J'ai trouvé cette histoire moins réussie que Love My Life : c'est juste une impression personnelle qui n'engage que moi. C'est vrai que je ne me suis pas attaché à cette jeune héroïne écrivaine à succès qui trompe son petit ami avec une "soeur". L'ambigüité des sentiments ne me plaît pas dans le cas présent.
Je n'ai pas ressenti de l'amour, juste un petit malaise. Elle finira par quitter son homme quand elle n'aura plus besoin de lui pour achever son dernier roman. Il faut dire que c'est le responsable d'édition. Je ne me suis pas embarqué par ces tourments de sentiments. Je suis resté à terre. Il n'y a pas un seul personnage qui sort véritablement du lot.
Par ailleurs, la ligne graphique est beaucoup trop épurée à mon goût. Cette sobriété est sensée apporter de la finesse à l'oeuvre. Le ton reste doux et nous enveloppe d'une certaine mièvrerie. J'aurais pourtant aimé que cela soit différent pour apprécier.
Voici un témoignage rare par sa nature (plus que par sa qualité à mon humble avis) sur la Corée du Nord. En effet, l’immense dictature est vue à travers les yeux d’un Sud-Coréen. C’est ce qui fait l’originalité de ce récit, mais aussi –pour nous, occidentaux- sa faiblesse.
En effet, l’auteur envoyé en Corée du Nord pour y superviser un chantier, confronte ce qu’il découvre du quotidien des Nord-coréens à son vécu… de Sud-coréen. Ce qui signifie qu’il occulte, dans ses observations, tout ce qui lui est familier... et qui aurait pu nous intéresser.
De ce fait, on en apprend aussi un tout petit peu sur la Corée du Sud, et surtout sur le fossé d’incompréhension qui sépare les deux Corées, mais pas de quoi apaiser la frustration croissante que l’on éprouve au fil de la lecture.
Ceci dit, au fil des anecdotes qu’égrène l’auteur, on se rend compte de l’absurdité de la vie quotidienne des Nord-coréens et du bourrage de crâne qu’ils subissent constamment.
L’auteur a pris aussi le parti de ponctuer chaque chapitre par des textes documentaires intitulés « Le regard de Monsieur Oh », sur des thèmes tels que "Les formalités à remplir par les Sud-coréens pour se rendre au Nord", "Importer des objets du Nord" intéressants et édifiants, mais aussi "Les campagnes pour l’augmentation de la production" de 1953 à 1999 assez barbant :8 ou encore "Les transports en commun" lui aussi lourdement informatif. On y "apprend" ainsi que "le trolleybus possède un équipement électrique sur le toit. Il est alimenté par des lignes de contact aériennes. Grâce à son moteur électrique, le trolleybus ne fait pas beaucoup de bruit et il est peu polluant." Euhhh…. Ils n’en ont pas en Corée du Sud ? Parce que nous on connaît le trolley ! Voilà l’illustration de ce que je disais en intro.
Quant au dessin, hé bien… il est… spécial, à la fois très basique, très dépouillé, et en même temps assez particulier dans le traitement des visages, celui du narrateur ressemblant à un quartier de lune. Mais dans ce genre de BD, le style graphique compte peu, pourvu qu’il soit compréhensible et informatif.
A vous de voir, si le sujet vous passionne.
Assez décevante cette série...
De prime abord le dessin me semblait sympa, et l'intrigue du premier tome faisait penser à une sorte d'Indiana Jones spatial. A la lecture on n'en est pas loin, mais assez vite c'est le scénario qui m'a posé problème... J'ai eu l'impression de démêler un écheveau. Les péripéties se suivent à un rythme échevelé, cela ne laisse pas au lecteur (jeune) le temps de respirer, et du coup on est un peu noyé dans l'enchaînement des évènements. J’ai eu l'impression que le scénariste ne savait pas vraiment où il allait. Et pas mieux pour le second tome, où les personnages sont différents, mais pâtissent du même état d'esprit sans rigueur.
Du coup, seul le dessin a trouvé grâce à mes yeux. Ca ressemble un peu à ce que fait Trondheim, et les animaux humanisés n'y sont pas étrangers, bien sûr. Les couleurs sont jolies, ce n'est pas désagréable à regarder, même si le coloriste se fait appeler Tristoon...
Bref, une série jeunesse qui manque de relief...
Cette BD est une commande dans laquelle on trouve 3 récits.
Le dernier scénarisé par JC Denis et dessiné par Dupuy et Berberian est la base de la BD Un peu avant la fortune que j'avais déjà lue. Il est basique mais agréable à lire.
Les 2 autres récits sont de Cabanes et Tripp.
L'ensemble manque de cohésion, le cahier des charges devait être très souple car il fallait juste parler du métro de l'agglomération toulousaine car cette BD a été réalisée à l'occasion du prolongement de la ligne A de ce métro.
J'ai bien aimé le récit très humain de Tripp mais pas son dessin trop brouillon.
Le second récit de Cabanes est particulier, je n'ai pas accroché à son scénario. Le dessin est sympa avec quelques superbes cases.
Ce projet manque vraiment d'un fil directeur qui aurait pu relier les 3 histoires.
Le résultat est assez faible et ne justifie pas un achat.
Cette BD s'adresse surtout aux locaux mais manque d'intérêt pour les autres.
J'ai une certaine affection pour Dirick dont je lisais les enquêtes de Tim dans Pif Gadget étant jeune. Pourtant, je n'ai pas du tout accroché aux aventures de l'inspecteur Klebs.
L'idée d'inverser la relation entre animaux et humains pour dénoncer les mauvais traitements faits aux animaux est louable même si c'est un lieu commun un peu naïf. Dans ce monde, les chiens et les chats sont humanisés et ils ont pour animaux domestiques des petits humains en pantalon noir, pantalon qui ne les gène pas pour faire pipi contre les réverbères.
Pourquoi pas si c'est fait avec humour ou si cette inversion amène un message assez parlant ? Mais le résultat ici est médiocre à mon goût.
L'humour est lourd. Certes ces albums sont destinés à la jeunesse mais les gags sont vraiment trop prévisibles, téléphonés ou déjà vus. Il ne suffit pas de présenter des personnages aux comportements outrés et excessifs ou de leur imposer des gags tarte-à-la-crême pour amener le sourire.
Les intrigues sont diluées dans une suite de péripéties artificielles et de rebondissements tirés par les cheveux. Les ficelles scénaristiques sont énormes et on n'est jamais plongé dans les enquêtes ou dans les moments de suspens car il est trop difficile d'y croire un seul instant.
En outre, le dessin est trop simplifié, les décors vides et les expressions des personnages trop accentuées. La narration graphique est relativement efficace mais ce n'est pas joli à regarder.
Quant à l'objectif essentiel, le message des amis des animaux contre les expérimentations animales, les fourrures, le trafic d'animaux sauvages ou encore les animaux dressés pour le combat, il a du mal à passer tant il est rendu caduque par le côté artificiel des enquêtes.
A réserver à un public jeunesse pas trop exigeant.
Le dessin minimaliste de cette autofiction n'apporte rien au récit amer et désabusé.
J'aurais aimé une version plus satyrique afin de titiller mes zygomatiques.
Mais là Chloë me semble bien proche de certains des personnages qu'elle allume.
C'est quand même pas le top de l'humour pour jeunes, cette BD... certes, on a l'impression de voir des gamins rivaliser de crasses et de niches, on a presque tous vécu ça, mais le decorum de planet fantasy, même s'il est bien trouvé, n'offre pas trop de diversité dans les gags.
J'ai souri deux ou trois fois cependant, surtout dans la vivacité des dialogues, qui permettent une lecture pas trop crétine.
Sur le plan visuel, c'est du Poipoi de base, assez simplifié mais plutôt agréable à l'oeil, même si je préfèrerais Nebulo dans la même mouvance.
2,5/5.
Je suis assez déçue par cette lecture, le dessin de Pellejero est superbe comme d'habitude, d'ailleurs ici il mêle ses deux styles, trait fin et trait gras et le mélange est plutôt agréable, les couleurs sont aussi fort belles. Malheureusement côté scénario ces histoires courtes ne sont absolument pas prenantes, soit elles sont prévisibles, soit elles tombent à plat, soit je n'ai pas compris leurs chutes, bref ça n'a réussi qu'à m'énerver et en plus ça se lit très vite, encore du temps perdu à dessiner des histoires qui n'en valent pas la peine. Je n'en conseille même pas l'achat aux fans des auteurs, ou alors qu'après avoir lu la bd.
Le décor, visiblement une hacienda mexicaine à une époque indéterminée. Les personnages, pas faciles à déterminer en première lecture. Un homme affalé contre un puits, probablement le narrateur : qui est-il ? Une jolie femme : sa soeur ? Un autre couple qui se dispute très fortement, quel lien ont-ils avec les deux autres ?
Tout cela est mal expliqué et j'ai eu du mal à savoir toujours qui parlait et à comprendre ce qu'il se passait, si tout était bien linéaire ou s'il y avait des sauts chronologiques par-ci par-là.
Les premières pages sont visiblement une référence à la nouvelle "Axolotl" de Julio Cortázar. Du coup, j'ai passé mon temps à me demander si le narrateur était différent à chaque fois, comme un dédoublement de personnalité, ou si le narrateur était en train de se transformer lui aussi.
Transformation, il y en a bien une, effectivement, mais pas en axolotl.
Le dessin est agréable, avec une belle colorisation directe. Mais la narration graphique n'est pas toujours très claire. Comme les personnages ne nous sont jamais vraiment présentés et qu'ils se ressemblent un peu, il n'est pas facile de s'y retrouver.
La conclusion du récit est assez absconse, du même type que celle de la nouvelle de Cortázar donc sans grande surprise pour moi. En outre, l'album est court, moins de 30 pages. Vite lu, vite oublié.
Sincèrement, je trouve que Yuna Kagesaki renouvelle le thème des vampires de manière intelligente et originale. C'est pas tous les jours qu'on voit un vampire qui aime le soleil ! Malheureusement, hormis cette idée, ce manga est pathétique.
Le dessin n'a aucune personnalité et il est parfois médiocre. Parfois, j'avais l'impression que la mère du 'petit ami' de l'héroïne était une adolescente ! De plus, les personnages n'ont aucun intérêt hormis Karin qui est un peu attachante, mais c'est tout. Les tentatives d'humour ne sont pas drôles et lorsque l'auteur veut faire pleurer le lecteur, il n'y arrive pas avec moi.
J'ai tenu trois tomes. Ne comptez pas sur moi pour lire la suite.
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Indigo Blue
J'ai trouvé cette histoire moins réussie que Love My Life : c'est juste une impression personnelle qui n'engage que moi. C'est vrai que je ne me suis pas attaché à cette jeune héroïne écrivaine à succès qui trompe son petit ami avec une "soeur". L'ambigüité des sentiments ne me plaît pas dans le cas présent. Je n'ai pas ressenti de l'amour, juste un petit malaise. Elle finira par quitter son homme quand elle n'aura plus besoin de lui pour achever son dernier roman. Il faut dire que c'est le responsable d'édition. Je ne me suis pas embarqué par ces tourments de sentiments. Je suis resté à terre. Il n'y a pas un seul personnage qui sort véritablement du lot. Par ailleurs, la ligne graphique est beaucoup trop épurée à mon goût. Cette sobriété est sensée apporter de la finesse à l'oeuvre. Le ton reste doux et nous enveloppe d'une certaine mièvrerie. J'aurais pourtant aimé que cela soit différent pour apprécier.
Le Visiteur du Sud
Voici un témoignage rare par sa nature (plus que par sa qualité à mon humble avis) sur la Corée du Nord. En effet, l’immense dictature est vue à travers les yeux d’un Sud-Coréen. C’est ce qui fait l’originalité de ce récit, mais aussi –pour nous, occidentaux- sa faiblesse. En effet, l’auteur envoyé en Corée du Nord pour y superviser un chantier, confronte ce qu’il découvre du quotidien des Nord-coréens à son vécu… de Sud-coréen. Ce qui signifie qu’il occulte, dans ses observations, tout ce qui lui est familier... et qui aurait pu nous intéresser. De ce fait, on en apprend aussi un tout petit peu sur la Corée du Sud, et surtout sur le fossé d’incompréhension qui sépare les deux Corées, mais pas de quoi apaiser la frustration croissante que l’on éprouve au fil de la lecture. Ceci dit, au fil des anecdotes qu’égrène l’auteur, on se rend compte de l’absurdité de la vie quotidienne des Nord-coréens et du bourrage de crâne qu’ils subissent constamment. L’auteur a pris aussi le parti de ponctuer chaque chapitre par des textes documentaires intitulés « Le regard de Monsieur Oh », sur des thèmes tels que "Les formalités à remplir par les Sud-coréens pour se rendre au Nord", "Importer des objets du Nord" intéressants et édifiants, mais aussi "Les campagnes pour l’augmentation de la production" de 1953 à 1999 assez barbant :8 ou encore "Les transports en commun" lui aussi lourdement informatif. On y "apprend" ainsi que "le trolleybus possède un équipement électrique sur le toit. Il est alimenté par des lignes de contact aériennes. Grâce à son moteur électrique, le trolleybus ne fait pas beaucoup de bruit et il est peu polluant." Euhhh…. Ils n’en ont pas en Corée du Sud ? Parce que nous on connaît le trolley ! Voilà l’illustration de ce que je disais en intro. Quant au dessin, hé bien… il est… spécial, à la fois très basique, très dépouillé, et en même temps assez particulier dans le traitement des visages, celui du narrateur ressemblant à un quartier de lune. Mais dans ce genre de BD, le style graphique compte peu, pourvu qu’il soit compréhensible et informatif. A vous de voir, si le sujet vous passionne.
Little Big Bang
Assez décevante cette série... De prime abord le dessin me semblait sympa, et l'intrigue du premier tome faisait penser à une sorte d'Indiana Jones spatial. A la lecture on n'en est pas loin, mais assez vite c'est le scénario qui m'a posé problème... J'ai eu l'impression de démêler un écheveau. Les péripéties se suivent à un rythme échevelé, cela ne laisse pas au lecteur (jeune) le temps de respirer, et du coup on est un peu noyé dans l'enchaînement des évènements. J’ai eu l'impression que le scénariste ne savait pas vraiment où il allait. Et pas mieux pour le second tome, où les personnages sont différents, mais pâtissent du même état d'esprit sans rigueur. Du coup, seul le dessin a trouvé grâce à mes yeux. Ca ressemble un peu à ce que fait Trondheim, et les animaux humanisés n'y sont pas étrangers, bien sûr. Les couleurs sont jolies, ce n'est pas désagréable à regarder, même si le coloriste se fait appeler Tristoon... Bref, une série jeunesse qui manque de relief...
Correspondances
Cette BD est une commande dans laquelle on trouve 3 récits. Le dernier scénarisé par JC Denis et dessiné par Dupuy et Berberian est la base de la BD Un peu avant la fortune que j'avais déjà lue. Il est basique mais agréable à lire. Les 2 autres récits sont de Cabanes et Tripp. L'ensemble manque de cohésion, le cahier des charges devait être très souple car il fallait juste parler du métro de l'agglomération toulousaine car cette BD a été réalisée à l'occasion du prolongement de la ligne A de ce métro. J'ai bien aimé le récit très humain de Tripp mais pas son dessin trop brouillon. Le second récit de Cabanes est particulier, je n'ai pas accroché à son scénario. Le dessin est sympa avec quelques superbes cases. Ce projet manque vraiment d'un fil directeur qui aurait pu relier les 3 histoires. Le résultat est assez faible et ne justifie pas un achat. Cette BD s'adresse surtout aux locaux mais manque d'intérêt pour les autres.
Une enquête de l'inspecteur Klebs
J'ai une certaine affection pour Dirick dont je lisais les enquêtes de Tim dans Pif Gadget étant jeune. Pourtant, je n'ai pas du tout accroché aux aventures de l'inspecteur Klebs. L'idée d'inverser la relation entre animaux et humains pour dénoncer les mauvais traitements faits aux animaux est louable même si c'est un lieu commun un peu naïf. Dans ce monde, les chiens et les chats sont humanisés et ils ont pour animaux domestiques des petits humains en pantalon noir, pantalon qui ne les gène pas pour faire pipi contre les réverbères. Pourquoi pas si c'est fait avec humour ou si cette inversion amène un message assez parlant ? Mais le résultat ici est médiocre à mon goût. L'humour est lourd. Certes ces albums sont destinés à la jeunesse mais les gags sont vraiment trop prévisibles, téléphonés ou déjà vus. Il ne suffit pas de présenter des personnages aux comportements outrés et excessifs ou de leur imposer des gags tarte-à-la-crême pour amener le sourire. Les intrigues sont diluées dans une suite de péripéties artificielles et de rebondissements tirés par les cheveux. Les ficelles scénaristiques sont énormes et on n'est jamais plongé dans les enquêtes ou dans les moments de suspens car il est trop difficile d'y croire un seul instant. En outre, le dessin est trop simplifié, les décors vides et les expressions des personnages trop accentuées. La narration graphique est relativement efficace mais ce n'est pas joli à regarder. Quant à l'objectif essentiel, le message des amis des animaux contre les expérimentations animales, les fourrures, le trafic d'animaux sauvages ou encore les animaux dressés pour le combat, il a du mal à passer tant il est rendu caduque par le côté artificiel des enquêtes. A réserver à un public jeunesse pas trop exigeant.
Working Jeanne
Le dessin minimaliste de cette autofiction n'apporte rien au récit amer et désabusé. J'aurais aimé une version plus satyrique afin de titiller mes zygomatiques. Mais là Chloë me semble bien proche de certains des personnages qu'elle allume.
Ange le terrrible
C'est quand même pas le top de l'humour pour jeunes, cette BD... certes, on a l'impression de voir des gamins rivaliser de crasses et de niches, on a presque tous vécu ça, mais le decorum de planet fantasy, même s'il est bien trouvé, n'offre pas trop de diversité dans les gags. J'ai souri deux ou trois fois cependant, surtout dans la vivacité des dialogues, qui permettent une lecture pas trop crétine. Sur le plan visuel, c'est du Poipoi de base, assez simplifié mais plutôt agréable à l'oeil, même si je préfèrerais Nebulo dans la même mouvance. 2,5/5.
Gammes Chromatiques (Blues et autres récits en couleurs)
Je suis assez déçue par cette lecture, le dessin de Pellejero est superbe comme d'habitude, d'ailleurs ici il mêle ses deux styles, trait fin et trait gras et le mélange est plutôt agréable, les couleurs sont aussi fort belles. Malheureusement côté scénario ces histoires courtes ne sont absolument pas prenantes, soit elles sont prévisibles, soit elles tombent à plat, soit je n'ai pas compris leurs chutes, bref ça n'a réussi qu'à m'énerver et en plus ça se lit très vite, encore du temps perdu à dessiner des histoires qui n'en valent pas la peine. Je n'en conseille même pas l'achat aux fans des auteurs, ou alors qu'après avoir lu la bd.
Malinche
Le décor, visiblement une hacienda mexicaine à une époque indéterminée. Les personnages, pas faciles à déterminer en première lecture. Un homme affalé contre un puits, probablement le narrateur : qui est-il ? Une jolie femme : sa soeur ? Un autre couple qui se dispute très fortement, quel lien ont-ils avec les deux autres ? Tout cela est mal expliqué et j'ai eu du mal à savoir toujours qui parlait et à comprendre ce qu'il se passait, si tout était bien linéaire ou s'il y avait des sauts chronologiques par-ci par-là. Les premières pages sont visiblement une référence à la nouvelle "Axolotl" de Julio Cortázar. Du coup, j'ai passé mon temps à me demander si le narrateur était différent à chaque fois, comme un dédoublement de personnalité, ou si le narrateur était en train de se transformer lui aussi. Transformation, il y en a bien une, effectivement, mais pas en axolotl. Le dessin est agréable, avec une belle colorisation directe. Mais la narration graphique n'est pas toujours très claire. Comme les personnages ne nous sont jamais vraiment présentés et qu'ils se ressemblent un peu, il n'est pas facile de s'y retrouver. La conclusion du récit est assez absconse, du même type que celle de la nouvelle de Cortázar donc sans grande surprise pour moi. En outre, l'album est court, moins de 30 pages. Vite lu, vite oublié.
Chibi vampire Karin
Sincèrement, je trouve que Yuna Kagesaki renouvelle le thème des vampires de manière intelligente et originale. C'est pas tous les jours qu'on voit un vampire qui aime le soleil ! Malheureusement, hormis cette idée, ce manga est pathétique. Le dessin n'a aucune personnalité et il est parfois médiocre. Parfois, j'avais l'impression que la mère du 'petit ami' de l'héroïne était une adolescente ! De plus, les personnages n'ont aucun intérêt hormis Karin qui est un peu attachante, mais c'est tout. Les tentatives d'humour ne sont pas drôles et lorsque l'auteur veut faire pleurer le lecteur, il n'y arrive pas avec moi. J'ai tenu trois tomes. Ne comptez pas sur moi pour lire la suite.