Les derniers avis (20763 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Madame Lambert
Madame Lambert

Un polar noir qui utilise pas mal des clichés de son genre et n'apporte aucune originalité. Le thème tourne autour de la peinture et de relations extraconjugales d'une femme mariée à un riche entrepreneur. Un artiste un peu paumé, une femme riche et libérée, un autre homme qui a des ambitions mystérieuses, puis un imbroglio de complots et de trahisons. Le tout est raconté sans passion, sans jamais rien qui soulève l'émotion ou l'intérêt. Le dessin est techniquement correct mais je n'aime pas son aspect très charbonneux. En outre, dès qu'il s'agit de raconter des scènes avec un peu d'action, la narration devient difficilement compréhensible. C'est plat, médiocrement raconté et je n'ai jamais réussi à être captivé. Une intrigue trop banale, des personnages sans charisme et une conclusion inintéressante.

30/08/2009 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série God save the Queen
God save the Queen

Quelle déception que fut la lecture de ce God save the Queen. Mike Carey concocte une histoire Punk Fantasy, hélas la sauce est bien fadasse. Le héros élu est un personnage rebelle. Il s'agit de Linda, une héroïne donc (logique pour une histoire mettant en scène des Fées me direz vous…), pendant l’une de ses virées elle rencontre une bande d'Elfes égarés et Junkies venus du royaume de Féérie (Neil Gaiman nous l'avait déjà fait en beaucoup mieux ! ). Après une période de défonce au "Cheval Rouge" en compagnie de ses nouveaux amis, Linda va accomplir son destin... Le schéma est assez classique, on passe de la révolte par la quête qui conduira à la rédemption et la réconciliation avec ses ainés. Était-il nécessaire de nous gratifier d'un titre pareil (référence évidente et avouée dans l'album aux Sex Pistols) pour une histoire si convenue ? Concédons que quelques scènes sont gentiment trash, que quelques passages fonctionnent plutôt bien, mais l'ensemble souffre d'un effet confus, c'est bien trop dense. Le scénario s'égare dans ses propres méandres en passant d'un monde à l'autre sans trop développer les transitions. A montrer beaucoup de choses, l'auteur semble en faire trop, j'ai le sentiment que ce récit creux traitant d'une jeunesse en perte de repères se cache derrière sa forme Fantasy pour que l'on voit moins les clichés qui en émaillent le fond. C'est John Bolton qui met cette histoire en peinture et... J'ai peine à dire ça mais c'est laid. Bien sûr quelques illustrations pleines pages font leur effet (même si elles sentent un peu le recyclage), quelques créatures sont réussies et l'imagerie développée garde généralement une certaine cohérence, mais l'ensemble est trop statique, le choix des couleurs douteux. Je ne me suis pas senti transporté par ce voyage, je ne me suis jamais extasié devant le caractère onirique d'une planche. Habituellement j'apprécie le travail de Bolton, là je suis déçu, ici sa peinture me semble plus approprié pour des illustrations qu'à une narration par l'image. Un album banal, bancal même, pourtant réalisé par de talentueux auteurs. Dommage. Quelle déception que fut la lecture de ce God save the Queen. JJJ

29/08/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Alex - Gentleman détective
Alex - Gentleman détective

Dans les années 80, François Dimberton a scénarisé et dessiné quelques séries très fortement inspirées des oeuvres de Maurice Tillieux. Alex, gentleman détective, pour sa part, est une copie conforme de Gil Jourdan. Quand je dis copie, ici, je dirais plutôt repompage, voire mauvaise caricature. On y retrouve tout, à tel point que j'ai bien cru à plusieurs moments reconnaitre des scènes et des images calquées sur d'autres déjà existantes dans la série de Tillieux. Alex est bien évidemment l'alter-ego à moustache de Gil, Gédéon est Libellule, le comissaire Jarret est Crouton sans l'humour. Même l'intrigue emprunte des éléments resucés de quelques aventures de Jourdan. Et ce ne serait pas une bonne copie de Tillieux s'il n'y avait pas plusieurs scènes de poursuites et de cascades en voiture comme c'est bien le cas ici. Pourquoi pas si cet album était à la fois un hommage et une manière de créer de nouvelles aventures du même niveau que celles de Gil Jourdan que j'affectionne beaucoup ? Mais le résultat est vraiment d'un niveau médiocre. Le trait, pompé sur celui de Tillieux, est ici nettement plus figé, moins naturel, comme une copie grossière de seconde zone. Je n'ai pas aimé l'abondance de traits de mouvements, les décors simplifiés, ni les poses artificielles des personnages. Quant au scénario, il est bourré de petites incohérences, de facilités et de déjà-vus. Tout semble artificiellement mené, on n'y croit pas une seconde. Certains gags et rebondissements sont tellement téléphonés qu'on les croirait issus d'une BD de collégien. Mais c'est surtout cette impression permanente d'avoir déjà lu cette histoire d'une manière nettement mieux racontée par Tillieux qui m'a gâché tout intérêt à la lecture et m'a rapidement empêché de me concentrer sur un récit qui m'a vite ennuyé. Une copie assez médiocre malgré une évidente sincérité de l'auteur qui apprécie probablement autant Gil Jourdan que moi.

29/08/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Presqu'Ados
Presqu'Ados

Une série de gags sur les pré-adolescents qui s'adressent aux pré-adolescents, du Titeuf pour les un tout petit peu plus âgés. C'est comme ça que je l'ai ressenti à la lecture. En effet, l'humour est assez lourdingue, avec beaucoup de gags scato-dégueu qu'on imagine peut-être plus à l'école primaire qu'au collège. Mais comme ce sont des pré-ados, il y a aussi le sujet des filles qui est abordé, comment sortir avec elles, comment faire son premier baiser, et un petit peu aussi de sujets sur les complexes et les jeunes qui ont du mal à accepter leur corps ou leur appareil dentaire. Le dessin, c'est du super-deformed façon manga en permanence. Un peu agaçant à la longue, surtout quand les personnages ont tendance à gueuler presque tout le temps la bouche grande ouverte. Si le but était de mettre en scène à quel point les pré-ados peuvent être pénibles avec leur entourage, l'objectif est plutôt bien atteint. Pour le reste, le dessin est trop simplifié à mon goût. C'est vrai que l'ambiance de pré-adolescence et quelques thèmes qui s'y raccordent n'est pas trop mal rendu. Cela fait bien longtemps que j'ai passé l'âge et mes enfants ne sont pas encore dans cette période mais j'imagine que le rendu est assez correct. Mais objectivement, les gags sont vraiment rarement drôles. Souvent lourds, prévisibles et un peu répétitifs, j'ai eu du mal à décrocher plus qu'un sourire par-ci par-là. Et je ne suis pas sûr que ce soit uniquement parce que cet humour n'est pas destiné à ma tranche d'âge...

28/08/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Souvenirs
Souvenirs

Je suis très déçu de ma lecture de « Souvenirs » réalisée par un auteur espagnol : Guillem March. Certes, le lecteur y découvrira 3 petites histoires sur le destin d’une jeune femme ordinaire mais ces courts-récits me sont apparus… peu intéressants. La première historiette nous présente Sofia. C’est une étudiante qui ne réussit pas avec les mecs et justement, en ce moment, avec Roberto, ça ne va pas fort… alors elle se demande pourquoi ça ne marche jamais avec les mecs… Le deuxième récit nous propose une virée dans une soirée entre jeunes filles et hommes au bord de la mer. Ana s’est fait voler ses vêtements (à part son slip) et ses accessoires cet après-midi alors qu’elle se baignait. Cependant, lors de cette fête nocturne, elle rencontre un de ses ex… La troisième histoire est un peu bizarre : Victoria est en train de se laver lorsqu’un inconnu pénètre dans la salle de bain. Cette jeune femme va réussir par l’assommer… Peu de temps après, elle va apprendre que c’était le petit ami de sa sœur qui avait l’inviter à la maison en absence de leurs parents… Pour dire franchement, aucun de ses récits ne m’a vraiment passionné. Certes, il y a quelques anecdotes et situations qui m’ont fait sourire mais ça n’a pas été suffisant pour que j’y passe un excellent moment de lecture en compagnie de ces demoiselles. A la rigueur, je peux comprendre que des lectures puissent y trouver leurs comptes en feuilletant l’album car l’auteur y brosse le portrait d’une jeunesse un peu perdue, ne sachant pas quoi foutre dans leur vie… bref, « Souvenirs » peut être un album témoin de notre époque, du moins des jeunes adultes d’aujourd’hui mais, pour ma part, j’ai trouvé ces récits ennuyeux. A noter que les deux premières histoires semblent complémentaires. Quant au graphisme adopté par Guillem March pour cette bd, je l’ai trouvé étonnant car l’auteur utilise un style différent et particulier pour chaque récit : je n’ai pas de préférence pour tel ou tel dessin parce que tous me sont apparus très réussis dans leur style. Seule, la présence de nombreuses bulles de dialogues sur certaines cases m’a gêné. Au final, je suis ressorti indifférent de cette lecture et déçu par cet album d’une collection (« Blandice ») qui m’a toujours enthousiasmé jusqu’à présent. A oublier…

27/08/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Le Petit Lulu
Le Petit Lulu

J'ai été attiré par la phrase de l'auteur au dos de sa bd : "si le mot cul est dans une phrase, le public, fut-elle sublime, n'entendra que ce mot". Oui, souvent on a tendance à se focaliser sur un seul mot. On ne voit frénétiquement que lui. On oublie tout le reste et finalement, la phrase peut alors perdre tout son sens. On va faire alors des déductions d'idées faciles sans tenir compte du particularisme ou même tout simplement de la réalité. La vie n'est pas aussi simple. Hugues est jeune. Il a 25 ans et travaille dans une librairie. Il aimerait écrire une bande dessinée mais c'est plutôt mal parti. Sa mère est mourante. Ah oui, accessoirement, il est homo. Le mot est lâché... On ne va plus que se concentrer sur cela. L'auteur nous met tout de suite dans le bain avec une scène plutôt hard. Il saborde son récit et aura du mal à capter l'admiration de son public. Oui, le doute s'est installé. Il est malheureusement plus question de scènes de sexe que d'amour. Dès lors, on décrochera vite à moins d'être un passionné débauché ou un pervers (au choix). La fin est presque un clin d'oeil au film Fight Club de David Fincher. Le problème est qu'on n'y croit pas une seule seconde car cela tombe comme un cheveu sur la soupe au lieu de créer la surprise chez le lecteur. Un ratage mais qui aurait pu donner quelque chose de différent.

27/08/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Victor Anthracite
Victor Anthracite

Victor Anthracite parviendra-t-il à enrayer l’imminente pullulation de cafards orchestrée par un oligarque misanthrope ? La question pourrait être existentielle puisqu'il en va de notre survie. Non, je plaisante ... J'ai rarement lu une oeuvre aussi naïve mais qui se prend au sérieux. L'auteur semble prendre le contre-pied de la ligne claire chère à Hergé. Cependant, le dessin en noir et blanc ne me plait pas surtout les têtes de certains personnages trop carrées. L'ouvrage que j'ai a été tiré à 500 exemplaires. C'est presque l'oeuvre d'un auteur qui débute avec un label indépendant. Il est dommage de ne pas faire preuve de plus d'imagination au niveau du scénario. L'histoire est absurde tout autant que le dénouement. Ce n'est pas trop mon style.

27/08/2009 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5
Couverture de la série Vieille Amérique
Vieille Amérique

Houlà la grosse déception ! Je m’attendais à autre chose en voyant les avis précédents… Personnellement, j’ai trouvé l’histoire plate, et n’ai jamais réussi à trouver le moindre intérêt à l’aventure. J’ai cependant continué ma lecture, tout comme je l’ai terminée, c’est-à-dire sans beaucoup de satisfaction. Le dessin particulier, un peu caricatural par moment, ne m’a pas non plus emballé. Seul point vraiment positif selon moi, c’est la colorisation assez vive et variée, sans qu’elle ne soit tape à l’œil. Bref, un one-shot vite lu et vite oublié. Essayez mais moi je n’ai pas été convaincu.

27/08/2009 (modifier)
Par herve
Note: 2/5
Couverture de la série Le Goût du chlore
Le Goût du chlore

Que dire de plus sur cette bd ? Oui, sans le coup de projecteur d'Angoulême, je n'aurais certainement pas fait attention à ce livre. Emprunté à la bibliothèque (heureusement pas acheté), je l'ai lu rapidement et puis au final, qu'en reste-t-il ? Rien, une amourette naissante et naïve qui se déroule dans une piscine. Pas d'histoire, peu voire pas de dialogue, des planches muettes et surtout des pages que l'on tourne à vitesse grand V. Quant à la conclusion... je ne l'ai pas comprise. J'ai tourné la page pour voir si il y avait une suite mais non... Reste un dessin élégant et stylé que j'ai trouvé réussi.

27/08/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Dolis
Dolis

Ce manga fait fortement penser à un film d'art et d'essai, un film sombre où les personnages se comportent bizarrement, pensent à voix haute comme on réciterait une lugubre poésie, un film à la narration un peu expérimentale qui évidemment finit mal. Le genre de film que j'évite soigneusement. Le sujet de ce récit me déplait. Un jeune homme qui semble tomber amoureux d'une fille étrange, au tempérament auto-destructeur, au physique d'anorexique, aux pensées suicidaires. Une façon de penser et une relation à laquelle je ne comprends rien, qui aime se mutiler et menace de mutiler ses proches. Il faut vraiment être dérangé. Je ne comprends pas ce plaisir à glorifier par l'esthétique et un texte poético-dramatique un goût du morbide et des amours contrariées qui rappellent des tendances d'adolescentes mal dans leur peau. Le dessin est très personnel. Les personnages sont très laids, leurs visages affreux. Les décors sont inexistants. Malgré ce trait que je trouve moche, j'ai été séduit par l'esthétique des planches du fait de leur colorisation. Chaque chapitre ne comporte que deux ou trois couleurs, à chaque fois différentes mais très bien choisies pour aller ensemble, comme un décorateur d'intérieur choisirait avec soin ses couleurs pour un appartement design. Je passe sur le fait que certaines cases et textes écrits en blanc sur fond rose clair sont quasi illisibles. Les couleurs m'ont bien plu donc. Elles amènent une esthétique intéressante qui donne sa saveur à ce manga. Mais l'histoire, les personnages, le trait du dessin, m'ont déplu.

27/08/2009 (modifier)