J'avais lu les 8 premières planches en preview et l'histoire m'avait semblé assez drôle d'autant que la colorisation est extrêmement joyeuse, mais au final ça s'est révélé être une grosse déception. L'humour n'est pas omniprésent et surtout ce sont les situations déjà vues mille fois qui ne m'ont inspiré qu'une grande lassitude, au point que j'ai un peu peiné pour finir l'album. Le scénario ne se compose que d'une série de coïncidences et de hasards bienvenus. Quant à la chute elle n'est absolument pas surprenante, c'est encore une fois du réchauffé.
De plus je n'apprécie généralement pas ces sorties de premiers tomes, notés cycle 1/1, qui ont un arrière mauvais goût de séries aventureuses qui se tâtent et ne savent pas s'il y aura ou pas une suite.
Graphiquement c'est plutôt joli, avec des couleurs très vives, mais comme le scénario n'y est pas je n'ai pas pu l'apprécier à sa juste valeur. L'ajout d'un ex-libris est une bonne idée, mais j'espère que les gens ne tomberont pas dans le piège de l'achat à cause de ce petit plus.
N'y allons pas par quatre chemins : je n'ai pas accroché à cet album.
Les planches sont fouillis avec tous ces cadres qui se superposent dans des couleurs très foncées. L'histoire ne m'a pas emballée.
J'ai attendu en vain le petit plus qui la différencierait des autres histoires de démons...
Pandemonium ne m'a pas beaucoup enthousiasmé. Au début, j'étais un peu captivé car je voulais savoir la clé du mystère, mais je me suis vite ennuyé car il ne se passe pas grand chose dans les deux tomes. D'accord, il se passe des choses, mais qu'est-ce que c'est lent !
De plus, les auteurs ne font que reprendre tous les clichés sur les histoires de fantômes. Ça ne m'aurait pas dérangé si l'histoire m'avait intéressé (comme le dit Trondheim, c'est la façon de raconter qui importe plus que ce qui est raconté) et comme ce ne fut pas le cas vous pouvez imaginer l'ennui que j'ai eu pendant ma lecture. Je vais tout de même lire le tome 3 si un jour il me tombe sur les mains. Je vais peut-être aimer ce tome. On ne sait jamais.
Ce n’est pas l’époque de ma jeunesse et honnêtement avec ce qui est narré ici, je me dis que tant mieux ! L’album nous fait revivre la décennie des Sixties dans une ville provinciale avec ses bandes, sa musique, ses fringues…
Le dessin est un tantinet vieillot, les couleurs chaudes rendent un sud de la France ensoleillé mais un peu délavé. Les personnages sont travaillés, tout étant dans le détail de la tenue, surtout chez les garçons (coiffures, largeurs de pantalon, scooter et autres accessoires n’auront plus de secret pour vous !). Vous saurez tout sur les tendances vestimentaires et les idoles de cette génération.
Le scénario raconte une vie ordinaire dans une bande, entre larcins et drague lourdingue, nos gus vouent une admiration pour « le vieux » qui les emmène dans toutes sortes d’aventures, toujours à base de femme ou de baston. Honnêtement je n’ai pas senti la moindre once d’attachement pour ces gars qui ne font rien de leur vie et se contentent de suivre des exemples au gré des modes. Pire leur méchanceté gratuite vis-à-vis des plus faibles qu’eux me met en rage. On a l’impression d’être dans une cour de récré à base de c’est qui le patron, c’est qui le plus fort. Quand aux filles, ce sont les moins farouches qui jouent avec les hommes qui sont ici très représentées, la sexualité est omniprésente avec une tonalité tout à fait rétro. Les hommes sont très « rentre dedans » mais au final il ne se passe pas grand-chose et tout le monde s’avère pudique, il y a un parfum du passé dans cette déclinaison de la sexualité où on se libère et on ose provoquer pas mal mais pour peu d’action.
Maintenant peut-être est-ce tout le charme d’une époque que je n’ai pas connue, nos rebelles d’hier écoutant Vartan et Johnny ne sont pas bien malins dans cet album, mais il se dégage tout de même un je ne sais quoi d’humain, un je ne sais quoi d’insouciance et d’irrationnel pas désagréables. Un je ne sais quoi d’irrévérencieux aussi, attachant car aux conséquences visiblement peu dramatiques et flattant notre besoin de Liberté, mais éthiquement parfois dur à avaler.
A connaître pour les nostalgiques ou pour découvrir une certaine vie d’une certaine catégorie de jeune à cette époque.
Bien dérouté par cette BD...
Pendant une bonne première moitié je n'ai à peu près rien compris à ce qu'il se passait. Une ambiance de fin du monde, de futur désenchanté, sans nature, des personnages loufoques, une rousse sans éclat, un petit singe mystérieux...
Ca s'éclaire un peu par la suite, mais le lecteur que je suis a été perdu en chemin, quelque part dans un canal un peu glauque, sans doute. Reste le dessin, assez sympa, dynamique, réhaussé par des couleurs chatoyantes. Seul souci : la pollution qui devrait envahir ce monde est totalement absente...
Bof.
J'ai lu les trois premiers tomes et je ne compte pas en lire plus. Plusieurs comparent cette série à X-Files. C'est vrai que cette série fait beaucoup penser à la série télé, mais elle ne possède aucune de ses qualités et tous ses défauts. Tout d'abord, les personnages ne sont pas du tout attachants. On est loin du charisme d'un Mulder ou d'un homme à la cigarette. De plus, les mystères autour des Stryges ne n'intéressent pas du tout. Tout au plus je voulais savoir c'était quoi des Stryges.
Ensuite, tous les complots et les difficultés du héros pour faire son enquête sont sans intérêt alors que ce n'était pas le cas dans X-Files (du monis, pendant les premières saisons). De plus, les auteurs ont l'air de sérieusement tirer sur la corde de la même façon que Chris Carter l'a fait avec son univers.
Il y a tout de même un truc bien dans cette bd : je ne me suis jamais vraiment ennuyé. En fait, je n'ai ressenti aucune émotion pendant ma lecture. Même pas un sentiment de rejet. Juste un gros bof.
L'idée de départ était pourtant intéressante. Il s'agissait pour l'auteur de donner sa vision de ce qui avait inspiré trois célèbres peintres. Le récit est donc divisé en trois chapitres consacrés à un de ces peintres à savoir Van Gogh, Gauguin et Munch.
J'ai bien aimé le premier récit consacré à un Van Gogh transporté à notre époque dans un TGV où il fait la connaissance d'un voyageur dans un compartiment un peu isolé. Le final est mûrement bien réfléchi.
Cependant, les deux autres récits sont vraiment tarabiscotés ce qui déséquilibre l'impression d'ensemble. 2 étoiles donc pour ce petit délire.
Pourtant grand amateur des séries scénarisées par Brrr, j’ai été déçu par cet album qui manque de consistance. Certes, le dessin est très joli (aaah, ces italiens travaillant pour Disney !) et l’histoire, sympathique, avance sans temps morts. Mais je sens un peu de précipitation de la part de Sieur Brrr qui nous conte ici un récit linéaire, conventionnel et sans réelle surprise (contrairement à Robin Hood ou Banana fight). Quelques petits couacs sont aussi à relever, comme par exemple au moment où Richard fait la connaissance de son aide de camp (comment sait-il son nom ?).
Récit moins travaillé mais plus facile d’accès que d’autres de ses créations, "Richard Coeur de Lion" fera sans conteste un tabac auprès d’un public plus large (plus jeune aussi), tout comme l’est Sexy Gun. Toutefois, c’est aussi grâce à ce genre de série "populaire" que les auteurs peuvent vivre correctement de leur passion et que d’autres séries plus confidentielles (peu rémunératrice) mais nettement plus intéressantes à mes yeux peuvent émerger (au fait, la suite de Banana fight, c’est pour quand ?).
MAJ du 12/10/2009
La lecture des deux tomes dans la foulée me laisse sur une impression de gâchis. Si je voulais être plus sévère (ou réaliste), je dirai "c’est nuuuuuul !". J’étais déjà assez réservé sur le premier opus. Mais le second tome qui clos la série (si on considère un diptyque comme une série) est en dessous de tout. On sent Brrémaud en panne d’inspiration et l’improvisation n’est pas son truc. Le récit ne rime à rien. La "révélation" est ridicule ; le final, des plus grotesques. L’éditeur a-t-il demandé à Sieur Brr de clore la série plus rapidement que prévu ? La question est légitime au vu du résultat navrant. Même les dessins sont faits dans la précipitation. Bertolucci maîtrise fort bien les expressions des personnages mais il ne faut pas trop lui en demander davantage . . . A noter, enfin, que les éléments anachroniques disséminés dans les cases font tache. Pitoyable.
Pour Chelmi, l’impression de loupé des pages 23 à 25 (avec les mêmes phylactères) n’est pas présente sur mon exemplaire. Peut-être es-tu tombé sur un mauvais lot ?
Si je suis si sévère, c’est parce que j’apprécie énormément le travail de Brrémaud et je sais qu’il est capable de nettement mieux.
Ça commençait pourtant bien. Malgré une histoire relativement classique du bien contre le mal, le concept original était bien trouvé. Une ré-interprétation de l'ancien testament à la sauce fantastique avec une grosse pincée d'action. Mais comme souvent dans ce genre de manga, la créativité s'épuise plutôt rapidement et l'histoire est progressivement délaissée au profit des scènes d'action avec une surenchère de super-pouvoirs.
Côté personnages, on retrouve les traditionnels et sempiternels héros naïf et gentil et le taciturne et impitoyable sans-cœur (ou presque puisqu'au contraire de ses pouvoirs, son coeur est super bien caché). Le reste des personnages est cependant bien trouvé et mêle divers horizons. Le Conte Millénaire est un méchant plutôt réussi mais qui semble lorgner du côté du Joker. Certains monstres sont réussis. On a donc une réunion de personnages hétéroclites, certains étant plus stéréotypés que d'autres. Néanmoins leur psychologie n'est pas très développée et les gags typiques du genre ne m'ont pas vraiment convaincu.
Pour finir sur un point positif, les dessins sont clairs et lisibles, agréables à l'œil.
Mais malgré ses défauts, ce manga se laisse lire.
Bran est une espèce de conte initiatique dans lequel nous suivons un jeune guerrier dans sa quête de reconnaissance par un père trop imposant. Sa rencontre avec un étrange druide bouleversera son destin.
Les auteurs abordent beaucoup de sujets mais ne s’attardent sur aucun. Le résultat est qu’à la fin du récit, on ne sait finalement pas grand chose des personnages, ce qui est assez frustrant.
La dimension « fantastique » du récit me parait également mal maîtrisée, et laisse énormément de questions en suspens.
Reste le trait fin et élégant de Philippe Delaby, qui est à mes yeux le seul point positif de cet album. Je n’ai pas trop aimé le traitement du passage initiatique, mais, pour le reste, son style élégant et précis est excellent pour ce genre de série historique aux décors réalistes.
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Deuxième chance - Mort & entêté
J'avais lu les 8 premières planches en preview et l'histoire m'avait semblé assez drôle d'autant que la colorisation est extrêmement joyeuse, mais au final ça s'est révélé être une grosse déception. L'humour n'est pas omniprésent et surtout ce sont les situations déjà vues mille fois qui ne m'ont inspiré qu'une grande lassitude, au point que j'ai un peu peiné pour finir l'album. Le scénario ne se compose que d'une série de coïncidences et de hasards bienvenus. Quant à la chute elle n'est absolument pas surprenante, c'est encore une fois du réchauffé. De plus je n'apprécie généralement pas ces sorties de premiers tomes, notés cycle 1/1, qui ont un arrière mauvais goût de séries aventureuses qui se tâtent et ne savent pas s'il y aura ou pas une suite. Graphiquement c'est plutôt joli, avec des couleurs très vives, mais comme le scénario n'y est pas je n'ai pas pu l'apprécier à sa juste valeur. L'ajout d'un ex-libris est une bonne idée, mais j'espère que les gens ne tomberont pas dans le piège de l'achat à cause de ce petit plus.
L'Evangile selon Satan
N'y allons pas par quatre chemins : je n'ai pas accroché à cet album. Les planches sont fouillis avec tous ces cadres qui se superposent dans des couleurs très foncées. L'histoire ne m'a pas emballée. J'ai attendu en vain le petit plus qui la différencierait des autres histoires de démons...
Pandemonium
Pandemonium ne m'a pas beaucoup enthousiasmé. Au début, j'étais un peu captivé car je voulais savoir la clé du mystère, mais je me suis vite ennuyé car il ne se passe pas grand chose dans les deux tomes. D'accord, il se passe des choses, mais qu'est-ce que c'est lent ! De plus, les auteurs ne font que reprendre tous les clichés sur les histoires de fantômes. Ça ne m'aurait pas dérangé si l'histoire m'avait intéressé (comme le dit Trondheim, c'est la façon de raconter qui importe plus que ce qui est raconté) et comme ce ne fut pas le cas vous pouvez imaginer l'ennui que j'ai eu pendant ma lecture. Je vais tout de même lire le tome 3 si un jour il me tombe sur les mains. Je vais peut-être aimer ce tome. On ne sait jamais.
Les Années pattes d'eph'
Ce n’est pas l’époque de ma jeunesse et honnêtement avec ce qui est narré ici, je me dis que tant mieux ! L’album nous fait revivre la décennie des Sixties dans une ville provinciale avec ses bandes, sa musique, ses fringues… Le dessin est un tantinet vieillot, les couleurs chaudes rendent un sud de la France ensoleillé mais un peu délavé. Les personnages sont travaillés, tout étant dans le détail de la tenue, surtout chez les garçons (coiffures, largeurs de pantalon, scooter et autres accessoires n’auront plus de secret pour vous !). Vous saurez tout sur les tendances vestimentaires et les idoles de cette génération. Le scénario raconte une vie ordinaire dans une bande, entre larcins et drague lourdingue, nos gus vouent une admiration pour « le vieux » qui les emmène dans toutes sortes d’aventures, toujours à base de femme ou de baston. Honnêtement je n’ai pas senti la moindre once d’attachement pour ces gars qui ne font rien de leur vie et se contentent de suivre des exemples au gré des modes. Pire leur méchanceté gratuite vis-à-vis des plus faibles qu’eux me met en rage. On a l’impression d’être dans une cour de récré à base de c’est qui le patron, c’est qui le plus fort. Quand aux filles, ce sont les moins farouches qui jouent avec les hommes qui sont ici très représentées, la sexualité est omniprésente avec une tonalité tout à fait rétro. Les hommes sont très « rentre dedans » mais au final il ne se passe pas grand-chose et tout le monde s’avère pudique, il y a un parfum du passé dans cette déclinaison de la sexualité où on se libère et on ose provoquer pas mal mais pour peu d’action. Maintenant peut-être est-ce tout le charme d’une époque que je n’ai pas connue, nos rebelles d’hier écoutant Vartan et Johnny ne sont pas bien malins dans cet album, mais il se dégage tout de même un je ne sais quoi d’humain, un je ne sais quoi d’insouciance et d’irrationnel pas désagréables. Un je ne sais quoi d’irrévérencieux aussi, attachant car aux conséquences visiblement peu dramatiques et flattant notre besoin de Liberté, mais éthiquement parfois dur à avaler. A connaître pour les nostalgiques ou pour découvrir une certaine vie d’une certaine catégorie de jeune à cette époque.
Pigeons Verts
Bien dérouté par cette BD... Pendant une bonne première moitié je n'ai à peu près rien compris à ce qu'il se passait. Une ambiance de fin du monde, de futur désenchanté, sans nature, des personnages loufoques, une rousse sans éclat, un petit singe mystérieux... Ca s'éclaire un peu par la suite, mais le lecteur que je suis a été perdu en chemin, quelque part dans un canal un peu glauque, sans doute. Reste le dessin, assez sympa, dynamique, réhaussé par des couleurs chatoyantes. Seul souci : la pollution qui devrait envahir ce monde est totalement absente... Bof.
Le Chant des Stryges
J'ai lu les trois premiers tomes et je ne compte pas en lire plus. Plusieurs comparent cette série à X-Files. C'est vrai que cette série fait beaucoup penser à la série télé, mais elle ne possède aucune de ses qualités et tous ses défauts. Tout d'abord, les personnages ne sont pas du tout attachants. On est loin du charisme d'un Mulder ou d'un homme à la cigarette. De plus, les mystères autour des Stryges ne n'intéressent pas du tout. Tout au plus je voulais savoir c'était quoi des Stryges. Ensuite, tous les complots et les difficultés du héros pour faire son enquête sont sans intérêt alors que ce n'était pas le cas dans X-Files (du monis, pendant les premières saisons). De plus, les auteurs ont l'air de sérieusement tirer sur la corde de la même façon que Chris Carter l'a fait avec son univers. Il y a tout de même un truc bien dans cette bd : je ne me suis jamais vraiment ennuyé. En fait, je n'ai ressenti aucune émotion pendant ma lecture. Même pas un sentiment de rejet. Juste un gros bof.
Visite Guidée
L'idée de départ était pourtant intéressante. Il s'agissait pour l'auteur de donner sa vision de ce qui avait inspiré trois célèbres peintres. Le récit est donc divisé en trois chapitres consacrés à un de ces peintres à savoir Van Gogh, Gauguin et Munch. J'ai bien aimé le premier récit consacré à un Van Gogh transporté à notre époque dans un TGV où il fait la connaissance d'un voyageur dans un compartiment un peu isolé. Le final est mûrement bien réfléchi. Cependant, les deux autres récits sont vraiment tarabiscotés ce qui déséquilibre l'impression d'ensemble. 2 étoiles donc pour ce petit délire.
Richard Coeur de Lion
Pourtant grand amateur des séries scénarisées par Brrr, j’ai été déçu par cet album qui manque de consistance. Certes, le dessin est très joli (aaah, ces italiens travaillant pour Disney !) et l’histoire, sympathique, avance sans temps morts. Mais je sens un peu de précipitation de la part de Sieur Brrr qui nous conte ici un récit linéaire, conventionnel et sans réelle surprise (contrairement à Robin Hood ou Banana fight). Quelques petits couacs sont aussi à relever, comme par exemple au moment où Richard fait la connaissance de son aide de camp (comment sait-il son nom ?). Récit moins travaillé mais plus facile d’accès que d’autres de ses créations, "Richard Coeur de Lion" fera sans conteste un tabac auprès d’un public plus large (plus jeune aussi), tout comme l’est Sexy Gun. Toutefois, c’est aussi grâce à ce genre de série "populaire" que les auteurs peuvent vivre correctement de leur passion et que d’autres séries plus confidentielles (peu rémunératrice) mais nettement plus intéressantes à mes yeux peuvent émerger (au fait, la suite de Banana fight, c’est pour quand ?). MAJ du 12/10/2009 La lecture des deux tomes dans la foulée me laisse sur une impression de gâchis. Si je voulais être plus sévère (ou réaliste), je dirai "c’est nuuuuuul !". J’étais déjà assez réservé sur le premier opus. Mais le second tome qui clos la série (si on considère un diptyque comme une série) est en dessous de tout. On sent Brrémaud en panne d’inspiration et l’improvisation n’est pas son truc. Le récit ne rime à rien. La "révélation" est ridicule ; le final, des plus grotesques. L’éditeur a-t-il demandé à Sieur Brr de clore la série plus rapidement que prévu ? La question est légitime au vu du résultat navrant. Même les dessins sont faits dans la précipitation. Bertolucci maîtrise fort bien les expressions des personnages mais il ne faut pas trop lui en demander davantage . . . A noter, enfin, que les éléments anachroniques disséminés dans les cases font tache. Pitoyable. Pour Chelmi, l’impression de loupé des pages 23 à 25 (avec les mêmes phylactères) n’est pas présente sur mon exemplaire. Peut-être es-tu tombé sur un mauvais lot ? Si je suis si sévère, c’est parce que j’apprécie énormément le travail de Brrémaud et je sais qu’il est capable de nettement mieux.
D.Gray-Man
Ça commençait pourtant bien. Malgré une histoire relativement classique du bien contre le mal, le concept original était bien trouvé. Une ré-interprétation de l'ancien testament à la sauce fantastique avec une grosse pincée d'action. Mais comme souvent dans ce genre de manga, la créativité s'épuise plutôt rapidement et l'histoire est progressivement délaissée au profit des scènes d'action avec une surenchère de super-pouvoirs. Côté personnages, on retrouve les traditionnels et sempiternels héros naïf et gentil et le taciturne et impitoyable sans-cœur (ou presque puisqu'au contraire de ses pouvoirs, son coeur est super bien caché). Le reste des personnages est cependant bien trouvé et mêle divers horizons. Le Conte Millénaire est un méchant plutôt réussi mais qui semble lorgner du côté du Joker. Certains monstres sont réussis. On a donc une réunion de personnages hétéroclites, certains étant plus stéréotypés que d'autres. Néanmoins leur psychologie n'est pas très développée et les gags typiques du genre ne m'ont pas vraiment convaincu. Pour finir sur un point positif, les dessins sont clairs et lisibles, agréables à l'œil. Mais malgré ses défauts, ce manga se laisse lire.
Bran
Bran est une espèce de conte initiatique dans lequel nous suivons un jeune guerrier dans sa quête de reconnaissance par un père trop imposant. Sa rencontre avec un étrange druide bouleversera son destin. Les auteurs abordent beaucoup de sujets mais ne s’attardent sur aucun. Le résultat est qu’à la fin du récit, on ne sait finalement pas grand chose des personnages, ce qui est assez frustrant. La dimension « fantastique » du récit me parait également mal maîtrisée, et laisse énormément de questions en suspens. Reste le trait fin et élégant de Philippe Delaby, qui est à mes yeux le seul point positif de cet album. Je n’ai pas trop aimé le traitement du passage initiatique, mais, pour le reste, son style élégant et précis est excellent pour ce genre de série historique aux décors réalistes.