Les derniers avis (20765 avis)

Par herve
Note: 2/5
Couverture de la série Pinocchia
Pinocchia

J'avais acheté cette bd il ya quelques années après avoir découvert le fantastique travail de Gibrat dans Le Sursis. Certes, on reconnait le trait si particulier de Gibrat mais malheureusement le scénario de Francis Leroi ne suit pas. Partant d'une idée originale d'une histoire grand public (à l'image de Gulliveriana de Manara), les aventures de cette lointaine cousine de Pinocchio ne convainc guère. Une succession de tableau, prétexte à dessiner les courbes avantageuses de notre héroïne. Dommage car Gibrat possède un talent certain pour ce genre de dessin. A lire au moins une fois pour découvrir Gibrat sous un ciel nouveau, mais de là à l'acheter....

21/09/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Contes Arabes en bandes dessinées
Contes Arabes en bandes dessinées

Cette BD est avant tout destinée aux plus jeunes. Les scénarii sont courts et racontés simplement. Les chutes tombent toujours d'un coup sans effet. C'est abrupt et maladroit. Pourtant certains contes ne manquent pas de saveur. La narration n'est pas à la hauteur, trop simpliste, elle manque de nuances. Les dessins sont orientés jeunesse également, sans fioritures ni extravagances. On est bien loin d'un Dieu qui pue, Dieu qui pète mais les plus jeunes y trouveront peut-être leur compte.

21/09/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Borderline
Borderline

Après la lecture du premier tome. Je n'ai rien contre Jean Réno mais je ne comprends pas pourquoi le personnage principal lui ressemble à ce point. C'est déroutant dans un premier temps mais par la suite on en fait abstraction. Le scénario n'est pas très folichon. Il s'appuie sur un postulat énorme qui facilite bien le développement de l'histoire. Cette BD se lit facilement mais ne m'a pas procuré de plaisir, j'ai subit le défilement des pages jusqu'à la fin du tome sans ressentir quoique ce soit. Ce n'est pas mauvais dans le fond, le dessin est correct et bien servi par une colorisation travaillée, mais l'ensemble manque d'âme. 21/09/2009 : Après la lecture du second tome. Je maintiens la note à 2/5. Ce tome est d'ailleurs moins bon que le premier. Le récit n'a plus la fraicheur du premier tome. L'intrigue est linéaire et peu prenante. Le dessin est bon mais trop classique. Il y a quand même quelques superbes cases avec beaucoup de détails en arrière plan. Le postulat de la série nuit sérieusement au déroulement des récits que les lecteurs subissent de bout en bout, ne pouvant comprendre ou deviner quoi que ce soit. Tous les éléments tombent comme des cheveux sur la soupe.

27/03/2009 (MAJ le 21/09/2009) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Mano en mano
Mano en mano

L'idée centrale est originale mais mal exploitée : suivre un billet de banque et les personnes qui en prennent possession. Il aurait été préférable de faire une BD avec une réelle pagination en N&B et une couverture souple pour un prix similaire. Pour ce genre de récit, il faut délayer et ne pas tout focaliser sur l'écrin. Les personnages défilent à grande vitesse. On a une impression de superficialité. Ce one shot se lit bien mais se révèle vide. Le dessin est agréable avec ses couleurs douces. La couverture ne le met pas en valeur d'ailleurs. Je ne vois pas à qui conseiller cette BD mais si vous pouvez l'emprunter, elle permettra de faire passer le temps.

21/09/2009 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Primal Zone
Primal Zone

Contrairement à Miranda, je n'ai pas été déçu par la forme. Ce petit format souple m'a donné l'impression d'avoir en main un numéro de Strange. Par contre sur le contenu, j'éprouve la même déception. L'entrée en matière était plutôt intéressante, le début nous plonge dans les pensées et les réflexions d'un tueur à gages. Ce personnage apparait mystérieux, sombre, froid, comme un bon tueur à gage qui se respecte. Par contre très rapidement on se retrouve propulsé dans les délires psychédéliques de notre bonhomme. C'est pas très évident de comprendre ce qui se passe, entre les conversations avec un monstre et les hallucinations déjantées sous prise d'acide. Ces crises de folies sont trop longues, un peu difficile à digérer pour le lecteur. On ne sait plus bien si l'histoire à virée dans le fantastique ou si on va raccrocher une intrigue cohérente. Son rôle de tueur à gage passe complètement au second plan, et devient presque anecdotique tant l'auteur se concentre de longues pages durant sur les trips du héros, les entrecoupant de quelques scènes de crimes gratuits qui n'ont plus d'intérêt au bout d'un moment.

21/09/2009 (modifier)
Par Thaugor
Note: 2/5
Couverture de la série Arlequin
Arlequin

Déjà, il faut différencier les 3 premiers tomes qui sont de Dany au dessin et de Van Hamme au scénario, des suivants (sortis 16 ans plus tard) par Rodolphe et Jytéry. Arlequin est un homme d'action rusé engagé par un riche propriétaire d'une chaine d'hôtels internationale. Les dessins ne sont pas très originaux mais de qualité type année 1980. Le scénario sans être d'une grande originalité se démarque par ce personnage central autour duquel tout tourne : il est rusé, dégage de la prestance, un homme d'action imbattable en combat rapproché et d'une classe fabuleuse « à la française ». Bref, presque un super-héros. Il sert fidèlement son patron mais à sa façon en lui jouant des tours. Les petits plus sont l'humour de cet Arlequin et ses déguisements qu'il endosse régulièrement ainsi que ces changements de personnage pour embrouiller les pistes. Malgré tout, ça s'essouffle assez vite et heureusement, ces péripéties ne durent qu'un seul tome pour chaque histoire sinon, ce serait vite lassant. Par contre, je trouve le découpage de l'histoire un peu maladroit et les enchainements scénaristiques un peu fouillis. Il manque un peu de rigueur dans la façon de raconter. Pour ce qui est de la reprise de la série par Rodolphe et Jytéry, côté dessin, on y perd absolument rien, bien au contraire (certainement plus moderne puisque avec 16 ans d'écart). On voit une évolution positive dans la qualité du dessin mais cela reste proche et fidèle par rapport à l'original. Mais au niveau scénario, on y perd largement. Le côté mystérieux et changement continuel du personnage d'Arlequin se perd, son rôle devient même presque mineur parfois, et ça m'a un peu déçu. Le côté humour grinçant n'est plus aussi présent qu'au début et l'accent est beaucoup plus mis sur une série type enquête. Le charme initial lié à Arlequin est grandement diminué. J'aurais donc bien mis un 2,5/5 pour les premiers tomes, et 1,5/5 pour le reste.

21/09/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Caraïbe
Caraïbe

J'en ai maintenant confirmation, toutes les bandes dessinées de Sergio Macedo sont imprégnées du message des sectes soucoupistes qu'il a fréquentées. Celle-ci ne fait pas exception à la règle. Après une entame assez kitsch mais pas désagréable, elle part en plein délire d'illumination, de révélation et de quête initiatique inter-dimensionnelle vers l'hyper-science omnistique de je sais plus quoi. Bref, le message des petits hommes bleus venus d'outre-espace pour surveiller l'évolution de la race humaine et choisir parmi eux leurs élus qui seront à même de faire progresser l'humanité vers la conscience universelle et l'harmonie cosmique. Comme je le dis, le début de cet album n'est pas si mauvais. Certes il est très kitsch. Par le dessin déjà. Il y a des fans de Sergio Macedo et je n'en fais pas partie. Ses planches me font penser à des romans-photos aux couleurs sur-saturées, des personnages figés, des décors paradisiaques, et autant que possible de corps nus puisque nos héros sont résolument naturistes. Le récit est un peu cucul-la-praline, avec un couple d'amoureux en vacances sur une île splendide, qui découvre, nus à bord de leur beau voilier, une autre île mystérieuse et encore plus paradisiaque. Île fantôme que seuls certains ont vue un jour, récits de navires ou d'équipages qui ont disparu près de ses côtes, artefact étrange trouvé dans sa végétation, cela attise la curiosité. Mais très vite, on retombe dans les travers méta-physiques ridicules qui me rebutent dans les BDs de Macedo. Voilà notre héros qui reçoit la révélation, il comprend enfin que le monde est un multivers où chaque réalité a sa propre vibration, et l'homme doit accéder à une surconscience pour entrer en harmonie avec le cosmos et avec son soi d'anti-matière. Et c'est parti pour un voyage initiatique à travers le temps et l'espace, des épreuves amoureuses à passer aux côtés de femmes splendides (toutes de vraies blondes, si vous voulez le savoir, ça parait très important) qu'il faudra séduire pour passer à l'étape suivante, et peu à peu le héros retrouvera enfin la quintessence de son âme et l'illumination vraie, jusqu'à la confrontation finale avec les êtres supérieurs venus d'ailleurs et la réception de leur message transcendantal. En définitive, j'ai commencé par trouver le premier tiers du récit pas si mal que ça, le second tiers franchement gratiné m'a fait plus rire qu'autre chose, et la dernière partie m'a gonflé tant je trouvais ridicule et trop voyante la tentative de mettre en image une fois de plus le message soucoupiste chimérique de l'auteur.

21/09/2009 (modifier)
Par Aramantes
Note: 2/5
Couverture de la série Bonjour les Indes
Bonjour les Indes

Le style colle à l'ambiance des Indes, souvent confus et déstructuré l'organisation des pages reflète bien l'image qu'on se fait de ce grand pays. Pour autant la présence de longs textes hache à mon goût un peu trop le récit, c'est dommage car l'ensemble est original avec beaucoup d'anecdotes qui reflète le voyage du trio ; et les idées sont bonnes. Vraiment on peut prendre plaisir et en apprendre plus sur les moeurs et la vie dans les Indes. Le titre est bien trouvé, il reflète la découverte de ce pays multi-sociétal. À voir et à lire surtout, même si les textes sont bien, ils m'ont vraiment coupé le plaisir, ce n'est pas ce que j'attends d'une BD.

21/09/2009 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Miss Endicott
Miss Endicott

Miss Endicott me semblait être la victime idéale, une héroïne discrète, pas vraiment belle... Pauvre de moi! Miss Endicott m'a bien eu! Moi qui pourtant aime l'exubérance, les femmes aux opulentes poitrines Corbeniennes, les héroïnes Bigger than life façon Martha, la Liberty de Miller... voilà que je succombe au charme discret de la délicate Prudence Endicott. Car le principal atout de Miss Endicott est son charme, un charme indéniable, une personnalité, un vrai charisme. Un personnage présenté avec tant de soin, introduit par une scène si éloquente, qu'il se montre digne d'intérêt des sa première apparition. Un phénomène aussi rare qu'appréciable. Miss Endicott évolue dans un univers des plus réussis, cette ville jamais nommée, si mystérieuse, si envoûtante m'a rappelé le magnifique Londres de Loisel. A moins que le style de Fourquemin me fasse furieusement penser aux dessins de l'auteur de Peter Pan... Qu'importe en fait... laissont de côté les analyses formelles et promenons nous dans le brouillard avec Prudence Endicott. L'atmosphère est extraordinaire, le plaisir est jusque là garanti! Une ambiance maîtrisée suffit à élever une BD au rang d'oeuvre fort respectable, quand en plus le scénario est inventif, prenant et divertissant ça devient une vraie réussite. C'est le cas pour Miss Endicott, bien des genres sont brassés avec simplicité et brio, du polar à l'aventure, en passant par le fantastique, quand au mélo... il est évité avec soin. L'intrigue semble désinvolte mais est très soigné. Je ne me suis pas ennuyé une seconde le long de ces quatre vingt pages, j'étais même à la fois patient de finir tout en redoutant l'arrivée à la dernière case. Je voulais que cette lecture dure... Quand la fin est arrivée, ce que je craignais s'est produit. Comme dans pas mal de diptyques de qualité, l'histoire touche son point culminant, et de surcroit, les auteurs se payent le luxe de nous gratifier d'un cliffhanger de la mort, juste histoire de bien nous travailler au corps. Hélas, la lecture du tome deux s'apparente au réveil difficile de celui qui a une belle gueule de bois. L'histoire s'évapore dans les méandres d'un univers différent, la fin de la série est tout simplement indigne de la première partie. Une première partie qui, si bonne soit elle ne saurait se suffire à elle même. Dire qu'au début cette BD m'avait tant plu, qu'elle reprenait tant de thème que j'aime tant. Fort dommage. JJJ

18/09/2007 (MAJ le 20/09/2009) (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série Guerres civiles
Guerres civiles

Que se passerait-il si la France était en guerre ? Le contexte est brillamment établi : Anarchie, chars dans les rues, pillards et casseurs distillant la peur. Cette BD ne se contente pas de créer une ambiance crédible, elle s'attache particulièrement aux gens et à leurs comportements face à une telle situation. Ces gens redécouvrant brutalement la nécessité de faire appel à leur instinct de survie, vont se dévoiler à travers leurs actes, paraissant parfois lâches face à une terreur légitime, parfois héroïques, par de petits gestes accomplis qui demandent un certain courage. Les auteurs se mettent en scène dans cette histoire et assument la contrainte d'une telle situation, ils ne se montrent pas toujours sous leur meilleur jour et ne s'épargnent pas. C'est un beau parti-pris et personnellement je salue ce choix avec beaucoup de respect. Les dessins de Christophe Gautier, dont le trait est assez rêche, sont plaisant. Hélas cette série n'aura jamais de fin et dans le cas présent c'est simplement intolérable. Inaboutie, incomplète, cette série n'a plus que peu d'intérêt. JJJ

31/08/2006 (MAJ le 20/09/2009) (modifier)