Le second Batman de Tim Burton est, selon moi, le meilleur film de Batman et aussi l'un de mes films préférés. C'est donc avec curiosité que j'ai lu cette BD. Eh ben je dois dire qu'elle ne restera pas longtemps dans ma mémoire. Je n'ai eu droit qu'à un résumé du film.
Je m'y attendais un peu, mais ce qui m'a surpris, en revanche, c'est que j'ai trouvé l'histoire peu passionnante. Il y a des passages qui m'ont ennuyé alors que dans le film je peux les regarder des dizaines de fois sans avoir le moindre signe d'ennui. Je n'ai pas non plus ressenti les émotions des personnages alors que c'est le cas dans le film. Bref, il faut mieux regarder l'œuvre originale que ce comics sans intérêt.
Je connaissais Man-Bat grâce au dessin animée des années 90 et je ne me suis jamais intéressé à ce personnage. Il faut dire qu'il fait pale figure si on le compare au Joker, à Double-Face ou encore au Sphinx. Je trouve qu'il ressemble un peu trop au Lézard qui est l'un des ennemis les moins intéressants de Spider-Man. J'ai tout de même lu cette BD parce qu’il y avait le nom de Neal Adams sur la couverture. J'avais lu quelques histoires qu'il avait dessiné et j'avais bien aimé.
Ce ne fut pas le cas pour ce récit. Ce que je craignais était fondé. Man-Bat ressemble trop au Lézard. D'ailleurs, l'histoire est la même que celui du Lézard. SPOILER Man-Bat est un pauvre scientifique qui devient méchant malgré lui. Il a une fiancée qui est très triste et lorsque Batman vainc Man-Bat, il ne livre pas ce dernier à la police, mais à sa fiancée. FIN DU SPOILER Le récit est cousu de fil blanc et les différentes péripéties sont ennuyantes.
La seule chose que j'ai aimée, c'est le dessin. J'adore ce style !
Au début, je trouvais ce Batman intéressant. J'étais captivé par ce que je lisais comme par exemple la manière dont le Diacre réussit à briser Batman.
Malheureusement pour moi, j'ai trouvé la suite moins bonne. Faire de Batman un être brisé psychologiquement n'est pas une mauvaise idée, mais j'ai vite trouvé cela soûlant car les paroles m'ont semblé répétitives. J'ai eu le même problème avec Dark Knight, mais au moins dans ce Batman il y avait des choses passionnantes alors que ce n'est pas le cas ici. Je me suis franchement ennuyé en lisant les deux derniers tomes.
Sans être déçu par cette BD, je ne peux pas non plus me réjouir de cette lecture.
Le dessin est plus que minimaliste, il est tout bonnement enfantin. En temps normal, ce n'est pas dérangeant si le scénario est bon. En fait dans "La presqu'île", il est seulement moyen. Un petit personnage sur un petit rocher au milieu de la mer se pose des questions, part en délire, etc.... Il y a des bonnes choses mais il manque une consistance globale à ce one shot.
J'aurai aimé un développement de bout en bout plutôt qu'une accumulation de réflexion. Avec ce petit format, c'était faisable...
J'ai été limite à mettre 1/5...
Je n'ai que trop rarement aimé les strips.
Il en faut plus pour acheter une BD.
La lecture m'a paru pénible au fur et à mesure du défilement des pages. J'ai fini en sautant des strips au hasard.
Il y a une clientèle pour ce genre de production, mais je ne me suis pas senti concerné à titre personnel. Cet humour parigot ou banlieusard n'a pas d'impact sur moi.
Le dessin n'est pas ma tasse de thé non plus, mais ça je le savais pour avoir déjà lu des BD de Sattouf.
Cet album aborde de nombreux sujets intéressants et dispose de plusieurs qualités. Du coup, je suis un peu désolé de ne pas l'avoir apprécié. A vrai dire, une portion de sa lecture m'a ennuyé et il y a différentes choses qui m'ont déplu.
Cette impression mi-figue mi-raisin s'applique à mon ressenti sur le dessin.
Dès les premières pages, j'ai été rebuté par les personnages. Figés, anatomiquement approximatifs, j'ai surtout été très vite agacé par leurs visages impassibles et sans vie, comme des masques dessinés sous deux ou trois angles dont seules les pupilles des yeux bougent parfois. En outre, l'encrage de ces personnages ne s'accordent pas avec les décors sur lesquels ils semblent posés et artificiels.
A l'inverse, par contre, j'ai beaucoup aimé le travail à l'encre ou au lavis des décors. Les paysages à la manière des peintures chinoises sont très beaux. J'aime aussi le style noueux des arbres, le grain de l'herbe folle et les jeux de lumière dont l'auteur est capable sur l'eau ou sur les rideaux par exemple. En matière d'illustration, l'auteur de cet album semble être très doué.
Ce sont comme de belles peintures gâchées par des personnages sans vie et laids. Seules quelques planches s'en sortent sans cet agaçant contraste et apparaissent belles et sans détour.
L'histoire, pour sa part, propose deux intrigues différentes. L'une est la rencontre d'un artiste, auteur de bande dessinée, et d'une aveugle avec qui il va rapidement se lier d'amitié et discuter longuement d'art, de la vie et de leurs ressentis personnels. L'autre est le récit véridique fait par cette femme de la vie d'un peintre chinois du XVIIe siècle, Chu Ta (Zhu Da) dont le parcours artistique et la vie ont été plutôt mouvementés.
Ces deux intrigues s'annonçaient intéressantes, instructives et pouvaient entraîner un flot de sensibilité. Malheureusement, je n'ai pas accroché à leur narration que j'ai trouvée morne. Aucune émotion n'a su m'atteindre.
Les deux personnages papotent, parlent de tout et de rien. Leurs dialogues m'ont paru assez artificiels, un peu guindés, ponctués de ''Lucie'' et de "Pierre" comme s'ils n'étaient pas seuls face à face et qu'ils se savaient écoutés/lus. Du coup la sensibilité qui devait se dégager des paroles de l'aveugle sur la façon dont elle vit son handicap et a su aller au-delà pour ressentir la vie et l'art n'a pas su me toucher. Qui plus est, j'ai été énervé par la décision de la femme en fin de récit, un "c'est pour ton bien que je fais ça" qui m'aurait mis hors de moi dans la vraie vie.
Quant au récit sur ce peintre chinois, je l'ai trouvé instructif et il m'a permis de découvrir de belles oeuvres d'art. Mais, à quelques exceptions près liées à mon intérêt pour l'art et la philosophie asiatique, il ne m'a pas davantage touché. J'ai surtout un peu de mal à voir le lien entre cette biographie imposée et la relation entre les deux personnages.
Ponctuée de moments de beauté graphique et de quelques touches d'émotion, je suis pourtant resté globalement indifférent à cette lecture et c'est bien dommage.
J’aime beaucoup la plupart des bd produites par Futuropolis mais je pense que de temps en temps l’éditeur devrait regarder un peu plus près certains albums… En effet, sans une bonne histoire, il y a des albums que j’aurais laissé tomber comme Les Invisibles où le dessin m’est apparu trop brouillon et d’autres encore qui ne m’ont jamais donné l’envie de les feuilleter.
Hélas, « A l’ombre des murs » fait partie –à mon avis- des albums qui auraient pu être captivants s’ils avaient été mieux suivis…
Que nous raconte « A l’ombre des murs » ? Eh bien, il faut savoir que ça se passe dans une ville imaginaire encerclée par un mur. Le lecteur suivra les péripéties d’un jeune garçon nommé Tache qui lors d’une manifestation va rencontrer Jude, une adolescente échappée d’un orphelinat. Grâce à Tache, Jude va être prise en charge en quelque sorte par une gentille petite bande de jeunes voyous…
En fait, « A l’ombre des murs » nous propose de suivre les aventures de Tache et de Jude au cours desquelles ils rencontreront de nombreux garçons et filles de leurs âges, point barre ! Le lecteur ne saura pas trop pourquoi et comment il y a ces murs, ni comment les habitants de cette cité y survivent.
Les auteurs ont pris l’initiative de focaliser leur histoire sur les personnages, ce choix est vraiment préjudiciable à la BD parce que les protagonistes ne me sont pas apparus si attachants que ça et parce que les dialogues ne volent pas très hauts non plus (ça ressemble plus à du bavardage inutile entre adolescents qu’à autre chose…).
Il y a bien une intrigue dans ce one-shot qui se résume à une petite course-poursuite entre la fugueuse et des gens qui la recherchent mais ça ne m’a pas intéressé…
La situation de cette histoire dans une ville enfermée grouillante de vie, d’hommes et de femmes mais là encore, je suis resté sur ma faim car la dessinatrice n’a pas su –à mon avis- nous présenter des planches détaillées et imprégnées d’une ambiance à la fois enfermée et colorée.
Certes, le sépia est une couleur que j’aime beaucoup mais agrémentée d’une autre couleur comme le jaune ou le rouge (le fameux contraste entre le froid et le chaud pour apporter de la vivacité aux dessins. Pour les amateurs de graphisme, jetez un coup d’œil sur « Histoire des aquarelles » le hors-série de Blacksad réalisée par Juanjo Guarnido pour en savoir plus !), ça aurait pu donner un résultat graphique exceptionnel en termes d’esthétisme et d’ambiance, c’est ce que n’a pas su faire Marion Laurent…
« A l’ombre des murs » aurait pu être un bon album si les auteurs avaient été mieux conseillés par leurs proches et par leur éditeur. Telle quelle, cette BD souffre d’un scénario inintéressant, de dialogues fades, d’un dessin qui aurait mérité d'être plus fouillé et recherché.
Dommage…
J'étais assez méfiant envers cette BD.
Bien sûr, ce qu'on voit en premier, c'est le dessin de Steven Lejeune. Celui-ci est extrêmement bon, très dynamique, capable de jouer sur plusieurs registres, aussi bien l'action que la caricature, de façon assez réaliste ou plutôt cartoonesque.
Par contre, au niveau de l'histoire... Placer un récit déjanté dans la micro-société polynésienne était une bonne idée, c'est après que ça se gâte. En fait, précisément au moment où l'on quitte Dieu pour passer au stikmou. Ca devient du grand n'importe quoi, au nom de l'humour, du déjanté, mais qui ne sert à rien. Et puis le langage SMS m'énerve au plus haut point ; du coup je me suis presque forcé à lire l'album jusqu'au bout, mais mon intérêt était émoussé depuis longtemps.
La suite se fera probablement sans moi.
Il y a quelqu'un qui peut me dire l'utilité de Batman dans cette histoire ? On aurait franchement pu se passer de lui. Ses apparitions doivent faire au maximum 10 pages. L'histoire est centrée sur les Outsiders que je ne connaissais pas et je n'ai pas envie d'en savoir plus sur eux. Je les ai trouvés inintéressants.
Comme le dit JJJ, l'intrigue est intéressante, mais, comme cela semble être souvent le cas dans les comics, le nombre de pages est limité et donc il y a des grosses ellipses et le récit devient peu passionnant. Finalement la seule chose un peu intéressante, c'est de voir la relation entre Batman et les Outsiders, mais cela ne dure que quelques cases.
Les trois histoires de ce tome sont franchement oubliables. Je me demande pourquoi on les a publiées.
La première histoire commence bien, mais le scénariste dispose que d'une vingtaine de pages alors la fin est horriblement bâclée. De plus, l'histoire est incohérente à cause des changements de dessinateur.
La deuxième possède un bon point de départ, mais je me suis vite lassé de voir Batman faire des interventions qui ne marchent pas.
Finalement, la troisième histoire se passe dans le milieu de l'aviation et elle est totalement ennuyeuse et elle ne restera pas dans ma mémoire.
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Batman - L'Adaptation officielle du film en BD
Le second Batman de Tim Burton est, selon moi, le meilleur film de Batman et aussi l'un de mes films préférés. C'est donc avec curiosité que j'ai lu cette BD. Eh ben je dois dire qu'elle ne restera pas longtemps dans ma mémoire. Je n'ai eu droit qu'à un résumé du film. Je m'y attendais un peu, mais ce qui m'a surpris, en revanche, c'est que j'ai trouvé l'histoire peu passionnante. Il y a des passages qui m'ont ennuyé alors que dans le film je peux les regarder des dizaines de fois sans avoir le moindre signe d'ennui. Je n'ai pas non plus ressenti les émotions des personnages alors que c'est le cas dans le film. Bref, il faut mieux regarder l'œuvre originale que ce comics sans intérêt.
Batman contre Man-Bat
Je connaissais Man-Bat grâce au dessin animée des années 90 et je ne me suis jamais intéressé à ce personnage. Il faut dire qu'il fait pale figure si on le compare au Joker, à Double-Face ou encore au Sphinx. Je trouve qu'il ressemble un peu trop au Lézard qui est l'un des ennemis les moins intéressants de Spider-Man. J'ai tout de même lu cette BD parce qu’il y avait le nom de Neal Adams sur la couverture. J'avais lu quelques histoires qu'il avait dessiné et j'avais bien aimé. Ce ne fut pas le cas pour ce récit. Ce que je craignais était fondé. Man-Bat ressemble trop au Lézard. D'ailleurs, l'histoire est la même que celui du Lézard. SPOILER Man-Bat est un pauvre scientifique qui devient méchant malgré lui. Il a une fiancée qui est très triste et lorsque Batman vainc Man-Bat, il ne livre pas ce dernier à la police, mais à sa fiancée. FIN DU SPOILER Le récit est cousu de fil blanc et les différentes péripéties sont ennuyantes. La seule chose que j'ai aimée, c'est le dessin. J'adore ce style !
Batman - Le Culte (Enfer Blanc)
Au début, je trouvais ce Batman intéressant. J'étais captivé par ce que je lisais comme par exemple la manière dont le Diacre réussit à briser Batman. Malheureusement pour moi, j'ai trouvé la suite moins bonne. Faire de Batman un être brisé psychologiquement n'est pas une mauvaise idée, mais j'ai vite trouvé cela soûlant car les paroles m'ont semblé répétitives. J'ai eu le même problème avec Dark Knight, mais au moins dans ce Batman il y avait des choses passionnantes alors que ce n'est pas le cas ici. Je me suis franchement ennuyé en lisant les deux derniers tomes.
La presqu'île
Sans être déçu par cette BD, je ne peux pas non plus me réjouir de cette lecture. Le dessin est plus que minimaliste, il est tout bonnement enfantin. En temps normal, ce n'est pas dérangeant si le scénario est bon. En fait dans "La presqu'île", il est seulement moyen. Un petit personnage sur un petit rocher au milieu de la mer se pose des questions, part en délire, etc.... Il y a des bonnes choses mais il manque une consistance globale à ce one shot. J'aurai aimé un développement de bout en bout plutôt qu'une accumulation de réflexion. Avec ce petit format, c'était faisable...
La Vie secrète des jeunes
J'ai été limite à mettre 1/5... Je n'ai que trop rarement aimé les strips. Il en faut plus pour acheter une BD. La lecture m'a paru pénible au fur et à mesure du défilement des pages. J'ai fini en sautant des strips au hasard. Il y a une clientèle pour ce genre de production, mais je ne me suis pas senti concerné à titre personnel. Cet humour parigot ou banlieusard n'a pas d'impact sur moi. Le dessin n'est pas ma tasse de thé non plus, mais ça je le savais pour avoir déjà lu des BD de Sattouf.
Pas à pas
Cet album aborde de nombreux sujets intéressants et dispose de plusieurs qualités. Du coup, je suis un peu désolé de ne pas l'avoir apprécié. A vrai dire, une portion de sa lecture m'a ennuyé et il y a différentes choses qui m'ont déplu. Cette impression mi-figue mi-raisin s'applique à mon ressenti sur le dessin. Dès les premières pages, j'ai été rebuté par les personnages. Figés, anatomiquement approximatifs, j'ai surtout été très vite agacé par leurs visages impassibles et sans vie, comme des masques dessinés sous deux ou trois angles dont seules les pupilles des yeux bougent parfois. En outre, l'encrage de ces personnages ne s'accordent pas avec les décors sur lesquels ils semblent posés et artificiels. A l'inverse, par contre, j'ai beaucoup aimé le travail à l'encre ou au lavis des décors. Les paysages à la manière des peintures chinoises sont très beaux. J'aime aussi le style noueux des arbres, le grain de l'herbe folle et les jeux de lumière dont l'auteur est capable sur l'eau ou sur les rideaux par exemple. En matière d'illustration, l'auteur de cet album semble être très doué. Ce sont comme de belles peintures gâchées par des personnages sans vie et laids. Seules quelques planches s'en sortent sans cet agaçant contraste et apparaissent belles et sans détour. L'histoire, pour sa part, propose deux intrigues différentes. L'une est la rencontre d'un artiste, auteur de bande dessinée, et d'une aveugle avec qui il va rapidement se lier d'amitié et discuter longuement d'art, de la vie et de leurs ressentis personnels. L'autre est le récit véridique fait par cette femme de la vie d'un peintre chinois du XVIIe siècle, Chu Ta (Zhu Da) dont le parcours artistique et la vie ont été plutôt mouvementés. Ces deux intrigues s'annonçaient intéressantes, instructives et pouvaient entraîner un flot de sensibilité. Malheureusement, je n'ai pas accroché à leur narration que j'ai trouvée morne. Aucune émotion n'a su m'atteindre. Les deux personnages papotent, parlent de tout et de rien. Leurs dialogues m'ont paru assez artificiels, un peu guindés, ponctués de ''Lucie'' et de "Pierre" comme s'ils n'étaient pas seuls face à face et qu'ils se savaient écoutés/lus. Du coup la sensibilité qui devait se dégager des paroles de l'aveugle sur la façon dont elle vit son handicap et a su aller au-delà pour ressentir la vie et l'art n'a pas su me toucher. Qui plus est, j'ai été énervé par la décision de la femme en fin de récit, un "c'est pour ton bien que je fais ça" qui m'aurait mis hors de moi dans la vraie vie. Quant au récit sur ce peintre chinois, je l'ai trouvé instructif et il m'a permis de découvrir de belles oeuvres d'art. Mais, à quelques exceptions près liées à mon intérêt pour l'art et la philosophie asiatique, il ne m'a pas davantage touché. J'ai surtout un peu de mal à voir le lien entre cette biographie imposée et la relation entre les deux personnages. Ponctuée de moments de beauté graphique et de quelques touches d'émotion, je suis pourtant resté globalement indifférent à cette lecture et c'est bien dommage.
A l'Ombre des murs
J’aime beaucoup la plupart des bd produites par Futuropolis mais je pense que de temps en temps l’éditeur devrait regarder un peu plus près certains albums… En effet, sans une bonne histoire, il y a des albums que j’aurais laissé tomber comme Les Invisibles où le dessin m’est apparu trop brouillon et d’autres encore qui ne m’ont jamais donné l’envie de les feuilleter. Hélas, « A l’ombre des murs » fait partie –à mon avis- des albums qui auraient pu être captivants s’ils avaient été mieux suivis… Que nous raconte « A l’ombre des murs » ? Eh bien, il faut savoir que ça se passe dans une ville imaginaire encerclée par un mur. Le lecteur suivra les péripéties d’un jeune garçon nommé Tache qui lors d’une manifestation va rencontrer Jude, une adolescente échappée d’un orphelinat. Grâce à Tache, Jude va être prise en charge en quelque sorte par une gentille petite bande de jeunes voyous… En fait, « A l’ombre des murs » nous propose de suivre les aventures de Tache et de Jude au cours desquelles ils rencontreront de nombreux garçons et filles de leurs âges, point barre ! Le lecteur ne saura pas trop pourquoi et comment il y a ces murs, ni comment les habitants de cette cité y survivent. Les auteurs ont pris l’initiative de focaliser leur histoire sur les personnages, ce choix est vraiment préjudiciable à la BD parce que les protagonistes ne me sont pas apparus si attachants que ça et parce que les dialogues ne volent pas très hauts non plus (ça ressemble plus à du bavardage inutile entre adolescents qu’à autre chose…). Il y a bien une intrigue dans ce one-shot qui se résume à une petite course-poursuite entre la fugueuse et des gens qui la recherchent mais ça ne m’a pas intéressé… La situation de cette histoire dans une ville enfermée grouillante de vie, d’hommes et de femmes mais là encore, je suis resté sur ma faim car la dessinatrice n’a pas su –à mon avis- nous présenter des planches détaillées et imprégnées d’une ambiance à la fois enfermée et colorée. Certes, le sépia est une couleur que j’aime beaucoup mais agrémentée d’une autre couleur comme le jaune ou le rouge (le fameux contraste entre le froid et le chaud pour apporter de la vivacité aux dessins. Pour les amateurs de graphisme, jetez un coup d’œil sur « Histoire des aquarelles » le hors-série de Blacksad réalisée par Juanjo Guarnido pour en savoir plus !), ça aurait pu donner un résultat graphique exceptionnel en termes d’esthétisme et d’ambiance, c’est ce que n’a pas su faire Marion Laurent… « A l’ombre des murs » aurait pu être un bon album si les auteurs avaient été mieux conseillés par leurs proches et par leur éditeur. Telle quelle, cette BD souffre d’un scénario inintéressant, de dialogues fades, d’un dessin qui aurait mérité d'être plus fouillé et recherché. Dommage…
Dieux a les boules !
J'étais assez méfiant envers cette BD. Bien sûr, ce qu'on voit en premier, c'est le dessin de Steven Lejeune. Celui-ci est extrêmement bon, très dynamique, capable de jouer sur plusieurs registres, aussi bien l'action que la caricature, de façon assez réaliste ou plutôt cartoonesque. Par contre, au niveau de l'histoire... Placer un récit déjanté dans la micro-société polynésienne était une bonne idée, c'est après que ça se gâte. En fait, précisément au moment où l'on quitte Dieu pour passer au stikmou. Ca devient du grand n'importe quoi, au nom de l'humour, du déjanté, mais qui ne sert à rien. Et puis le langage SMS m'énerve au plus haut point ; du coup je me suis presque forcé à lire l'album jusqu'au bout, mais mon intérêt était émoussé depuis longtemps. La suite se fera probablement sans moi.
Batman - L'Oeil du Serpent
Il y a quelqu'un qui peut me dire l'utilité de Batman dans cette histoire ? On aurait franchement pu se passer de lui. Ses apparitions doivent faire au maximum 10 pages. L'histoire est centrée sur les Outsiders que je ne connaissais pas et je n'ai pas envie d'en savoir plus sur eux. Je les ai trouvés inintéressants. Comme le dit JJJ, l'intrigue est intéressante, mais, comme cela semble être souvent le cas dans les comics, le nombre de pages est limité et donc il y a des grosses ellipses et le récit devient peu passionnant. Finalement la seule chose un peu intéressante, c'est de voir la relation entre Batman et les Outsiders, mais cela ne dure que quelques cases.
Batman - Happy Birthday
Les trois histoires de ce tome sont franchement oubliables. Je me demande pourquoi on les a publiées. La première histoire commence bien, mais le scénariste dispose que d'une vingtaine de pages alors la fin est horriblement bâclée. De plus, l'histoire est incohérente à cause des changements de dessinateur. La deuxième possède un bon point de départ, mais je me suis vite lassé de voir Batman faire des interventions qui ne marchent pas. Finalement, la troisième histoire se passe dans le milieu de l'aviation et elle est totalement ennuyeuse et elle ne restera pas dans ma mémoire.