Le Curé

Note: 3.38/5
(3.38/5 pour 13 avis)

En 1935, dans un village comme les autres, paraissant tranquille. Cependant ce village comporte certain secrets...


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Petits villages perdus Spiritualité et religion

1935, un village comme les autres avec ses paysans, ses notables, son école, son médecin et son curé. Sous cette apparente tranquillité, se cachent des secrets que le destin dévoile, soumettant certaines âmes à une épreuve décisive. Quelle sera cette épreuve ???

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2001
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Le Curé
Les notes (13)
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16/07/2003 | woody
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Par DamBDfan
Note: 3/5

Bon album à l’ambiance lourde et ambiguë. La tension qui règne entre le médecin blasé et le curé tiraillé entre le secret de la confession ou la dénonciation est des plus réussies. On se demande comment tout cela va finir. Le dessin de De Metter colle bien à l’atmosphère particulière du récit et j’aime toujours autant les expressions (spécialement celles du curé lorsqu’il découvre les aveux du médecin) qu’il donne à ces visages où pas mal d’émotion s’en dégage. L’intrigue reste toutefois assez convenue et la fin un peu vite expédiée à mon goût.

13/02/2014 (modifier)
Par yOyO
Note: 3/5

Un superbe ouvrage que l'intégrale du curé de Casterman. Je me suis lancé dans la lecture aux vues des superbes de planches de de Metter et de ma rencontre avec lui. Les planches sont sublimes, convenant parfaitement avec ce type de récit : un village de campagne des années 30, son médecin, son bar, ses habitants qui se connaissent et s'apprécient tous (ou font semblants), leurs secrets de campagne ... et son nouveau curé, qui arrive dans ce village. Il est jeune, il est naïf, il est idéaliste, a un certain libre arbitre, mais très peu d'expériences pour garder le secret de la confession. Les couleurs grises, noires renforcent cette ambiance étouffée de huit-clos campagnard. Le scénario reste malgré tout classique et sans grande originalité, mais il est bien mis en scène (aidé par le dessin). Les textes sont justes, pas trop longs (ce qui aurait été inutile je pense), vraiment le minimum qui permet de faire avancer l'histoire sans tomber dans l'ennui et assurer une lecture très fluide. Comme dit ci-dessus le point faible de cette BD est son manque d'originalité, qui n'empêche pas sa crédibilité par contre. Il me paraît enfin dommage que la fin soit si vite envoyer, je pense qu'il aurait fallu ne serait-ce que 2 pages de plus pour clôturer de manière moins simple ce récit (je pense que les auteurs devaient se débrouiller avec le nombre de pages négociées avec l'éditeur). Hésitant entre le 3 et le 4, je reste sur la note plus faible pour le scénario très (trop) classique et cette fin vite expédiée. Je conseille cependant la lecture, qui fait passer un très bon moment.

12/02/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Le trait de Christian De Metter convient très bien pour illustrer des romans noirs. Mais il ne brille pas par son dynamisme. Heureusement, cette série est très « statique » et l’artiste peut donc exploiter les plus belles facettes de son indéniable talent. Attention ! Ce style, maintenant bien connu des bédéphiles, n’a pas que des qualités (manque de netteté, noirceur des planches, effets flous), mais pour ce qui est de créer une ambiance, il est d’une efficacité indéniable ! Reste que, si, graphiquement parlant, l’œuvre est plutôt réussie, le scénario de Laurent Lacoste et de Christian De Metter ne m’aura que très moyennement convaincu. Pourtant, le début du récit est très bon, mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, l’ennui grandit. Lassitude de ce style graphique particulier ? Chute dans l’intensité dramatique ? Profil psychologique des acteurs mal développé ? Un peu de tout, sans doute, aura contribué au fait que je fus finalement heureux d’arriver au bout de ces deux tomes. Entre le « bof » et le « pas mal », malgré un très bon début.

16/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Une excellente première partie. Un second tome un peu en-dessous. Le thème: le secret de la confession. Un prêtre doit 'il trahir son serment si on lui fait la confession d'un crime ô dieux ? La réponse dans ce diptyque atypique. Je ne suis pas un fan du dessin un peu flou mais on s'y habitue assez rapidement. Je dois dire également qu'on est très vite happé par un récit passionnant. Une qualité de dialogue exceptionnelle pour un combat entre le vieil homme de science froid et cynique et le jeune curé naïf et idéaliste. Sur la forme maintenant, le second tome ne se présente pas du tout dans le même format que le premier. Or, je n'aime pas avoir des collections dépareillées. J'aime un semblant de cohérence. C'est peut-être trop demandé à l'éditeur. Pour autant, il ne faut pas que se focaliser sur la forme si le fond est bon. L'achat sera conseillé pour une future édition dont les formats seront semblables.

26/12/2007 (MAJ le 20/07/2009) (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture des 2 tomes. Il y a un grand contraste entre les 2 tomes. J'ai adoré le premier tome pour son dessin et des dialogues. Puis je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans le T2, le dessin a perdu de sa superbe, devenant plus "flou". Le scénario ne m'a plus intéressé et la chute très (trop ?) rapide a fini par avoir raison de mon enthousiasme. J'encourage quand même la lecture mais pas l'achat dans un premier temps. Le graphisme de De Metter y est particulier et moins accessible que dans son dernier opus où il apporte une merveilleuse ambiance.

31/01/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 3/5

Ambiance, ambiance… Et oui, le gros point fort pour moi est sans aucun doute le dessin qui n’est pas forcement à mon goût, mais qui participe de façon très efficace à la mise en place de cette ambiance si particulière. Alors bien sur, il faut rentrer dedans mais ci s’est le cas est que l’on accroche cette histoire vaut le coup. Une histoire simple mélange de croyance, de science, de bonnes et de mauvaises consciences tout cela sur fond de la confidence. L’un doit-il faire pénitence ? L’autre renier ses convictions et trahir la confiance ? Une belle histoire simple, rapide à lire qui fait la part belle à ses personnages et à la vie d’un petit village et tout ce qui va avec. Scénario (coefficient 2) : 10/20 Dessin : 15/20 Univers, atmosphère : 16/20 Développements et psychologie des personnages : 12/20 (12.6/20)

23/11/2008 (modifier)
Par Jwi
Note: 3/5

Le dessinateur Christian De Metter est connu principalement pour deux séries : Dusk (avec Richard Marazano) aux Humanoïdes Associés et surtout (pour ses superbes dessins !) la trilogie Emma aux Editions Triskel. C'est chez cette dernière maison d'édition qu'il livre ses nouveaux coups de pinceaux en collaboration scénaristique avec Laurent Lacoste. Encore une fois, le talent pictural de cet auteur nous fait tomber sous le charme de ces gouaches et aquarelles habilement étalées. Ses peintures sont à la fois floues, sombres, réalistes. Elles créent une véritable ambiance propice à donner vie aux personnages. On peut toutefois regretter la présence de ces traits de crayons préparatoires parfois trop présents (dans les scènes de flash-back). Mais immergés dans l'ensemble, ce n'est qu'un détail. Avec une fin au revirement étonnant, un deuxième album tout aussi sombre et propre à mettre la morale des fonctionnements religieux en question. Enfin, comme le dit la chanson, on ira tous au Paradis. Dieu reconnaîtra les siens ?

11/03/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

L'une des découvertes de l'année en ce qui me concerne. Avec comme point de départ le microcosme d'un village, avec ses ragots, ses conflits d'intérêt, ses drames, Lacoste et De Metter ont su installer une ambiance oppressante à souhait, une scénographie à forte charge émotionnelle et une accoutumance inédite. Oui, je l'avoue, j'ai été déçu de refermer l'album (j'ai lu l'intégrale rééditée par Soleil) aussi vite. Je me plaisais bien dans cette ambiance, avec ces personnages hors normes. Je ne suis pas a priori client du dessin de De Metter, mais ce qu'il a fait là est carrément très bon. A découvrir absolument.

04/06/2005 (modifier)
Par Glorf
Note: 4/5

Un très très bon roman graphique. Des peintures de toute beauté. Un peu difficile au début de rentrer dans l'histoire, les dessins ne sont pas habituels et puis ça roule, on est pris par cette tranche de vie. Le cruel dilemme d'un curé tiraillé entre le secret de la confession et la conscience de l'homme caché sous la soutane!!! Une belle peinture (puisqu'il s'agit de ça) de la société campagnarde du milieu du siècle dernier. Vraiment très chouette et je ne regrette pas de m'être laissé tenter par cette BD!!!

26/12/2004 (modifier)
Par okilebo
Note: 4/5

Au premier abord, je trouvais déjà le titre bizarre. C'est curieux mais je m'étais imaginé qu'en lisant cette bd, j'aurais eu à faire avec un Don Camillo version bd. Puis, après avoir lu celle-ci, je me suis vite rendu compte que le sujet était beaucoup plus dramatique et qu'on était bien loin du personnage interprété par Fernandel. Sans crier au chef-d'oeuvre, cette histoire est remarquablement bien écrite. Laurent Lacoste, le scénariste nous plonge dans la France profonde d'avant-guerre. A travers le portrait d'un curé de campagne, l'auteur nous fait comprendre à quel point le secret de la confession peut être un fardeau. Il nous décrit ses rapports avec un de ses paroissiens. Ce dernier lui ayant confié un secret qu'il aurait préféré ne jamais découvrir. J'ai été séduit par la manière avec laquelle le scénariste nous fait sentir la détresse de notre curé face à ce problème. Son désarroi est palpable à tout moment et on se demande vraiment comment va se terminer cette histoire. Les traîts de caractères des différents personnages sont bien exploités, ce qui intensifie l'aspect dramatique du recit. Le cadre historique est, quant à lui, bien rendu également. Les ambiances villageoises sont très réalistes et on y devine les saveurs locales mais aussi les ragots. Le dessin de Christian De Metter est toujours aussi particulier. Son travail est assez proche de la peinture, ce qui pour un dessinateur de bd est assez rare. Ceci-dit, on s'habitue très vite à son coup de crayon ou plutôt, devrais-je dire, à son coup de pinceau. Les visages de ses personnages semblent souvent figés pourtant on y décèle une certaine emotion comme par exemple lors de la scène de la confession du docteur. Les personnages feminins sont dessinés sans fioriture et avec beaucoup de réalisme; j'aurais même envie de dire avec sincèrité. Le Curé est donc une bd que j'ai beaucoup aimé. Le scénario et le dessin sont très convaincants. A conseiller !

14/10/2004 (modifier)