J'avais toujours été attiré par la couverture du premier tome. Quand j'avais appris qu'il s'agissait des auteurs de Célestin Gobe-la-lune ou encore Alim le tanneur , je n'ai pas hésité. Mais là, le coup de foudre n'a pas eu lieu. Je n'aime peut-être pas les histoires de drogue et autres hallucinogènes.
La lisibilité des planches m'a beaucoup déçu. J'ai eu du mal à suivre ce récit. L'envie m'a même quitté de poursuivre cette aventure dans un univers cyberpunk. J'ai décroché ce qui n'est jamais bon signe. Il y a des bd où c'est comme cela. Par contre, le dessin ne m'a pas laissé indifférent.
Le début de l'histoire laissait augurer quelque chose d'intéressant. Puis à mesure, on se rend compte que c'est vraiment stupide comme idée. Un peuple de dinosaures organisé en société recueille un bébé humain tombé du ciel dans une capsule spatiale. Rien que ça ! Bon, vous me direz que cela commence comme Thorgal à quelques détails près. :)
Ces dinosaures se comportent d'ailleurs comme des humains. Ils veulent étendre un empire, croient à un dieu unique selon les peuplades, veulent asservir en esclavage d'autres sauriens. Cette transposition digne de Dinotopia a du mal à passer. Sincèrement ! Par ailleurs, la couverture ressemble au logo du film Jurassik Park.
Même si le dessin est plus que correct, le scénario va être extrêmement manichéen et sans véritable surprise. On peut passer son chemin même si on aime les dinosaures.
Le récit de Shutter Island est prenant et riche. Il m'a fallu le lire une deuxième fois pour vraiment comprendre l'histoire et en apprécier tous les aspects. Les 20 dernières pages sont un festival de révélations et révèlent une maîtrise indéniable de la narration et du suspense.
Hélas, mille fois hélas, ce one-shot qui aurait pu se révéler comme un des tous meilleurs thrillers de la bande dessinée est complètement gâché par un dessin obscur, flou, aux teintes verdâtres particulièrement laides. On n'entre jamais véritablement dans l'histoire car le contexte est très mal retranscrit : à aucun moment, je ne me suis senti dans un hôpital psychiatrique situé sur une île isolée. Les dessins des lieux et des décors sont d'ailleurs quasiment inexistants, on n'a droit le plus souvent qu'à des gros plans sur les personnages et à des teintes très sombres qui empêchent de s'attacher à l'histoire. La distinction entre les protagonistes se fait d'ailleurs parfois de manière confuse.
Une grande déception donc, feuilletez bien l'ouvrage avant d'acheter.
Dernier élément qui m'a bien énervé : à la fin de ma première lecture, la couverture de la BD s'est décollée du reste des autres pages, malgré tout le soin apporté à ma lecture.
Cette BD se lit bien mais manque cruellement de consistance. Le passage clé de la BD est même laissé à l'imagination du lecteur, qui comprendra ce qu'il veut pour le final.
Ce one shot est moyen à tout point de vue, pas franchement mauvais mais insuffisant sur tant de points.
Le dessin est agréable mais il manque de personnalité et a pris un coup de vieux. Les couleurs sont efficaces mais discrètes.
Le scénario met en action des personnages antipathiques dans l'ensemble. Ils sont manipulateurs ou idiots, aucune relation ne m'a paru saine. C'est cet état d'esprit futile qui rend cette BD sans saveur et la vide de son sens.
J'ai trouvé des erreurs de rythme dans le récit, où des passages importants sont survolés ainsi que l'inverse.
Cette BD peut permettre de combler une demi-heure de temps libre mais n'a pas sa place dans ma bibliothèque...
Ce n'est clairement pas le genre de BD que j'achèterais mais sa lecture ne fut pas inintéressante.
Il s'agit d'un recueil d'oeuvres assez variées de Baudoin. Il propose des histoires courtes séparées à chaque fois d'un dessin en une page peint dans le style qui a fait la renommée du dessinateur.
Ce n'est pas le graphisme qui me fera apprécier cet album. Je n'aime pas l'encrage charbonneux de Baudoin et son trait, aussi virtuose et charnel soit-il, me laisse froid voire me rebute régulièrement. Mais les planches de cet album étant relativement aérées et le dessin pas trop sombre, je ne l'ai pas trouvé désagréable.
Par contre, certes le lettrage est fait à la peinture et ce n'est pas facile de corriger, mais les fautes d'orthographe très voyantes disséminées au long des textes sont assez agaçantes.
Les quatre premiers récits mettent en scène l'auteur lui-même, ses pensées et observations dans des circonstances très différentes : en pleine désolation à Beyrouth, dans la rue, à Paris ou encore chez des amis. Abordant des thèmes très différents mais pertinents, j'ai bien aimé ces quatre chapitres.
Les sept récits suivants sont des fictions mettant en scène des personnages variés. Leur thématiques communes, les relations entre les gens : dialogues dans la rue, drague, discussions amoureuses, durant l'amour ou après l'amour. Pas passionnant mais pas mauvais non plus.
Quant au dernier récit, le plus long, il met à nouveau en scène l'auteur qui montre à sa copine l'ébauche d'une histoire en manga qui a été refusée, on lit cette histoire et on fait ensuite la comparaison avec une histoire très similaire, et partiellement autobiographique, extraite de Passe le temps, dans un style graphique très différent. Intéressant mais pas captivant non plus.
Graphiquement, ce manga est assez enthousiasmant. Le dessin, dans une veine shonen classique, est soigné et plutôt beau. Les personnages sont bien rendus, les costumes très travaillés, les décors soignés et les scènes d'action pas trop mal rendues (même si le sang a tendance à gicler un peu trop abondamment).
L'univers imaginé là a une touche d'originalité. Les lieux sont des provinces connues du Japon médiéval, à l'époque d'un conflit qui a réellement eu lieu entre les clans Imagawa et Oda. Mais dans ce Japon là règnent aussi des magies particulières. Tout d'abord la source d'énergie de la fameuse pierre Kamui qui permet aux habitants d'utiliser une technologie anachronique, pour une ambiance un peu steampunk. Puis des personnages marqués de tâches de naissance divines qui leur confèrent des pouvoirs surnaturels très puissants.
Malheureusement, l'intrigue en elle-même est trop banale et trop cliché pour vraiment passionner le lecteur. Un conflit, des complots, un jeune héros aux pouvoirs latents dont on sent bien qu'il sera un jour le plus fort, de mystérieux personnages à la recherche de ce pouvoir, une vengeance... Le tout tiendra en 4 tomes mais le premier n'apporte rien de neuf au monde des shonen et aux récits médiévaux-fantastiques. Il y a une certaine immaturité dans les réactions des personnages et dans la tournure du récit. On sent en outre pas mal d'influences de mangas plus célèbres. J'ai noté quelques emprunts à Naruto notamment, par le pouvoir des iris du héros qui lui permettent de deviner les actions de l'adversaire d'une part, mais aussi par cette caste de personnages dotés de super-pouvoirs, leur look, leur façon de se comporter, leurs noirs complots secrets. Et on pourra sûrement trouver des ressemblances avec d'autres shonen.
La narration est tout à fait correcte, le scénario se tient et n'est pas mauvais, mais tout cela me donne une telle impression de déjà-vu que je n'ai vraiment pas été captivé. Le récit se lit, divertit un peu, et puis s'oublie aussitôt. Il manque l'accroche qui fait les bons shonen.
Je n'avais jamais lu Tardi jusqu'à présent parce que je n'aime pas du tout son style graphique. Mais à lire tant d'éloges sur son talent de narrateur et/ou de scénariste, je me suis dit qu'il fallait tout de même que j'essaie car un bon scénario (qui n'est pas de lui dans le cas présent...) peut tout à fait faire oublier un dessin qui ne soit pas à mon goût.
En ce qui concerne ce petit bleu de la côte ouest, je dirais "bof", ça se lit bien, mais l'histoire ne m'a pas passionnée. En fait j'ai terminé ma lecture pour voir comment ça allait se finir mais sans réel intérêt pour le héros, son entourage ou les raisons de toutes ces péripéties. Techniquement c'est bien construit, la boucle est bouclée, mais cette histoire n'a rien provoqué de spécial chez moi.
J'ai encore en réserve C'était la guerre des tranchées et La Débauche pour continuer à découvrir cet auteur, qui sait, peut-être y trouverai-je mon bonheur.
Curieuse expérience que celle de partager en tout point un avis de Miranda.
Comme elle, j’ai acheté cette bd de David B sans vraiment réfléchir, elveen étant fan de l'auteur. La déception fut également de mise. Ce récit se termine en eau de boudin.
Comme elle, j’ai cherché désespérément sur la tranche un hypothétique "1" indiquant qu’une suite viendrait clore ce récit.
Comme souvent, une nouvelle laisse le lecteur sur sa faim, du fait de la brièveté du récit et de sa conclusion souvent ouverte. En ce sens, cette bd doit être une bonne adaptation. Il y a pourtant une évolution intéressante : des pirates morts damnés à voguer sur les mers recueillent un petit garçon dans le secret espoir que sa mort pourra les sortir de ce purgatoire mais cela ne se passera pas tout à fait comme prévu.
Les dessins sont bien dans le style de David B. Son trait chevrotant met en images de véritables petits tableaux picturaux tels les gravures illustrant les récits de Jules Verne. Bref, une ambiance typique de l’auteur.
A réserver aux fans de l’auteur (et encore).
Après la lecture des deux tomes.
Avec un dessin très vieillissant, cette BD ne me laissera pas de grands souvenirs.
Certes le trait est très fin et assuré mais les couleurs sont passées et indigestes.
Le découpage de l'histoire laisse à désirer.
J'ai trouvé le scénario saccadé et fantaisiste.
Il y a trop d'invraisemblances anéantissant mon plaisir de lecture.
Ce qui parait évident pour le lecteur devrait l'être encore plus pour les personnages.
Mais ils semblent aveugles à ce qui les entoure.
J'ai beau être bon public, cette histoire ne passe pas.
Dommage car la trame globale était correcte mais elle aurait mérité un meilleur traitement.
The prism of midnight dawn, traduisez "le prisme de l'aube de minuit", est la suite directe de Princess Ai, série qui a semble-t-il eu son petit succès auprès d'un jeune public féminin. Courtney Love et DJ Milky, à l'origine de la première série, ont cette fois laissé la main à Christine Boylan. Et Ay Yazawa a laissé Misaho Kujiradou seule aux commandes du dessin.
Le graphisme parait plus soigné encore que celui de Princess Ai. Quoique les décors soient médiocres, la mise en page façon illustration gothic-lolita est belle et travaillée. Et les personnages sont assez excellents. Leurs tenues vestimentaires sont surtout le gros point fort, dignes de stylistes de mode, pour le plus grand ravissement des amatrices de cosplay et de néo-gothique. C'est une ambiance visuelle très féminine, très shojo, mais techniquement il n'y a rien à redire. Et la narration graphique reste assez fluide.
L'histoire, par contre, parait encore plus bidon que celle de Princess Ai. Un an après ses aventures précédentes, cette dernière se retrouve de nouveau sur Terre à la poursuite de méchants, mais découvrent au passage qu'elle doit sauver le monde d'une mauvaise musique qui ne sonne pas bien et qui, associée à des accessoires modes contaminés, corrompt les âmes. Ciel, quelle horreur ! Pire ! Le grand amour de la princesse est lui aussi sous le joug du mal.
J'ai bien l'impression que l'intrigue est encore plus niaise que celle de la série originelle. Certains dialogues m'ont vraiment fait rire tant ils étaient ridicules. Quant à l'ensemble, il est bien fade et paraît comme une suite artificielle à Princess Ai. Cette autre série avait pour qualités son originalité et la fougue inspirée de ses auteurs, tandis que the prism of midnight dawn ressort comme une banale série shojo avec juste des personnages un peu originaux et un rapport à la musique qu'on ne trouve pas tellement ailleurs. On s'amusera d'ailleurs de nouveau de voir l'héroïne, exilée sans moyen sur Terre, changer complètement de tenue extravagante à chaque chapitre.
Malgré ces reproches, la beauté du dessin, le design vestimentaire, la mise en page illustrée et la narration assez fluide font que la série n'est pas nullissime. Mais, comme Princess Ai et bien que certaines fans de cette série puissent peut-être être déçu par cette suite, elle est à réserver aux jeunes lectrices et aux amatrices de jolis dessins, de stylisme et d'illustrations façon gothic-lolita.
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L'Ivresse des fantômes
J'avais toujours été attiré par la couverture du premier tome. Quand j'avais appris qu'il s'agissait des auteurs de Célestin Gobe-la-lune ou encore Alim le tanneur , je n'ai pas hésité. Mais là, le coup de foudre n'a pas eu lieu. Je n'aime peut-être pas les histoires de drogue et autres hallucinogènes. La lisibilité des planches m'a beaucoup déçu. J'ai eu du mal à suivre ce récit. L'envie m'a même quitté de poursuivre cette aventure dans un univers cyberpunk. J'ai décroché ce qui n'est jamais bon signe. Il y a des bd où c'est comme cela. Par contre, le dessin ne m'a pas laissé indifférent.
Feux (Tome - Hardy)
Le début de l'histoire laissait augurer quelque chose d'intéressant. Puis à mesure, on se rend compte que c'est vraiment stupide comme idée. Un peuple de dinosaures organisé en société recueille un bébé humain tombé du ciel dans une capsule spatiale. Rien que ça ! Bon, vous me direz que cela commence comme Thorgal à quelques détails près. :) Ces dinosaures se comportent d'ailleurs comme des humains. Ils veulent étendre un empire, croient à un dieu unique selon les peuplades, veulent asservir en esclavage d'autres sauriens. Cette transposition digne de Dinotopia a du mal à passer. Sincèrement ! Par ailleurs, la couverture ressemble au logo du film Jurassik Park. Même si le dessin est plus que correct, le scénario va être extrêmement manichéen et sans véritable surprise. On peut passer son chemin même si on aime les dinosaures.
Shutter Island
Le récit de Shutter Island est prenant et riche. Il m'a fallu le lire une deuxième fois pour vraiment comprendre l'histoire et en apprécier tous les aspects. Les 20 dernières pages sont un festival de révélations et révèlent une maîtrise indéniable de la narration et du suspense. Hélas, mille fois hélas, ce one-shot qui aurait pu se révéler comme un des tous meilleurs thrillers de la bande dessinée est complètement gâché par un dessin obscur, flou, aux teintes verdâtres particulièrement laides. On n'entre jamais véritablement dans l'histoire car le contexte est très mal retranscrit : à aucun moment, je ne me suis senti dans un hôpital psychiatrique situé sur une île isolée. Les dessins des lieux et des décors sont d'ailleurs quasiment inexistants, on n'a droit le plus souvent qu'à des gros plans sur les personnages et à des teintes très sombres qui empêchent de s'attacher à l'histoire. La distinction entre les protagonistes se fait d'ailleurs parfois de manière confuse. Une grande déception donc, feuilletez bien l'ouvrage avant d'acheter. Dernier élément qui m'a bien énervé : à la fin de ma première lecture, la couverture de la BD s'est décollée du reste des autres pages, malgré tout le soin apporté à ma lecture.
L'Ombre aux tableaux
Cette BD se lit bien mais manque cruellement de consistance. Le passage clé de la BD est même laissé à l'imagination du lecteur, qui comprendra ce qu'il veut pour le final. Ce one shot est moyen à tout point de vue, pas franchement mauvais mais insuffisant sur tant de points. Le dessin est agréable mais il manque de personnalité et a pris un coup de vieux. Les couleurs sont efficaces mais discrètes. Le scénario met en action des personnages antipathiques dans l'ensemble. Ils sont manipulateurs ou idiots, aucune relation ne m'a paru saine. C'est cet état d'esprit futile qui rend cette BD sans saveur et la vide de son sens. J'ai trouvé des erreurs de rythme dans le récit, où des passages importants sont survolés ainsi que l'inverse. Cette BD peut permettre de combler une demi-heure de temps libre mais n'a pas sa place dans ma bibliothèque...
Chroniques de l'éphémère
Ce n'est clairement pas le genre de BD que j'achèterais mais sa lecture ne fut pas inintéressante. Il s'agit d'un recueil d'oeuvres assez variées de Baudoin. Il propose des histoires courtes séparées à chaque fois d'un dessin en une page peint dans le style qui a fait la renommée du dessinateur. Ce n'est pas le graphisme qui me fera apprécier cet album. Je n'aime pas l'encrage charbonneux de Baudoin et son trait, aussi virtuose et charnel soit-il, me laisse froid voire me rebute régulièrement. Mais les planches de cet album étant relativement aérées et le dessin pas trop sombre, je ne l'ai pas trouvé désagréable. Par contre, certes le lettrage est fait à la peinture et ce n'est pas facile de corriger, mais les fautes d'orthographe très voyantes disséminées au long des textes sont assez agaçantes. Les quatre premiers récits mettent en scène l'auteur lui-même, ses pensées et observations dans des circonstances très différentes : en pleine désolation à Beyrouth, dans la rue, à Paris ou encore chez des amis. Abordant des thèmes très différents mais pertinents, j'ai bien aimé ces quatre chapitres. Les sept récits suivants sont des fictions mettant en scène des personnages variés. Leur thématiques communes, les relations entre les gens : dialogues dans la rue, drague, discussions amoureuses, durant l'amour ou après l'amour. Pas passionnant mais pas mauvais non plus. Quant au dernier récit, le plus long, il met à nouveau en scène l'auteur qui montre à sa copine l'ébauche d'une histoire en manga qui a été refusée, on lit cette histoire et on fait ensuite la comparaison avec une histoire très similaire, et partiellement autobiographique, extraite de Passe le temps, dans un style graphique très différent. Intéressant mais pas captivant non plus.
Kamui - End of Ark
Graphiquement, ce manga est assez enthousiasmant. Le dessin, dans une veine shonen classique, est soigné et plutôt beau. Les personnages sont bien rendus, les costumes très travaillés, les décors soignés et les scènes d'action pas trop mal rendues (même si le sang a tendance à gicler un peu trop abondamment). L'univers imaginé là a une touche d'originalité. Les lieux sont des provinces connues du Japon médiéval, à l'époque d'un conflit qui a réellement eu lieu entre les clans Imagawa et Oda. Mais dans ce Japon là règnent aussi des magies particulières. Tout d'abord la source d'énergie de la fameuse pierre Kamui qui permet aux habitants d'utiliser une technologie anachronique, pour une ambiance un peu steampunk. Puis des personnages marqués de tâches de naissance divines qui leur confèrent des pouvoirs surnaturels très puissants. Malheureusement, l'intrigue en elle-même est trop banale et trop cliché pour vraiment passionner le lecteur. Un conflit, des complots, un jeune héros aux pouvoirs latents dont on sent bien qu'il sera un jour le plus fort, de mystérieux personnages à la recherche de ce pouvoir, une vengeance... Le tout tiendra en 4 tomes mais le premier n'apporte rien de neuf au monde des shonen et aux récits médiévaux-fantastiques. Il y a une certaine immaturité dans les réactions des personnages et dans la tournure du récit. On sent en outre pas mal d'influences de mangas plus célèbres. J'ai noté quelques emprunts à Naruto notamment, par le pouvoir des iris du héros qui lui permettent de deviner les actions de l'adversaire d'une part, mais aussi par cette caste de personnages dotés de super-pouvoirs, leur look, leur façon de se comporter, leurs noirs complots secrets. Et on pourra sûrement trouver des ressemblances avec d'autres shonen. La narration est tout à fait correcte, le scénario se tient et n'est pas mauvais, mais tout cela me donne une telle impression de déjà-vu que je n'ai vraiment pas été captivé. Le récit se lit, divertit un peu, et puis s'oublie aussitôt. Il manque l'accroche qui fait les bons shonen.
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Je n'avais jamais lu Tardi jusqu'à présent parce que je n'aime pas du tout son style graphique. Mais à lire tant d'éloges sur son talent de narrateur et/ou de scénariste, je me suis dit qu'il fallait tout de même que j'essaie car un bon scénario (qui n'est pas de lui dans le cas présent...) peut tout à fait faire oublier un dessin qui ne soit pas à mon goût. En ce qui concerne ce petit bleu de la côte ouest, je dirais "bof", ça se lit bien, mais l'histoire ne m'a pas passionnée. En fait j'ai terminé ma lecture pour voir comment ça allait se finir mais sans réel intérêt pour le héros, son entourage ou les raisons de toutes ces péripéties. Techniquement c'est bien construit, la boucle est bouclée, mais cette histoire n'a rien provoqué de spécial chez moi. J'ai encore en réserve C'était la guerre des tranchées et La Débauche pour continuer à découvrir cet auteur, qui sait, peut-être y trouverai-je mon bonheur.
Roi Rose
Curieuse expérience que celle de partager en tout point un avis de Miranda. Comme elle, j’ai acheté cette bd de David B sans vraiment réfléchir, elveen étant fan de l'auteur. La déception fut également de mise. Ce récit se termine en eau de boudin. Comme elle, j’ai cherché désespérément sur la tranche un hypothétique "1" indiquant qu’une suite viendrait clore ce récit. Comme souvent, une nouvelle laisse le lecteur sur sa faim, du fait de la brièveté du récit et de sa conclusion souvent ouverte. En ce sens, cette bd doit être une bonne adaptation. Il y a pourtant une évolution intéressante : des pirates morts damnés à voguer sur les mers recueillent un petit garçon dans le secret espoir que sa mort pourra les sortir de ce purgatoire mais cela ne se passera pas tout à fait comme prévu. Les dessins sont bien dans le style de David B. Son trait chevrotant met en images de véritables petits tableaux picturaux tels les gravures illustrant les récits de Jules Verne. Bref, une ambiance typique de l’auteur. A réserver aux fans de l’auteur (et encore).
Lova
Après la lecture des deux tomes. Avec un dessin très vieillissant, cette BD ne me laissera pas de grands souvenirs. Certes le trait est très fin et assuré mais les couleurs sont passées et indigestes. Le découpage de l'histoire laisse à désirer. J'ai trouvé le scénario saccadé et fantaisiste. Il y a trop d'invraisemblances anéantissant mon plaisir de lecture. Ce qui parait évident pour le lecteur devrait l'être encore plus pour les personnages. Mais ils semblent aveugles à ce qui les entoure. J'ai beau être bon public, cette histoire ne passe pas. Dommage car la trame globale était correcte mais elle aurait mérité un meilleur traitement.
Princess Ai - The Prism of Midnight Dawn
The prism of midnight dawn, traduisez "le prisme de l'aube de minuit", est la suite directe de Princess Ai, série qui a semble-t-il eu son petit succès auprès d'un jeune public féminin. Courtney Love et DJ Milky, à l'origine de la première série, ont cette fois laissé la main à Christine Boylan. Et Ay Yazawa a laissé Misaho Kujiradou seule aux commandes du dessin. Le graphisme parait plus soigné encore que celui de Princess Ai. Quoique les décors soient médiocres, la mise en page façon illustration gothic-lolita est belle et travaillée. Et les personnages sont assez excellents. Leurs tenues vestimentaires sont surtout le gros point fort, dignes de stylistes de mode, pour le plus grand ravissement des amatrices de cosplay et de néo-gothique. C'est une ambiance visuelle très féminine, très shojo, mais techniquement il n'y a rien à redire. Et la narration graphique reste assez fluide. L'histoire, par contre, parait encore plus bidon que celle de Princess Ai. Un an après ses aventures précédentes, cette dernière se retrouve de nouveau sur Terre à la poursuite de méchants, mais découvrent au passage qu'elle doit sauver le monde d'une mauvaise musique qui ne sonne pas bien et qui, associée à des accessoires modes contaminés, corrompt les âmes. Ciel, quelle horreur ! Pire ! Le grand amour de la princesse est lui aussi sous le joug du mal. J'ai bien l'impression que l'intrigue est encore plus niaise que celle de la série originelle. Certains dialogues m'ont vraiment fait rire tant ils étaient ridicules. Quant à l'ensemble, il est bien fade et paraît comme une suite artificielle à Princess Ai. Cette autre série avait pour qualités son originalité et la fougue inspirée de ses auteurs, tandis que the prism of midnight dawn ressort comme une banale série shojo avec juste des personnages un peu originaux et un rapport à la musique qu'on ne trouve pas tellement ailleurs. On s'amusera d'ailleurs de nouveau de voir l'héroïne, exilée sans moyen sur Terre, changer complètement de tenue extravagante à chaque chapitre. Malgré ces reproches, la beauté du dessin, le design vestimentaire, la mise en page illustrée et la narration assez fluide font que la série n'est pas nullissime. Mais, comme Princess Ai et bien que certaines fans de cette série puissent peut-être être déçu par cette suite, elle est à réserver aux jeunes lectrices et aux amatrices de jolis dessins, de stylisme et d'illustrations façon gothic-lolita.