Cédric se résume à (trop) peu de choses : le grand-père, les parents, le meilleur copain, la petite copine, les profs. Avec ces cinq éléments, Cauvin parvient (fameuse performance) à pondre 90% des gags de la collection. C'est trop, beaucoup trop répétitif. Ce n'est pas mauvais, c'est lassant. Empruntez-en un de temps à autre dans une bibliothèque, vous passerez un moment de lecture sans déplaisir. Empruntez en un autre, vous vous demanderez à tous les coups si vous ne l'avez pas déjà lu.
Quand j'ai commencé à lire cette BD, j'ai plutôt été agréablement surprise. Le dessin m'a vraiment plu, à part certains visages bizarres. Les vues en plongée ou contre-plongée des châteaux et bâtiments divers sont vraiment très réussies. L'histoire, sans vraiment casser des briques, était plutôt plaisante. Je pensais passer un bon moment de lecture, sans plus mais quand même.
Et puis passée la moitié, j'ai trouvé que ça devenait vraiment laborieux. Les dialogues, que je trouvais au début légèrement teintés d'un humour plutôt bienvenu, sont devenus bancales, lourds, soporifiques. Ce qui était subtile est devenu lourd, ce qui était original est devenu convenu, voire cliché. La petite histoire d'amour "impossible" entre une jeune princesse étrange et un jeune et timide guerrier s'est transformée en guimauve indigeste. Ce qui précède la chute est tout bonnement ahurissant.
Dommage, ça commençait bien. Je reste sur un 2/5 pour le dessin mais l'histoire vaut nettement moins.
Il va sans dire que je suis relativement peu intéressée par le T2 de cette série du coup...
Cette histoire intimiste de rencontre sur le thème des jeux de l'amour m'a laissé de glace. C'est froid à l'image du personnage détestable de Louise dans son comportement. Je n'ai rien ressenti. Pas de séduction subtile : tout semble surfait.
Le dessin rachète un peu la note bien qu'il soit classique comme dans toutes les oeuvres de Juillard. Ah qu'il est loin le temps où cet auteur me faisait vibrer sur Les 7 vies de l'épervier !
La suite, "Après la pluie" est une histoire encore plus affligeante ! Une déception de plus ! :(
On n'est pas passé loin d'une bonne BD.
Le dessin demande un peu plus de maturité mais l'on décèle dans le trait une belle technique. Les couleurs sont très agréables et vraiment superbes.
Le récit est dense et parfois décousu. Le début m'a paru laborieux et la fin du récit décevante.
Entre les deux, la lecture fut plaisante avec la quête du docteur Héraclius qui évoluait.
Cette BD d'ambiance pêche au niveau de la narration pas assez fluide à mon goût.
Dommage.
Une histoire de vol de personnalité somme toute assez banale (on a droit à beaucoup de poncifs du genre, et la fin en est un bel exemple) servi par un dessin pas très lisible (pour ne pas dire brouillon).
Pourtant, quand il s'applique à simplifier ses planches, ce dessinateur n'est pas dénué de talent. Je ne sais pas si c'était son premier travail mais Fabrice Le Henanff donne l'impression de débarquer dans le milieu de la bd, et la netteté de ses planches s'en ressent. Son style est plus proche d'un illustrateur d'affiches de cinéma mais ne convient pas à la bd, qui, à mon avis, demande avant tout précision, netteté et efficacité. Autre défaut de cet album : les couleurs, beaucoup trop ternes à mon goût.
Scénario faible + dessin faible + couleurs ternes = faible album. Sans grand intérêt.
Qu'est-ce que je me suis ennuyé à la lecture de ce pavé qui retrace la vie d'un homme qui renonce à ses rêves. Il renonce tout d'abord au dessin pour multiplier les petits métiers (marchands de pierres, brocanteur d'antiquité, réparateur d'appareil photo...). Cette autobiographie est résolument introspective.
Le dessin est totalement épuré ce qui accentue le côté désespérance. C'est clair qu'on a droit à un manga différent de ce qu'on rencontre habituellement. Cependant, je n'y ai pas adhéré, très vite gagné par l'ennui.
En préambule je tiens à dire que je me rends compte que mon interprétation de cette histoire n’est pas forcement la bonne, il est possible qu'elle soit biaisée... dans ma façon de la décoder.
Peut-être ai-je loupé quelque chose ? Mais pour l’instant n’ayant pas lu les avis du dessous qui auraient pu m’éclairer, je me borne à ma propre opinion… Après tout, chacun voit midi à sa porte, et tous les goûts, pour ne pas dire les appréciations, sont dans la nature.
Maintenant les explications :
Le fait qu’une petite fille se retrouve esclave pour pouvoir intégrer une communauté m’est apparu terriblement rétrograde.
Je dirais pour continuer que toute cette population hétéroclite de monstres et d’humains se révèle à quatre-vingt-dix pour cent raciste au plus haut point… C'est là que le bât blesse !
Les dix pour cent restants étant l’homme intégrant toutes les différences mais qui se fait tuer par ceux de sa communauté, car il n’est pas aussi fasciste que les autres. Il paraît même comme un faible par son acceptation de la différence. Les deux autres normaux sont la petite fille innocente et un des monstres.
Je n’y vois aucune dénonciation, je perçois juste une mise en situation et par conséquent il n’y a pour moi qu’un mal-être ambiant. La petite fille trouve même normal d’être aux ordres d’une troupe de personnes la considérant avec mépris et dédain...
Comme s’il n’y avait ni conclusion ni condamnation de ce phénomène à tirer de ce récit. Dommage !
Pas de dénonciation.
Evidemment ceci n’est certainement pas l’idée de base de l’auteur.
Bien sûr il s’agit d’un récit imaginaire sans véritable lien avec notre monde (enfin...), mais je me suis cantonné à y voir que cet élément perturbateur me rappelant trop le monde dans lequel nous vivons. Je n’ai donc pas pu profiter du reste du récit, trop parasité par mon "entêtement" pour en profiter.
Encore une fois je précise qu’il s’agit uniquement de mon ressenti et que cette histoire est pour certains très certainement excellente et qu'il est fort probable que je fasse fausse route.
J’ai même hésité longtemps à poster cet avis me sentant en déséquilibre, mais après tout, c’est ainsi que je vois les choses : une histoire manquant cruellement de Tolérance à mon goût…
J’attends impatiemment la suite pour pouvoir, éventuellement, changer complètement d’avis...
Je conseille tout de même l’achat car mon préjugé doit être considéré comme mineur et je reste persuadé qu’avec le deuxième tome tout s’éclaircira, peut-être pour moi.
Je dois manquer de tolérance envers ce récit… peut être.
Mais en attendant.
(8/20)
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Cette bd fait l'éloge de l'absurdité comme un art et visiblement cela passe. Des longs monologues philosophiques à n'en plus finir... Du pseudo-intellectualisme chic bravant la pensée unique. Il y a certainement matière à interpréter tout ceci comme une vaste parabole contre le pouvoir ou l'individualisme des gens poussés à outrance dans le droit à la propriété. Mais désolé, c'est pas mon truc. Ou plutôt le fait d'utiliser un type chapeau melon qui téléphone à sa mère morte depuis belle lurette avec un téléphone au fil coupé etc... :S Ce style peut convenir... ou pas ce qui est mon cas. Encore une fois, il y a de la matière intéressante et j'adhère à toutes ces dénonciations du pouvoir et de la justice. Cependant, le kitch des situations ne m'a guère paru convaincant. Au final, une lecture quand même pénible.
Golden Cup
Sans trop y accrocher à cause d'une fin ratée, j'avais trouvé Golden City divertissant et présentant un monde futuriste pas inintéressant. Mais "Golden Cup" présente les défauts de Golden City sans les qualités. Au rayon des défauts, un dessin trop froid. De grands espaces sans trait sont remplis par des couleurs trop informatisées. Cela me donne régulièrement l'impression de personnages évoluant sur des décors vides et artificiels. Quand à cela s'ajoutent des dessins de filles qui sont toutes en permanence des canons tout droit issus des meilleures agences de mannequins, je trouve ça assez ridicule, postiche. Quant au scénario, on dirait un mélange de dessins animés. Les Fous du volant (ou encore la saga des films Cannonball si vous vous en souvenez) pour la trame de la course autour du monde de véhicules tous plus différents les uns que les autres, avec pièges et péripéties nouvelles à chaque étape. Et Scoubidou pour les intrigues risibles qui les accompagnent (et j'ai pensé à cette référence avant même l'épisode de "démasquage" à la fin du tome 2). En effet, les ficelles scénaristiques m'ont régulièrement paru aussi grosses que des câbles portuaires. Trop de facilité, trop de coïncidence, trop de "deus ex machina", crédibilité zéro. C'est bien simple, les deux premiers tomes m'ont donné l'impression de lire un mauvais récit du journal de Mickey période italienne, un truc pour amuser les enfants ou les préados où l'auteur ne s'embarrasse pas du vraisemblable ou d'éviter les énormes clichés. Les intrigues prennent un peu plus de complexité, se rapprochant davantage de Golden City à partir du tome 3, mais il reste toujours ce côté "beaux gosses, filles canons, véhicules super cools" immature qui m'agace. Et puis sérieusement, le passage avec la voiture qui se transforme en bateau puis en super sous-marin qui file à 20 noeuds sous les flots, ça me rappelle une BD que j'avais dessinée moi-même quand j'étais en primaire. Avec des facilités scénaristiques aussi agaçantes et un côté racoleur aussi pénible, j'ai eu du mal à apprécier le côté ne serait-ce que divertissant de cette lecture.
Guide de la survie en entreprise
Un poil (de cul ?) en dessous de sa prolifique production habituelle ? Avec pourtant un retour vers l'humour auquel il nous avait habitué dans Fluide à ses débuts, Larcenet se perd pour une fois dans le (très) gras... Si quelques planches font mouches et nous rappellent effectivement combien la vie en entreprise peut-être rude et parfois sauvage, il dérape pour moi un peu trop vers le vulgaire et perd du coup de son mordant... Dommage, car le dessin est toujours aussi efficace. Un one-shot donc en dessous de ses autres BD.
Cédric
Un dessin franco-belge très classique et dynamique hérité du grand Franquin (mais un cran en dessous quand même, faut pas abuser) au service de petites histoires de cour de récré. Le monde de Cédric se résume à (trop) peu de choses : le grand-père, les parents, le meilleur copain, la petite copine, les profs. Avec ces cinq éléments, Cauvin parvient (fameuse performance) à pondre 90% des gags de la collection. C'est trop, beaucoup trop répétitif. Ce n'est pas mauvais, c'est lassant. Empruntez-en un de temps à autre dans une bibliothèque, vous passerez un moment de lecture sans déplaisir. Empruntez en un autre, vous vous demanderez à tous les coups si vous ne l'avez pas déjà lu.
La Forêt
Quand j'ai commencé à lire cette BD, j'ai plutôt été agréablement surprise. Le dessin m'a vraiment plu, à part certains visages bizarres. Les vues en plongée ou contre-plongée des châteaux et bâtiments divers sont vraiment très réussies. L'histoire, sans vraiment casser des briques, était plutôt plaisante. Je pensais passer un bon moment de lecture, sans plus mais quand même. Et puis passée la moitié, j'ai trouvé que ça devenait vraiment laborieux. Les dialogues, que je trouvais au début légèrement teintés d'un humour plutôt bienvenu, sont devenus bancales, lourds, soporifiques. Ce qui était subtile est devenu lourd, ce qui était original est devenu convenu, voire cliché. La petite histoire d'amour "impossible" entre une jeune princesse étrange et un jeune et timide guerrier s'est transformée en guimauve indigeste. Ce qui précède la chute est tout bonnement ahurissant. Dommage, ça commençait bien. Je reste sur un 2/5 pour le dessin mais l'histoire vaut nettement moins. Il va sans dire que je suis relativement peu intéressée par le T2 de cette série du coup...
Le cahier bleu
Cette histoire intimiste de rencontre sur le thème des jeux de l'amour m'a laissé de glace. C'est froid à l'image du personnage détestable de Louise dans son comportement. Je n'ai rien ressenti. Pas de séduction subtile : tout semble surfait. Le dessin rachète un peu la note bien qu'il soit classique comme dans toutes les oeuvres de Juillard. Ah qu'il est loin le temps où cet auteur me faisait vibrer sur Les 7 vies de l'épervier ! La suite, "Après la pluie" est une histoire encore plus affligeante ! Une déception de plus ! :(
Le docteur Héraclius Gloss
On n'est pas passé loin d'une bonne BD. Le dessin demande un peu plus de maturité mais l'on décèle dans le trait une belle technique. Les couleurs sont très agréables et vraiment superbes. Le récit est dense et parfois décousu. Le début m'a paru laborieux et la fin du récit décevante. Entre les deux, la lecture fut plaisante avec la quête du docteur Héraclius qui évoluait. Cette BD d'ambiance pêche au niveau de la narration pas assez fluide à mon goût. Dommage.
Les Caméléons
Une histoire de vol de personnalité somme toute assez banale (on a droit à beaucoup de poncifs du genre, et la fin en est un bel exemple) servi par un dessin pas très lisible (pour ne pas dire brouillon). Pourtant, quand il s'applique à simplifier ses planches, ce dessinateur n'est pas dénué de talent. Je ne sais pas si c'était son premier travail mais Fabrice Le Henanff donne l'impression de débarquer dans le milieu de la bd, et la netteté de ses planches s'en ressent. Son style est plus proche d'un illustrateur d'affiches de cinéma mais ne convient pas à la bd, qui, à mon avis, demande avant tout précision, netteté et efficacité. Autre défaut de cet album : les couleurs, beaucoup trop ternes à mon goût. Scénario faible + dessin faible + couleurs ternes = faible album. Sans grand intérêt.
L'Homme sans talent
Qu'est-ce que je me suis ennuyé à la lecture de ce pavé qui retrace la vie d'un homme qui renonce à ses rêves. Il renonce tout d'abord au dessin pour multiplier les petits métiers (marchands de pierres, brocanteur d'antiquité, réparateur d'appareil photo...). Cette autobiographie est résolument introspective. Le dessin est totalement épuré ce qui accentue le côté désespérance. C'est clair qu'on a droit à un manga différent de ce qu'on rencontre habituellement. Cependant, je n'y ai pas adhéré, très vite gagné par l'ennui.
Caravane
En préambule je tiens à dire que je me rends compte que mon interprétation de cette histoire n’est pas forcement la bonne, il est possible qu'elle soit biaisée... dans ma façon de la décoder. Peut-être ai-je loupé quelque chose ? Mais pour l’instant n’ayant pas lu les avis du dessous qui auraient pu m’éclairer, je me borne à ma propre opinion… Après tout, chacun voit midi à sa porte, et tous les goûts, pour ne pas dire les appréciations, sont dans la nature. Maintenant les explications : Le fait qu’une petite fille se retrouve esclave pour pouvoir intégrer une communauté m’est apparu terriblement rétrograde. Je dirais pour continuer que toute cette population hétéroclite de monstres et d’humains se révèle à quatre-vingt-dix pour cent raciste au plus haut point… C'est là que le bât blesse ! Les dix pour cent restants étant l’homme intégrant toutes les différences mais qui se fait tuer par ceux de sa communauté, car il n’est pas aussi fasciste que les autres. Il paraît même comme un faible par son acceptation de la différence. Les deux autres normaux sont la petite fille innocente et un des monstres. Je n’y vois aucune dénonciation, je perçois juste une mise en situation et par conséquent il n’y a pour moi qu’un mal-être ambiant. La petite fille trouve même normal d’être aux ordres d’une troupe de personnes la considérant avec mépris et dédain... Comme s’il n’y avait ni conclusion ni condamnation de ce phénomène à tirer de ce récit. Dommage ! Pas de dénonciation. Evidemment ceci n’est certainement pas l’idée de base de l’auteur. Bien sûr il s’agit d’un récit imaginaire sans véritable lien avec notre monde (enfin...), mais je me suis cantonné à y voir que cet élément perturbateur me rappelant trop le monde dans lequel nous vivons. Je n’ai donc pas pu profiter du reste du récit, trop parasité par mon "entêtement" pour en profiter. Encore une fois je précise qu’il s’agit uniquement de mon ressenti et que cette histoire est pour certains très certainement excellente et qu'il est fort probable que je fasse fausse route. J’ai même hésité longtemps à poster cet avis me sentant en déséquilibre, mais après tout, c’est ainsi que je vois les choses : une histoire manquant cruellement de Tolérance à mon goût… J’attends impatiemment la suite pour pouvoir, éventuellement, changer complètement d’avis... Je conseille tout de même l’achat car mon préjugé doit être considéré comme mineur et je reste persuadé qu’avec le deuxième tome tout s’éclaircira, peut-être pour moi. Je dois manquer de tolérance envers ce récit… peut être. Mais en attendant. (8/20)