Les Années pattes d'eph'

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 4 avis)

Twist, rock, vespa et premiers émois... A l'ombre des jeunes filles en fleurs et des jupes vichy, voila toutes les sweet ressuscitées sous nos yeux.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Echo des Savanes Languedoc-Roussillon

Twist, rock, vespa et premiers émois... A l'ombre des jeunes filles en fleurs et des jupes vichy, voila toutes les sweet ressuscitées sous nos yeux. Et pas celles des magazines. Les vraies, les pures, les dures. Celles des coups de gueule et des coups de foudre. Véritable magicien du verbe et de la couleur, Max Cabanes a retrouvé les accents authentiques des "années pattes d'éph'".

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1992
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Années pattes d'eph'
Les notes (4)
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16/01/2005 | Spooky
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Par Ro
Note: 2/5
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Max Cabanes au dessin pour raconter les années 60 dans sa ville natale de Béziers, ça pouvait donner quelque chose de chouette. Cabanes a en effet un sacré coup de crayon. Et la partie probablement semi-autobiographique du récit, puisqu'il avait le même âge que les protagonistes à l'époque, pouvait être intéressante. Malheureusement, je n'ai pas accroché. Graphiquement, d'abord, le style est irrégulier. Doté d'un trait fin et soigné pour les toutes premières planches, il devient plus charbonneux et plus lâché par la suite. Les visages sont très changeants et certains se confondent un peu trop facilement. Dommage car il y a quand même la patte de Cabanes dans ce graphisme et que c'est un sacré dessinateur. Mais il a produit des planches nettement plus belles par la suite. Ensuite l'ambiance années 60 ne m'a pas charmé. J'y suis totalement étranger à la base et l'auteur n'a pas su me la rendre attachante. Les protagonistes sont des petites frappes, des ados qui traînent dans les rues, discutent rock, bécanes, fringues et beaucoup gonzesses. Ils enchaînent aussi les expériences sexuelles ou simplement érotiques avec beaucoup de filles un peu salopes, drôle de mélange entre les femmes libérées de nos jours et des hypocrites engoncées dans les normes sociales de l'époque. La narration, quant à elle, est décousue, parfois franchement trop quand elle part en digressions imaginaires. On dirait que le récit a été scindé en chapitres comme pour une publication en périodique, peut-être en pré-publication dans l'Echo des Savanes. Je me suis un peu ennuyé et surtout je ne me suis pas du tout attaché aux personnages.

05/09/2014 (modifier)

Ce n’est pas l’époque de ma jeunesse et honnêtement avec ce qui est narré ici, je me dis que tant mieux ! L’album nous fait revivre la décennie des Sixties dans une ville provinciale avec ses bandes, sa musique, ses fringues… Le dessin est un tantinet vieillot, les couleurs chaudes rendent un sud de la France ensoleillé mais un peu délavé. Les personnages sont travaillés, tout étant dans le détail de la tenue, surtout chez les garçons (coiffures, largeurs de pantalon, scooter et autres accessoires n’auront plus de secret pour vous !). Vous saurez tout sur les tendances vestimentaires et les idoles de cette génération. Le scénario raconte une vie ordinaire dans une bande, entre larcins et drague lourdingue, nos gus vouent une admiration pour « le vieux » qui les emmène dans toutes sortes d’aventures, toujours à base de femme ou de baston. Honnêtement je n’ai pas senti la moindre once d’attachement pour ces gars qui ne font rien de leur vie et se contentent de suivre des exemples au gré des modes. Pire leur méchanceté gratuite vis-à-vis des plus faibles qu’eux me met en rage. On a l’impression d’être dans une cour de récré à base de c’est qui le patron, c’est qui le plus fort. Quand aux filles, ce sont les moins farouches qui jouent avec les hommes qui sont ici très représentées, la sexualité est omniprésente avec une tonalité tout à fait rétro. Les hommes sont très « rentre dedans » mais au final il ne se passe pas grand-chose et tout le monde s’avère pudique, il y a un parfum du passé dans cette déclinaison de la sexualité où on se libère et on ose provoquer pas mal mais pour peu d’action. Maintenant peut-être est-ce tout le charme d’une époque que je n’ai pas connue, nos rebelles d’hier écoutant Vartan et Johnny ne sont pas bien malins dans cet album, mais il se dégage tout de même un je ne sais quoi d’humain, un je ne sais quoi d’insouciance et d’irrationnel pas désagréables. Un je ne sais quoi d’irrévérencieux aussi, attachant car aux conséquences visiblement peu dramatiques et flattant notre besoin de Liberté, mais éthiquement parfois dur à avaler. A connaître pour les nostalgiques ou pour découvrir une certaine vie d’une certaine catégorie de jeune à cette époque.

13/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Mise à part La Maison Winchester que j'avais peu apprécié, je n'avais pas encore découvert l'oeuvre de Max Cabanes. C'est original et très adulte dans le propos. Ici, l'auteur nous fait découvrir un pan de (sa?) jeunesse de la France des années 60. On explore aussi bien la vie musicale, que cinématographique ainsi que les modes vestimentaires sans oublier les voitures et autres Vespa. Une formidable libération sexuelle également... qui me laisse dubitatif par rapport à l'époque que nous vivons. J'ai pas connu les années 60 mais j'aurais bien aimé. C'est certes un peu "ringard" notamment dans les lignes du dessin mais le but de faire ressuscité une certaine atmosphère de ces années là est atteint. J'ai trouvé l'ensemble de ce récit assez sympathique.

27/01/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Ah les années 60... Toute une époque, faite d'insouciance, de frime, de déconne, de liberté... Une époque que ma génération retrouve au travers de vieux films (comme American Graffiti...), de morceaux musicaux ou de BD. Celle de Max Cabanes est assez savoureuse, rend compte d'une ambiance assez extraordinaire... Ptites pépées, aventures au coin de la rue, un brin d'érotisme, des couleurs chaudes... Son dessin, très expressif, rend un bel hommage à cette époque. Dommage qu'il expédie quelque peu la fin de son récit, ça le déséquilibre quelque peu. Mais l'ensemble reste largement distrayant.

16/01/2005 (modifier)