Le trait de Christian De Metter convient très bien pour illustrer des romans noirs. Mais il ne brille pas par son dynamisme. Heureusement, cette série est très « statique » et l’artiste peut donc exploiter les plus belles facettes de son indéniable talent. Attention ! Ce style, maintenant bien connu des bédéphiles, n’a pas que des qualités (manque de netteté, noirceur des planches, effets flous), mais pour ce qui est de créer une ambiance, il est d’une efficacité indéniable !
Reste que, si, graphiquement parlant, l’œuvre est plutôt réussie, le scénario de Laurent Lacoste et de Christian De Metter ne m’aura que très moyennement convaincu. Pourtant, le début du récit est très bon, mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, l’ennui grandit.
Lassitude de ce style graphique particulier ? Chute dans l’intensité dramatique ? Profil psychologique des acteurs mal développé ?
Un peu de tout, sans doute, aura contribué au fait que je fus finalement heureux d’arriver au bout de ces deux tomes.
Entre le « bof » et le « pas mal », malgré un très bon début.
Le génocide qui eut lieu au Rwanda au cours des années ’90 est bien resté gravé dans nos mémoires. Mais je pense qu’il est difficile pour un spectateur éloigné (comme moi) de bien cerner toute l’horreur de ce massacre, et d’en saisir les raisons.
En lisant cette série, j’espérais trouver des réponses à mes questions. Et, autant le dire de suite, ce ne fut que très partiellement le cas.
En cause : un scénario confus, qui part tous azimuts (on suit différents personnages en même temps) et des explications que je ne peux que juger simplistes (notamment en ce qui concerne les réactions (ou absences de réactions) des militaires français présents sur place, et que les auteurs chargent sans nuances). J’ai le sentiment que les auteurs n’ont pu faire abstraction de leurs sentiments personnels, et si les faits relatés sont très certainement exacts, ils ne nous sont expliqués que d’un seul point de vue. Ce manque d’objectivité, ce manque de vision globale (que je peux comprendre, les auteurs ayant été pris par la dimension humaine du drame) me frustre dans mes attentes.
A la fin de ma lecture, je ne comprends toujours pas les raisons de ce massacre.
Maintenant, d’un strict point de vue émotionnel, cet album est loin d’être raté. Les auteurs parviennent à créer des passages choquants, qui nous font ressentir toute l’horreur de cette guerre. Le graphisme de Pat Masioni est de qualité (dans un style réaliste très conventionnel). Il est très lisible et agréablement mis en couleurs.
Je me cantonnerai à une cote de 2/5, parce que la série n’a pas répondu à mes attentes, mais je suis convaincu que d’autres lecteurs y trouveront leur compte. Si vous êtes à la recherche d’émotions, si vous êtes dans l’empathie plutôt que dans l’analyse et à la recherche d’explications, cet album répondra sans doute à vos attentes.
A essayer, avant d’acheter.
Bof, pas terrible ce truc.
Déjà, j’ai l’impression que les auteurs ont réécrit le début du récit lorsqu’ils se sont rendu compte des énormes zones d’ombre de celui-ci.
Mais aussi, alors que l’histoire se veut sentimentale (avec une belle et grande histoire d’amour intemporelle), le personnage principal saute sur tout ce qui bouge. Cette attitude n’est pas très romantique à mes yeux, un peu comme si je disais : « Oui, je suis à la recherche du grand amour ! J’ai le sentiment que ce n’est pas toi, mais … tu couches ? » (Vous imaginez ce genre de réplique dans Love Story, vous ?)
Ensuite, le scénario est très ambitieux, se veut métaphysique, mais débouche sur … pas grand-chose. La fin est tordue et peu (mais alors, vraiment très peu) convaincante.
De plus, en cours de récit, plus d’un raccourci sera emprunté. Mais surtout, la narration très envahissante étouffe l’histoire. A nouveau, j’ai le sentiment que les auteurs, n’arrivant pas à exprimer simplement leurs idées, ont eu recours à cette encombrante narration, sensée éclairer les zones obscures du récit, mais sans parvenir à un résultat convaincant (à mes yeux).
Enfin, le dessin de Beja est très froid. Les personnages sont élégants et la lisibilité de l’œuvre est maximale, mais l’ensemble manque d’âme. Peut-être ce sentiment provient-il de la colorisation, ou des décors de l’artiste, mais j’ai vraiment le sentiment qu’il manque une prise, une émotion, une âme à ce dessin.
Je ne peux pas dire que je n’ai vraiment pas aimé, mais je n’ai pas accroché, tout simplement, et malgré d’élégantes plastiques féminines.
Voici une série d’aventure assez conventionnelle et loin d’être indispensable.
Reproche majeur : le nombre élevé de coïncidences heureuses qui balisent le chemin de Sam Bracken, un avocat au profil de super-héros.
Mais ce n’est pas tout : ce type, qui tire comme un dieu, se bat comme Tyson, manie le sabre mieux qu’un samouraï, saute, court, lance mieux qu’un décathlonien m’énerve quelque peu (soyons clair). De plus le personnage n’a que peu d’humour et se croit sorti de la cuisse de Jupiter.
Mais pour en revenir aux coïncidences, vous devez savoir que lorsque le personnage de Sam recherche une importante somme d’argent, un oncle richissime apparaît, lorsqu’il a besoin d’un commando pour une opération paramilitaire, de vieux amis se rendent immédiatement disponible, lorsqu’il a besoin d’un pilote de Canadair, sa collègue de travail, avocate de formation, se rappelle que son papa en pilotait un, et empoigne l’appareil comme j’empoigne un avion en papier. Seul, le personnage du hacker/génie de l’informatique est amené d’une manière « naturelle », le reste ressemble à mes yeux à des « collages » maladroits.
Un autre reproche, encore : la galerie des personnages. Tous les acteurs sont stéréotypés, et constituent des caricatures des personnages classiques de ce type de récit d’aventure. A plus d’une reprise, je me suis cru dans un film de Steven Seagal … et pas le moins mauvais.
Reste un point fort : le dynamisme de la série. Les rebondissements s’enchainent, les scènes explosives se suivent (et se ressemblent), l’action est au rendez-vous (c’est le moins que l’on puisse écrire). Le lecteur n’a pas le temps de souffler (mais, malheureusement pour lui, bien celui de réfléchir … )
Pas faite pour moi, je crains que cette série ne satisfasse que très superficiellement les amateurs du genre.
Oups … j’ai rien dit sur le dessin. Sans doute parce qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. C’est propre, mais sans imagination, très lisible, dynamique mais sans personnalité. Correct, en somme.
En résumé ? Bof, bof, bof …
L'avis ci-dessous m'avait donné envie de lire cette série jeunesse. Bien mal m'en a pris car je me suis ennuyé pendant ma lecture.
Le dessin d'Edith est toujours aussi beau, mais les scénarii qu'elle illustre laissent à désirer. C'est juste des énièmes histoires d'enfants qui mélangent la réalité et la fiction.
Les péripéties m'ont paru sans intérêt et les trois enfants manquent vraiment de personnalité. C'est peut-être pour que les enfants s'identifient rapidement à ces trois enfants.
Cet album érotique fait preuve de quelques originalités.
Tout d'abord par son graphisme. Il est proche de la ligne claire, avec un encrage bien contrasté et des couleurs plus ou moins unies. La colorisation, justement, est spéciale, avec des tons assez froids et une peau très blanche pour les personnages, presque bleutée. Ce style est parfois assez esthétique mais la laideur de certains visages vient en gâcher l'intérêt.
Pour un album érotique, il se démarque aussi par le fait d'avoir un scénario plus ou moins cohérent, mettant en scène une histoire de chantage et d'enquête dans le milieu du cinéma hollywoodien de l'après-guerre. C'est assez amusant de voir défiler de nombreux personnages très connus allant de Marylin à Humphrey Bogart en passant par Errol Flynn et d'autres célébrités de l'époque.
L'ennui, c'est que non seulement le scénario est basique et sans grande surprise, mais surtout les scènes érotiques y tombent presque comme des cheveux sur la soupe. On peine à croire à ces séquences de sexe assez gratuites, cette désinhibition soudaine de l'héroïne qui se dévoile comme si personne n'allait la reconnaitre. De fait, ce n'est pas excitant, c'est trop froid, trop calculé, trop artificiel. Et en définitive, c'est aussi un peu idiot et invraisemblable.
Pas un bon polar et pas un bon album érotique non plus, juste une expérience graphique pas inintéressante mais inconstante et souvent moche.
Je suis trop vieux pour apprécier pleinement une telle série.
Par contre, avec 20 ans de moins, nul doute que j'aurais beaucoup aimé. C'est assez rythmé, les personnages sont bien différenciés, et l'exécution graphique est plutôt bonne.
Malheureusement le récit est très plat, l'intrigue est très légère dans ce premier tome, et ça se lit très vite. Je lirai la suite par curiosité, si elle me tombe entre les mains.
D’ordinaire, j’aime bien la fantasy. Mais ce premier opus ne m'a guère séduit.
Ce tome doit servir d’introduction et accrocher le lecteur. Si la première condition semble remplie, ce n’est pas le cas de la deuxième. Il faut dire que les planches sont fort sombres. Cela masque la qualité des dessins proches de ceux de Swolfs. L’histoire est pour le moment très basique et accumule quelques poncifs du genre. Je n’ai été emballé à aucun moment. Sans doute que le récit prendra réellement corps dans le second tome mais la suite se fera sans moi.
Voilà, c’est dit.
J'ai un peu de mal à comprendre : cette série était-elle prévue au départ en de très nombreux tomes et l'éditeur a-t-il obligé les auteurs à s'en tenir à quelques-uns seulement ? Comment expliquer autrement un rythme de narration aussi échevelé ? Comment expliquer la nette impression de survoler à toute vitesse une succession d'intrigues différentes, sans jamais les laisser se mettre en place ni réussir à permettre au lecteur de se sentir le moins du monde concerné ?
Pourtant, je croyais que ce récit allait m'intéresser. Il présente en effet Rome peu avant sa chute, alors que la menace des Huns se fait fortement sentir et que le pouvoir impérial vacille, exilé volontaire à Ravenne, tandis que le peuple romain a délaissé ses anciens dieux pour la chrétienté et la papauté. Contexte très intéressant mais hélas mal mis en valeur, tout juste effleuré.
Ce qu'il reste, c'est un dessin moyen, un héros sans charisme, des intrigues trop vite expédiées et une narration qui rebute tant les sauts chronologiques sont nombreux. On croirait lire le résumé d'une saga sans grand intérêt mais pas la saga elle-même.
On en compte plus les séries mettant en scène des enfants devisant sur des choses qui ne sont pas forcément de leur âge. Ici les jeunes protagonistes sont confrontés à l'amour, à la mort et à d'autres choses, mais surtout à la mort. C'est bizarre, on a l'impression que ça a beaucoup tourmenté l'auteur quand il était enfant...
Mais le sujet mis à part, j'ai trouvé ça très plat. Parfois les enfants peuvent sortir des fulgurances, des formules extraordinaires quand ils discutent. Là, rien que de très banal, les enfants n'ont pas de grain de folie, de fantaisie, ils sont très posés. Il y en a, c'est sûr, mais affecter ce trait de caractère à toute une bande, c'est un peu dommage. Cela manque d'observation, tout simplement...
Dommage, parce que le trait de Stéphane Rey, assez naïf, correspond bien au propos, et il s'améliore même dans le second tome, séparé du premier de plus de trois ans il est vrai...
Bref, une série jeunesse qui passe un peu à côté de son sujet...
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Le Curé
Le trait de Christian De Metter convient très bien pour illustrer des romans noirs. Mais il ne brille pas par son dynamisme. Heureusement, cette série est très « statique » et l’artiste peut donc exploiter les plus belles facettes de son indéniable talent. Attention ! Ce style, maintenant bien connu des bédéphiles, n’a pas que des qualités (manque de netteté, noirceur des planches, effets flous), mais pour ce qui est de créer une ambiance, il est d’une efficacité indéniable ! Reste que, si, graphiquement parlant, l’œuvre est plutôt réussie, le scénario de Laurent Lacoste et de Christian De Metter ne m’aura que très moyennement convaincu. Pourtant, le début du récit est très bon, mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, l’ennui grandit. Lassitude de ce style graphique particulier ? Chute dans l’intensité dramatique ? Profil psychologique des acteurs mal développé ? Un peu de tout, sans doute, aura contribué au fait que je fus finalement heureux d’arriver au bout de ces deux tomes. Entre le « bof » et le « pas mal », malgré un très bon début.
Rwanda 1994
Le génocide qui eut lieu au Rwanda au cours des années ’90 est bien resté gravé dans nos mémoires. Mais je pense qu’il est difficile pour un spectateur éloigné (comme moi) de bien cerner toute l’horreur de ce massacre, et d’en saisir les raisons. En lisant cette série, j’espérais trouver des réponses à mes questions. Et, autant le dire de suite, ce ne fut que très partiellement le cas. En cause : un scénario confus, qui part tous azimuts (on suit différents personnages en même temps) et des explications que je ne peux que juger simplistes (notamment en ce qui concerne les réactions (ou absences de réactions) des militaires français présents sur place, et que les auteurs chargent sans nuances). J’ai le sentiment que les auteurs n’ont pu faire abstraction de leurs sentiments personnels, et si les faits relatés sont très certainement exacts, ils ne nous sont expliqués que d’un seul point de vue. Ce manque d’objectivité, ce manque de vision globale (que je peux comprendre, les auteurs ayant été pris par la dimension humaine du drame) me frustre dans mes attentes. A la fin de ma lecture, je ne comprends toujours pas les raisons de ce massacre. Maintenant, d’un strict point de vue émotionnel, cet album est loin d’être raté. Les auteurs parviennent à créer des passages choquants, qui nous font ressentir toute l’horreur de cette guerre. Le graphisme de Pat Masioni est de qualité (dans un style réaliste très conventionnel). Il est très lisible et agréablement mis en couleurs. Je me cantonnerai à une cote de 2/5, parce que la série n’a pas répondu à mes attentes, mais je suis convaincu que d’autres lecteurs y trouveront leur compte. Si vous êtes à la recherche d’émotions, si vous êtes dans l’empathie plutôt que dans l’analyse et à la recherche d’explications, cet album répondra sans doute à vos attentes. A essayer, avant d’acheter.
Le Poids de l'ombre
Bof, pas terrible ce truc. Déjà, j’ai l’impression que les auteurs ont réécrit le début du récit lorsqu’ils se sont rendu compte des énormes zones d’ombre de celui-ci. Mais aussi, alors que l’histoire se veut sentimentale (avec une belle et grande histoire d’amour intemporelle), le personnage principal saute sur tout ce qui bouge. Cette attitude n’est pas très romantique à mes yeux, un peu comme si je disais : « Oui, je suis à la recherche du grand amour ! J’ai le sentiment que ce n’est pas toi, mais … tu couches ? » (Vous imaginez ce genre de réplique dans Love Story, vous ?) Ensuite, le scénario est très ambitieux, se veut métaphysique, mais débouche sur … pas grand-chose. La fin est tordue et peu (mais alors, vraiment très peu) convaincante. De plus, en cours de récit, plus d’un raccourci sera emprunté. Mais surtout, la narration très envahissante étouffe l’histoire. A nouveau, j’ai le sentiment que les auteurs, n’arrivant pas à exprimer simplement leurs idées, ont eu recours à cette encombrante narration, sensée éclairer les zones obscures du récit, mais sans parvenir à un résultat convaincant (à mes yeux). Enfin, le dessin de Beja est très froid. Les personnages sont élégants et la lisibilité de l’œuvre est maximale, mais l’ensemble manque d’âme. Peut-être ce sentiment provient-il de la colorisation, ou des décors de l’artiste, mais j’ai vraiment le sentiment qu’il manque une prise, une émotion, une âme à ce dessin. Je ne peux pas dire que je n’ai vraiment pas aimé, mais je n’ai pas accroché, tout simplement, et malgré d’élégantes plastiques féminines.
Sam Bracken
Voici une série d’aventure assez conventionnelle et loin d’être indispensable. Reproche majeur : le nombre élevé de coïncidences heureuses qui balisent le chemin de Sam Bracken, un avocat au profil de super-héros. Mais ce n’est pas tout : ce type, qui tire comme un dieu, se bat comme Tyson, manie le sabre mieux qu’un samouraï, saute, court, lance mieux qu’un décathlonien m’énerve quelque peu (soyons clair). De plus le personnage n’a que peu d’humour et se croit sorti de la cuisse de Jupiter. Mais pour en revenir aux coïncidences, vous devez savoir que lorsque le personnage de Sam recherche une importante somme d’argent, un oncle richissime apparaît, lorsqu’il a besoin d’un commando pour une opération paramilitaire, de vieux amis se rendent immédiatement disponible, lorsqu’il a besoin d’un pilote de Canadair, sa collègue de travail, avocate de formation, se rappelle que son papa en pilotait un, et empoigne l’appareil comme j’empoigne un avion en papier. Seul, le personnage du hacker/génie de l’informatique est amené d’une manière « naturelle », le reste ressemble à mes yeux à des « collages » maladroits. Un autre reproche, encore : la galerie des personnages. Tous les acteurs sont stéréotypés, et constituent des caricatures des personnages classiques de ce type de récit d’aventure. A plus d’une reprise, je me suis cru dans un film de Steven Seagal … et pas le moins mauvais. Reste un point fort : le dynamisme de la série. Les rebondissements s’enchainent, les scènes explosives se suivent (et se ressemblent), l’action est au rendez-vous (c’est le moins que l’on puisse écrire). Le lecteur n’a pas le temps de souffler (mais, malheureusement pour lui, bien celui de réfléchir … ) Pas faite pour moi, je crains que cette série ne satisfasse que très superficiellement les amateurs du genre. Oups … j’ai rien dit sur le dessin. Sans doute parce qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. C’est propre, mais sans imagination, très lisible, dynamique mais sans personnalité. Correct, en somme. En résumé ? Bof, bof, bof …
Le Trio Bonaventure
L'avis ci-dessous m'avait donné envie de lire cette série jeunesse. Bien mal m'en a pris car je me suis ennuyé pendant ma lecture. Le dessin d'Edith est toujours aussi beau, mais les scénarii qu'elle illustre laissent à désirer. C'est juste des énièmes histoires d'enfants qui mélangent la réalité et la fiction. Les péripéties m'ont paru sans intérêt et les trois enfants manquent vraiment de personnalité. C'est peut-être pour que les enfants s'identifient rapidement à ces trois enfants.
Ginger (Gligorov)
Cet album érotique fait preuve de quelques originalités. Tout d'abord par son graphisme. Il est proche de la ligne claire, avec un encrage bien contrasté et des couleurs plus ou moins unies. La colorisation, justement, est spéciale, avec des tons assez froids et une peau très blanche pour les personnages, presque bleutée. Ce style est parfois assez esthétique mais la laideur de certains visages vient en gâcher l'intérêt. Pour un album érotique, il se démarque aussi par le fait d'avoir un scénario plus ou moins cohérent, mettant en scène une histoire de chantage et d'enquête dans le milieu du cinéma hollywoodien de l'après-guerre. C'est assez amusant de voir défiler de nombreux personnages très connus allant de Marylin à Humphrey Bogart en passant par Errol Flynn et d'autres célébrités de l'époque. L'ennui, c'est que non seulement le scénario est basique et sans grande surprise, mais surtout les scènes érotiques y tombent presque comme des cheveux sur la soupe. On peine à croire à ces séquences de sexe assez gratuites, cette désinhibition soudaine de l'héroïne qui se dévoile comme si personne n'allait la reconnaitre. De fait, ce n'est pas excitant, c'est trop froid, trop calculé, trop artificiel. Et en définitive, c'est aussi un peu idiot et invraisemblable. Pas un bon polar et pas un bon album érotique non plus, juste une expérience graphique pas inintéressante mais inconstante et souvent moche.
Fugitifs sur terra II
Je suis trop vieux pour apprécier pleinement une telle série. Par contre, avec 20 ans de moins, nul doute que j'aurais beaucoup aimé. C'est assez rythmé, les personnages sont bien différenciés, et l'exécution graphique est plutôt bonne. Malheureusement le récit est très plat, l'intrigue est très légère dans ce premier tome, et ça se lit très vite. Je lirai la suite par curiosité, si elle me tombe entre les mains.
Ténèbres
D’ordinaire, j’aime bien la fantasy. Mais ce premier opus ne m'a guère séduit. Ce tome doit servir d’introduction et accrocher le lecteur. Si la première condition semble remplie, ce n’est pas le cas de la deuxième. Il faut dire que les planches sont fort sombres. Cela masque la qualité des dessins proches de ceux de Swolfs. L’histoire est pour le moment très basique et accumule quelques poncifs du genre. Je n’ai été emballé à aucun moment. Sans doute que le récit prendra réellement corps dans le second tome mais la suite se fera sans moi. Voilà, c’est dit.
Centurion
J'ai un peu de mal à comprendre : cette série était-elle prévue au départ en de très nombreux tomes et l'éditeur a-t-il obligé les auteurs à s'en tenir à quelques-uns seulement ? Comment expliquer autrement un rythme de narration aussi échevelé ? Comment expliquer la nette impression de survoler à toute vitesse une succession d'intrigues différentes, sans jamais les laisser se mettre en place ni réussir à permettre au lecteur de se sentir le moins du monde concerné ? Pourtant, je croyais que ce récit allait m'intéresser. Il présente en effet Rome peu avant sa chute, alors que la menace des Huns se fait fortement sentir et que le pouvoir impérial vacille, exilé volontaire à Ravenne, tandis que le peuple romain a délaissé ses anciens dieux pour la chrétienté et la papauté. Contexte très intéressant mais hélas mal mis en valeur, tout juste effleuré. Ce qu'il reste, c'est un dessin moyen, un héros sans charisme, des intrigues trop vite expédiées et une narration qui rebute tant les sauts chronologiques sont nombreux. On croirait lire le résumé d'une saga sans grand intérêt mais pas la saga elle-même.
Les Bums
On en compte plus les séries mettant en scène des enfants devisant sur des choses qui ne sont pas forcément de leur âge. Ici les jeunes protagonistes sont confrontés à l'amour, à la mort et à d'autres choses, mais surtout à la mort. C'est bizarre, on a l'impression que ça a beaucoup tourmenté l'auteur quand il était enfant... Mais le sujet mis à part, j'ai trouvé ça très plat. Parfois les enfants peuvent sortir des fulgurances, des formules extraordinaires quand ils discutent. Là, rien que de très banal, les enfants n'ont pas de grain de folie, de fantaisie, ils sont très posés. Il y en a, c'est sûr, mais affecter ce trait de caractère à toute une bande, c'est un peu dommage. Cela manque d'observation, tout simplement... Dommage, parce que le trait de Stéphane Rey, assez naïf, correspond bien au propos, et il s'améliore même dans le second tome, séparé du premier de plus de trois ans il est vrai... Bref, une série jeunesse qui passe un peu à côté de son sujet...