J'avais apprécié le côté fantastique du premier tome, mais la série tombe tout de suite dans le roman graphique pur et simple, avec des aventures gentillettes et toutes simples. Je comprends bien que les gens qui ont lu cette série dans leur jeunesse soient sous le charme, mais quand on arrive à l'âge adulte là-dedans, l'effet et un peu loupé, le temps ayant effacé ce petit côté candide que l'on avait par le passé.
De plus Catherine m'a passablement énervée, c'est exactement le genre de gamines que je ne supporte pas, garçonne, amoureuse et très tête à claque. Tous les tomes sont assez insipides, avec la palme pour le second qui est carrément soporifique et que je n'ai pas fini, même celui de La nuit du chat ne m'a plu que grâce à la bête et à ses comportement et un peu aussi au petit vieux très attendrissant, mais l'arrivée de la puérile Catherine à la fin du récit m'a tué l'histoire et tout le charme que je lui avait trouvé s'est envolé. Concernant le quatrième tome je reprendrais l'expression d'Altaïr : pfffff. Quant au dernier c'est à peine si je l'ai survolé, il m'a fatigué au bout de quatre planches. Le ton est aussi un peu trop pédagogue et moralisateur, ce qui a le don de m'agacer.
Le dessin est agréable et s'améliore au fil des tomes.
Par son aspect historique et le soin qui y est apporté, cette bande dessinée est louable. Elle présente avec force détails les évènements stratégiques, politiques et sociaux qui ont émaillé la très complexe guerre franco-prussienne de 1870 ainsi que tous les facteurs et personnages qui ont amené à la mise en place de la Commune à la fin de celle-ci. Les auteurs ont fait le choix de présenter les faits tels que vus par les yeux de deux personnages que tout oppose : l'un du côté du peuple, côtoyant les révolutionnaires et les simples parisiens, l'autre du côté du pouvoir servant avec fidélité l'armée du gouvernement et ses intérêts royalistes. J'y ai appris différentes choses, notamment comment des régiments de soldats issus du peuple ont été montés durant cette guerre, régiments qui joueront un rôle crucial dans l'instauration de la Commune.
Néanmoins, cette oeuvre est emplie de trop nombreuses imperfections et manque de maîtrise pour vraiment me satisfaire.
Le dessin est soigné mais trop amateur. Les décors sont travaillés et détaillés, leurs hachures rappelant parfois certaines gravures d'époque. On alterne entre des visages directement copiés de dessins ou de gravures d'époque et d'autres plus libres dans leur style mais pas plus jolis pour autant. Tous ont l'air très figés, autant que les personnages qui manquent complètement de naturel.
La narration est dense, un peu trop complexe, avec quelques sauts abrupts et situations qu'on a du mal à comprendre si on ne connait pas parfaitement les évènements représentés. Je me suis complètement perdu dans la foule de personnages politiques, les échanges de pouvoir permanents et les confrontations des uns contre les autres.
La série s’achève à la fin du premier tome, au moment même où la Commune va être déclarée. Elle ne connaîtra pas de suite.
Pour découvrir l'époque de la guerre de 1870 et la Commune, il existe bien d'autres BD nettement plus abouties et agréables à lire (par exemple Le Cri du Peuple ou encore Voleurs d'Empires).
Totor est le brouillon de Tintin, une sorte de répétition dont d'ailleurs certains passages seront exploités dans d'autres albums. Hergé se cherche, il dessine Totor dans ses temps perdus, histoire de remplir un suplément, tandis qu'il travaille comme un fou à d'autres projets plus alimentaires.
Mais, Totor est son défouloir, ce qui explique pas mal de choses.
La chose la plus amusante dans Totor reste quand même de chercher dedans la genèse de toute l'oeuvre d'Hergé. Ce qui exige d'avoir lu les premiers Tintin, Popol et Virginie, ainsi que Jo, Zette et Jocko. Je reconnais que ce n'est pas toujours folichon, vu à travers nos yeux actuels. C'est archéologique, ça n'amusera que certaines personnes.
Totor est un péché de jeunesse. A l'époque (1926), les jeunes n'avaient pas grand chose à se mettre sous la dent, et finalement, vu le contexte, ça allait. Maintenant, je suis persuadé que jamais le jeune George Rémi aurait pu faire paraître ce genre de planches.
Et Hergé n'aurait alors jamais existé...
Coeurs à louer me faisait penser à un petit film sorti il y a bien des années qui s'intitulait "2 garçons, une fille, trois possibilités". La couverture est un rien aguicheuse mais réellement trompeuse. Franchement, il ne se passera rien de vraiment érotique dans ce trio d'amis qui sont de jeunes italiens.
Il est juste question d'une exposition de tableaux et d'une escapade à Paris. C'est le grand vide au niveau du scénario. Le dessin parvient tout de même à tenir la route avec une colorisation presque à outrance. Visiblement, il y aurait 3 tomes mais je me suis arrêté au premier. L'envie de poursuivre n'est pas présente.
Je pense que le public a été déçu de la prestation de ces auteurs italiens qui manquaient véritablement d'audace. Pourtant, d'après l'Editeur, la série serait culte en Italie. Je n'y crois pas trop ...
Je ne connaissais pas dans les moindres détails la vie du Che Guevera. C'est chose faite avec cette biographie d'une centaine de page qui n'est pas avare de détails. Cela peut paraître assez rébarbatif pour un lecteur car la vie du Che est traitée d'une manière très scolaire. Il s'agit d'une succession de vignettes représentant des scènes diverses. Il manque un peu de souffle qui aurait élevé cet ouvrage en biographie passionnante.
Ce qui m'a véritablement déplu, c'est le parti pris qui oppose "le coeur pur des révolutionnaires castristes" aux "vampires du capitalisme sauvage". J'aurais quand même aimé plus d'objectivité. Ainsi, on apprend que Cuba a la meilleure médecine du monde et que l'homme qui a tué le Che a été opéré gratuitement de la cataracte.
Cela m'a fait tout de suite penser au tome 7 du Le Tueur dont l'action se passe à Cuba. Je me dis que l'argumentaire déployé n'était pas totalement faux ou en tout cas moins hypocrite que dans le présent ouvrage. Bref, il y a d'autres moyens de magnifier Cuba ...
Avis portant sur les albums parus dans la collection 'BéDingue'.
Désolé, mais je n'ai pas du tout aimé cette série. En particulier le premier tome qui est une suite d'histoires sans grand intérêt et qui tourne autour du fait que pleins de gens veulent séparer Pom et Teddy. C'est fou d'ailleurs tout ce qui leur arrive. Il y a un complot mondial contre eux ou quoi ?
Les autres tomes sont un peu mieux niveau scénario, mais je n'accroche toujours pas à cause de Teddy qui est très énervant. Il est typiquement le genre de héros lisse et parfait qui me tape sur les nerfs.
Ça a mal vieilli.
Après la lecture des 4 tomes.
L'ensemble m'a paru incohérent sur sa longueur. Il y a bien des moments intéressants mais mis bout à bout, on obtient une série " too much " ...
Le scénario est rythmé mais part dans tous les sens. Cette fiction contient trop d'invraisemblances pour que je puisse apprécier le contenu.
Je ne dirais pas que cette BD est mauvaise mais elle ne me correspond pas.
Le dessin est de bon niveau mais il y a trop de cases sans arrière-plans.
La lecture ne demande aucun effort mais il faut prendre pour argent comptant les postulats qui poussent loin.
Je m'attendais à mieux, certains éléments me confortent sur le fait qu'il y avait matière.
Tout d'abord, cette série de chez Delcourt cumule les défauts en tant qu'objet, un petit format au papier de mauvaise qualité au grain grossier, avec évidemment un lettrage souvent trop petit ; cette bd est désagréable à tenir en main et fatigante à lire. Pour ce qui est du contenu, Gabrion a fait nettement mieux graphiquement, car ses magnifiques couleurs sont absentes et son noir et blanc est un peu frustrant. Bien qu'il ne soit pas mauvais non plus, il tient plus de l'esquisse que du dessin peaufiné et le petit format ne le met absolument pas en valeur, lui donnant au passage un petit air amateur.
Concernant le scénario il est excessivement long, ce premier opus aurait pu faire un album de 47 planches classique en format normal, plutôt que 103 planches aux scènes à rallonge. Le scénario vacille sans cesse entre folie pure et fantastique, mais ça se révèle être au final que de la folie et là je suis assez déçue, car avec cette dernière tout est permis même l'absurde. Ceci nous donne des passages qui prêtent parfois à confusion et surtout très répétitifs, avec de récurrentes scènes où d'Ortog, le monstre qui sommeille en Elvis Twin, fait son apparition et où il ne se passe pas grand chose en dehors des morts qui tombent comme des mouches. D'autres scènes issues aussi de la folie du personnage sont très longues et peu intéressantes.
Le tout est enrobé dans un supposé secret d'État pas franchement prenant, avec le sempiternel flic qui va mener sont enquête malgré le classement de l'affaire. Il n'y a rien de très novateur, seule la narration reste très agréable et fluide.
Je ne suis généralement pas fan des bd dites muette car il faut bien interpréter chaque image. Quand c'est un peu absurde ou loufoque comme Là où vont nos pères, cela ne passe pas.
Fort heureusement en l'espèce, c'est d'une simplicité enfantine. Une jeune fille découvre qu'elle a été adoptée. Dès lors, elle va mener une enquête pour découvrir sa mère biologique. Il est dommage que les parents adoptifs soient totalement passés à la trappe. Par ailleurs, cette jeune fille ressemble à un garçon : le dessin ne met pas en valeur le côté féminin.
Il manque également beaucoup de chaleur humaine à cette bd. L'absence de dialogue devait selon l'éditeur nous sublimer de sentiments. Désolé, je n'ai pas ressenti cela...
Sur le même sujet concernant l'adoption, j'ai nettement préféré Couleur de peau : miel qui est d'ailleurs l'une de mes bd préférées.
J'ai acheté cette BD aujourd'hui, pensant tomber sur un polar. Ce n'est pas du tout le cas, il s'agit d'un drame mou.
Le thème est proche de faits divers assez écœurants, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde, cela n'aurai pas été rédhibitoire pour moi si j'avais trouvé l'ensemble bien conçu.
La couverture ne laissant planer aucun doute sur le sujet dont traite la BD, j'avais peur que ce soit un peu glauque mais le dessin étant plutôt plaisant je me suis laisser tenter.
Je rejoins l'avis précédent, graphiquement cette BD ne m'a pas déçu, tant par son style que par un découpage efficace.
Hélas l'histoire ne tient pas la route bien longtemps, très vite on se rend compte que la situation n'est pas ce qu'elle semble être, l'effet de surprise est aussi mort que l'intérêt du lecteur. Le scénario a beau jouer la surenchère, tenter de rebondir dans les dernières pages, rien n'y fait, cela ne fonctionne plus. Trop d'éléments sont laissés au bord du chemin concernant la vie des personnages, au final on a l'impression de regarder une séquence de vie en vase clos, ce que je trouve léger.
Il n'y a rien de plus à dire, si j'avais su je serais allé à la piscine au lieu de passer en librairie.
JJJ
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Broussaille
J'avais apprécié le côté fantastique du premier tome, mais la série tombe tout de suite dans le roman graphique pur et simple, avec des aventures gentillettes et toutes simples. Je comprends bien que les gens qui ont lu cette série dans leur jeunesse soient sous le charme, mais quand on arrive à l'âge adulte là-dedans, l'effet et un peu loupé, le temps ayant effacé ce petit côté candide que l'on avait par le passé. De plus Catherine m'a passablement énervée, c'est exactement le genre de gamines que je ne supporte pas, garçonne, amoureuse et très tête à claque. Tous les tomes sont assez insipides, avec la palme pour le second qui est carrément soporifique et que je n'ai pas fini, même celui de La nuit du chat ne m'a plu que grâce à la bête et à ses comportement et un peu aussi au petit vieux très attendrissant, mais l'arrivée de la puérile Catherine à la fin du récit m'a tué l'histoire et tout le charme que je lui avait trouvé s'est envolé. Concernant le quatrième tome je reprendrais l'expression d'Altaïr : pfffff. Quant au dernier c'est à peine si je l'ai survolé, il m'a fatigué au bout de quatre planches. Le ton est aussi un peu trop pédagogue et moralisateur, ce qui a le don de m'agacer. Le dessin est agréable et s'améliore au fil des tomes.
Les Communards
Par son aspect historique et le soin qui y est apporté, cette bande dessinée est louable. Elle présente avec force détails les évènements stratégiques, politiques et sociaux qui ont émaillé la très complexe guerre franco-prussienne de 1870 ainsi que tous les facteurs et personnages qui ont amené à la mise en place de la Commune à la fin de celle-ci. Les auteurs ont fait le choix de présenter les faits tels que vus par les yeux de deux personnages que tout oppose : l'un du côté du peuple, côtoyant les révolutionnaires et les simples parisiens, l'autre du côté du pouvoir servant avec fidélité l'armée du gouvernement et ses intérêts royalistes. J'y ai appris différentes choses, notamment comment des régiments de soldats issus du peuple ont été montés durant cette guerre, régiments qui joueront un rôle crucial dans l'instauration de la Commune. Néanmoins, cette oeuvre est emplie de trop nombreuses imperfections et manque de maîtrise pour vraiment me satisfaire. Le dessin est soigné mais trop amateur. Les décors sont travaillés et détaillés, leurs hachures rappelant parfois certaines gravures d'époque. On alterne entre des visages directement copiés de dessins ou de gravures d'époque et d'autres plus libres dans leur style mais pas plus jolis pour autant. Tous ont l'air très figés, autant que les personnages qui manquent complètement de naturel. La narration est dense, un peu trop complexe, avec quelques sauts abrupts et situations qu'on a du mal à comprendre si on ne connait pas parfaitement les évènements représentés. Je me suis complètement perdu dans la foule de personnages politiques, les échanges de pouvoir permanents et les confrontations des uns contre les autres. La série s’achève à la fin du premier tome, au moment même où la Commune va être déclarée. Elle ne connaîtra pas de suite. Pour découvrir l'époque de la guerre de 1870 et la Commune, il existe bien d'autres BD nettement plus abouties et agréables à lire (par exemple Le Cri du Peuple ou encore Voleurs d'Empires).
Totor - C.P. des hannetons
Totor est le brouillon de Tintin, une sorte de répétition dont d'ailleurs certains passages seront exploités dans d'autres albums. Hergé se cherche, il dessine Totor dans ses temps perdus, histoire de remplir un suplément, tandis qu'il travaille comme un fou à d'autres projets plus alimentaires. Mais, Totor est son défouloir, ce qui explique pas mal de choses. La chose la plus amusante dans Totor reste quand même de chercher dedans la genèse de toute l'oeuvre d'Hergé. Ce qui exige d'avoir lu les premiers Tintin, Popol et Virginie, ainsi que Jo, Zette et Jocko. Je reconnais que ce n'est pas toujours folichon, vu à travers nos yeux actuels. C'est archéologique, ça n'amusera que certaines personnes. Totor est un péché de jeunesse. A l'époque (1926), les jeunes n'avaient pas grand chose à se mettre sous la dent, et finalement, vu le contexte, ça allait. Maintenant, je suis persuadé que jamais le jeune George Rémi aurait pu faire paraître ce genre de planches. Et Hergé n'aurait alors jamais existé...
Coeurs à louer (Fou de toi)
Coeurs à louer me faisait penser à un petit film sorti il y a bien des années qui s'intitulait "2 garçons, une fille, trois possibilités". La couverture est un rien aguicheuse mais réellement trompeuse. Franchement, il ne se passera rien de vraiment érotique dans ce trio d'amis qui sont de jeunes italiens. Il est juste question d'une exposition de tableaux et d'une escapade à Paris. C'est le grand vide au niveau du scénario. Le dessin parvient tout de même à tenir la route avec une colorisation presque à outrance. Visiblement, il y aurait 3 tomes mais je me suis arrêté au premier. L'envie de poursuivre n'est pas présente. Je pense que le public a été déçu de la prestation de ces auteurs italiens qui manquaient véritablement d'audace. Pourtant, d'après l'Editeur, la série serait culte en Italie. Je n'y crois pas trop ...
Le Che - Une icône révolutionnaire
Je ne connaissais pas dans les moindres détails la vie du Che Guevera. C'est chose faite avec cette biographie d'une centaine de page qui n'est pas avare de détails. Cela peut paraître assez rébarbatif pour un lecteur car la vie du Che est traitée d'une manière très scolaire. Il s'agit d'une succession de vignettes représentant des scènes diverses. Il manque un peu de souffle qui aurait élevé cet ouvrage en biographie passionnante. Ce qui m'a véritablement déplu, c'est le parti pris qui oppose "le coeur pur des révolutionnaires castristes" aux "vampires du capitalisme sauvage". J'aurais quand même aimé plus d'objectivité. Ainsi, on apprend que Cuba a la meilleure médecine du monde et que l'homme qui a tué le Che a été opéré gratuitement de la cataracte. Cela m'a fait tout de suite penser au tome 7 du Le Tueur dont l'action se passe à Cuba. Je me dis que l'argumentaire déployé n'était pas totalement faux ou en tout cas moins hypocrite que dans le présent ouvrage. Bref, il y a d'autres moyens de magnifier Cuba ...
Pom et Teddy
Avis portant sur les albums parus dans la collection 'BéDingue'. Désolé, mais je n'ai pas du tout aimé cette série. En particulier le premier tome qui est une suite d'histoires sans grand intérêt et qui tourne autour du fait que pleins de gens veulent séparer Pom et Teddy. C'est fou d'ailleurs tout ce qui leur arrive. Il y a un complot mondial contre eux ou quoi ? Les autres tomes sont un peu mieux niveau scénario, mais je n'accroche toujours pas à cause de Teddy qui est très énervant. Il est typiquement le genre de héros lisse et parfait qui me tape sur les nerfs. Ça a mal vieilli.
Juan Solo
Après la lecture des 4 tomes. L'ensemble m'a paru incohérent sur sa longueur. Il y a bien des moments intéressants mais mis bout à bout, on obtient une série " too much " ... Le scénario est rythmé mais part dans tous les sens. Cette fiction contient trop d'invraisemblances pour que je puisse apprécier le contenu. Je ne dirais pas que cette BD est mauvaise mais elle ne me correspond pas. Le dessin est de bon niveau mais il y a trop de cases sans arrière-plans. La lecture ne demande aucun effort mais il faut prendre pour argent comptant les postulats qui poussent loin. Je m'attendais à mieux, certains éléments me confortent sur le fait qu'il y avait matière.
Primal Zone
Tout d'abord, cette série de chez Delcourt cumule les défauts en tant qu'objet, un petit format au papier de mauvaise qualité au grain grossier, avec évidemment un lettrage souvent trop petit ; cette bd est désagréable à tenir en main et fatigante à lire. Pour ce qui est du contenu, Gabrion a fait nettement mieux graphiquement, car ses magnifiques couleurs sont absentes et son noir et blanc est un peu frustrant. Bien qu'il ne soit pas mauvais non plus, il tient plus de l'esquisse que du dessin peaufiné et le petit format ne le met absolument pas en valeur, lui donnant au passage un petit air amateur. Concernant le scénario il est excessivement long, ce premier opus aurait pu faire un album de 47 planches classique en format normal, plutôt que 103 planches aux scènes à rallonge. Le scénario vacille sans cesse entre folie pure et fantastique, mais ça se révèle être au final que de la folie et là je suis assez déçue, car avec cette dernière tout est permis même l'absurde. Ceci nous donne des passages qui prêtent parfois à confusion et surtout très répétitifs, avec de récurrentes scènes où d'Ortog, le monstre qui sommeille en Elvis Twin, fait son apparition et où il ne se passe pas grand chose en dehors des morts qui tombent comme des mouches. D'autres scènes issues aussi de la folie du personnage sont très longues et peu intéressantes. Le tout est enrobé dans un supposé secret d'État pas franchement prenant, avec le sempiternel flic qui va mener sont enquête malgré le classement de l'affaire. Il n'y a rien de très novateur, seule la narration reste très agréable et fluide.
Peine perdue
Je ne suis généralement pas fan des bd dites muette car il faut bien interpréter chaque image. Quand c'est un peu absurde ou loufoque comme Là où vont nos pères, cela ne passe pas. Fort heureusement en l'espèce, c'est d'une simplicité enfantine. Une jeune fille découvre qu'elle a été adoptée. Dès lors, elle va mener une enquête pour découvrir sa mère biologique. Il est dommage que les parents adoptifs soient totalement passés à la trappe. Par ailleurs, cette jeune fille ressemble à un garçon : le dessin ne met pas en valeur le côté féminin. Il manque également beaucoup de chaleur humaine à cette bd. L'absence de dialogue devait selon l'éditeur nous sublimer de sentiments. Désolé, je n'ai pas ressenti cela... Sur le même sujet concernant l'adoption, j'ai nettement préféré Couleur de peau : miel qui est d'ailleurs l'une de mes bd préférées.
Appoline - Disparue il y a 8 ans
J'ai acheté cette BD aujourd'hui, pensant tomber sur un polar. Ce n'est pas du tout le cas, il s'agit d'un drame mou. Le thème est proche de faits divers assez écœurants, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde, cela n'aurai pas été rédhibitoire pour moi si j'avais trouvé l'ensemble bien conçu. La couverture ne laissant planer aucun doute sur le sujet dont traite la BD, j'avais peur que ce soit un peu glauque mais le dessin étant plutôt plaisant je me suis laisser tenter. Je rejoins l'avis précédent, graphiquement cette BD ne m'a pas déçu, tant par son style que par un découpage efficace. Hélas l'histoire ne tient pas la route bien longtemps, très vite on se rend compte que la situation n'est pas ce qu'elle semble être, l'effet de surprise est aussi mort que l'intérêt du lecteur. Le scénario a beau jouer la surenchère, tenter de rebondir dans les dernières pages, rien n'y fait, cela ne fonctionne plus. Trop d'éléments sont laissés au bord du chemin concernant la vie des personnages, au final on a l'impression de regarder une séquence de vie en vase clos, ce que je trouve léger. Il n'y a rien de plus à dire, si j'avais su je serais allé à la piscine au lieu de passer en librairie. JJJ