La jolie couverture, une tout aussi belle planche dans la galerie et la mention conte, ont été pour moi trois bonnes raisons pour me jeter sur cette lecture. Malheureusement ça a été une petite déception, car c'est graphiquement original et tout à fait dans mes goûts, des traits ronds et fins, de subtils dégradés de gris, une maison aux proportions fantastiques, des personnages expressifs, et un petit format certes, mais avec de grandes cases, le tout formant un très agréable visuel.
Mais le paradis s'arrête là, car niveau scénario c'est nettement plus proche du roman graphique que du conte, même si l'ambiance et la façon d'amener le récit en est proche. Je m'explique, on est encore en présence de l'histoire du pauvre type qui a raté sa vie à tous les niveaux, enfance, vie professionnelle et vie de couple. Pour certains cela pourrait être vu comme un conte d'aujourd'hui, pour moi c'est juste une énième histoire très banale sur la descente aux enfers de Monsieur Tout-le-Monde, qui ne m'a pas particulièrement touchée.
Par contre le rapport entre le titre et la scène finale de l'histoire est excellent.
Grand amateur de fantasy j’ai voulu tester cet album parodique.
Côté dessins, le tout est très sommaire, des traits assez gras et droits pour tous les dessins, des couleurs assez primaires. En réalité la plupart des personnages sont grotesques, le style ressemble assez à celui de l’illustrateur Jonh Kovalic (illustrateur du jeu Munchkin, autre parodie de la fantasy).
Côté scénario on part dans tous les sens, il n’y a pas de logique, il faut briser tout possible cliché et prendre son pied en jouant avec le lecteur. De nombreux textes lui sont destinés et n’ont absolument rien à voir avec le dessin qui est en dessous. En réalité l’histoire est plutôt prétexte à des délires du scénariste avec ses lecteurs (comme avec les pieds des héros). Notre héros est un poil sanglant, il a tendance à tuer tout ce qui bouge que ce soit gentil ou méchant. La première partie du récit est pleine d’humour et permet d’oublier un dessin sommaire, en revanche une fois notre héros devenu un héros le courant passe moins, les aventures toujours plus délirantes s’enchainent sans pour autant nous convaincre.
Alors on sourit pas mal de voir tous ces retournements, on devient presque complice avec ce scénariste qui nous fait des clins d’oeil à tout bout de champs, mais au final bof. Le dessin très sommaire et le scénario est trop « deus ex machinesque » pour que ce soit un bon moment.
A lire vous passerez un moment agréable si vous supportez les dessins, mais acheter parait inutile tant la relecture parait fade.
Je ne savais pas que Yann, scénariste provocateur, s’adonnait à la bd commerciale pour décérébrés.
Vraiment un pur objet marketing, on apprend rien de réellement intéressant dans cette bd à part sur le monde des tailleurs et marchands de diamants. Mais qui peut bien en avoir quelque chose à foutre de ces petits artisans besogneux qui pètent dans la soie.
Bon, soyons francs, le second cycle est un ch’tit peu plus intéressant puisqu’il se déroule à Jérusalem, ville toujours propice aux découvertes et on y parle de la guerre des six jours. Alors on caresse l’espoir de pouvoir s’instruire un minimum mais tout ceci ne sert que de décor à une aventure bien molle.
Pour finir, je parlerais de l’héroïne et de la manière dont le dessinateur la représente (dessinateur qui n’est pas manchot au demeurant) : Mais qu’est ce que c’est que cette grande cruche ultra-bonne qui se balade la moitié du temps en chemise d’homme sans petite culotte et dont la psychologie est proche du vide intersidéral. Le pire c’est qu’on veut la rendre sexy mais qu’elle n’est pas forcément jolie (l’effet bouche en cul de poule n’est jamais très efficace) et que malgré ses tenues vulgaires, on ne lui voit jamais le moindre téton qui dépasse.
Messieurs les auteurs, quand on fait les choses, on ne les fait pas à moitié. Voyez Les Innommables par exemple… Mince, c’est pourtant le même scénariste…
Attention ! Album à ne pas mettre entre toutes les mains tant certaines séquences sont explicites (sexe et violence au menu).
Mwouais, bof …
Le but de cet album, sans texte mais avec énormément de dialogues sous forme de symboles, est clairement de choquer.
Ivan Brun cherche ici à dénoncer l’évolution moderne de l’exploitation de l’homme par l’homme. Le thème n’est pas novateur et la démonstration est ici si manichéenne, si radicale que je la trouve plus choquante que pertinente.
Quelques rares histoires m’auront paru pertinentes (l’émission de téléréalité, par exemple), mais la plupart du temps, le manichéisme démonstratif l’emporte et provoque chez moi un blocage. Ne me sentant ni dans le camp des plus faibles, ni dans celui des puissants (même si l’auteur semble associer n’importe quel membre de la classe moyenne à un obsédé de puissance et de sexe) je regarde cet album avec détachement, … et répulsion, tant la violence des propos est exacerbée.
La narration particulière (pas de texte, mais énormément de phylactères remplis de symboles) présente un avantage. Elle permet à cet album d’être compris par n’importe qui, quelque soit sa langue. Même les analphabètes pourront comprendre les propos de l’auteur. Je ne sais pas si c’était le but, mais c’est le résultat. Si, par contre, le but était de réaliser un album sans paroles ni dialogues, et bien j’estime que c’est raté ! Les dialogues sont très présents et seul le langage employé est particulier.
Au niveau du dessin : nous avons droit à énormément de personnages à grosse tête et petit corps, aux expressions accentuées jusqu’à la caricature, ainsi qu’à des décors simplistes et dépouillés. Un trait que je n’affectionne pas et qui contribue à mon ennui. Mais, comme je l’ai dit, je crois que le but de l’auteur était de choquer, et son dessin, logiquement, y contribue.
Un dernier élément, qui n’est pas fait pour améliorer mon opinion sur cet objet, est son impression. De fait, les cases de la première histoire ne sont pas proposées dans le bon ordre (le bon ordre étant : planche 1 en haut, tournez la page et planche 2 en haut, puis revenez en arrière pour la planche 1 en bas, puis tournez la page pour la planche 2 en bas). Cette situation (flagrante dans la première histoire) m’a fait douter d’autres séquences et je pense (sans certitude tant certaines histoires sont décousues) que d’autres planches souffrent de ce problème d’impression.
Au final, je ne peux pas dire que j’ai détesté (ce qui, quelque part, aurait signifié que Ivan Brun avait atteint sa cible) mais la démonstration est si caricaturale que je me suis ennuyé. Les propos de l’auteur ne m’ont pas touché.
Le sujet méritait sans doute un traitement plus subtil, une démonstration moins manichéenne et des propos plus nuancés.
Oui, bof, pas terrible. Voilà mon impression à la fermeture de cet album.
Autant Lock m'avait bien plu par son graphisme et son histoire originale, autant ici, j'ai trouvé l'histoire pas intéressante et les graphismes un cran en dessous.
Pourquoi n'ais-je pas accroché à l'histoire? Bonne question!
Ce n'est pas par manque d'originalité (même si elle n'est pas des plus originale), car je suis assez bon public de ce point de vue.
Ce n'est pas non plus par manque d'action, car ça bouge relativement bien, mais, de nouveau, sans rien d'extraordinaire.
Non, je pense plutôt que c'est à cause d'une banalité qui n'est pas compensée par, au choix, de bons dialogues, de l'humour (celui de l'album ne me fait pas sourire) ou de la sympathie pour les personnages.
Ajoutons à cela un graphisme orienté jeune public (qui n'est pas laid, mais qui n'est pas ma tasse de thé) et des couleurs parfois trop flash et trop froides (même si j'ai apprécié les planches "neigeuses" et celles plus "grises" pour les flashback).
Au final: un album trop banal pour que je le recommande vu le nombre de sorties actuelles...
« Le chat » fait partie de l’imaginaire du journaliste Geluck, nombre de ses chroniques sont basées sur un humour absurde juxtaposant les idées et les mots pour en trouver de jolis. Parfois ça fait mouche, parfois c’est long.
Son œuvre dessinée n’échappe pas à la règle. Côté dessin nous sommes dans le plus sommaire qu’il puisse être, jamais de plan secondaire, seul un gros humain à tête animalesque faisant office de chat parcours les planches en débitant ses bons mots. Accompagné par des artifices venus d’autres univers (anciens tracs, anciennes gravures…) le dessin est toujours réduit à sa plus simple expression sans pour autant déformer le message.
De scénario, il n’y a guère, il s’agit généralement de cases solitaires ou de mini histoire de trois cases. Généralement ce sont des questionnements relativisant notre sérieux quotidien et encourageant l’humour et la dérision en toutes situations. Il arrive que ce soit drôle mais c’est rare, le plus souvent l’humour tombe à plat. (en tous cas pour moi).
J’ai essayé de le lire quand j’étais déprimé, quand j’étais en forme, quand j’étais fatigué… Jamais les rares bons moments n’ont empêché cette impression d’avoir perdu mon temps en reposant l’album ; le plus souvent je n’arrivais même pas à le finir. Je maudis encore les amis qui m’ont offert ceci car « j’aime la BD »…
J’aime la BD justement, pas quelque chose qui serait certainement plus percutant sous forme de simple texte, sans dessin ridicule… Je déteste donc cette BD tout en appréciant de temps à autres l'univers absurde que créé son auteur. Le « 1 étoile » me parait donc non justifié pour les réflexions décalées qui suintent de ces albums.
Jo-El Azara a un agréable coup de crayon. Son trait est très dépouillé mais précis. On sent chez lui l’influence de Hergé ou de Vandersteen (version Bob et Bobette).
Malheureusement, les petites histoires qui composent cet album sont vraiment sans intérêt. La première relève du roman de cape et d’épée et détourne l’histoire des trois mousquetaires avec un personnage central maladroit mais obstiné. La seconde met en scène un espion aux caractéristiques identiques à celles de son ancêtre. Dans un cas comme dans l’autre, les rebondissements et gags sont si prévisibles que le seul intérêt de l’objet est à rechercher dans la narration. Une narration somme toute valable mais qui ne suffit pas à sauver ce Gaëtan de Chateaubleu de la médiocrité.
A lire … pour s’endormir.
Taka Takata, le troufion nippon confronté à son irascible colonel, est une bande dessinée que j’aurais souvent parcourue dans ma jeunesse, mais rarement avec passion. En effet, Jo-El Azara avait beau avoir un agréable coup de crayon, ses histoires étaient tout de même rarement drôles et encore plus exceptionnellement originales.
Je trouve cependant que rien n’est vraiment mauvais, et la série a droit à un certain respect car elle aura bénéficié d’un soin constant et de l’amour du travail bien fait de son auteur. Seulement, l’humour de ce dernier n’est pas celui que je préfère, mais la série pourrait vraiment plaire à d’autres (jeunes) lecteurs.
Bof … , pour moi. Mais n’hésitez pas à y jeter un œil (car tous les goûts sont dans la nature).
Le premier volume de cette série de one-shots sur les Transformers ne présage rien de bon. A vrai dire, en tant que livre d'illustrations présentant ces étonnants méchas, ce n'est pas trop mauvais. Mais en tant que récit en bande dessinée, c'est nul.
Le dessinateur est plutôt doué pour représenter les méchas. On sent qu'il a fait ça souvent et les transformers ont de la gueule ici. Leur design est celui du film, moderne et dynamique. De même, la colorisation, informatique, n'est pas mauvaise du tout.
Par contre, l'encrage d'une part, et surtout les visages des rares humains d'autre part, laisse échapper une impression de bon amateurisme sans plus.
A côté de ça, tout le reste du récit est vraiment trop empli de défauts.
L'album s'entame par un résumé en une vingtaine de pages des évènements du film tels que vus par les yeux des Decepticons et plus particulièrement de Starscream. Il faut vraiment avoir vu le film pour comprendre ce résumé car sa narration est atroce, avec de grosses ellipses mal foutues.
Cette mauvaise narration et cette mise en page minable gâchent aussi toute la suite de l'album. Les enchainements de cases sont souvent incompréhensibles. On se mélange sans arrêt entre les personnages des transformers qui se ressemblent un peu tous. Les scènes d'action sont une suite de poses figées, jolies en elles-mêmes mais pas du tout efficaces en matière de narration séquentielle.
Quant au scénario, même s'il présente l'intérêt de nous présenter une vision de ce qu'il pourrait se passer pour les transformers et notamment les decepticons et Cybertron après les évènements du film, il est basique et sans crédibilité. Les incohérences sont nombreuses, les comportements des personnages caricaturaux. On sent que tout est destiné à montrer de jolies images de méchants robots et de combats qui en jettent mais où on n'y comprend rien.
Le travail d'amateurs qui savent plutôt bien dessiner mais pas raconter une histoire.
Etrange série qui met en scène à une époque indéfinie (que je daterais de la fin du XIXème) deux musiciens ambulants, dont l’un a des affinités avec la mort. Deux tomes : le premier se déroule en Bretagne et voit l’apparition de l’Ankou, de la défunte épouse d’un des musiciens ainsi que d’une société cabalistique, le second se déroule du côté de Stonehenge et est parsemé de zombies et d’entités dignes des romans de Lovecraft (adeptes de Cthulhu en tête).
Ce genre d’univers était fait pour me plaire. Malheureusement, la série semble se chercher un ton. Elle hésite en effet entre la farce et l’épouvante. De plus, bien des données relatives aux personnages nous sont tenues secrètes. Le fameux Winston Hoggart, principalement, semble cacher un lourd secret, mais à la fin du deuxième tome, le pauvre lecteur que je suis demeure dans l’expectative.
Autre problème : la narration manque de liant. En fait, j’ai fini par lire cette bd par épisodes de deux à quatre planches. Avec ce système (pour le moins particulier), j’ai pu mieux apprécier ce scénario très décousu.
Dernier problème : le dessin. Celui-ci n’est pas mauvais en soit, mais il manque de netteté et de précision. Le trait est hésitant, manque de franchise. C’est d’autant plus regrettable que l’artiste (Stéphane Heurteau) n’est pas dépourvu de talent. Il me semble juste hésiter entre privilégier son style personnel ou œuvrer dans un style plus accessible. Et le mélange des deux n’est pas une réussite.
Le résultat ? Bof … Pas mal d’éléments ont été mis en place mais j’attends toujours à la fin de ce deuxième tome que la série débute vraiment … ce qui n’arrivera sans doute jamais puisque la série semble avoir été abandonnée.
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Un petit coin de paradis
La jolie couverture, une tout aussi belle planche dans la galerie et la mention conte, ont été pour moi trois bonnes raisons pour me jeter sur cette lecture. Malheureusement ça a été une petite déception, car c'est graphiquement original et tout à fait dans mes goûts, des traits ronds et fins, de subtils dégradés de gris, une maison aux proportions fantastiques, des personnages expressifs, et un petit format certes, mais avec de grandes cases, le tout formant un très agréable visuel. Mais le paradis s'arrête là, car niveau scénario c'est nettement plus proche du roman graphique que du conte, même si l'ambiance et la façon d'amener le récit en est proche. Je m'explique, on est encore en présence de l'histoire du pauvre type qui a raté sa vie à tous les niveaux, enfance, vie professionnelle et vie de couple. Pour certains cela pourrait être vu comme un conte d'aujourd'hui, pour moi c'est juste une énième histoire très banale sur la descente aux enfers de Monsieur Tout-le-Monde, qui ne m'a pas particulièrement touchée. Par contre le rapport entre le titre et la scène finale de l'histoire est excellent.
Féréüs le Fléau
Grand amateur de fantasy j’ai voulu tester cet album parodique. Côté dessins, le tout est très sommaire, des traits assez gras et droits pour tous les dessins, des couleurs assez primaires. En réalité la plupart des personnages sont grotesques, le style ressemble assez à celui de l’illustrateur Jonh Kovalic (illustrateur du jeu Munchkin, autre parodie de la fantasy). Côté scénario on part dans tous les sens, il n’y a pas de logique, il faut briser tout possible cliché et prendre son pied en jouant avec le lecteur. De nombreux textes lui sont destinés et n’ont absolument rien à voir avec le dessin qui est en dessous. En réalité l’histoire est plutôt prétexte à des délires du scénariste avec ses lecteurs (comme avec les pieds des héros). Notre héros est un poil sanglant, il a tendance à tuer tout ce qui bouge que ce soit gentil ou méchant. La première partie du récit est pleine d’humour et permet d’oublier un dessin sommaire, en revanche une fois notre héros devenu un héros le courant passe moins, les aventures toujours plus délirantes s’enchainent sans pour autant nous convaincre. Alors on sourit pas mal de voir tous ces retournements, on devient presque complice avec ce scénariste qui nous fait des clins d’oeil à tout bout de champs, mais au final bof. Le dessin très sommaire et le scénario est trop « deus ex machinesque » pour que ce soit un bon moment. A lire vous passerez un moment agréable si vous supportez les dessins, mais acheter parait inutile tant la relecture parait fade.
Les Eternels
Je ne savais pas que Yann, scénariste provocateur, s’adonnait à la bd commerciale pour décérébrés. Vraiment un pur objet marketing, on apprend rien de réellement intéressant dans cette bd à part sur le monde des tailleurs et marchands de diamants. Mais qui peut bien en avoir quelque chose à foutre de ces petits artisans besogneux qui pètent dans la soie. Bon, soyons francs, le second cycle est un ch’tit peu plus intéressant puisqu’il se déroule à Jérusalem, ville toujours propice aux découvertes et on y parle de la guerre des six jours. Alors on caresse l’espoir de pouvoir s’instruire un minimum mais tout ceci ne sert que de décor à une aventure bien molle. Pour finir, je parlerais de l’héroïne et de la manière dont le dessinateur la représente (dessinateur qui n’est pas manchot au demeurant) : Mais qu’est ce que c’est que cette grande cruche ultra-bonne qui se balade la moitié du temps en chemise d’homme sans petite culotte et dont la psychologie est proche du vide intersidéral. Le pire c’est qu’on veut la rendre sexy mais qu’elle n’est pas forcément jolie (l’effet bouche en cul de poule n’est jamais très efficace) et que malgré ses tenues vulgaires, on ne lui voit jamais le moindre téton qui dépasse. Messieurs les auteurs, quand on fait les choses, on ne les fait pas à moitié. Voyez Les Innommables par exemple… Mince, c’est pourtant le même scénariste…
No comment
Attention ! Album à ne pas mettre entre toutes les mains tant certaines séquences sont explicites (sexe et violence au menu). Mwouais, bof … Le but de cet album, sans texte mais avec énormément de dialogues sous forme de symboles, est clairement de choquer. Ivan Brun cherche ici à dénoncer l’évolution moderne de l’exploitation de l’homme par l’homme. Le thème n’est pas novateur et la démonstration est ici si manichéenne, si radicale que je la trouve plus choquante que pertinente. Quelques rares histoires m’auront paru pertinentes (l’émission de téléréalité, par exemple), mais la plupart du temps, le manichéisme démonstratif l’emporte et provoque chez moi un blocage. Ne me sentant ni dans le camp des plus faibles, ni dans celui des puissants (même si l’auteur semble associer n’importe quel membre de la classe moyenne à un obsédé de puissance et de sexe) je regarde cet album avec détachement, … et répulsion, tant la violence des propos est exacerbée. La narration particulière (pas de texte, mais énormément de phylactères remplis de symboles) présente un avantage. Elle permet à cet album d’être compris par n’importe qui, quelque soit sa langue. Même les analphabètes pourront comprendre les propos de l’auteur. Je ne sais pas si c’était le but, mais c’est le résultat. Si, par contre, le but était de réaliser un album sans paroles ni dialogues, et bien j’estime que c’est raté ! Les dialogues sont très présents et seul le langage employé est particulier. Au niveau du dessin : nous avons droit à énormément de personnages à grosse tête et petit corps, aux expressions accentuées jusqu’à la caricature, ainsi qu’à des décors simplistes et dépouillés. Un trait que je n’affectionne pas et qui contribue à mon ennui. Mais, comme je l’ai dit, je crois que le but de l’auteur était de choquer, et son dessin, logiquement, y contribue. Un dernier élément, qui n’est pas fait pour améliorer mon opinion sur cet objet, est son impression. De fait, les cases de la première histoire ne sont pas proposées dans le bon ordre (le bon ordre étant : planche 1 en haut, tournez la page et planche 2 en haut, puis revenez en arrière pour la planche 1 en bas, puis tournez la page pour la planche 2 en bas). Cette situation (flagrante dans la première histoire) m’a fait douter d’autres séquences et je pense (sans certitude tant certaines histoires sont décousues) que d’autres planches souffrent de ce problème d’impression. Au final, je ne peux pas dire que j’ai détesté (ce qui, quelque part, aurait signifié que Ivan Brun avait atteint sa cible) mais la démonstration est si caricaturale que je me suis ennuyé. Les propos de l’auteur ne m’ont pas touché. Le sujet méritait sans doute un traitement plus subtil, une démonstration moins manichéenne et des propos plus nuancés.
Ashrel
Oui, bof, pas terrible. Voilà mon impression à la fermeture de cet album. Autant Lock m'avait bien plu par son graphisme et son histoire originale, autant ici, j'ai trouvé l'histoire pas intéressante et les graphismes un cran en dessous. Pourquoi n'ais-je pas accroché à l'histoire? Bonne question! Ce n'est pas par manque d'originalité (même si elle n'est pas des plus originale), car je suis assez bon public de ce point de vue. Ce n'est pas non plus par manque d'action, car ça bouge relativement bien, mais, de nouveau, sans rien d'extraordinaire. Non, je pense plutôt que c'est à cause d'une banalité qui n'est pas compensée par, au choix, de bons dialogues, de l'humour (celui de l'album ne me fait pas sourire) ou de la sympathie pour les personnages. Ajoutons à cela un graphisme orienté jeune public (qui n'est pas laid, mais qui n'est pas ma tasse de thé) et des couleurs parfois trop flash et trop froides (même si j'ai apprécié les planches "neigeuses" et celles plus "grises" pour les flashback). Au final: un album trop banal pour que je le recommande vu le nombre de sorties actuelles...
Le Chat
« Le chat » fait partie de l’imaginaire du journaliste Geluck, nombre de ses chroniques sont basées sur un humour absurde juxtaposant les idées et les mots pour en trouver de jolis. Parfois ça fait mouche, parfois c’est long. Son œuvre dessinée n’échappe pas à la règle. Côté dessin nous sommes dans le plus sommaire qu’il puisse être, jamais de plan secondaire, seul un gros humain à tête animalesque faisant office de chat parcours les planches en débitant ses bons mots. Accompagné par des artifices venus d’autres univers (anciens tracs, anciennes gravures…) le dessin est toujours réduit à sa plus simple expression sans pour autant déformer le message. De scénario, il n’y a guère, il s’agit généralement de cases solitaires ou de mini histoire de trois cases. Généralement ce sont des questionnements relativisant notre sérieux quotidien et encourageant l’humour et la dérision en toutes situations. Il arrive que ce soit drôle mais c’est rare, le plus souvent l’humour tombe à plat. (en tous cas pour moi). J’ai essayé de le lire quand j’étais déprimé, quand j’étais en forme, quand j’étais fatigué… Jamais les rares bons moments n’ont empêché cette impression d’avoir perdu mon temps en reposant l’album ; le plus souvent je n’arrivais même pas à le finir. Je maudis encore les amis qui m’ont offert ceci car « j’aime la BD »… J’aime la BD justement, pas quelque chose qui serait certainement plus percutant sous forme de simple texte, sans dessin ridicule… Je déteste donc cette BD tout en appréciant de temps à autres l'univers absurde que créé son auteur. Le « 1 étoile » me parait donc non justifié pour les réflexions décalées qui suintent de ces albums.
Gaëtan de Chateaubleu
Jo-El Azara a un agréable coup de crayon. Son trait est très dépouillé mais précis. On sent chez lui l’influence de Hergé ou de Vandersteen (version Bob et Bobette). Malheureusement, les petites histoires qui composent cet album sont vraiment sans intérêt. La première relève du roman de cape et d’épée et détourne l’histoire des trois mousquetaires avec un personnage central maladroit mais obstiné. La seconde met en scène un espion aux caractéristiques identiques à celles de son ancêtre. Dans un cas comme dans l’autre, les rebondissements et gags sont si prévisibles que le seul intérêt de l’objet est à rechercher dans la narration. Une narration somme toute valable mais qui ne suffit pas à sauver ce Gaëtan de Chateaubleu de la médiocrité. A lire … pour s’endormir.
Taka Takata
Taka Takata, le troufion nippon confronté à son irascible colonel, est une bande dessinée que j’aurais souvent parcourue dans ma jeunesse, mais rarement avec passion. En effet, Jo-El Azara avait beau avoir un agréable coup de crayon, ses histoires étaient tout de même rarement drôles et encore plus exceptionnellement originales. Je trouve cependant que rien n’est vraiment mauvais, et la série a droit à un certain respect car elle aura bénéficié d’un soin constant et de l’amour du travail bien fait de son auteur. Seulement, l’humour de ce dernier n’est pas celui que je préfère, mais la série pourrait vraiment plaire à d’autres (jeunes) lecteurs. Bof … , pour moi. Mais n’hésitez pas à y jeter un œil (car tous les goûts sont dans la nature).
Transformers (Fusion comics)
Le premier volume de cette série de one-shots sur les Transformers ne présage rien de bon. A vrai dire, en tant que livre d'illustrations présentant ces étonnants méchas, ce n'est pas trop mauvais. Mais en tant que récit en bande dessinée, c'est nul. Le dessinateur est plutôt doué pour représenter les méchas. On sent qu'il a fait ça souvent et les transformers ont de la gueule ici. Leur design est celui du film, moderne et dynamique. De même, la colorisation, informatique, n'est pas mauvaise du tout. Par contre, l'encrage d'une part, et surtout les visages des rares humains d'autre part, laisse échapper une impression de bon amateurisme sans plus. A côté de ça, tout le reste du récit est vraiment trop empli de défauts. L'album s'entame par un résumé en une vingtaine de pages des évènements du film tels que vus par les yeux des Decepticons et plus particulièrement de Starscream. Il faut vraiment avoir vu le film pour comprendre ce résumé car sa narration est atroce, avec de grosses ellipses mal foutues. Cette mauvaise narration et cette mise en page minable gâchent aussi toute la suite de l'album. Les enchainements de cases sont souvent incompréhensibles. On se mélange sans arrêt entre les personnages des transformers qui se ressemblent un peu tous. Les scènes d'action sont une suite de poses figées, jolies en elles-mêmes mais pas du tout efficaces en matière de narration séquentielle. Quant au scénario, même s'il présente l'intérêt de nous présenter une vision de ce qu'il pourrait se passer pour les transformers et notamment les decepticons et Cybertron après les évènements du film, il est basique et sans crédibilité. Les incohérences sont nombreuses, les comportements des personnages caricaturaux. On sent que tout est destiné à montrer de jolies images de méchants robots et de combats qui en jettent mais où on n'y comprend rien. Le travail d'amateurs qui savent plutôt bien dessiner mais pas raconter une histoire.
Winston Hoggart
Etrange série qui met en scène à une époque indéfinie (que je daterais de la fin du XIXème) deux musiciens ambulants, dont l’un a des affinités avec la mort. Deux tomes : le premier se déroule en Bretagne et voit l’apparition de l’Ankou, de la défunte épouse d’un des musiciens ainsi que d’une société cabalistique, le second se déroule du côté de Stonehenge et est parsemé de zombies et d’entités dignes des romans de Lovecraft (adeptes de Cthulhu en tête). Ce genre d’univers était fait pour me plaire. Malheureusement, la série semble se chercher un ton. Elle hésite en effet entre la farce et l’épouvante. De plus, bien des données relatives aux personnages nous sont tenues secrètes. Le fameux Winston Hoggart, principalement, semble cacher un lourd secret, mais à la fin du deuxième tome, le pauvre lecteur que je suis demeure dans l’expectative. Autre problème : la narration manque de liant. En fait, j’ai fini par lire cette bd par épisodes de deux à quatre planches. Avec ce système (pour le moins particulier), j’ai pu mieux apprécier ce scénario très décousu. Dernier problème : le dessin. Celui-ci n’est pas mauvais en soit, mais il manque de netteté et de précision. Le trait est hésitant, manque de franchise. C’est d’autant plus regrettable que l’artiste (Stéphane Heurteau) n’est pas dépourvu de talent. Il me semble juste hésiter entre privilégier son style personnel ou œuvrer dans un style plus accessible. Et le mélange des deux n’est pas une réussite. Le résultat ? Bof … Pas mal d’éléments ont été mis en place mais j’attends toujours à la fin de ce deuxième tome que la série débute vraiment … ce qui n’arrivera sans doute jamais puisque la série semble avoir été abandonnée.