Je ne trouve rien de captivant dans les différentes histoires. C'est vrai qu'au départ j'ai bien aimé suivre ce personnage calme, mais ça n'a pas duré tellement il ne se passe rien d'excitant. En gros, on le voit juste se promener et faire des trucs comme grimper dans un arbre. C'est vrai que cela permet de voir les japonais dans leur vie quotidienne, mais j'ai lu tellement de manga que je sais à peu près comment est la vie au Japon. Il ne reste que quelques plans magnifiques, mais c'est peu pour que je trouve le manga intéressant.
Série humoristique à la sauce Cauvin, ces paparazzi ne m’auront pas vraiment convaincu.
Ce duo de photographe à la recherche du scoop bien juteux n’est pas antipathique en soi, mais les histoires qu’ils vivent sont trop prévisibles et (surtout) trop répétitives pour me faire rire.
Par contre, cela m’a fait plaisir de retrouver Mazel aux crayons. J’aime son trait clair, rond et énergique, un style qui convient parfaitement à cette série qui multiplie les scènes de courses poursuites (les photographes devant bien souvent fuir leurs victimes afin de garder leurs précieuses pellicules).
Ce séduisant trait est toutefois insuffisant pour que j’attribue une autre cote qu’un 2/5 à cette prévisible et répétitive série (un conseil : si vous aimez le style de Mazel, privilégiez Les Mousquetaires (Caline et Calebasse) à ces insipides paparazzi).
Encore un blog édité. Si l’on se réfère à la définition de Mc Cloud sur la BD (art séquentiel) : cet album n’est pas une BD. Bon en fait si puisqu’on pourrait assimiler la juxtaposition des pages comme une séquence, mais ce que je veux dire est que ce genre de production, s’il est idoine pour un blog devient limité pour une BD.
En effet, il n’y a pas de scénario, il ne s’agit que de situations représentées le plus souvent sur une seule image avec comme thème récurrent une femme. Honnêtement ça lasse vite. Le dessin est adroitement épuré pour faire corps avec un message éclair typique de la pub avec énormément d’ellipses afin que le lecteur s’approprie le plus possible les propos.
La ficelle est tellement grosse sous les airs minimalistes sympa branchouille qui a suffisamment d’humour pour se tourner en auto dérision, que je n’ai pas accroché du tout, et si l’album échappe à la note minimale, c’est parce qu’il y a je ne sais quoi dans le dessin de frais et léger. Les planches sont une succession de clichés aussi éculés les uns que les autres, aussi si les premiers font sourire, rapidement c’est l’overdose.
Bref la lecture est agréable si on se limite à une planche par jour, sur un blog donc, pas sur une BD…
Les albums de la collection KSTR de chez Casterman ne m’ont jamais vraiment emballé soit parce que je n’ai jamais apprécié leurs scénarii, soit parce que les traitements graphiques ne me sont jamais apparus appropriés à leurs récits.
Par conséquent, j’ai toujours quelques appréhensions avant de lire une bd de cette collection. Ce fut le même cas avec « On the road » car, après lecture, je n’ai pas eu du plaisir à le lire…
« On the road » est un road-movie se déroulant dans un futur à la Mad-Max où l’essence est rare, où les contrées sont désertiques et où on croise à chaque carrefour des espèces de tarés comme Jack et George. Ces deux compères ont pour objectif de retrouver Louise car Jack est tombé éperdument amoureux sauf que leur quête va être perturbée par l’apparition d’un chasseur de prime et l’ex de Jack…
Malgré des dialogues percutants et des péripéties plus ou moins absurdes des deux amis, je me suis ennuyé en lisant cette bd. Je ne me suis jamais attaché aux protagonistes, ni ressenti des émotions. Pire, je n’ai jamais souri aux pitreries de Jack et George. Je pensais revivre une aventure digne de celles vécues par Diabolo et Satanas, le fameux dessin-animé des « Fous du volant » : rien de tout ça ! Peut-être suis-je passé aux travers de cette histoire ? Peut-être n’était-ce pas le bon jour pour moi de lire cette bd ? En tout cas, je ne me risquerai pas à relire ce récit !
Du côté du dessin, malgré des tronches inspirées des personnages des « Looney Tunes », rien ne m’a marqué dans « On the road »… tout juste que je me souviens du chatoiement des couleurs. En effet, les tons utilisés sont chauds, ils me sont apparus parfaitement appropriés à ce récit qui se passe en majeure partie dans le désert.
Encore un album de la collection KSTR qui m’a déçu ! Décidément, je pense que je vais faire une croix sur ce label ! Je me souviens de pas grand’chose sur « On the road ». Je m’attendais à passer un excellent moment de lecture où je m’éclaterai sur les pitreries des deux personnages mais je n’ai rien ressenti de tout ça !
Le titre de cette bd me fait penser à la chanson de Bernard Lavillers « On the road again », c’est le seul truc qu’elle me fait rappeler, rien d’autre !
Bof, vraiment bof !
Yvan Morves s'amuse avec des petits bonhommes qu'il vient de fabriquer : Megenun, Ruga Zébo Violent et Grometzi.
Il les fait se taper dessus, s'entretuer, etc... Une véritable boucherie.
C'est sans finalité, gore et limite scato.
Il s'agit en quelque sorte de la première BD patte de mouche.
Au delà de la curiosité, je n'ai pas trouvé un grand intérêt à cette BD où il ne semble pas y avoir de message quelconque à passer mais juste un délire d'artiste à l'univers bien sordide.
Une série d’humour qui n’a vraiment rien d’exceptionnel. Les scénarios de Cauvin exploitent jusqu’à plus soif les cas cliniques relevant de la psychiatrie, en n’hésitant pas à tomber dans le gag bateau. Le dessin de Bedu est seulement passable. L’artiste ne peut exploiter son talent dans l’illustration de plaisants paysages (Hugo, Clifton) et se retrouve limité à croquer des personnages aux expressions du visage excessives. Les décors sont la plupart du temps minimalistes et la série a tendance à tomber dans la redondance.
Franchement bof …
A quoi vous attendez-vous avec un titre pareil ? Du sexe et des meurtres ? Bravo ! Vous avez gagné. Peut-être irez-vous jusqu’à penser à un tueur en série, et vous gagneriez une fois encore.
De fait, le scénario de ce polar vaguement érotique tient dans son titre. La surprise n’est jamais au rendez-vous (sauf, peut-être, à la fin, … et encore). C’est assez frustrant dans le cadre d’une histoire policière. Tout le monde n’a pas le charisme d’un inspecteur Colombo, et il est donc toujours délicat de faire reposer la réussite d’un polar sur les seuls personnages. L’héroïne, si elle a de très belles fesses (mais je parlerai du graphisme plus loin), n’est pas très intéressante pour la cause. Elle cache un lourd secret tellement prévisible que la plupart d’entre vous l’auront deviné avant même d’ouvrir l’album.
La narration n’est pas désagréable. Une écriture réfléchie mais insuffisante pour combler les lacunes de ce rachitique scénario.
Reste le graphisme. C’est la partie que j’aurai préférée dans ce Sexual Killer. Le trait de Eberoni est assez troublant. Il s’agit d’un crayonné soigné mis en couleur dans des teintes peu nuancées dont l’audace m’aura souvent conquis. Les décors sont riches et l’héroïne croquée par le talentueux dessinateur est plutôt bien foutue. Par conséquent, les passages érotiques sont les plus séduisants. Ils sont malheureusement frustrants du fait d’un manque de développement.
Bof …
Mais un dessinateur à revoir sur un scénario plus dense.
Lorsque j'étais jeune, je trouvais le magazine Safarir et ses BDs très marrants. Malheureusement, en vieillissant, je me suis rendu compte que l'humour de ce magazine ne vole pas très haut et que le 3/4 de ses bandes dessinées ne sont pas très drôles comme c'est le cas de 'L'astronaute'.
Les gags ne sont pas tout à fait mauvais, mais ils ne me font pas rire et à peine sourire. Ce n'est qu'une autre série à gag comme il y en a des centaines dans le monde du 9ème art. Ce n'est vraiment pas une lecture qui marque le lecteur. D'ailleurs, j'ai lu l'album hier et je ne me souviens même pas de la moitié des gags. Pour finir, je trouve le dessin moche, mais c'est peut-être à cause des couleurs.
Ayant par moi même quelques penchants geeks, ma soeur m'a gentiment fait la surprise de m'offrir le T2. Mon avis porte donc exclusivement sur celui-ci.
Si jamais vous avez la possibilité d'en lire un volume, respectez quelques conditions:
_Ne lisez pas plus d'une dizaine de pages durant la même séance sinon la lassitude se fait sentir
_Dites vous que l'histoire est un perpétuel recommencement
C'est vrai certains gags sont répétés et laissent logiquement une impression de déjà-vu.
Quant aux gags eux-mêmes, ils ne sont pas tous drôles ou sont alors trop prévisibles (je pense au bordel dans l'appart' )
Certains gags font sourire mais jamais je ne me suis esclaffé devant telle ou telle situation.
Quant à d''autres, ils sont tous simplement à la limite "anti-geek". Je pense notamment à celui se référant aux PC remplacés par des Mac: je serais heureux de posséder un Mac ou de travailler dessus (pas mal de geeks pensent de même).
Je déplore également l'absence de blagues un peu plus axées geeks, mais un peu plus élaborées que
.
Point positif: le dessin qui est dans l'ensemble coloré et propre.
Constat général: on fait ici passer les geeks (bien sûr c'est de la généralisation) pour des ados attardés, ce qui est loin d'être toujours le cas.
Les succubes sont des démones qui se servent de leur pouvoir sexuel pour prendre possession d’un homme et le mener à sa perte, notamment pendant son sommeil. Ici le principe est détourné pour nous présenter des personnages réels, presque humains, qui interviennent au grand jour pour manipuler les grands de ce monde en ébullition qu’est la France de la Révolution française. Curieusement j’ai pensé au Chant des Stryges pour le fond de l’histoire, celui de créatures légendaires qui oeuvraient dans l’ombre à la conduite du monde…Mais ici le scénario tourne vite court, il n’y a pas une once de réalisme dans la conduite du récit. Pire que ça, on nous montre des personnages historiques, tels Robespierre, dans des attitudes assez ahurissantes, à mille lieues du personnage tel que la chronique nous l’a rapporté. Autre problème, le brassage des mythologies et des figures mystiques, sans aucun souci de cohérence. Certes, le succube est une figure universelle, mais cela n’autorise pas une aussi grande dispersion.
Le décor historique n’est pas inintéressant, avec quelques références aux manœuvres politiques à l’assemblée constituante par exemple.
Côté graphisme, Laurent Paturaud a du talent, c’est un fait, ses ambiances et ses cadrages sont plutôt réussis, ainsi que ses personnages féminins, tous plus gironds les uns que les autres. Dommage que ces personnages aient l’air de sortir du même moule…
Difficile d’être enthousiaste pour une bd aussi ratée, même si le dessin est loin d’être désagréable…
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L'Homme qui marche
Je ne trouve rien de captivant dans les différentes histoires. C'est vrai qu'au départ j'ai bien aimé suivre ce personnage calme, mais ça n'a pas duré tellement il ne se passe rien d'excitant. En gros, on le voit juste se promener et faire des trucs comme grimper dans un arbre. C'est vrai que cela permet de voir les japonais dans leur vie quotidienne, mais j'ai lu tellement de manga que je sais à peu près comment est la vie au Japon. Il ne reste que quelques plans magnifiques, mais c'est peu pour que je trouve le manga intéressant.
Les Paparazzi
Série humoristique à la sauce Cauvin, ces paparazzi ne m’auront pas vraiment convaincu. Ce duo de photographe à la recherche du scoop bien juteux n’est pas antipathique en soi, mais les histoires qu’ils vivent sont trop prévisibles et (surtout) trop répétitives pour me faire rire. Par contre, cela m’a fait plaisir de retrouver Mazel aux crayons. J’aime son trait clair, rond et énergique, un style qui convient parfaitement à cette série qui multiplie les scènes de courses poursuites (les photographes devant bien souvent fuir leurs victimes afin de garder leurs précieuses pellicules). Ce séduisant trait est toutefois insuffisant pour que j’attribue une autre cote qu’un 2/5 à cette prévisible et répétitive série (un conseil : si vous aimez le style de Mazel, privilégiez Les Mousquetaires (Caline et Calebasse) à ces insipides paparazzi).
Ma vie est tout à fait fascinante
Encore un blog édité. Si l’on se réfère à la définition de Mc Cloud sur la BD (art séquentiel) : cet album n’est pas une BD. Bon en fait si puisqu’on pourrait assimiler la juxtaposition des pages comme une séquence, mais ce que je veux dire est que ce genre de production, s’il est idoine pour un blog devient limité pour une BD. En effet, il n’y a pas de scénario, il ne s’agit que de situations représentées le plus souvent sur une seule image avec comme thème récurrent une femme. Honnêtement ça lasse vite. Le dessin est adroitement épuré pour faire corps avec un message éclair typique de la pub avec énormément d’ellipses afin que le lecteur s’approprie le plus possible les propos. La ficelle est tellement grosse sous les airs minimalistes sympa branchouille qui a suffisamment d’humour pour se tourner en auto dérision, que je n’ai pas accroché du tout, et si l’album échappe à la note minimale, c’est parce qu’il y a je ne sais quoi dans le dessin de frais et léger. Les planches sont une succession de clichés aussi éculés les uns que les autres, aussi si les premiers font sourire, rapidement c’est l’overdose. Bref la lecture est agréable si on se limite à une planche par jour, sur un blog donc, pas sur une BD…
On the Road
Les albums de la collection KSTR de chez Casterman ne m’ont jamais vraiment emballé soit parce que je n’ai jamais apprécié leurs scénarii, soit parce que les traitements graphiques ne me sont jamais apparus appropriés à leurs récits. Par conséquent, j’ai toujours quelques appréhensions avant de lire une bd de cette collection. Ce fut le même cas avec « On the road » car, après lecture, je n’ai pas eu du plaisir à le lire… « On the road » est un road-movie se déroulant dans un futur à la Mad-Max où l’essence est rare, où les contrées sont désertiques et où on croise à chaque carrefour des espèces de tarés comme Jack et George. Ces deux compères ont pour objectif de retrouver Louise car Jack est tombé éperdument amoureux sauf que leur quête va être perturbée par l’apparition d’un chasseur de prime et l’ex de Jack… Malgré des dialogues percutants et des péripéties plus ou moins absurdes des deux amis, je me suis ennuyé en lisant cette bd. Je ne me suis jamais attaché aux protagonistes, ni ressenti des émotions. Pire, je n’ai jamais souri aux pitreries de Jack et George. Je pensais revivre une aventure digne de celles vécues par Diabolo et Satanas, le fameux dessin-animé des « Fous du volant » : rien de tout ça ! Peut-être suis-je passé aux travers de cette histoire ? Peut-être n’était-ce pas le bon jour pour moi de lire cette bd ? En tout cas, je ne me risquerai pas à relire ce récit ! Du côté du dessin, malgré des tronches inspirées des personnages des « Looney Tunes », rien ne m’a marqué dans « On the road »… tout juste que je me souviens du chatoiement des couleurs. En effet, les tons utilisés sont chauds, ils me sont apparus parfaitement appropriés à ce récit qui se passe en majeure partie dans le désert. Encore un album de la collection KSTR qui m’a déçu ! Décidément, je pense que je vais faire une croix sur ce label ! Je me souviens de pas grand’chose sur « On the road ». Je m’attendais à passer un excellent moment de lecture où je m’éclaterai sur les pitreries des deux personnages mais je n’ai rien ressenti de tout ça ! Le titre de cette bd me fait penser à la chanson de Bernard Lavillers « On the road again », c’est le seul truc qu’elle me fait rappeler, rien d’autre ! Bof, vraiment bof !
Ruga Zébo Violent
Yvan Morves s'amuse avec des petits bonhommes qu'il vient de fabriquer : Megenun, Ruga Zébo Violent et Grometzi. Il les fait se taper dessus, s'entretuer, etc... Une véritable boucherie. C'est sans finalité, gore et limite scato. Il s'agit en quelque sorte de la première BD patte de mouche. Au delà de la curiosité, je n'ai pas trouvé un grand intérêt à cette BD où il ne semble pas y avoir de message quelconque à passer mais juste un délire d'artiste à l'univers bien sordide.
Les Psy
Une série d’humour qui n’a vraiment rien d’exceptionnel. Les scénarios de Cauvin exploitent jusqu’à plus soif les cas cliniques relevant de la psychiatrie, en n’hésitant pas à tomber dans le gag bateau. Le dessin de Bedu est seulement passable. L’artiste ne peut exploiter son talent dans l’illustration de plaisants paysages (Hugo, Clifton) et se retrouve limité à croquer des personnages aux expressions du visage excessives. Les décors sont la plupart du temps minimalistes et la série a tendance à tomber dans la redondance. Franchement bof …
Sexual Killer
A quoi vous attendez-vous avec un titre pareil ? Du sexe et des meurtres ? Bravo ! Vous avez gagné. Peut-être irez-vous jusqu’à penser à un tueur en série, et vous gagneriez une fois encore. De fait, le scénario de ce polar vaguement érotique tient dans son titre. La surprise n’est jamais au rendez-vous (sauf, peut-être, à la fin, … et encore). C’est assez frustrant dans le cadre d’une histoire policière. Tout le monde n’a pas le charisme d’un inspecteur Colombo, et il est donc toujours délicat de faire reposer la réussite d’un polar sur les seuls personnages. L’héroïne, si elle a de très belles fesses (mais je parlerai du graphisme plus loin), n’est pas très intéressante pour la cause. Elle cache un lourd secret tellement prévisible que la plupart d’entre vous l’auront deviné avant même d’ouvrir l’album. La narration n’est pas désagréable. Une écriture réfléchie mais insuffisante pour combler les lacunes de ce rachitique scénario. Reste le graphisme. C’est la partie que j’aurai préférée dans ce Sexual Killer. Le trait de Eberoni est assez troublant. Il s’agit d’un crayonné soigné mis en couleur dans des teintes peu nuancées dont l’audace m’aura souvent conquis. Les décors sont riches et l’héroïne croquée par le talentueux dessinateur est plutôt bien foutue. Par conséquent, les passages érotiques sont les plus séduisants. Ils sont malheureusement frustrants du fait d’un manque de développement. Bof … Mais un dessinateur à revoir sur un scénario plus dense.
L'astronaute
Lorsque j'étais jeune, je trouvais le magazine Safarir et ses BDs très marrants. Malheureusement, en vieillissant, je me suis rendu compte que l'humour de ce magazine ne vole pas très haut et que le 3/4 de ses bandes dessinées ne sont pas très drôles comme c'est le cas de 'L'astronaute'. Les gags ne sont pas tout à fait mauvais, mais ils ne me font pas rire et à peine sourire. Ce n'est qu'une autre série à gag comme il y en a des centaines dans le monde du 9ème art. Ce n'est vraiment pas une lecture qui marque le lecteur. D'ailleurs, j'ai lu l'album hier et je ne me souviens même pas de la moitié des gags. Pour finir, je trouve le dessin moche, mais c'est peut-être à cause des couleurs.
Les Geeks
Ayant par moi même quelques penchants geeks, ma soeur m'a gentiment fait la surprise de m'offrir le T2. Mon avis porte donc exclusivement sur celui-ci. Si jamais vous avez la possibilité d'en lire un volume, respectez quelques conditions: _Ne lisez pas plus d'une dizaine de pages durant la même séance sinon la lassitude se fait sentir _Dites vous que l'histoire est un perpétuel recommencement C'est vrai certains gags sont répétés et laissent logiquement une impression de déjà-vu. Quant aux gags eux-mêmes, ils ne sont pas tous drôles ou sont alors trop prévisibles (je pense au bordel dans l'appart' ) Certains gags font sourire mais jamais je ne me suis esclaffé devant telle ou telle situation. Quant à d''autres, ils sont tous simplement à la limite "anti-geek". Je pense notamment à celui se référant aux PC remplacés par des Mac: je serais heureux de posséder un Mac ou de travailler dessus (pas mal de geeks pensent de même). Je déplore également l'absence de blagues un peu plus axées geeks, mais un peu plus élaborées que
. Point positif: le dessin qui est dans l'ensemble coloré et propre. Constat général: on fait ici passer les geeks (bien sûr c'est de la généralisation) pour des ados attardés, ce qui est loin d'être toujours le cas.Succubes
Les succubes sont des démones qui se servent de leur pouvoir sexuel pour prendre possession d’un homme et le mener à sa perte, notamment pendant son sommeil. Ici le principe est détourné pour nous présenter des personnages réels, presque humains, qui interviennent au grand jour pour manipuler les grands de ce monde en ébullition qu’est la France de la Révolution française. Curieusement j’ai pensé au Chant des Stryges pour le fond de l’histoire, celui de créatures légendaires qui oeuvraient dans l’ombre à la conduite du monde…Mais ici le scénario tourne vite court, il n’y a pas une once de réalisme dans la conduite du récit. Pire que ça, on nous montre des personnages historiques, tels Robespierre, dans des attitudes assez ahurissantes, à mille lieues du personnage tel que la chronique nous l’a rapporté. Autre problème, le brassage des mythologies et des figures mystiques, sans aucun souci de cohérence. Certes, le succube est une figure universelle, mais cela n’autorise pas une aussi grande dispersion. Le décor historique n’est pas inintéressant, avec quelques références aux manœuvres politiques à l’assemblée constituante par exemple. Côté graphisme, Laurent Paturaud a du talent, c’est un fait, ses ambiances et ses cadrages sont plutôt réussis, ainsi que ses personnages féminins, tous plus gironds les uns que les autres. Dommage que ces personnages aient l’air de sortir du même moule… Difficile d’être enthousiaste pour une bd aussi ratée, même si le dessin est loin d’être désagréable…