Les derniers avis (20764 avis)

Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Centurion
Centurion

Il fallait s’y attendre, « Centurion » est loin d’être une référence dans le genre historique. Dans cette même catégorie, « Murena », autre bd ayant pour cadre l’époque romaine est mille fois plus intéressante et instructive ! Mais revenons sur cette nouvelle série qui se déroule au Vème siècle, « Centurion » est une bd réalisée par Richard D. Nolane (au scénario) et Yann Gourhan (au dessin). Elle met en scène un jeune homme Caius Marcus Varro qui deviendra par la suite un des plus grands centurions romains. Notre héros a pour particularité d’avoir régulièrement des visions de la déesse Diane qui lui dicte son avenir et ceux des autres… seulement voilà, le polythéisme n’est plus bienvenu et ceux qui le pratique est montré du doigt par les catholiques… Ce qui me gène dans ce genre de récits historiques, c’est la présence de scènes ésotériques. Ces séquences sont la plupart du temps insérées dans des récits pour résoudre des énigmes facilement et rapidement, c’est une initiative que je n’apprécie guère de la part des scénaristes. Quant à l’histoire proprement dite, « Centurion » m’est apparue plus « aventureuse » qu’historique. Le lecteur suivra le héros dans ses nombreuses péripéties de sa jeunesse à l’âge adulte. Seulement voilà, Richard D. Nolane a divisé son scénario en trois-quatre gros chapitres où le bédéphile découvrira Caius Marcus Varro enfant, jeune adulte puis soldat sans qu’on sache exactement ce qu’il a fait entretemps (à chaque partie, Caius vieillit de 7 à 8 ans d’un seul coup). Par conséquent, je n’ai jamais eu le temps de bien m’attacher au personnage principal. De plus, l’aspect historique ne m’est pas apparu très intéressant car peu développé (les Huns y apparaissent instantanément et la ville de Carthage n’est guère présentée). Graphiquement, le trait de Yann Gourhan est –à mon avis- approximatif. Les visages changent souvent d’aspect, par moments, je ne savais pas qui est qui dans cette bd ! La mise en couleurs m’est apparue correcte mais sans plus. Au final, ce premier tome de « Centurion » m’a déçu. Moi qui aime les récits historiques, je n’ai rien découvert dans cette bd. De plus, les péripéties de notre héros sont doublées de scènes ésotériques qui m’ont vite ennuyé. Bref, je ne vous cache pas que j’attends impatiemment le prochain tome de « Murena » qui est annoncé en Novembre 2009, ça, c’est une excellente série ! Rien à voir avec ce pâle « Centurion » !

13/09/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Ultimate Agency
Ultimate Agency

A la lecture du premier tome, je trouvais que cette série s'entamait plutôt bien. L'ambiance était sympathique, pas trop prise de tête, fortement influencée par les polars noirs façon Humphrey Bogart avec le détective privé cliché, un peu looser et la bouteille de whisky jamais loin. J'ai eu un peu de mal à situer l'époque au départ car malgré des références à des personnalités récentes, les décors et véhicules donnaient l'impression de dater des années 70 ou 80. Le scénario se chargera cependant bien de rappeler par la suite que l'action se passe en 2004. Ceci dit, j'ai quand même plusieurs fois eu l'impression d'être emmené en visite touristique de New York tant les auteurs nous fournissent de noms de lieux, de références et d'anecdotes du cru. Quoiqu'il en soit, cela ne me déplaisait pas. J'ai bien aimé au départ suivre les petites aventures de ce détective, de sa pulpeuse secrétaire et des loustics qui les entouraient. Certes, j'avais souvent l'impression qu'ils surjouaient leurs rôles et leurs dialogues, et que leurs personnalités manquaient de naturel, mais je ne trouvais pas ça désagréable et même plutôt amusant. Le dessin non plus n'était pas déplaisant. Je lui ai trouvé quand même pas un bon nombre de petits ratés, un trait un peu figé, des visages bizarres, comme déformés par moment, un manque d'aisance générale. Néanmoins, ça passait sans soucis. Mais le second tome m'a gâché mon plaisir de lecture. Les invraisemblances s'y font de plus en plus présentes jusqu'à un final où j'ai complètement décroché. Le héros s'en sort trop facilement. Après tous les petits coups de chance parfois un peu gros du tome 1, le premier exemple qui m'est resté en travers de la gorge dès le début du tome 2 c'est quand les gentils se retrouvent seuls contre trois tueurs armés de M16. Ces derniers tirent partout sauf sur eux et puis s'arrêtent complètement alors que les gentils sont pris au piège. Les grosses ficelles scénaristiques continuent à s'aligner par la suite, jusqu'à la pirouette finale du détective qui s'en sort sur un coup de bluff qui n'explique en rien que les méchants le laissent s'échapper aussi rapidement. Et je ne parle pas de la séquence "explication" de l'intrigue que j'ai trouvée poussive et presque hors de propos comparée à l'ambiance du reste de l'histoire : mélanger un récit de "bon vieux détective des familles" avec un "thriller politico-complotesque" moderne à la "24h Chrono", ça ne colle pas.

13/09/2009 (modifier)
Par cpt flem
Note: 2/5
Couverture de la série Cross Fire
Cross Fire

Oui ? Ah ! Cross Fire ? Un dessin et des couvertures magnifiques mais un scénario à 2 balles avec des personnages pas très attachants au final car plus que convenus. Bref, à acheter si vous aimez les filles en bikini :)

13/09/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Leonid et Spoutnika
Leonid et Spoutnika

En lisant 'Leonid et Spoutnika', j'avais l'étrange impression que Yann faisait exactement le genre de série qu'il fustigeait dans les 'Hauts de pages'. Les gags ne me font pas du tout rire. Pourtant, je suis sûr qu'on aurait pu trouver des choses drôles sur la Russie des années 90, mais les gags se résument à des situations qui auraient très bien pu se passer dans n'importe quel autre pays. Il y a évidemment des gags qu'on ne peut situer qu'en Russie, mais là il faut avoir des connaissances pour les comprendre, ce qui n'est pas du tout mon cas.

13/09/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Ils ne pensent qu'à ça
Ils ne pensent qu'à ça

Je n'ai pas lu la toute première édition de cet album, datant de 1967, mais sa version livre de poche parue chez Folio en 1973. Il s'agit de gags et d'histoires courtes parues dans le journal Hara-Kiri. L'ambiance y est soixante-huitarde avant l'heure, abordant sans trop de tabous les relations entre hommes et femmes, le sexe mais aussi les complexités de l'amour et de la pensée humaine. Le dessin est minimaliste, dans un style dessin de presse. Très aéré, sans décor, je ne lui trouve guère de charme et peu d'efficacité. Les histoires peuvent amener le sourire mais la plupart sont très moyennes, pas drôles voire ennuyeuses. En outre, la mise en page dans ce format livre de poche n'est pas terrible. Plusieurs histoires sont en effet souvent présentées en parallèle sur plusieurs pages et il faut faire un choix entre n'en lire qu'une à la fois ou essayer de lire les deux ou trois en même temps et s'y embrouiller. Tout cela était peut-être subversif et osé pour l'époque, mais sa lecture parait bien plate de nos jours.

13/09/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Mission infernale
La Mission infernale

C'est très léger au niveau du scénario... On est dans une sorte de parodie de film de guerre, un peu dans le style il faut sauver le soldat Ryan, mais en beaucoup plus simpliste (simplet ?). Les dialogues sont très basiques, ils ne sont pas drôles du tout. A la limite Baloo aurait mieux fait d'aller plus loin dans le délire, c'eût pu être intéressant. En fait il aurait pris un scénariste ç'aurait été mieux, à la limite, parce que son dessin est plutôt sympathique avec ces animaux se prenant pour des foudres de guerre, mais aux traits très simplifiés. Il y avait de la recherche dans son découpage et ses cadrages, c'est dommage...

12/09/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Pirouette
Pirouette

Il faut parfois se méfier de ces petits récits autobiographiques. C'est sûr, Pirouette émarge dans la catégorie des récits sans fard, des récits simples comme les relations entre les personnages. Les souvenirs de vacances, les petites anecdotes de la ferme... C'est simple mais terriblement banal. Le gros du récit est un hommage plutôt respectueux au grand-père de l'auteur, ce qui est louable, mais un tel récit n'a pas vraiment d'intérêt pour le grand public, d'autant plus que ça manque de mise en scène. Trop basique et banal pour être véritablement intéressant.

12/09/2009 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Hergé était un dessinateur de pub et un bon décorateur. Il lui fallait être lisible. Ce qui explique la fameuse ligne claire, et le fait que bon nombre de ses cases supportent un agrandissement et restent équilibrées. Côté scénario, Hergé suivait l'air du temps, il disait lui-même qu'il fallait être ancré dans son époque. Grace à divers collaborateurs, il a réussi par la suite à offrir des albums solides, mais très bien-pensants, avec rien qui déborde sur les côtés. Le héros principal étant lisse et sans faute, les personnages secondaires ont apporté du divertissement, du mouvement et de la vie. Doucement, Hergé a construit autour de Tintin une famille. Des psychiatres ont formulé diverses analyses à ce propos. Raciste, conservateur, d'extrême droite ? Hergé le reconnaîtra lui-même, il était naïf et plongé depuis son enfance dans un milieu ultra-catho. Ca laisse des traces. Il était simplement de son époque, et ne devait pas songer à mal. Par la suite, ses opinions changeront, c'est flagrant dans ses albums. Pas de femme ou si peu ? La censure de l'époque n'appréciait pas trop les personnages féminins, sauf peut-être l'éternelle fiancée qu'on doit sortir des griffes des méchants. Hergé voulait dessiner des aventures qui bougent, pas des romans Arlequin, même si c'est aussi un monde d'évasion. Hergé dira qu'il ne dessinait pas des femmes car il les aimait trop (sa vie privée en témoigne) pour les caricaturer. Tintin a été propulsé au rang de série culte pour diverses raisons : - Il a été parmi les premiers à paraître - Hergé a su évoluer graphiquement et narrativement - Hergé a su s'entourer de bons collaborateurs qui ont bouché les trous - Ses albums n'effrayaient personne (ou si peu), même les instituteurs réactionnaires de l'époque aimaient (je vous le disais : rien ne dépasse). On peut lire certains albums de Tintin, certains sont même bons, il faut l'avouer. Mais c'est terriblement daté. Surtout les premiers, même redessinés.

12/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chansons de Raphael en BD
Les Chansons de Raphael en BD

Raphael est un chanteur que j'aime bien. C'est pour moi la consécration de ces 5 dernières années. Je possède 4 de ces albums et je l'ai même vu en concert à la Foire aux vins de Colmar. Bref, j'attendais beaucoup de ce petit ouvrage. Il n'y a que 5 chansons illustrées à savoir: - Et dans 150 ans - Ne partons pas fâchés - Schengen - La ballade du pauvre - Caravane Or, les différentes illustrations ainsi que les histoires sont franchement mornes et peu intéressantes. Outre cela, le graphisme est parfois douteux et toujours brouillon. J’ai pourtant essayé en mettant du Raphael comme fond sonore. Rien n'y a fait ! Il y a bien entre les chapitres, la biographie de ce chanteur qui a connu le succès avec le troisième album à savoir "caravanes" en 2005. Il est dommage que les chansons ne soient pas placées dans un ordre chronologique de manière à être en adéquation avec la biographie. Bon, c'est pas trop grave. On peut oublier la bd. Il reste quand même les albums à écouter pour nous transporter dans une atmosphère musicale hors du commun à la fois mélodieuse et poétique.

12/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Le Tour d'écrou d'Henry James
Le Tour d'écrou d'Henry James

Delcourt est l'un de mes éditeurs préférés. Il n'empêche que quelquefois, il y a des ratés. Ce nouveau titre qui est une adaptation en est la parfaite illustration. Une jeune gouvernante est envoyée dans un domaine pour s'occuper de deux enfants orphelins mais riches. Il se passe des choses étranges dans ce manoir avec l'apparition de fantômes. L'histoire est des plus classiques avec ce énième huit-clos. Ce qui ne va pas dans cette bd, c'est véritablement la construction du scénario. Rien n'est crédible dans les réflexions de cette héroïne. On aurait pourtant voulu y croire. Quant aux enfants qui vous donnent de "ma chère" dans toutes les phrases, c'est d'un ridicule ! Franchement, il y a des scénaristes qui ne savent pas y faire même lorsqu'ils ont les ingrédients pour faire une bonne histoire. Je pense que ce qui fait la différence, c'est le talent. Je ne poursuivrais pas si jamais un second tome devait sortir malgré tout. Ah bon ? C'était un one shot !!! Mais où est donc passée la fin ??? Pourtant, j'étais concentré ! :?)

12/09/2009 (modifier)