Tout d'abord concernant le dessin : Les couleurs sont froides, voire quasiment glacées ; Les décors sont dépouillés pour ne pas dire presque inexistants, du coup on a du mal à remonter le temps et à prendre cette histoire au sérieux ; Les visages sont meilleurs mais loin de remonter le niveau.
Le plus gros défaut à mon goût réside dans le déroulement de l'histoire, soit elle est traitée du point de vue de la police, soit de celui du tueur, mais le mélange des deux - comme c'est ici le cas - donne une impression de fouillis où rien n'est approfondi. On y voit un type tuer des gens et ce n'est ni impressionnant ni gore, l'avertissement en début d'album n'est pas justifié, comme si avec ces quelques mots on avait voulu donner du poids et du sérieux à la bd.
D'un autre côté, des flics discutaillent de l'enquête de façon très superficielle, sans jamais rentrer dans les détails. De plus la peur des gens ne transparaît pas non plus. Quant à la fin elle m'a surprise, même si c'est une histoire vraie je la trouve frustrante, d'autant plus qu'elle n'est pas bien menée et que la psychologie des personnages est quasiment nulle. C'est un condensé de résumé, un récit ramené à son minimum.
Certains passages sont moralisateurs et pédagogues au possible, tuer c'est pas bien… ! Oui, m'sieur. La scène sur l'assassinat de Kennedy est trop longue, elle prend trop de place par rapport à l'enquête, déjà très légère. L'histoire du voyant aussi, même si c'est réellement arrivé, ce n'est qu'un détail, encore une fois trop développé.
Globalement ça se laisse lire, surtout si on est fan de ce genre de récits - ce qui est mon cas et qui justifie mes deux très indulgentes étoiles - mais avec cette désagréable impression d'une histoire traitée à la va-vite, comme si les auteurs avaient hâte d'en finir.
Babiole et Zou est une des séries mineures de Greg.
Les aventures journalistico-policières du duo ne sont certainement pas désagréables à lire, mais elles sont loin d’être passionnantes. De plus, Babiole est une héroïne très typée jeune femme libérée des années ’60. Par conséquent, elle présente un côté féministe militante, sûre d’elle et arrogante, qui me gonfle quelque peu. Et comme Zou a plutôt tendance à s’écraser devant elle, les duels de ce duo trop disproportionné ne fonctionnent que moyennement bien.
Au niveau graphique, le trait de Greg est semblable à celui qu’il employait sur la série de Achille Talon. Nous sommes donc en terrain connu. La qualité est au rendez-vous (pour les amateurs de la grande époque du style franco-belge humoristique).
Honnête, mais vraiment trop anecdotique, cette série me fait penser à toutes celles qui remplissaient les pages des magazines de l’époque : des œuvres correctes, qui garantissaient un nombre de page conséquent, mais qui demeuraient dans l’ombre des véritables têtes de file de ces magazines. Sans doute a t'elle été créée dans l'espoir d'attirer un certains lectorat féminin. Ne me sentant pas concerné, je ne pourrai que paraphraser Achille Talon en concluant par un simple ...
... bof ...
Le "pitch" de cette nouvelle série avait de quoi intriguer... Un cadavre qui vient contredire des choses que l'on pensait gravées dans le marbre, des personnes qui complotent dans l'ombre... Et puis le dessinateur de Rahan, qui après Ly-Noock et Le Sacre de l'homme essaie de confirmer son retour dans la bande dessinée mainstream...
Le résultat est mitigé. Le scénariste, Consul à Los Angeles, a pour ambition de tracer un portrait des Etats-Unis d'aujourd'hui, avec ses antagonismes raciaux, sa déchéance sociale et culturelle, mais aussi les traditions qui perdurent parfois. Le tout est malheureusement caractérisé par le cliché. Les pauvres blancs sont cons, les pouvoirs économiques, religieux et politiques sont liés dans un vaste plan de manipulation de la population... Le tout est présenté dans un découpage assez déconcertant, avec des "sauts" narratifs mal agencés. On se croirait dans un épisode de X-Files, mais avec une intrigue écrite par les machinistes, avec tout le respect que j'ai pour ce métier. Ca m'a vite agacé.
Pour mettre cette soupe en images, Bamboo a fait appel à André Chéret, qui a créé l'immortel Rahan il y a 40 ans. Celui-ci, après un "trou" artistique dans les années 1990, essaie de confirmer son retour dans la BD grand public. Son trait reste reconnaissable, même si je le trouve moins nerveux qu'à l'époque du Fils des âges farouches. Sa mise en couleurs est un peu étrange, un rien délavée. Il gagnerait en épurant un peu ses cases, qui sont parfois un peu fouillis. Pour le reste, ce n'est pas désagréable.
En bref, une série qui a un sujet intéressant, mais une mise en route mal pensée. Espérons que la suite redressera la barre.
Note 2,5.
J'ai d'abord été attirée par la couverture et le titre qui m'avaient l'air tous les deux bien déjantés, et c'est le cas, mais c'est limite trop déjanté. L'auteur s'adresse souvent à nous lecteurs et a basé son histoire sur un manque d'information. Il nous jette dans son histoire sans nous dire qui sont ses personnages, sauf la fille qui est supposée être dieu, mais là encore est-ce vraiment ça ? A un moment il nous interpelle en nous disant que nous n'avons certainement rien compris à son histoire, dans le principe c'est assez bon et tout est fait pour nous accrocher, mais je ne suis pas le bon poisson et l'appât ne m'a pas plu. Ajouté à cela une petite vingtaine de pages en langage sms raviront certains lecteurs habitués du genre, de mon côté au bout de six pages j'ai préféré sauter ce passage qui pour moi s'était transformé en véritable torture mentale. Je dirais que cette bd s'adresse plus à un public d'ados, non pas à cause de ma dernière remarque, non, c'est dans son ensemble, dessin, langage, histoire.
Le dessin est coloré et dynamique, peut-être un peu trop aussi de ce côté-là, certaines cases sont parfois un peu difficiles à déchiffrer, mais dans l'ensemble c'est très agréable à regarder. Je lirai tout de même la suite si elle me tombe dans les mains, juste par curiosité, pour savoir où veut en venir l'auteur.
Pourquoi cet album s’appelle t’il « Quatre doigts » ? Je n’ai à ce jour toujours pas trouvé la réponse à cette question.
Naïvement, au vu du titre et connaissant d’autres œuvres de Manara, j’avais espéré un récit à l’érotisme torride non dépourvu de séquences audacieuses d’onanisme féminin. Mais rien de cela ici.
« Quatre doigts » nous invite à une balade dans l’Ouest américain, prétexte à une galerie de personnages hétéroclites. Pas de véritable intrigue dans cet album, mais Manara nous propose, sur un mode badin, une suite de péripéties très anecdotiques qui lui permettent, avant tout, de développer ses personnages. Ceux-ci sont souvent amusants à défaut d’être réellement captivants.
Le dessin de l’artiste est toujours élégant, mais n’atteint pas le niveau de ses meilleures productions.
En résumé : sans être mauvais, cet album est totalement dispensable et seuls les grands fans de l’artistes trouveront (à mon avis) l’achat du présent objet justifié.
Bien que clairement destiné à un (très) jeune public, je doute que celui-ci assimile le jeu de mot du titre. Il est question d’une petite souris qui doit accomplir une (périlleuse) mission la nuit tombée . . .
C’est un album sympa composé d’une succession de vignettes muettes mises en images par l’éclectique et talentueux Arnaud Quéré. Un grief cependant : si le thème développé est bien adapté aux petits bouts, il est un peu trop tiré en longueur. Bref, un joli petit récit qui aurait gagné en intensité s’il avait été développé sur moins de pages. Reste les beaux dessins d’Arnaud Quéré très colorés.
J’ai peut-être la dent dure, mais je trouve que la collection "les petits chats carrés" recèle des titres plus originaux.
A noter que je n’ai volontairement pas inséré de planche dans la galerie car la seule de trouvée (sur bdnet) dévoile la chute de l’histoire.
Quand la science-fiction rencontre le fantastique. Et la mécanique, la magie...quand la splendeur du dessin se marie au chatoiement des couleurs, on se retrouve face à une bande dessinée à la fois merveilleuse et captivante. Une lecture qui coule, au fil des pages...
Une rivière, faite de glace et de feu, dans laquelle on aimerait pouvoir encore se baigner un peu...
Hélas, mille fois hélas, le troisième et dernier tome de la série est repris par un autre dessinateur, et là, le charme n'opère plus du tout : plus rien de cette ambiance magique, tout devient beaucoup plus plat, y compris la fin de l'histoire, bien plate, elle aussi.
Bref, départ flamboyant, final cauchemardesque : une grosse déception.
Léonard, une oeuvre que je connais depuis mes toutes premières lectures dans Pif Gadget, c'est dire !
C'est toujours aussi sympa à lire, cette oeuvre n'a aucune autre prétention que de faire passer quelques bons petits moments aux toilettes (ne riez pas je ne suis pas un cas isolé ! :) ), sous la couette ou sur une terrasse au soleil !
Découpé en petites histoires d'une page à une dizaine de façon très variable, on vient souvent à sourire mais l'effet de répétition ne prend plus car l'innovation des scénarios de De Groot est aussi efficace que la politique de relance de notre président...
A savoir qu'on peut très rapidement faire le canevas des idées de ce duo :
Etape Une : il faut réveiller le disciple et ce, de toutes les façons possibles inimaginables
Etape Deux : le génie a une idée (au hasard, n'importe quel objet anachronique ou usuel)
Etape Trois : On conçoit l'idée et le disciple se blesse
Etape Quatre : On trouve une conclusion ou une chute censée être drôle...
Et voilà ce que nous assènent depuis presque 40 ans nos deux auteurs qui ont su parfaitement tirer sur la ficelle jusqu'à la corde et même au delà.
Ce qui me faisait rire au départ m'irrite un peu plus à chaque nouvel album dont j'ai eu la sublime idée de m'arrêter au tome 36 (soit bien trop tard je vous l'accorde mais j'ai le "cerf volant" :) ).
Là où c'est encore plus dérangeant c'est de passer d'une très bonne idée comme d'utiliser le chat et la souris, personnages secondaires succulents et muets rappelant la bonne époque des slapsticks du cinéma muet à de sombres caricatures parlantes et désagréables comme prévisibles au possible (et dire que c'est la seule évolution de la série en autant d'années !) MAIS le pire c'est que l'on a la sensation que les gags se répètent !
Je n'ai ni le temps ni l'envie de m'y replonger pour en trouver des exemples mais je suis parfaitement certain que les auteurs profitent de la maladie d'Alzheimer de leurs lecteurs pour proposer ce qu'ils avaient déjà fait auparavant et là la méthode est simplement honteuse ! :(
(ou alors légèrement changer un facteur de l'histoire pour en recréer une nouvelle !)
Autant dire que si ces deux là trouvent un élixir de jeunesse ou d'immortalité que leur créature de papier pourrait inventer, on n'a pas fini de lire du léonard à tous les étages ! :(
Et pourtant Léonard aurait du leur créer une potion d'inspiration depuis tout ce temps, ça leur aurait été surement plus profitable et à nous également !
A noter que le meilleur album est de très loin le tome 10 : La Guerre des Génies est le seul digne de partager votre bibliothèque car c'est non seulement une histoire complète et drôle mais également une rivalité entre Léonard et un autre génie du village qu'on ne reverra hélas jamais plus....
A part ça rendez-vous dans 30 nouveaux tomes histoire de lire comme Papy Turk dessine et comme Bob de Groot va nous "surprendre" ! :)
Léonard était surement un génie mais pas Turk et de Groot !
Cet album est une curiosité où on retrouve un Bercovici bien loin de ses Femmes en blanc. On le sent alors plus inspiré avec son trait brouillon qui fourmille de détails, contrairement à son trait actuel plus consensuel et aseptisé.
L’histoire en elle-même n’est pas transcendante et satisfera le lecteur peu exigeant qui désire passer un petit moment de détente sans prise de tête. On y retrouve un petit air de ressemblance avec certaines aventures d’ Achille Talon. L’esprit y est en effet un peu semblable (jeux de mots bidons, ...), la qualité en moins. Le récit se suit sans ennui mais se résume à une course-poursuite. Quelques explications supplémentaires auraient été les bienvenues. Qui a envoyé Tristar chez le professeur Duralex ? Pourquoi le professeur a-t-il été enlevé ? Mais, finalement, cela n’a pas vraiment d’importance . . .
Détail amusant, les aventures de Testar le robot ont été initialement publiées dans le magasine "Gomme" et dessinées par Monzon puis entièrement redessinées par Bercovici pour la présente édition.
Cette bd ne m'a pas captivé. Il faut dire que raconter l'histoire de Champlain en seulement 38 pages n'étaient pas chose facile. Deux ou trois tomes auraient été mieux. On voit donc la vie de Champlain en accéléré et rien n'est réellement développé. Par exemple, la guerre entre les Iroquois et les Algonquin n'est pas vraiment expliquée et ça ne dure que 5 pages. Les explorations de Champlain ne sont pas très détaillées non plus. En gros, il se promène dans la Nouvelle-France.
Bref, si vous voulez découvrir l'histoire de la Nouvelle-France, cette bd n'est pas le meilleur moyen. Je me demande comment les auteurs ont pu croire qu'ils auraient pu tout raconter en si peu de pages. Je ne comprends pas non plus ce que venait faire la Gougou dans cette histoire.
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L'Etrangleur de Boston
Tout d'abord concernant le dessin : Les couleurs sont froides, voire quasiment glacées ; Les décors sont dépouillés pour ne pas dire presque inexistants, du coup on a du mal à remonter le temps et à prendre cette histoire au sérieux ; Les visages sont meilleurs mais loin de remonter le niveau. Le plus gros défaut à mon goût réside dans le déroulement de l'histoire, soit elle est traitée du point de vue de la police, soit de celui du tueur, mais le mélange des deux - comme c'est ici le cas - donne une impression de fouillis où rien n'est approfondi. On y voit un type tuer des gens et ce n'est ni impressionnant ni gore, l'avertissement en début d'album n'est pas justifié, comme si avec ces quelques mots on avait voulu donner du poids et du sérieux à la bd. D'un autre côté, des flics discutaillent de l'enquête de façon très superficielle, sans jamais rentrer dans les détails. De plus la peur des gens ne transparaît pas non plus. Quant à la fin elle m'a surprise, même si c'est une histoire vraie je la trouve frustrante, d'autant plus qu'elle n'est pas bien menée et que la psychologie des personnages est quasiment nulle. C'est un condensé de résumé, un récit ramené à son minimum. Certains passages sont moralisateurs et pédagogues au possible, tuer c'est pas bien… ! Oui, m'sieur. La scène sur l'assassinat de Kennedy est trop longue, elle prend trop de place par rapport à l'enquête, déjà très légère. L'histoire du voyant aussi, même si c'est réellement arrivé, ce n'est qu'un détail, encore une fois trop développé. Globalement ça se laisse lire, surtout si on est fan de ce genre de récits - ce qui est mon cas et qui justifie mes deux très indulgentes étoiles - mais avec cette désagréable impression d'une histoire traitée à la va-vite, comme si les auteurs avaient hâte d'en finir.
Babiole et Zou
Babiole et Zou est une des séries mineures de Greg. Les aventures journalistico-policières du duo ne sont certainement pas désagréables à lire, mais elles sont loin d’être passionnantes. De plus, Babiole est une héroïne très typée jeune femme libérée des années ’60. Par conséquent, elle présente un côté féministe militante, sûre d’elle et arrogante, qui me gonfle quelque peu. Et comme Zou a plutôt tendance à s’écraser devant elle, les duels de ce duo trop disproportionné ne fonctionnent que moyennement bien. Au niveau graphique, le trait de Greg est semblable à celui qu’il employait sur la série de Achille Talon. Nous sommes donc en terrain connu. La qualité est au rendez-vous (pour les amateurs de la grande époque du style franco-belge humoristique). Honnête, mais vraiment trop anecdotique, cette série me fait penser à toutes celles qui remplissaient les pages des magazines de l’époque : des œuvres correctes, qui garantissaient un nombre de page conséquent, mais qui demeuraient dans l’ombre des véritables têtes de file de ces magazines. Sans doute a t'elle été créée dans l'espoir d'attirer un certains lectorat féminin. Ne me sentant pas concerné, je ne pourrai que paraphraser Achille Talon en concluant par un simple ... ... bof ...
L'Ancêtre (Le Dernier des Mohegans)
Le "pitch" de cette nouvelle série avait de quoi intriguer... Un cadavre qui vient contredire des choses que l'on pensait gravées dans le marbre, des personnes qui complotent dans l'ombre... Et puis le dessinateur de Rahan, qui après Ly-Noock et Le Sacre de l'homme essaie de confirmer son retour dans la bande dessinée mainstream... Le résultat est mitigé. Le scénariste, Consul à Los Angeles, a pour ambition de tracer un portrait des Etats-Unis d'aujourd'hui, avec ses antagonismes raciaux, sa déchéance sociale et culturelle, mais aussi les traditions qui perdurent parfois. Le tout est malheureusement caractérisé par le cliché. Les pauvres blancs sont cons, les pouvoirs économiques, religieux et politiques sont liés dans un vaste plan de manipulation de la population... Le tout est présenté dans un découpage assez déconcertant, avec des "sauts" narratifs mal agencés. On se croirait dans un épisode de X-Files, mais avec une intrigue écrite par les machinistes, avec tout le respect que j'ai pour ce métier. Ca m'a vite agacé. Pour mettre cette soupe en images, Bamboo a fait appel à André Chéret, qui a créé l'immortel Rahan il y a 40 ans. Celui-ci, après un "trou" artistique dans les années 1990, essaie de confirmer son retour dans la BD grand public. Son trait reste reconnaissable, même si je le trouve moins nerveux qu'à l'époque du Fils des âges farouches. Sa mise en couleurs est un peu étrange, un rien délavée. Il gagnerait en épurant un peu ses cases, qui sont parfois un peu fouillis. Pour le reste, ce n'est pas désagréable. En bref, une série qui a un sujet intéressant, mais une mise en route mal pensée. Espérons que la suite redressera la barre.
Dieux a les boules !
Note 2,5. J'ai d'abord été attirée par la couverture et le titre qui m'avaient l'air tous les deux bien déjantés, et c'est le cas, mais c'est limite trop déjanté. L'auteur s'adresse souvent à nous lecteurs et a basé son histoire sur un manque d'information. Il nous jette dans son histoire sans nous dire qui sont ses personnages, sauf la fille qui est supposée être dieu, mais là encore est-ce vraiment ça ? A un moment il nous interpelle en nous disant que nous n'avons certainement rien compris à son histoire, dans le principe c'est assez bon et tout est fait pour nous accrocher, mais je ne suis pas le bon poisson et l'appât ne m'a pas plu. Ajouté à cela une petite vingtaine de pages en langage sms raviront certains lecteurs habitués du genre, de mon côté au bout de six pages j'ai préféré sauter ce passage qui pour moi s'était transformé en véritable torture mentale. Je dirais que cette bd s'adresse plus à un public d'ados, non pas à cause de ma dernière remarque, non, c'est dans son ensemble, dessin, langage, histoire. Le dessin est coloré et dynamique, peut-être un peu trop aussi de ce côté-là, certaines cases sont parfois un peu difficiles à déchiffrer, mais dans l'ensemble c'est très agréable à regarder. Je lirai tout de même la suite si elle me tombe dans les mains, juste par curiosité, pour savoir où veut en venir l'auteur.
Quatre doigts - L'Homme de papier
Pourquoi cet album s’appelle t’il « Quatre doigts » ? Je n’ai à ce jour toujours pas trouvé la réponse à cette question. Naïvement, au vu du titre et connaissant d’autres œuvres de Manara, j’avais espéré un récit à l’érotisme torride non dépourvu de séquences audacieuses d’onanisme féminin. Mais rien de cela ici. « Quatre doigts » nous invite à une balade dans l’Ouest américain, prétexte à une galerie de personnages hétéroclites. Pas de véritable intrigue dans cet album, mais Manara nous propose, sur un mode badin, une suite de péripéties très anecdotiques qui lui permettent, avant tout, de développer ses personnages. Ceux-ci sont souvent amusants à défaut d’être réellement captivants. Le dessin de l’artiste est toujours élégant, mais n’atteint pas le niveau de ses meilleures productions. En résumé : sans être mauvais, cet album est totalement dispensable et seuls les grands fans de l’artistes trouveront (à mon avis) l’achat du présent objet justifié.
Mulot Mulot 7
Bien que clairement destiné à un (très) jeune public, je doute que celui-ci assimile le jeu de mot du titre. Il est question d’une petite souris qui doit accomplir une (périlleuse) mission la nuit tombée . . . C’est un album sympa composé d’une succession de vignettes muettes mises en images par l’éclectique et talentueux Arnaud Quéré. Un grief cependant : si le thème développé est bien adapté aux petits bouts, il est un peu trop tiré en longueur. Bref, un joli petit récit qui aurait gagné en intensité s’il avait été développé sur moins de pages. Reste les beaux dessins d’Arnaud Quéré très colorés. J’ai peut-être la dent dure, mais je trouve que la collection "les petits chats carrés" recèle des titres plus originaux. A noter que je n’ai volontairement pas inséré de planche dans la galerie car la seule de trouvée (sur bdnet) dévoile la chute de l’histoire.
Fée et tendres Automates
Quand la science-fiction rencontre le fantastique. Et la mécanique, la magie...quand la splendeur du dessin se marie au chatoiement des couleurs, on se retrouve face à une bande dessinée à la fois merveilleuse et captivante. Une lecture qui coule, au fil des pages... Une rivière, faite de glace et de feu, dans laquelle on aimerait pouvoir encore se baigner un peu... Hélas, mille fois hélas, le troisième et dernier tome de la série est repris par un autre dessinateur, et là, le charme n'opère plus du tout : plus rien de cette ambiance magique, tout devient beaucoup plus plat, y compris la fin de l'histoire, bien plate, elle aussi. Bref, départ flamboyant, final cauchemardesque : une grosse déception.
Léonard
Léonard, une oeuvre que je connais depuis mes toutes premières lectures dans Pif Gadget, c'est dire ! C'est toujours aussi sympa à lire, cette oeuvre n'a aucune autre prétention que de faire passer quelques bons petits moments aux toilettes (ne riez pas je ne suis pas un cas isolé ! :) ), sous la couette ou sur une terrasse au soleil ! Découpé en petites histoires d'une page à une dizaine de façon très variable, on vient souvent à sourire mais l'effet de répétition ne prend plus car l'innovation des scénarios de De Groot est aussi efficace que la politique de relance de notre président... A savoir qu'on peut très rapidement faire le canevas des idées de ce duo : Etape Une : il faut réveiller le disciple et ce, de toutes les façons possibles inimaginables Etape Deux : le génie a une idée (au hasard, n'importe quel objet anachronique ou usuel) Etape Trois : On conçoit l'idée et le disciple se blesse Etape Quatre : On trouve une conclusion ou une chute censée être drôle... Et voilà ce que nous assènent depuis presque 40 ans nos deux auteurs qui ont su parfaitement tirer sur la ficelle jusqu'à la corde et même au delà. Ce qui me faisait rire au départ m'irrite un peu plus à chaque nouvel album dont j'ai eu la sublime idée de m'arrêter au tome 36 (soit bien trop tard je vous l'accorde mais j'ai le "cerf volant" :) ). Là où c'est encore plus dérangeant c'est de passer d'une très bonne idée comme d'utiliser le chat et la souris, personnages secondaires succulents et muets rappelant la bonne époque des slapsticks du cinéma muet à de sombres caricatures parlantes et désagréables comme prévisibles au possible (et dire que c'est la seule évolution de la série en autant d'années !) MAIS le pire c'est que l'on a la sensation que les gags se répètent ! Je n'ai ni le temps ni l'envie de m'y replonger pour en trouver des exemples mais je suis parfaitement certain que les auteurs profitent de la maladie d'Alzheimer de leurs lecteurs pour proposer ce qu'ils avaient déjà fait auparavant et là la méthode est simplement honteuse ! :( (ou alors légèrement changer un facteur de l'histoire pour en recréer une nouvelle !) Autant dire que si ces deux là trouvent un élixir de jeunesse ou d'immortalité que leur créature de papier pourrait inventer, on n'a pas fini de lire du léonard à tous les étages ! :( Et pourtant Léonard aurait du leur créer une potion d'inspiration depuis tout ce temps, ça leur aurait été surement plus profitable et à nous également ! A noter que le meilleur album est de très loin le tome 10 : La Guerre des Génies est le seul digne de partager votre bibliothèque car c'est non seulement une histoire complète et drôle mais également une rivalité entre Léonard et un autre génie du village qu'on ne reverra hélas jamais plus.... A part ça rendez-vous dans 30 nouveaux tomes histoire de lire comme Papy Turk dessine et comme Bob de Groot va nous "surprendre" ! :) Léonard était surement un génie mais pas Turk et de Groot !
Testar le robot
Cet album est une curiosité où on retrouve un Bercovici bien loin de ses Femmes en blanc. On le sent alors plus inspiré avec son trait brouillon qui fourmille de détails, contrairement à son trait actuel plus consensuel et aseptisé. L’histoire en elle-même n’est pas transcendante et satisfera le lecteur peu exigeant qui désire passer un petit moment de détente sans prise de tête. On y retrouve un petit air de ressemblance avec certaines aventures d’ Achille Talon. L’esprit y est en effet un peu semblable (jeux de mots bidons, ...), la qualité en moins. Le récit se suit sans ennui mais se résume à une course-poursuite. Quelques explications supplémentaires auraient été les bienvenues. Qui a envoyé Tristar chez le professeur Duralex ? Pourquoi le professeur a-t-il été enlevé ? Mais, finalement, cela n’a pas vraiment d’importance . . . Détail amusant, les aventures de Testar le robot ont été initialement publiées dans le magasine "Gomme" et dessinées par Monzon puis entièrement redessinées par Bercovici pour la présente édition.
Champlain, je me souviens
Cette bd ne m'a pas captivé. Il faut dire que raconter l'histoire de Champlain en seulement 38 pages n'étaient pas chose facile. Deux ou trois tomes auraient été mieux. On voit donc la vie de Champlain en accéléré et rien n'est réellement développé. Par exemple, la guerre entre les Iroquois et les Algonquin n'est pas vraiment expliquée et ça ne dure que 5 pages. Les explorations de Champlain ne sont pas très détaillées non plus. En gros, il se promène dans la Nouvelle-France. Bref, si vous voulez découvrir l'histoire de la Nouvelle-France, cette bd n'est pas le meilleur moyen. Je me demande comment les auteurs ont pu croire qu'ils auraient pu tout raconter en si peu de pages. Je ne comprends pas non plus ce que venait faire la Gougou dans cette histoire.