Ce manga semble être une collection de clichés ; nous avons une collégienne au cœur pur dont le cerveau est parasité par une entité biologique extraterrestre, qui ne s’adresse à elle que via des écrans, et en particulier son écran de téléphone portable. Il la transforme plus ou moins en cyborg, elle se retrouve parfois en petite tenue, voir complètement à poil, a parfois un gros flingue au bout du bras, et se retrouve affublée de complices censés l’aider un peu dans sa quête d’un monde meilleur.
Tout irait très bien si l’auteur s’en tenait à ces quelques lignes schématiques ; seulement non, il se disperse encore plus, rattachant les enquêtes surnaturelles à cette théorie du frame et la présence de frame users un peu partout… C’est assez vite fatigant, et la lecture des trois tomes se fait dans une sorte de brouillard non-sensiques. Tout juste sourira-t-on à cet épisode où des collégiennes lesbiennes sont réincarnées en fées automatiques qui déambulent à poil.
Il y a du fan service c’est vrai, et même des seins nus assez régulièrement, mais c’est peu pour contenter le lecteur lambda, qui n’observera aucune originalité dans ce manga en trois volumes, correctement dessiné, mais sans caractère vraiment particulier non plus.
Moi non plus, je n'ai pas été très enthousiasmé par cet album.
Déjà le dessin ne sort pas vraiment du lot des BDs d’humour "féminin". Un style de caricaturiste, sans identité véritable.
Au niveau des gags, ce n'est pas la joie non plus. Bon, il y a des scènes explicites, et ce n'est pas une mauvaise idée pour pimenter un peu un genre particulièrement balisé, mais cela ne suffit pas à en faire une lecture passionnante.
Beauf bof.
Sept guerrières était le dernier de cette collection que je n'avais pas encore lu. J'ai un peu retardé l'échéance car les critiques plutôt unanimement négatives ne m'y incitaient guère. Cependant, c'est comme tout : il faut se faire sa propre idée par soi-même.
La lecture de cette aventure de sept guerrières qui tentent de sauver l'héritier d'un trône menacé par les armées perses et byzantines n'a pas été du tout désagréable. Le trait du dessin manque encore un peu de maturité dans la finesse mais cela passe encore.
Ce qui a été réellement impardonnable à ce récit, c'est la grande faiblesse du scénario qui ne surprend jamais. On connait dès le départ le secret et sa révélation en sera manifestement gâchée. On aurait voulu avoir un peu de suspense. Privé de cela, on devient le simple spectateur de scènes d'action classiques qui s'enchaînent inlassablement. Dommage...
Les éditons « Petit à petit » se sont spécialisées dans un genre : celui de reprendre les chansons de différents chanteurs en bd. Chacune des chansons est confiée à des auteurs différents. La plupart sont des débutants ce qui se ressent dans l'hésitation du dessin. Le scénario ne surprend guère.
Dans le cas de Mickey 3D, deux choses m'ont surpris :
- Le choix du groupe tout d'abord : certes, il y a eu des victoires de la musique en 2004 (album rock de l'année), des ventes autour de 350 000 albums vendus et des tournées marathon...
Ce trio a marqué par un titre lors de la parution de son troisième album qui a un peu percé dans le monde de la musique. Depuis, c'est un peu le néant ou presque. Bref, ce que je veux dire, c'est que le choix de se porter sur un groupe naissant puis disparaissant n'était peut-être pas aussi judicieux. Il n'en demeure pas moins que ce groupe a certainement beaucoup de talent.
- Puis le choix des 5 chansons retenues à savoir: "Quand on avait 7 ou 8 ans", ''Matador'', "Rodéo", "La mort du peuple", "La chasse à la vipère" ou encore "Le tube de l'été". Tiens, il n'y a pas la chanson phare qui avait fait connaître véritablement ce groupe à savoir "Respire". Leur clip était d'ailleurs magnifique avec cette petite fille qui découvrait une nature virtuelle qui avait disparu vraisemblablement à cause de la pollution. J'aurais bien voulu voir ce que cela donnait en bd. Me voilà bien déçu.
De manière générale, on voit que cet ouvrage a été conçu à la va-vite pour profiter de la vague d'un succès éphémère. Du coup, les différentes petites histoires souvent mal dessinées nous livrent un scénario peu intéressant qui ne marque point.
Avant de commencer cet avis, je signale que je n'ai pas lu l'oeuvre originale. Voilà c'est dit. Je n'ai pas été ému par l'histoire de cette femme. Je n'ai pratiquement pas ressenti d'intérêt pendant la lecture ni d'attachement pour les personnages.
J'ai trouvé le récit d'un calme olympien. Pourtant Aphrodite était de la partie (de jambes en l'air). En effet, la narration manque cruellement de rythme, les dialogues ne sont pas légion et la mise en page est très classique, une planche accueillant au maximum 4 cases. Je lui reproche notamment des personnages manquant cruellement de psychologie. La première partie aurait pu être chargée de plus de tension, de joutes verbales. Au lieu de ça, Lilao préfère nous amener le plus rapidement possible à découvrir l'histoire de cette femme.
Son histoire, parlons en. Le début fait évidemment très cliché (faut dire que Lilao adapte un roman du XIXème aussi), mais au lieu de se coltiner une énième Princesse de Clèves, on a une femme qui cède volontiers à ses passions. Pour se venger de son mari qui lui a fait une jolie crasse (je vous laisse découvrir), elle décide de se faire serrer le boulon par tous les tournevis qui passeront à proximité. J'ai plutôt aimé ce passage. Mais cela ne suffit pas pour rattraper les défauts de cette BD, en cause des personnages trop creux, une narration trop plate à mon goût et des dialogues pas vraiment percutants.
Heureusement que les dessins rehaussent quelque peu le niveau, avec ses jolies teintes nuancées de noir et blanc qui retranscrivent plutôt bien les années 1800.
Nouvelle déception pour moi de la part de MAM après Les Sous-sols du Révolu... Je comprends qu'il n'ait pas eu envie de faire du Julius Corentin Acquefacques toute sa carrière mais je trouve que l'inventivité de cette époque est complètement perdue aujourd'hui. Sur un point de départ finalement banal, Dieu parmi les hommes, j'espérais qu'il propose un traitement original, unique, mais je n'ai trouvé qu'une satire assez convenue, bavarde et faussement brillante sur la marchandisation de tout et l'omniprésence de la "communication".
Il y a quelques bonnes scènes, mais noyées dans un ensemble qui donne surtout l'impression que MAM a réécrit sans s'en rendre compte Le Messie est revenu et Sacré Jésus en moins drôle et en plus prétentieux.
Je précise que je n'ai pas lu le premier tome.
Cette série est l'une des premières de Jean-Claude Denis et ça se voit. L'histoire tient en deux-trois lignes et l'auteur fait du remplissage même si l'album ne fait que 30 pages ! J'avais jamais vu ça depuis Bouchon le cochon. Le troisième tome a une intrigue mieux construite (un kidnapping), mais rien ne m'a intéressé dans l'histoire. Les deux kidnappeurs ne sont pas très redoutables et font souvent office de clown.
Finalement, le plus gros défaut des histoires c'est Rup Bonchemin qui est un personnage sans personnalité. C'est simple, il perdrait un concours de charisme face à Tintin !
Une énième quête de héros destinée à sauver le monde qui n'apporte pas grand chose au genre. La trame est très basique : un groupe de héros de races différentes doit aller chercher un objet en territoire ennemi afin de sauver leur peuple des méchants qui sont en train de les envahir. Moi personnellement ça me rappelle fortement "Le seigneur des anneaux"... dont l'histoire est nettement plus fouillée et originale.
Passé ce goût de déjà vu, un autre point est vraiment irritant : dès qu'un danger survient, les héros s'en sortent toujours grâce à un détour scénaristique plutôt grossier. L'arrivée des hommes-baleines en est l'exemple le plus flagrant. Les héros sont poursuivis par une horde de navires ennemis. Le lecteur croit qu'ils sont perdus!!! Eh bien que nenni, ces valeureux guerriers sont aidés par des hommes-baleines sortis de je ne sais où et qui détruisent la flotte ennemi en deux coup de queue de poisson... Irritant. Ajoutez à cela qu'à 5-6, ils sont capables de tuer une centaine d'ennemis, et vous comprendrez que je n'ai pas besoin de lire la suite pour savoir que tout se terminera bien...
Côté dessin, dans les 2 premiers tomes, il est plutôt sympa malgré un trait relativement épais que je n'apprécie pas particulièrement. Ce défaut est toutefois gommé dans le 3ème tome.
Une BD qui n'apporte rien de plus au genre. Divertissante tout au plus.
Originalité : 1/5
Histoire : 1,5/5
Dessin : 3,5/5
Mise en couleurs : 3,5/5
NOTE GLOBALE : 9,5/20
On retrouve l'auteur passionné par le fantastique, les créatures démoniaques et les esprits élémentaires dans ce manga, comme dans d'autres oeuvres de Hanawa.
Ici le point de départ est l'arrivée d'une petite fille dans un autre dimension... les limbes ? l'enfer ? On ne le saura jamais vraiment. Elle croise donc d'autres personnes qui sont mortes ou ne le savent pas encore, d'autres qui le refusent, des démons, etc. Les situations me semblent manquer d'originalité, et de plus certaines saynètes sont propices à l'apparition d'être hybrides, mi-humains mi-insectoïdes, l'auteur nourrissant visiblement une certaines fascination pour cette dernière espèce. Les récits sont à l'avenant, assez moches, hideux même parfois, et l'on se prend à rêver que la gamine meure et qu'on n'en parle plus. Vers la fin du recueil elle disparaît d'ailleurs totalement, mais les récits ne gagnent pas en intérêt.
Bof, très bof.
Mis à jour après lecture du tome 2
Un sacré mélange que cette BD ! Est un récit d’aventure, un conte, une réflexion sociale, une biographie, de l’humour ? Chacun appréciera certainement cette lecture avec ses propres sensibilités en lui donnant une dominante différente.
Tome 1
Le scénario trace la vie d’un homme du sud ouest qui se retrouve en Afrique. Qu’y fait il, on ne le saura pas, en revanche on va le suivre dans sa découverte de l’Afrique et la confrontation de son quotidien avec ses « valeurs ». Forcément ça décape, d’autant que l’humour est manipulé avec habileté. Des scènes de la vie courante vont se transformer en découverte de nouvelles façons de penser et de vivre. Le fantôme récurrent de sa grand-mère avec un lapin poursuivra notre néo africain tout le long du récit, tout comme les préjugés que peuvent colporter notre civilisation occidentale vis-à-vis de l’Afrique. Toute l’habileté réside d’ailleurs dans cette faculté de présenter les sujets en démystifiant certains comportements à priori incompréhensibles pour un européen. La xénophobie n’est pas forcément où l’on croit, toute la gêne que porte l’occident comme une dette virtuelle l’obligeant à s’interdire telle ou telle pensée sous peine d’être catalogué "raciste" est très bien vue (alors que ce n’est pas forcément dans ces actes là que réside la xénophobie). Dans cet exercice, échapper au cliché et au politiquement incorrect est délicat, le scénariste y parvient avec brio ici (sauf dans le rêve façon tintin que je trouve grotesque, facile et lourdingue). Ceci dit l’ensemble est alternatif, car nombres de passages imaginaires sont longs et ennuyeux, on observe également certaines longueurs dans la narration et l’obsession du marabouté est également un peu lourde. La fin d’ailleurs commence à tourner en rond (sans parler de cette dernière planche qui permet de lancer le second tome).
Niveau dessin c’est également inégal, les traits sont présents et simplistes, les perspectives basiques, mais en revanche il y a un souci de la richesse des planches et surtout une coloration somptueuse. Les tons employés sont lumineux et éclairent des propos souvent un peu confus, le récit y gagne une âme.
Au final l’ensemble est pas mal : la colorisation sublime vient compenser des traits grossiers, des passages sur la xénophobie et l’esclavage permettant une vraie remise en cause de la notion de « racisme » viennent compenser quelques longueurs et une seconde partie de l’album qui commence à tourner en rond. la dernière planche en revanche ne présage rien de bon.
Tome 2
Hélas, trois fois hélas, le charme ne prend plus, les couleurs sont toujours aussi vives et notre gascon parcourt nombre de situations périlleuses en compagnie de cette anglaise pas si innocente, mais sa quête vaudou pour retrouver sa virilité devient sacrément répétitive, et quand bien même tout cela se termine, le transport aux Etats-Unis ajoutés à une faille temporelle qui lance une nouvelle aventure ne prend pas. Même si l’auteur s’en donne à cœur joie sur les clichés américains, le ressort est cassé, on ne rit plus, on s’ennuie. L’embrouillamini sur les dates a achevé de me faire perdre le fil d’un récit décidément complètement décousu.
La note globale est donc dégradée, je retiendrai de cette série la première moitié du premier tome qui me paraissait vraiment bien, après on décroche petit à petit jusqu’à ne plus aimer. Je n’ai aucune envie de lire la suite, et de revoir une autre série de cliché lorsque notre landais se retrouvera en Asie.
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Frame Saber
Ce manga semble être une collection de clichés ; nous avons une collégienne au cœur pur dont le cerveau est parasité par une entité biologique extraterrestre, qui ne s’adresse à elle que via des écrans, et en particulier son écran de téléphone portable. Il la transforme plus ou moins en cyborg, elle se retrouve parfois en petite tenue, voir complètement à poil, a parfois un gros flingue au bout du bras, et se retrouve affublée de complices censés l’aider un peu dans sa quête d’un monde meilleur. Tout irait très bien si l’auteur s’en tenait à ces quelques lignes schématiques ; seulement non, il se disperse encore plus, rattachant les enquêtes surnaturelles à cette théorie du frame et la présence de frame users un peu partout… C’est assez vite fatigant, et la lecture des trois tomes se fait dans une sorte de brouillard non-sensiques. Tout juste sourira-t-on à cet épisode où des collégiennes lesbiennes sont réincarnées en fées automatiques qui déambulent à poil. Il y a du fan service c’est vrai, et même des seins nus assez régulièrement, mais c’est peu pour contenter le lecteur lambda, qui n’observera aucune originalité dans ce manga en trois volumes, correctement dessiné, mais sans caractère vraiment particulier non plus.
Les Croqueuses
Moi non plus, je n'ai pas été très enthousiasmé par cet album. Déjà le dessin ne sort pas vraiment du lot des BDs d’humour "féminin". Un style de caricaturiste, sans identité véritable. Au niveau des gags, ce n'est pas la joie non plus. Bon, il y a des scènes explicites, et ce n'est pas une mauvaise idée pour pimenter un peu un genre particulièrement balisé, mais cela ne suffit pas à en faire une lecture passionnante. Beauf bof.
Sept guerrières
Sept guerrières était le dernier de cette collection que je n'avais pas encore lu. J'ai un peu retardé l'échéance car les critiques plutôt unanimement négatives ne m'y incitaient guère. Cependant, c'est comme tout : il faut se faire sa propre idée par soi-même. La lecture de cette aventure de sept guerrières qui tentent de sauver l'héritier d'un trône menacé par les armées perses et byzantines n'a pas été du tout désagréable. Le trait du dessin manque encore un peu de maturité dans la finesse mais cela passe encore. Ce qui a été réellement impardonnable à ce récit, c'est la grande faiblesse du scénario qui ne surprend jamais. On connait dès le départ le secret et sa révélation en sera manifestement gâchée. On aurait voulu avoir un peu de suspense. Privé de cela, on devient le simple spectateur de scènes d'action classiques qui s'enchaînent inlassablement. Dommage...
Les chansons de Mickey 3D en BD
Les éditons « Petit à petit » se sont spécialisées dans un genre : celui de reprendre les chansons de différents chanteurs en bd. Chacune des chansons est confiée à des auteurs différents. La plupart sont des débutants ce qui se ressent dans l'hésitation du dessin. Le scénario ne surprend guère. Dans le cas de Mickey 3D, deux choses m'ont surpris : - Le choix du groupe tout d'abord : certes, il y a eu des victoires de la musique en 2004 (album rock de l'année), des ventes autour de 350 000 albums vendus et des tournées marathon... Ce trio a marqué par un titre lors de la parution de son troisième album qui a un peu percé dans le monde de la musique. Depuis, c'est un peu le néant ou presque. Bref, ce que je veux dire, c'est que le choix de se porter sur un groupe naissant puis disparaissant n'était peut-être pas aussi judicieux. Il n'en demeure pas moins que ce groupe a certainement beaucoup de talent. - Puis le choix des 5 chansons retenues à savoir: "Quand on avait 7 ou 8 ans", ''Matador'', "Rodéo", "La mort du peuple", "La chasse à la vipère" ou encore "Le tube de l'été". Tiens, il n'y a pas la chanson phare qui avait fait connaître véritablement ce groupe à savoir "Respire". Leur clip était d'ailleurs magnifique avec cette petite fille qui découvrait une nature virtuelle qui avait disparu vraisemblablement à cause de la pollution. J'aurais bien voulu voir ce que cela donnait en bd. Me voilà bien déçu. De manière générale, on voit que cet ouvrage a été conçu à la va-vite pour profiter de la vague d'un succès éphémère. Du coup, les différentes petites histoires souvent mal dessinées nous livrent un scénario peu intéressant qui ne marque point.
La Vengeance d'une femme
Avant de commencer cet avis, je signale que je n'ai pas lu l'oeuvre originale. Voilà c'est dit. Je n'ai pas été ému par l'histoire de cette femme. Je n'ai pratiquement pas ressenti d'intérêt pendant la lecture ni d'attachement pour les personnages. J'ai trouvé le récit d'un calme olympien. Pourtant Aphrodite était de la partie (de jambes en l'air). En effet, la narration manque cruellement de rythme, les dialogues ne sont pas légion et la mise en page est très classique, une planche accueillant au maximum 4 cases. Je lui reproche notamment des personnages manquant cruellement de psychologie. La première partie aurait pu être chargée de plus de tension, de joutes verbales. Au lieu de ça, Lilao préfère nous amener le plus rapidement possible à découvrir l'histoire de cette femme. Son histoire, parlons en. Le début fait évidemment très cliché (faut dire que Lilao adapte un roman du XIXème aussi), mais au lieu de se coltiner une énième Princesse de Clèves, on a une femme qui cède volontiers à ses passions. Pour se venger de son mari qui lui a fait une jolie crasse (je vous laisse découvrir), elle décide de se faire serrer le boulon par tous les tournevis qui passeront à proximité. J'ai plutôt aimé ce passage. Mais cela ne suffit pas pour rattraper les défauts de cette BD, en cause des personnages trop creux, une narration trop plate à mon goût et des dialogues pas vraiment percutants. Heureusement que les dessins rehaussent quelque peu le niveau, avec ses jolies teintes nuancées de noir et blanc qui retranscrivent plutôt bien les années 1800.
Dieu en personne
Nouvelle déception pour moi de la part de MAM après Les Sous-sols du Révolu... Je comprends qu'il n'ait pas eu envie de faire du Julius Corentin Acquefacques toute sa carrière mais je trouve que l'inventivité de cette époque est complètement perdue aujourd'hui. Sur un point de départ finalement banal, Dieu parmi les hommes, j'espérais qu'il propose un traitement original, unique, mais je n'ai trouvé qu'une satire assez convenue, bavarde et faussement brillante sur la marchandisation de tout et l'omniprésence de la "communication". Il y a quelques bonnes scènes, mais noyées dans un ensemble qui donne surtout l'impression que MAM a réécrit sans s'en rendre compte Le Messie est revenu et Sacré Jésus en moins drôle et en plus prétentieux.
Rup Bonchemin
Je précise que je n'ai pas lu le premier tome. Cette série est l'une des premières de Jean-Claude Denis et ça se voit. L'histoire tient en deux-trois lignes et l'auteur fait du remplissage même si l'album ne fait que 30 pages ! J'avais jamais vu ça depuis Bouchon le cochon. Le troisième tome a une intrigue mieux construite (un kidnapping), mais rien ne m'a intéressé dans l'histoire. Les deux kidnappeurs ne sont pas très redoutables et font souvent office de clown. Finalement, le plus gros défaut des histoires c'est Rup Bonchemin qui est un personnage sans personnalité. C'est simple, il perdrait un concours de charisme face à Tintin !
Sans Dieu
Une énième quête de héros destinée à sauver le monde qui n'apporte pas grand chose au genre. La trame est très basique : un groupe de héros de races différentes doit aller chercher un objet en territoire ennemi afin de sauver leur peuple des méchants qui sont en train de les envahir. Moi personnellement ça me rappelle fortement "Le seigneur des anneaux"... dont l'histoire est nettement plus fouillée et originale. Passé ce goût de déjà vu, un autre point est vraiment irritant : dès qu'un danger survient, les héros s'en sortent toujours grâce à un détour scénaristique plutôt grossier. L'arrivée des hommes-baleines en est l'exemple le plus flagrant. Les héros sont poursuivis par une horde de navires ennemis. Le lecteur croit qu'ils sont perdus!!! Eh bien que nenni, ces valeureux guerriers sont aidés par des hommes-baleines sortis de je ne sais où et qui détruisent la flotte ennemi en deux coup de queue de poisson... Irritant. Ajoutez à cela qu'à 5-6, ils sont capables de tuer une centaine d'ennemis, et vous comprendrez que je n'ai pas besoin de lire la suite pour savoir que tout se terminera bien... Côté dessin, dans les 2 premiers tomes, il est plutôt sympa malgré un trait relativement épais que je n'apprécie pas particulièrement. Ce défaut est toutefois gommé dans le 3ème tome. Une BD qui n'apporte rien de plus au genre. Divertissante tout au plus. Originalité : 1/5 Histoire : 1,5/5 Dessin : 3,5/5 Mise en couleurs : 3,5/5 NOTE GLOBALE : 9,5/20
La Fille fantôme
On retrouve l'auteur passionné par le fantastique, les créatures démoniaques et les esprits élémentaires dans ce manga, comme dans d'autres oeuvres de Hanawa. Ici le point de départ est l'arrivée d'une petite fille dans un autre dimension... les limbes ? l'enfer ? On ne le saura jamais vraiment. Elle croise donc d'autres personnes qui sont mortes ou ne le savent pas encore, d'autres qui le refusent, des démons, etc. Les situations me semblent manquer d'originalité, et de plus certaines saynètes sont propices à l'apparition d'être hybrides, mi-humains mi-insectoïdes, l'auteur nourrissant visiblement une certaines fascination pour cette dernière espèce. Les récits sont à l'avenant, assez moches, hideux même parfois, et l'on se prend à rêver que la gamine meure et qu'on n'en parle plus. Vers la fin du recueil elle disparaît d'ailleurs totalement, mais les récits ne gagnent pas en intérêt. Bof, très bof.
Le Landais volant
Mis à jour après lecture du tome 2 Un sacré mélange que cette BD ! Est un récit d’aventure, un conte, une réflexion sociale, une biographie, de l’humour ? Chacun appréciera certainement cette lecture avec ses propres sensibilités en lui donnant une dominante différente. Tome 1
Le scénario trace la vie d’un homme du sud ouest qui se retrouve en Afrique. Qu’y fait il, on ne le saura pas, en revanche on va le suivre dans sa découverte de l’Afrique et la confrontation de son quotidien avec ses « valeurs ». Forcément ça décape, d’autant que l’humour est manipulé avec habileté. Des scènes de la vie courante vont se transformer en découverte de nouvelles façons de penser et de vivre. Le fantôme récurrent de sa grand-mère avec un lapin poursuivra notre néo africain tout le long du récit, tout comme les préjugés que peuvent colporter notre civilisation occidentale vis-à-vis de l’Afrique. Toute l’habileté réside d’ailleurs dans cette faculté de présenter les sujets en démystifiant certains comportements à priori incompréhensibles pour un européen. La xénophobie n’est pas forcément où l’on croit, toute la gêne que porte l’occident comme une dette virtuelle l’obligeant à s’interdire telle ou telle pensée sous peine d’être catalogué "raciste" est très bien vue (alors que ce n’est pas forcément dans ces actes là que réside la xénophobie). Dans cet exercice, échapper au cliché et au politiquement incorrect est délicat, le scénariste y parvient avec brio ici (sauf dans le rêve façon tintin que je trouve grotesque, facile et lourdingue). Ceci dit l’ensemble est alternatif, car nombres de passages imaginaires sont longs et ennuyeux, on observe également certaines longueurs dans la narration et l’obsession du marabouté est également un peu lourde. La fin d’ailleurs commence à tourner en rond (sans parler de cette dernière planche qui permet de lancer le second tome).
Niveau dessin c’est également inégal, les traits sont présents et simplistes, les perspectives basiques, mais en revanche il y a un souci de la richesse des planches et surtout une coloration somptueuse. Les tons employés sont lumineux et éclairent des propos souvent un peu confus, le récit y gagne une âme.
Au final l’ensemble est pas mal : la colorisation sublime vient compenser des traits grossiers, des passages sur la xénophobie et l’esclavage permettant une vraie remise en cause de la notion de « racisme » viennent compenser quelques longueurs et une seconde partie de l’album qui commence à tourner en rond. la dernière planche en revanche ne présage rien de bon.
Tome 2
Hélas, trois fois hélas, le charme ne prend plus, les couleurs sont toujours aussi vives et notre gascon parcourt nombre de situations périlleuses en compagnie de cette anglaise pas si innocente, mais sa quête vaudou pour retrouver sa virilité devient sacrément répétitive, et quand bien même tout cela se termine, le transport aux Etats-Unis ajoutés à une faille temporelle qui lance une nouvelle aventure ne prend pas. Même si l’auteur s’en donne à cœur joie sur les clichés américains, le ressort est cassé, on ne rit plus, on s’ennuie. L’embrouillamini sur les dates a achevé de me faire perdre le fil d’un récit décidément complètement décousu.
La note globale est donc dégradée, je retiendrai de cette série la première moitié du premier tome qui me paraissait vraiment bien, après on décroche petit à petit jusqu’à ne plus aimer. Je n’ai aucune envie de lire la suite, et de revoir une autre série de cliché lorsque notre landais se retrouvera en Asie.