Appoline c'est un mélange tout à fait indigeste de l'affaire Natascha Kampusch et de celle des bébés congelés de Véronique Courjault, avec juste l'ajout d'un inspecteur de police qui vient mettre les pieds dans toute cette merde. Morvan a beaucoup de talent et c'est un de mes scénaristes préférés, mais ici il n'apporte à l'histoire aucune touche d'originalité et même le suspense est presque inexistant. De plus Appoline est juste énervante, manipulatrice, capricieuse et totalement frappée, elle ne m'a absolument pas touchée et je l'aurais bien enfermée dans sa cave pour toujours, d'ailleurs je referme la bd et la série s'arrêtera ici pour moi.
Deux étoiles tout de même car graphiquement c'est très agréable à regarder, les visages sont très expressifs, j'apprécie beaucoup les séries où l'on peut voir les personnages en gros plans. Le scénario est bien mené il n'y a pas de doutes, ce que je reproche c'est le manque d'imagination, peut-être que ceux qui n'ont pas entendu parler des deux affaires citées plus haut seront ravis, les autres s'ennuieront peut-être.
Une déception pour ma part.
Ce comic ne m'a vraiment pas emballé. J'ai d'ailleurs arrêté au milieu de l'album par manque d'intérêt (non pas que ce soit mauvais, mais j'ai autre chose de plus intéressant à lire)...
Pourquoi ce manque d'intérêt ? Quelques éléments de réponse :
- l'univers ne me plaisait pas (ces super-héros qu'on voit un peu partout et surtout que tout le monde trouve ça normal),
- l'intrigue est assez nébuleuse (tout se dévoilait progressivement, mais il manque le petit quelque chose qui fait qu'on a envie de savoir la suite - ici, c'était plus embrouillé qu'autre chose),
- la partie graphique ne me plaisait pas du tout (trop informatique, comme souvent dans les comics).
Ces trois points mis ensemble font que, non, ce comic n'est pas pour moi et donc, que je n'en recommande pas l'achat.
Je n'aurai jamais imaginé que Catwoman parviennent un jour à me laisser si froid.
Pas totalement tout de même, car les dessins de Tim Sale mettent en valeur la féline Selina. Sous son pinceau Catwoman explose. Quelle beauté, quel charme, quel cul !
Catwoman est mise en valeur dans cette aventure, tant du point de vue esthétique (vous l'aurez compris), que du point de vue de l'histoire qui fait office de véhicule à la belle voleuse.
Malheureusement je n'ai pas été subjugué par cette histoire. Les révélations sont prévisibles, le ton souvent léger et le tout traine un peu en longueur. Bien sûr, quelques passages gagnent en intensité et la fin est plutôt sympathique, mais dans l'ensemble la mayonnaise ne prend jamais vraiment.
Jeph Loeb s'amuse et rend un hommage appuyé au personnage mais à mon sens un peu de concision n'aurait pas fait de mal.
De ce voyage à Rome avec Catwoman il ne me reste pas grand chose, quelques jolies photos et un sentiment d'ennui. Quitte à partager une aventure avec la belle, autant lire Selina's Big Score de Darwin Cooke, une histoire moins luxueuse sur la forme, autrement plus intense dans le fond.
JJJ
Encore une BD qui suit la voie tracée par Franquin. "Souvent imité, jamais égalé" comme le dit une citation célèbre d'un célèbre philosophe chinois :p
Cette BD nous entraîne dans la vie d'un agent de police lambda et s'intéresse à tous les aspects de la vie du personnage éponyme. Le dessin reprend sans surprise un trait assez rond et des couleurs claires.
Les gags transparaissent eux aussi par leur clarté et on devine assez aisément ce qu'il adviendra de telle situation. Les personnages sont bien entendu stéréotypés et on retrouvera sans surprise le commissaire fouineur et colérique, les collègues aussi ballots que le héros et quelques rares personnages féminins assez proches des lieux communs. Le dépressif suicidaire sera un élément de redondance parfois lourd.
Ce que je reproche à cette BD, au delà de l'objectif manqué de nous faire rire à gorge déployée, est son manque de cynisme. Je pense que sa cible principale constitue les enfants, mais le côté "bonhomme" des albums a tendance à m'énerver.
Avis portant sur les 2 premiers tomes
Le postulat de départ est original et bien sympathique : le schizophrène ultime mais sélectif. Cela conduit à des situations cocasses, souvent drôles mais rarement hilarantes. Bien que ces 2 BD m'aient procuré quelques fous rires étant plus jeune, l'humour général de la série me parait aujourd'hui lourd et bateau.
On ne peut même pas apprécier l'histoire puisque celle ci n'est qu'un prétexte afin de placer nos héros dans des situations bouffonnes.
Je ne savais pas que One Piece avait un spin-off... ah non c'est carrément une nouvelle série, toute pareille, mais une nouvelle série quand même, avec un auteur qu'on dirait aussi le même. Enfin bref, ça me semble bien compliqué déjà. Sans aucun intérêt cependant, suivre cette guilde de magiciens ne m'a pas du tout passionné.
Je crois, mais je n'en suis pas du tout sûr, que Hiro Mashima fut un assistant d'Eiichiro Oda, d'où l'énorme ressemblance avec Luffy et ses potes.
Et puis l'auteur a un sévère problème avec le tour de poitrine de ses héroïnes. Du, bon je juge à vu d'oeil hein, 95D au minimum je dirais. Si son trip c'est les grosses poitrines, pour moi y'a pas de soucis. Le problème c'est que le lectorat est plus pré-adolescent alors leur fourrer sous les yeux des seins proéminents à longueur de pages, là je comprends pas bien l'intérêt. Surtout que normalement ce qui prime dans ce genre de série reste la baston pure et dure avec moultes techniques à grand renfort de paroles magiques et des répliques aussi nulles les unes que les autres. Alors soit il a un problème, soit il a un problème (double bis répétita).
Bref un One Piece passe encore, mais si on commence à en faire à la chaine, et de la mauvaise chaine pas huilée et tout, là je dis non. Ce qui est dommage, c'est que l'histoire est pas totalement mauvaise, mais pour moi j'ai fait le tour au bout de 4 tomes et je n'en tire plus rien.
Qu'il fasse leur magie sans moi et moi ma magie sans eux.
Un mélange de sport et de romance, voilà qui pourrait faire penser à une oeuvre d'Adachi (Touch). Mais là où Mitsuru Adachi amène ses romances avec finesse et surtout beaucoup de drôlerie, l'histoire de Mon ciel après les cours est d'une grande platitude et sans humour.
Elle met en scène Natsumi, jeune collégienne que son frère sprinter motive à devenir grande sportive. Elle rentre dans le club d'athlétisme de Yoku, capitaine très doué notamment pour le saut en hauteur malgré sa très petite taille (19 cm de moins que Natsumi). Après un clash initial, on devine bien vite la relation amoureuse qui va s'instaurer entre eux deux. A cela s'ajoute la fièvre de la compétition sportive et un rival amoureux très entreprenant voire agressif en la personne de Koshi.
Rien d'original ni dans le contexte ni dans le traitement.
Seule la différence de taille entre Natsumi et Yoku amène un soupçon d'amusement mais pour le reste, le récit se prend très au sérieux. Le traitement et les dialogues sont en outre assez adolescents, pas très plaisants. Les personnages ne sont pas charismatiques. Et leurs réactions sont parfois très agaçantes : voir Koshi menacer de manière arrogante Natsumi pour qu'elle sorte avec lui, et voir cette dernière tergiverser, hésiter, pleurnicher parce qu'elle n'ose pas dire non ou parce qu'elle n'arrive pas à le rejeter suffisamment fort, c'est pénible. L'intrigue prend insidieusement la forme d'une compétition sportive entre les deux garçons où la fille serait le prix à gagner, quelque soit son choix à elle.
Le dessin, lui, est bon, mais sans grande personnalité.
Un shojo parmi tant d'autres et l'ingrédient sportif n'y apporte pas grand chose. Je me suis presque ennuyé à la lecture.
Cet avis est écrit après la lecture du premier tome seulement, car je n'ai pas eu la possibilité de lire les deux autres. Ces deux albums semblent d'ailleurs fort différents de ce premier tome, et je conseille au candidat acquéreur de ne pas tenir compte de l'avis ci-dessous pour s'en faire une idée a priori.
Elément indispensable du théâtre de marionnettes liégeoises, Tchantchès symbolise l’esprit et la verve des habitants de la cité ardente.
Maintenant, si le personnage est attachant, je ne suis pas convaincu que c’était une bonne idée de le faire sortir de son théâtre pour en faire un héros de bandes dessinées.
Premier reproche : j’ai lu l’album en version française. Si cette version conserve plusieurs mots wallons et bien des liégiscismes, je ne la trouve malheureusement pas adaptée au personnage. Il faut dire que Tchantchès, issu des quartiers les plus populaires de Liège, est réputé pour ses jurons, et que ceux-ci, traduits en français, deviennent bien plus grossiers que pittoresques. La version en wallon liégeois doit sans doute être plus efficace, mais je ne l’ai pas eue entre les mains. Et cet album me fait le même effet qu’un film français (avec des acteurs à l’accent savoureux) dont je ne possèderais qu’une version en danois.
Ensuite, la première petite histoire qui compose cet album (il y a, en fait, quatre courtes scénettes) nous propose un Tchantchès enfant, que je trouve inopportun. Le personnage ressemble trop à « Le P'tit bout d'chique » et ne correspond absolument plus à l’image que j’ai du mythe. Un Tchantchès jeune, cela n’existe pas.
Par contre, Walthéry, plutôt que de reprendre les histoires traditionnelles du théâtre de marionnettes, a l’intelligence d’illustrer un Tchantchès moins fantaisiste. Son univers, c’est le Liège de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, alors qu’au théâtre, Tchantchès se retrouve assez souvent en compagnie de Tristan et Yseult, des quatre frères Aymond ou de Charlemagne. Par ce procédé, Walthéry parvient à saisir l’esprit du mythe. Tchantchès, c’est la caricature du Liégeois, avec sa verve, sa simplicité, sa gentillesse, ses coups de sang, son faible pour le pèket (ou genièvre, un alcool de grain plutôt costaud), et sa tête de bois.
Et, si je n’ai vraiment pas aimé la première histoire, si j’ai encore trouvé la deuxième très moyenne, je dois bien avouer que les deux dernières m’ont relativement bien plu. Elles m’auraient, à coup sûr, tout à fait convaincu si j’avais eu le bonheur de les découvrir en version originale.
Car, au niveau graphique, je n’ai vraiment rien à reprocher à Walthéry, assisté pour l’occasion d’une kyrielle d’artistes dont je ne nommerai que les plus célèbres : Francis, Hardy, Laudec. Son trait franco-belge est toujours aussi dynamique, ses visages toujours aussi expressifs et sa Nanesse (la compagne de Tchantchès) aussi séduisante que « Natacha ».
En moyenne, dans sa version française, je ne peux dire que « bof », mais je jetterai quand même, à l’occasion, un œil à la version wallonne, à mon avis d’un niveau supérieur, la force de ces récits résidant avant tout dans le sens de la répartie, les expressions typiques et les dialogues de leurs acteurs.
A réserver sans doute aux "locaux" ...
Je n’ai jamais réellement accroché aux aventures de Marc Dacier.
Avant toutes choses, le dessin d’Eddy Paape n’est pas parmi mes préférés. Il est certes d’une belle qualité réaliste, mais sa raideur ainsi que son dépouillement m’auront toujours fait tiquer. Je comprends cependant que d’autres lecteurs, au contraire, soient sensibles à ce style car (et je me répète) c’est très bien fait … dans son genre.
Ensuite, les premières aventures sont vraiment très décousues. Elles sont symptomatiques d’une époque à laquelle les auteurs de bd développaient leurs histoires au jour le jour, en fonction des besoins des magasines qui les publiaient, et sans trop savoir où cela allait les mener.
De plus, le personnage central n’est pas très intéressant à mes yeux. C’est un Xième jeune journaliste plein d’enthousiasme et débrouillard, mais qui ne parvient vraiment pas à sortir du lot. Certes, il évoluera au fil des épisodes mais restera d’un classicisme extrême.
A partir du tome 6, les scénarios de Charlier deviennent mieux construits et plus denses, mais la narration, très présente, alourdit franchement le rythme de la lecture. De plus, les sujets sont vraiment bateaux et ne m’auront qu’exceptionnellement interpelé. Et, contrairement à une série comme « Buck Danny », la toile de fond de ces aventures, certes d’actualité (par rapport à l’époque) n’apporte pas de plus-value documentaire.
En fait, à la réflexion, aucun album ne m’aura vraiment accroché et j’ai même éprouvé de réelles difficultés à en finir certains.
Alors, bof …
Bon je suis peut être un peu passé à coté de cette lecture. Tout repose sur ce personnage coupé du monde qui n’a jamais mis les pieds en dehors de son phare. Il ne connait rien du monde, il est seul, sans doute malheureux et en plus il est difforme. En gros il a tout pour être touchant.
Malheureusement je n’ai pas été ému.
Il ne se passe pour ainsi dire rien, pendant 360 pages. Il tourne en rond dans son phare, il apprend des nouveaux mots en jouant avec son dictionnaire, il pèche, il joue avec son dictionnaire, il se fait livrer un carton de provisions, il joue avec son dictionnaire. En gros il a une vie triste, morose et ultra monotone. Et je me suis ennuyé en lisant ça.
C’est vrai que certaines images sont bien trouvées, par exemple quand il lit la définition du mot hautbois et qu’on voit la représentation qu’il s’en fait. Mais voilà, tout cet énorme pavé pour seulement quelques sourires et un très léger pincement au cœur dans les 10 dernières pages, c’est bien trop peu pour moi.
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Appoline - Disparue il y a 8 ans
Appoline c'est un mélange tout à fait indigeste de l'affaire Natascha Kampusch et de celle des bébés congelés de Véronique Courjault, avec juste l'ajout d'un inspecteur de police qui vient mettre les pieds dans toute cette merde. Morvan a beaucoup de talent et c'est un de mes scénaristes préférés, mais ici il n'apporte à l'histoire aucune touche d'originalité et même le suspense est presque inexistant. De plus Appoline est juste énervante, manipulatrice, capricieuse et totalement frappée, elle ne m'a absolument pas touchée et je l'aurais bien enfermée dans sa cave pour toujours, d'ailleurs je referme la bd et la série s'arrêtera ici pour moi. Deux étoiles tout de même car graphiquement c'est très agréable à regarder, les visages sont très expressifs, j'apprécie beaucoup les séries où l'on peut voir les personnages en gros plans. Le scénario est bien mené il n'y a pas de doutes, ce que je reproche c'est le manque d'imagination, peut-être que ceux qui n'ont pas entendu parler des deux affaires citées plus haut seront ravis, les autres s'ennuieront peut-être.
Sleeper - Point Blank
Une déception pour ma part. Ce comic ne m'a vraiment pas emballé. J'ai d'ailleurs arrêté au milieu de l'album par manque d'intérêt (non pas que ce soit mauvais, mais j'ai autre chose de plus intéressant à lire)... Pourquoi ce manque d'intérêt ? Quelques éléments de réponse : - l'univers ne me plaisait pas (ces super-héros qu'on voit un peu partout et surtout que tout le monde trouve ça normal), - l'intrigue est assez nébuleuse (tout se dévoilait progressivement, mais il manque le petit quelque chose qui fait qu'on a envie de savoir la suite - ici, c'était plus embrouillé qu'autre chose), - la partie graphique ne me plaisait pas du tout (trop informatique, comme souvent dans les comics). Ces trois points mis ensemble font que, non, ce comic n'est pas pour moi et donc, que je n'en recommande pas l'achat.
Catwoman - A Rome
Je n'aurai jamais imaginé que Catwoman parviennent un jour à me laisser si froid. Pas totalement tout de même, car les dessins de Tim Sale mettent en valeur la féline Selina. Sous son pinceau Catwoman explose. Quelle beauté, quel charme, quel cul ! Catwoman est mise en valeur dans cette aventure, tant du point de vue esthétique (vous l'aurez compris), que du point de vue de l'histoire qui fait office de véhicule à la belle voleuse. Malheureusement je n'ai pas été subjugué par cette histoire. Les révélations sont prévisibles, le ton souvent léger et le tout traine un peu en longueur. Bien sûr, quelques passages gagnent en intensité et la fin est plutôt sympathique, mais dans l'ensemble la mayonnaise ne prend jamais vraiment. Jeph Loeb s'amuse et rend un hommage appuyé au personnage mais à mon sens un peu de concision n'aurait pas fait de mal. De ce voyage à Rome avec Catwoman il ne me reste pas grand chose, quelques jolies photos et un sentiment d'ennui. Quitte à partager une aventure avec la belle, autant lire Selina's Big Score de Darwin Cooke, une histoire moins luxueuse sur la forme, autrement plus intense dans le fond. JJJ
L'Agent 212
Encore une BD qui suit la voie tracée par Franquin. "Souvent imité, jamais égalé" comme le dit une citation célèbre d'un célèbre philosophe chinois :p Cette BD nous entraîne dans la vie d'un agent de police lambda et s'intéresse à tous les aspects de la vie du personnage éponyme. Le dessin reprend sans surprise un trait assez rond et des couleurs claires. Les gags transparaissent eux aussi par leur clarté et on devine assez aisément ce qu'il adviendra de telle situation. Les personnages sont bien entendu stéréotypés et on retrouvera sans surprise le commissaire fouineur et colérique, les collègues aussi ballots que le héros et quelques rares personnages féminins assez proches des lieux communs. Le dépressif suicidaire sera un élément de redondance parfois lourd. Ce que je reproche à cette BD, au delà de l'objectif manqué de nous faire rire à gorge déployée, est son manque de cynisme. Je pense que sa cible principale constitue les enfants, mais le côté "bonhomme" des albums a tendance à m'énerver.
Louis Le Vetilleux et Dico (Panique à Londres)
Avis portant sur les 2 premiers tomes Le postulat de départ est original et bien sympathique : le schizophrène ultime mais sélectif. Cela conduit à des situations cocasses, souvent drôles mais rarement hilarantes. Bien que ces 2 BD m'aient procuré quelques fous rires étant plus jeune, l'humour général de la série me parait aujourd'hui lourd et bateau. On ne peut même pas apprécier l'histoire puisque celle ci n'est qu'un prétexte afin de placer nos héros dans des situations bouffonnes.
Fairy tail
Je ne savais pas que One Piece avait un spin-off... ah non c'est carrément une nouvelle série, toute pareille, mais une nouvelle série quand même, avec un auteur qu'on dirait aussi le même. Enfin bref, ça me semble bien compliqué déjà. Sans aucun intérêt cependant, suivre cette guilde de magiciens ne m'a pas du tout passionné. Je crois, mais je n'en suis pas du tout sûr, que Hiro Mashima fut un assistant d'Eiichiro Oda, d'où l'énorme ressemblance avec Luffy et ses potes. Et puis l'auteur a un sévère problème avec le tour de poitrine de ses héroïnes. Du, bon je juge à vu d'oeil hein, 95D au minimum je dirais. Si son trip c'est les grosses poitrines, pour moi y'a pas de soucis. Le problème c'est que le lectorat est plus pré-adolescent alors leur fourrer sous les yeux des seins proéminents à longueur de pages, là je comprends pas bien l'intérêt. Surtout que normalement ce qui prime dans ce genre de série reste la baston pure et dure avec moultes techniques à grand renfort de paroles magiques et des répliques aussi nulles les unes que les autres. Alors soit il a un problème, soit il a un problème (double bis répétita). Bref un One Piece passe encore, mais si on commence à en faire à la chaine, et de la mauvaise chaine pas huilée et tout, là je dis non. Ce qui est dommage, c'est que l'histoire est pas totalement mauvaise, mais pour moi j'ai fait le tour au bout de 4 tomes et je n'en tire plus rien. Qu'il fasse leur magie sans moi et moi ma magie sans eux.
Mon ciel après les cours
Un mélange de sport et de romance, voilà qui pourrait faire penser à une oeuvre d'Adachi (Touch). Mais là où Mitsuru Adachi amène ses romances avec finesse et surtout beaucoup de drôlerie, l'histoire de Mon ciel après les cours est d'une grande platitude et sans humour. Elle met en scène Natsumi, jeune collégienne que son frère sprinter motive à devenir grande sportive. Elle rentre dans le club d'athlétisme de Yoku, capitaine très doué notamment pour le saut en hauteur malgré sa très petite taille (19 cm de moins que Natsumi). Après un clash initial, on devine bien vite la relation amoureuse qui va s'instaurer entre eux deux. A cela s'ajoute la fièvre de la compétition sportive et un rival amoureux très entreprenant voire agressif en la personne de Koshi. Rien d'original ni dans le contexte ni dans le traitement. Seule la différence de taille entre Natsumi et Yoku amène un soupçon d'amusement mais pour le reste, le récit se prend très au sérieux. Le traitement et les dialogues sont en outre assez adolescents, pas très plaisants. Les personnages ne sont pas charismatiques. Et leurs réactions sont parfois très agaçantes : voir Koshi menacer de manière arrogante Natsumi pour qu'elle sorte avec lui, et voir cette dernière tergiverser, hésiter, pleurnicher parce qu'elle n'ose pas dire non ou parce qu'elle n'arrive pas à le rejeter suffisamment fort, c'est pénible. L'intrigue prend insidieusement la forme d'une compétition sportive entre les deux garçons où la fille serait le prix à gagner, quelque soit son choix à elle. Le dessin, lui, est bon, mais sans grande personnalité. Un shojo parmi tant d'autres et l'ingrédient sportif n'y apporte pas grand chose. Je me suis presque ennuyé à la lecture.
Tchantchès
Cet avis est écrit après la lecture du premier tome seulement, car je n'ai pas eu la possibilité de lire les deux autres. Ces deux albums semblent d'ailleurs fort différents de ce premier tome, et je conseille au candidat acquéreur de ne pas tenir compte de l'avis ci-dessous pour s'en faire une idée a priori. Elément indispensable du théâtre de marionnettes liégeoises, Tchantchès symbolise l’esprit et la verve des habitants de la cité ardente. Maintenant, si le personnage est attachant, je ne suis pas convaincu que c’était une bonne idée de le faire sortir de son théâtre pour en faire un héros de bandes dessinées. Premier reproche : j’ai lu l’album en version française. Si cette version conserve plusieurs mots wallons et bien des liégiscismes, je ne la trouve malheureusement pas adaptée au personnage. Il faut dire que Tchantchès, issu des quartiers les plus populaires de Liège, est réputé pour ses jurons, et que ceux-ci, traduits en français, deviennent bien plus grossiers que pittoresques. La version en wallon liégeois doit sans doute être plus efficace, mais je ne l’ai pas eue entre les mains. Et cet album me fait le même effet qu’un film français (avec des acteurs à l’accent savoureux) dont je ne possèderais qu’une version en danois. Ensuite, la première petite histoire qui compose cet album (il y a, en fait, quatre courtes scénettes) nous propose un Tchantchès enfant, que je trouve inopportun. Le personnage ressemble trop à « Le P'tit bout d'chique » et ne correspond absolument plus à l’image que j’ai du mythe. Un Tchantchès jeune, cela n’existe pas. Par contre, Walthéry, plutôt que de reprendre les histoires traditionnelles du théâtre de marionnettes, a l’intelligence d’illustrer un Tchantchès moins fantaisiste. Son univers, c’est le Liège de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, alors qu’au théâtre, Tchantchès se retrouve assez souvent en compagnie de Tristan et Yseult, des quatre frères Aymond ou de Charlemagne. Par ce procédé, Walthéry parvient à saisir l’esprit du mythe. Tchantchès, c’est la caricature du Liégeois, avec sa verve, sa simplicité, sa gentillesse, ses coups de sang, son faible pour le pèket (ou genièvre, un alcool de grain plutôt costaud), et sa tête de bois. Et, si je n’ai vraiment pas aimé la première histoire, si j’ai encore trouvé la deuxième très moyenne, je dois bien avouer que les deux dernières m’ont relativement bien plu. Elles m’auraient, à coup sûr, tout à fait convaincu si j’avais eu le bonheur de les découvrir en version originale. Car, au niveau graphique, je n’ai vraiment rien à reprocher à Walthéry, assisté pour l’occasion d’une kyrielle d’artistes dont je ne nommerai que les plus célèbres : Francis, Hardy, Laudec. Son trait franco-belge est toujours aussi dynamique, ses visages toujours aussi expressifs et sa Nanesse (la compagne de Tchantchès) aussi séduisante que « Natacha ». En moyenne, dans sa version française, je ne peux dire que « bof », mais je jetterai quand même, à l’occasion, un œil à la version wallonne, à mon avis d’un niveau supérieur, la force de ces récits résidant avant tout dans le sens de la répartie, les expressions typiques et les dialogues de leurs acteurs. A réserver sans doute aux "locaux" ...
Marc Dacier
Je n’ai jamais réellement accroché aux aventures de Marc Dacier. Avant toutes choses, le dessin d’Eddy Paape n’est pas parmi mes préférés. Il est certes d’une belle qualité réaliste, mais sa raideur ainsi que son dépouillement m’auront toujours fait tiquer. Je comprends cependant que d’autres lecteurs, au contraire, soient sensibles à ce style car (et je me répète) c’est très bien fait … dans son genre. Ensuite, les premières aventures sont vraiment très décousues. Elles sont symptomatiques d’une époque à laquelle les auteurs de bd développaient leurs histoires au jour le jour, en fonction des besoins des magasines qui les publiaient, et sans trop savoir où cela allait les mener. De plus, le personnage central n’est pas très intéressant à mes yeux. C’est un Xième jeune journaliste plein d’enthousiasme et débrouillard, mais qui ne parvient vraiment pas à sortir du lot. Certes, il évoluera au fil des épisodes mais restera d’un classicisme extrême. A partir du tome 6, les scénarios de Charlier deviennent mieux construits et plus denses, mais la narration, très présente, alourdit franchement le rythme de la lecture. De plus, les sujets sont vraiment bateaux et ne m’auront qu’exceptionnellement interpelé. Et, contrairement à une série comme « Buck Danny », la toile de fond de ces aventures, certes d’actualité (par rapport à l’époque) n’apporte pas de plus-value documentaire. En fait, à la réflexion, aucun album ne m’aura vraiment accroché et j’ai même éprouvé de réelles difficultés à en finir certains. Alors, bof …
Tout seul
Bon je suis peut être un peu passé à coté de cette lecture. Tout repose sur ce personnage coupé du monde qui n’a jamais mis les pieds en dehors de son phare. Il ne connait rien du monde, il est seul, sans doute malheureux et en plus il est difforme. En gros il a tout pour être touchant. Malheureusement je n’ai pas été ému. Il ne se passe pour ainsi dire rien, pendant 360 pages. Il tourne en rond dans son phare, il apprend des nouveaux mots en jouant avec son dictionnaire, il pèche, il joue avec son dictionnaire, il se fait livrer un carton de provisions, il joue avec son dictionnaire. En gros il a une vie triste, morose et ultra monotone. Et je me suis ennuyé en lisant ça. C’est vrai que certaines images sont bien trouvées, par exemple quand il lit la définition du mot hautbois et qu’on voit la représentation qu’il s’en fait. Mais voilà, tout cet énorme pavé pour seulement quelques sourires et un très léger pincement au cœur dans les 10 dernières pages, c’est bien trop peu pour moi.