J'étais attiré par le design et la couleur de la couverture du premier tome. Je m'attendais à quelque chose de délirant et d'original. Mais le contenu de la série ne m'a pas plu.
Il s'agit d'un récit trash et bourrin, une sorte d'hommage déjanté aux films de Tarantino emplis de porte-flingues et de cervelles qui explosent. Il met en scène une jeune tueuse un peu fofolle mais surnaturellement douée qui kidnappe un gamin attardé et détestable et se retrouve avec une horde de chasseurs de primes à ses trousses. D'où viennent ses capacités extraordinaires ? Qui sont ses commanditaires ? Quelle est la nature de ce Gabba King à qui elle a enlevé le gosse ? Ce sont les questions majeures qui forment le fil rouge de la série. Mais pour le reste, ce n'est qu'une suite de bastons au flingue et d'explosions.
Le dessin est très inégal. On lui sent parfois un possible charme dans son trait souple et dynamique. Mais les anatomies sont bancales, les visages souvent déformés, les mises en page basiques et on sent régulièrement des manques de maîtrise technique.
Je ne suis vraiment pas amateur de ce type de récit bourrin et un peu con. Les personnages sont tous "bêtes, sales et méchants". C'est parfois crade, souvent idiot mais très rarement drôle. Qui plus est, je trouve les personnages antipathiques, notamment l'héroïne elle-même qui m'a gonflé dès sa première apparition.
Malgré la curiosité qui m'a un peu titillé, notamment concernant Gabba King et son âme damnée, je me suis très très vite lassé de la série et je n'en lirai pas la suite (d'autant que les tomes sont particulièrement chers).
Bizarre, j'ai l'impression d'avoir déjà lu une BD sur un thème similaire...
Bref, on a une série sur l'univers d'une agence de voyages, et c'est assez inégal. Il y a quelques bons gags dans l'ensemble, mais une bonne moitié est assez moyenne. Francis Sapin a découpé ses intrigues en deux groupes, d'un côté les touristes qui font n'importe quoi en vacances (et il y en aurait des choses à dire, croyez-moi !), et de l'autre des employés de l'agence, qui se mettent en quatre pour satisfaire lesdits clients, mais qui essayent aussi d'en profiter un peu...
Le dessin de Delsaux est rapide, caricatural, bref dans la lignée des séries d'humour des Editions Dupuis, dont Bamboo a pris la relève.
Pas inoubliable.
Textes très bons dans l'ensemble, il est intéressant durant les 2 premiers tomes de suivre la petite histoire dans la grande... il y a des personnages hauts en couleurs et des anecdotes croustillantes...
Comme beaucoup, je trouve moins bons les 2 derniers tomes qui se concentrent sur la petite personne de l'auteur.
Le gros point faible reste le traitement graphique. Bon le dessin est naïf et très laid, mais ce n'est pas très grave, un vrai bédéphile ne s'arrête pas à ça. Le problème est qu'il n'apporte rien par rapport au texte, c'est très terre-à-terre, aucun effet graphique ou métaphorique par exemple pour décrire une ambiance, le ressenti d'un personnage, etc.
Bref Satrapi aurait sorti un roman, ce serait peu ou prou la même chose.
Bon peut-être qu'elle n'a pas été très assidue durant sa période beaux-arts...
Quand les fondus s'attaquent à une passion, ils la vivent à fond ! C'est un peu le leitmotiv de cette "collection", où l'on retrouve toujours les mêmes personnages d'une série à l'autre.
Ici nous avons les habituels fadas de moto, obsédés par la petite pièce chromée ou par les performances des moteurs, qu'ils soient récents ou pas. Je dois avouer que j'ai moins aimé cette série que celle relative au jardinage, pourtant je ne pratique ni l'un ni l'autre. Simplement les gags m'ont semblé assez vite répétitifs, et un peu plats, et du coup, bof.
Le dessin de Bloz est sympa, mais il reste bien sagement dans sa case de gros nez à la Franquin, sans faire d'étincelles.
A réserver -peut-être- aux complétistes des séries relatives aux motos (et il y en a plein !).
Difficile au premier opus de se faire une idée de ce que sera la série. Parlons du tome 1 donc
Niveau dessin, c’est propre, le trait est assuré, suffisamment personnel sans être original. Les couleurs m’ont un peu surprises, je les trouve légèrement fades dans l’ensemble sans pour autant les trouver laides. Les cadrages ne sont pas monotones sans être percutants. Bref tout cela donne une impression de leçon récitée plus qu’autre chose.
Niveau scénario, c’est inégal : si la période est bien choisie car propice à nombres d’influences intellectuelles, le trésor habituel des templiers en avantageusement remplacé par un trésor des hospitaliers. Napoléon lui-même est un personnage central de l’histoire, et j’avoue que pour l’instant c’est pas mal, on le voit suffisamment peu pour qu’il soit crédible, mais suffisamment pour que son rôle fasse corps. En revanche les multiples tours de cape et d’épée autour, les bateaux, les prisons d’où on s’évade avec des tours, le coup de la jolie fille téméraire faire valoir du beau héros rebelle seul espoir d'un ordre… Pfff comme tout ceci fait recette de vielle marmite, et comme tout ceci est fade : comme une leçon récitée.
Au final ce premier tome est d’une platitude et d’un entendu ennuyeux qui ne vaut pas plus que bof. Ceci dit ce n’est pas mal fait et on ne tombe pas dans le ridicule comme sans « succubes », il faudra donc voir la suite pour savoir si tout ceci n’était qu’un prélude laborieux qui va décoller ou si tout ceci va rester très scolaire.
Un peu bizarre cette nouvelle "série".
C'est construit complètement comme un one-shot, et on pourrait même dire que cela se suffirait en tant que tel. L'histoire en elle-même tient plus du roman graphique que d'autre chose, tant nous sommes dans la tête de Molloy, un taximan un peu simplet qui n'attire cependant pas vraiment la sympathie. A vrai dire assez vite Molloy m'a énervé. Bien qu'il soit simple d'esprit, on a un peu l'impression que sa "grand-mère" est attirée avant tout par la possibilité de lui faire le plus de mal possible. Cela rajoute certes une couche au simple aspect "roman graphique", mais c'est insuffisant selon moi pour en relever l'intérêt.
Heureusement que le dessin de Chabert relève tout de même le niveau. Clair, lisible, même si manquant un peu de maturité encore, il rend la lecture plutôt agréable.
Ce n'est pas radicalement mauvais car il y a de bonnes idées dans les aventures de ces deux soeurs jumelles déjantées qui ressemblent étrangement à Samantha Oups, une autre série TV humoristique. C'est juste pas trop mon style d'humour. Le corrosif ne me dérange pas quand il semble évocateur d'idées sociopolitiques.
Ici, on a l'impression d'être un peu au ras des pâquerettes avec des situations quelquefois un peu vulgaire. Le trash dans un style underground n'est décidément pas ma tasse de thé.
C'est réellement le genre qu'on pourrait retrouver chez Fluide Glacial. Dommage que cela déteint sur les Editions Lombard dans leur collection « troisième degré ». Le politiquement incorrect ne m'attire guère. Cela plaira bien entendu aux amateurs de South Park par exemple dont les graphismes et l'idée général se rapprochent.
On aura tout vu ! Rosalinde est une vieille mamie qui va faire la peau aux extra-terrestres dans les premières pages de ce récit. Elle devient une sorte d'héroïne nationale, une icône un peu révolutionnaire dont le pouvoir en place va se servir à des fins peu reluisant. Dans cette aventure, elle va être copine avec Mlle Muchu, une femme genre Pamela Anderson qui avait jadis jeté son dévolu sur le défunt mari. Ces deux là vont former un duo de choc.
Le problème de ce récit hallucinant, c'est que rien ne semble s'enchaîner dans une parfaite cohérence. Même si on admet certains postulats avec beaucoup de largesse, on semble s'égarer en court de route entre un récit qui oscille entre fable politique et absurde. La personnalité de cette mamie que les auteurs ont voulu rendre attachante n'y fera même pas.
En conclusion, la mayonnaise ne prend pas et c'est ainsi. Cette satire politico-sociale est beaucoup trop déjantée et lorgne par ses allures sur une certaine Lola Cordova...
On pourra apprécier une certaine fraîcheur des dialogues mais objecter un graphisme trop contemporain. Cependant au niveau de l'histoire, cela va vite conférer à l'ennui.
C'est mon premier contact avec un auteur qui est plutôt vénéré sur ce site car elle arrive à créer un style bien particulier qui arrive à plaire. Malheureusement, cette première fois ne s'est pas passée comme je l'espérais réellement. Peut-être n'ais-je pas choisi la bonne oeuvre... Il faut dire que les bibliothèques font totalement l'impasse sur cet auteur à l'exception de ce dernier titre. C'est quand même un peu bizarre !
Je ne suis pas fan de ce graphisme au trait si imprécis et à la fois brouillon qu'on peine à distinguer les différents personnages. Je me demande même si cela ne fait pas amateur. C'est un peu le comble! Le dessin ne sera pas le point fort à cause de son illisibilité.
Au niveau de l'histoire, c'est également assez bateau. Il est question d'un navire sibérien qui s'immobilise avec son équipage dans la glace alors que les femmes du village se tournent vers la superstition pour essayer de les ramener à bon port. La fin semble d'ailleurs un peu tiré par les cheveux avec ce basculement que rien ne prédisposait ou presque...
Bref, l'ensemble est plutôt brouillon même si je dois concéder que les dialogues demeurent de bonne qualité. J'ai senti tout de même la construction d'une ambiance un peu lourde qui est malheureusement retombé à plat.
Et bien non, ça ne l'a pas vraiment fait.
Je retiendrai surtout l'ambiance originale apportée par la colorisation.
Graphiquement c'est pas mal, heureusement d'ailleurs car côté scénario c'est ultra light !!!!
Je crois que le final m'a achevé : il n'y avait déjà pas grand chose de notable au niveau de l'histoire, je comptais un peu sur un final réussi. Quelle déception, l'auteur nous offre non pas une fin ouverte mais une non fin. Je suis resté con comme le personnage principal dans la dernière case. A la rigueur, je m'en fiche un peu, ce qui démontre mon détachement vis à vis de ce one shot.
La bonne nouvelle est surtout pour mon portefeuille : une BD en moins à acheter.
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Bambi Remodeled (Bambi)
J'étais attiré par le design et la couleur de la couverture du premier tome. Je m'attendais à quelque chose de délirant et d'original. Mais le contenu de la série ne m'a pas plu. Il s'agit d'un récit trash et bourrin, une sorte d'hommage déjanté aux films de Tarantino emplis de porte-flingues et de cervelles qui explosent. Il met en scène une jeune tueuse un peu fofolle mais surnaturellement douée qui kidnappe un gamin attardé et détestable et se retrouve avec une horde de chasseurs de primes à ses trousses. D'où viennent ses capacités extraordinaires ? Qui sont ses commanditaires ? Quelle est la nature de ce Gabba King à qui elle a enlevé le gosse ? Ce sont les questions majeures qui forment le fil rouge de la série. Mais pour le reste, ce n'est qu'une suite de bastons au flingue et d'explosions. Le dessin est très inégal. On lui sent parfois un possible charme dans son trait souple et dynamique. Mais les anatomies sont bancales, les visages souvent déformés, les mises en page basiques et on sent régulièrement des manques de maîtrise technique. Je ne suis vraiment pas amateur de ce type de récit bourrin et un peu con. Les personnages sont tous "bêtes, sales et méchants". C'est parfois crade, souvent idiot mais très rarement drôle. Qui plus est, je trouve les personnages antipathiques, notamment l'héroïne elle-même qui m'a gonflé dès sa première apparition. Malgré la curiosité qui m'a un peu titillé, notamment concernant Gabba King et son âme damnée, je me suis très très vite lassé de la série et je n'en lirai pas la suite (d'autant que les tomes sont particulièrement chers).
Agence touristes
Bizarre, j'ai l'impression d'avoir déjà lu une BD sur un thème similaire... Bref, on a une série sur l'univers d'une agence de voyages, et c'est assez inégal. Il y a quelques bons gags dans l'ensemble, mais une bonne moitié est assez moyenne. Francis Sapin a découpé ses intrigues en deux groupes, d'un côté les touristes qui font n'importe quoi en vacances (et il y en aurait des choses à dire, croyez-moi !), et de l'autre des employés de l'agence, qui se mettent en quatre pour satisfaire lesdits clients, mais qui essayent aussi d'en profiter un peu... Le dessin de Delsaux est rapide, caricatural, bref dans la lignée des séries d'humour des Editions Dupuis, dont Bamboo a pris la relève. Pas inoubliable.
Persepolis
Textes très bons dans l'ensemble, il est intéressant durant les 2 premiers tomes de suivre la petite histoire dans la grande... il y a des personnages hauts en couleurs et des anecdotes croustillantes... Comme beaucoup, je trouve moins bons les 2 derniers tomes qui se concentrent sur la petite personne de l'auteur. Le gros point faible reste le traitement graphique. Bon le dessin est naïf et très laid, mais ce n'est pas très grave, un vrai bédéphile ne s'arrête pas à ça. Le problème est qu'il n'apporte rien par rapport au texte, c'est très terre-à-terre, aucun effet graphique ou métaphorique par exemple pour décrire une ambiance, le ressenti d'un personnage, etc. Bref Satrapi aurait sorti un roman, ce serait peu ou prou la même chose. Bon peut-être qu'elle n'a pas été très assidue durant sa période beaux-arts...
Les Fondus de moto
Quand les fondus s'attaquent à une passion, ils la vivent à fond ! C'est un peu le leitmotiv de cette "collection", où l'on retrouve toujours les mêmes personnages d'une série à l'autre. Ici nous avons les habituels fadas de moto, obsédés par la petite pièce chromée ou par les performances des moteurs, qu'ils soient récents ou pas. Je dois avouer que j'ai moins aimé cette série que celle relative au jardinage, pourtant je ne pratique ni l'un ni l'autre. Simplement les gags m'ont semblé assez vite répétitifs, et un peu plats, et du coup, bof. Le dessin de Bloz est sympa, mais il reste bien sagement dans sa case de gros nez à la Franquin, sans faire d'étincelles. A réserver -peut-être- aux complétistes des séries relatives aux motos (et il y en a plein !).
Antichristus
Difficile au premier opus de se faire une idée de ce que sera la série. Parlons du tome 1 donc Niveau dessin, c’est propre, le trait est assuré, suffisamment personnel sans être original. Les couleurs m’ont un peu surprises, je les trouve légèrement fades dans l’ensemble sans pour autant les trouver laides. Les cadrages ne sont pas monotones sans être percutants. Bref tout cela donne une impression de leçon récitée plus qu’autre chose. Niveau scénario, c’est inégal : si la période est bien choisie car propice à nombres d’influences intellectuelles, le trésor habituel des templiers en avantageusement remplacé par un trésor des hospitaliers. Napoléon lui-même est un personnage central de l’histoire, et j’avoue que pour l’instant c’est pas mal, on le voit suffisamment peu pour qu’il soit crédible, mais suffisamment pour que son rôle fasse corps. En revanche les multiples tours de cape et d’épée autour, les bateaux, les prisons d’où on s’évade avec des tours, le coup de la jolie fille téméraire faire valoir du beau héros rebelle seul espoir d'un ordre… Pfff comme tout ceci fait recette de vielle marmite, et comme tout ceci est fade : comme une leçon récitée. Au final ce premier tome est d’une platitude et d’un entendu ennuyeux qui ne vaut pas plus que bof. Ceci dit ce n’est pas mal fait et on ne tombe pas dans le ridicule comme sans « succubes », il faudra donc voir la suite pour savoir si tout ceci n’était qu’un prélude laborieux qui va décoller ou si tout ceci va rester très scolaire.
Taxi Molloy
Un peu bizarre cette nouvelle "série". C'est construit complètement comme un one-shot, et on pourrait même dire que cela se suffirait en tant que tel. L'histoire en elle-même tient plus du roman graphique que d'autre chose, tant nous sommes dans la tête de Molloy, un taximan un peu simplet qui n'attire cependant pas vraiment la sympathie. A vrai dire assez vite Molloy m'a énervé. Bien qu'il soit simple d'esprit, on a un peu l'impression que sa "grand-mère" est attirée avant tout par la possibilité de lui faire le plus de mal possible. Cela rajoute certes une couche au simple aspect "roman graphique", mais c'est insuffisant selon moi pour en relever l'intérêt. Heureusement que le dessin de Chabert relève tout de même le niveau. Clair, lisible, même si manquant un peu de maturité encore, il rend la lecture plutôt agréable.
Kinky & Cosy
Ce n'est pas radicalement mauvais car il y a de bonnes idées dans les aventures de ces deux soeurs jumelles déjantées qui ressemblent étrangement à Samantha Oups, une autre série TV humoristique. C'est juste pas trop mon style d'humour. Le corrosif ne me dérange pas quand il semble évocateur d'idées sociopolitiques. Ici, on a l'impression d'être un peu au ras des pâquerettes avec des situations quelquefois un peu vulgaire. Le trash dans un style underground n'est décidément pas ma tasse de thé. C'est réellement le genre qu'on pourrait retrouver chez Fluide Glacial. Dommage que cela déteint sur les Editions Lombard dans leur collection « troisième degré ». Le politiquement incorrect ne m'attire guère. Cela plaira bien entendu aux amateurs de South Park par exemple dont les graphismes et l'idée général se rapprochent.
Rosalinde
On aura tout vu ! Rosalinde est une vieille mamie qui va faire la peau aux extra-terrestres dans les premières pages de ce récit. Elle devient une sorte d'héroïne nationale, une icône un peu révolutionnaire dont le pouvoir en place va se servir à des fins peu reluisant. Dans cette aventure, elle va être copine avec Mlle Muchu, une femme genre Pamela Anderson qui avait jadis jeté son dévolu sur le défunt mari. Ces deux là vont former un duo de choc. Le problème de ce récit hallucinant, c'est que rien ne semble s'enchaîner dans une parfaite cohérence. Même si on admet certains postulats avec beaucoup de largesse, on semble s'égarer en court de route entre un récit qui oscille entre fable politique et absurde. La personnalité de cette mamie que les auteurs ont voulu rendre attachante n'y fera même pas. En conclusion, la mayonnaise ne prend pas et c'est ainsi. Cette satire politico-sociale est beaucoup trop déjantée et lorgne par ses allures sur une certaine Lola Cordova... On pourra apprécier une certaine fraîcheur des dialogues mais objecter un graphisme trop contemporain. Cependant au niveau de l'histoire, cela va vite conférer à l'ennui.
Mamohtobo
C'est mon premier contact avec un auteur qui est plutôt vénéré sur ce site car elle arrive à créer un style bien particulier qui arrive à plaire. Malheureusement, cette première fois ne s'est pas passée comme je l'espérais réellement. Peut-être n'ais-je pas choisi la bonne oeuvre... Il faut dire que les bibliothèques font totalement l'impasse sur cet auteur à l'exception de ce dernier titre. C'est quand même un peu bizarre ! Je ne suis pas fan de ce graphisme au trait si imprécis et à la fois brouillon qu'on peine à distinguer les différents personnages. Je me demande même si cela ne fait pas amateur. C'est un peu le comble! Le dessin ne sera pas le point fort à cause de son illisibilité. Au niveau de l'histoire, c'est également assez bateau. Il est question d'un navire sibérien qui s'immobilise avec son équipage dans la glace alors que les femmes du village se tournent vers la superstition pour essayer de les ramener à bon port. La fin semble d'ailleurs un peu tiré par les cheveux avec ce basculement que rien ne prédisposait ou presque... Bref, l'ensemble est plutôt brouillon même si je dois concéder que les dialogues demeurent de bonne qualité. J'ai senti tout de même la construction d'une ambiance un peu lourde qui est malheureusement retombé à plat.
Le Goût du chlore
Et bien non, ça ne l'a pas vraiment fait. Je retiendrai surtout l'ambiance originale apportée par la colorisation. Graphiquement c'est pas mal, heureusement d'ailleurs car côté scénario c'est ultra light !!!! Je crois que le final m'a achevé : il n'y avait déjà pas grand chose de notable au niveau de l'histoire, je comptais un peu sur un final réussi. Quelle déception, l'auteur nous offre non pas une fin ouverte mais une non fin. Je suis resté con comme le personnage principal dans la dernière case. A la rigueur, je m'en fiche un peu, ce qui démontre mon détachement vis à vis de ce one shot. La bonne nouvelle est surtout pour mon portefeuille : une BD en moins à acheter.