Tout d’abord, j’aime particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors, et la beauté de ses couleurs. Malheureusement, ce récit se passe principalement de nuit, dans des univers très confinés, et privilégie les personnages au détriment des décors. Par conséquent, je n’ai pas retrouvé un théâtre propice à me satisfaire, graphiquement parlant. Hermann reste un très grand dessinateur, et ses planches sont techniquement proches de la perfection, mais je ne l’aime pas trop dans ce genre d’univers.
Ensuite le scénario de Yves H. est trop artificiel à mon goût. Sous prétexte d’une dimension fantastique, l’auteur se permet de composer un univers sans aucune logique, sans aucune cohérence. C’est bien beau de balader son lectorat, mais à condition qu’à la fin de la lecture celui-ci soit convaincu qu’il y a une logique sous-jacente à tout cela. Or, au terme de ma lecture, je suis resté circonspect. Soit le synopsis se résume à peu de chose, soit je n’ai rien compris.
Décevant, sans être détestable. Mais il est clair que je ne relirai jamais cet album.
Sign of Love est un shojo romantique pour adolescentes, une histoire d'amour un peu gnan-gnan et sans surprise.
Elle met en scène une collégienne qui rencontre un beau garçon mystérieux en vacances. Ils vivent quelques moments mémorables puis il disparait. Et ils finissent par se retrouver dans la même classe six mois plus tard. Ils vont alors se tourner autour, et le lecteur serait aveugle s'il ne devinait pas que très vite ils vont tomber amoureux et finir ensemble.
L'intrigue essaie de se former autour de cette romance et du mystère que cachent le beau Koki et son cousin sur-protecteur Taiga. On s'interroge sur leur rapport avec la mer et la ville de vacances de l'héroïne, et on comprend rapidement qu'il s'agit d'un drame familial assez cliché dans ces histoires à l'eau de rose.
Le dessin est classique dans le style shojo. Peu de décors ou des effets de lumière cucul-la-praline en guise d'arrière-plan. Des personnages correctement dessinés mais une propension trop marquée à déformer l'héroïne en la transformant en petit boudin à chignon dont on a du mal à croire qu'elle soit sortie de l'enfance et qu'elle puisse séduire le beau héros.
Rien de bien passionnant et à réserver aux adolescentes romantiques.
L’album nous narre sous forme de courtes histoires différentes aventures à la chute peu catholique. Il ne s’agit pas ici d’érotisme à proprement parler, oui les histoires se retrouvent souvent vers le dessous la ceinture, mais ce n’est pas forcément le sujet principal. Nos personnages ont une forte tendance à la constipation quelque soient leurs situations, ce qui fait perdre à mon sens la légèreté à l’humour. Par exemple : l’histoire du paysan qui feint d’être fou pour échapper à la croisade étant super, jusqu’à la dernière planche où toute sa famille se réchauffe devant cette cheminée ou trône un étron frais… L’histoire complète de cette mouche au cœur des réseaux digestifs de vaches sont également assez crado…
Hormis ce point très négatif, les histoires sont inégales mais toujours très créatives. L’histoire de l’automate est à mon sens la meilleure avec celle des bergers, tandis que d’autres comme ce conteur sont moyennes. Dans tous les cas, Cabanes nous montre l’engeance crasseuse de cette société médiévale qu’il fait cohabiter avec une élite aristocratique snob. Cela permet de jolis renversements de situations.
Quant au dessin… Quel régal, les ambiances sont magistralement rendues avec un souci du détail somptueux. Cabanes nous gratifie de son trait en noir et blanc le plus précis pour faire un environnement peut être plus intéressant que l’histoire elle-même.
Au final il y a vraiment de très bonnes trouvailles et un dessin d’excellente facture, mais le tout est gâché par des situations lourdes et gratuites. Dommage.
J'avais vu la série à la télévision il y a pas mal d'années déjà, j'en avais gardé un souvenir agréable mais sans me rappeler les récits, je me suis donc lancée dans l'achat de la série bd. Résultat, cette lecture est de qualité équivalente à la série télé.
Le dessin est lourd et gras, avec une quantité de bulles hallucinantes qui rendent le récit un peu lourd, car la plupart du temps les personnages ne racontent rien d'intéressant. Les histoires sont assez banales et surtout les chutes très prévisibles et parfois frustrantes, s'agissant d'histoires courtes, certaines sont du coup vraiment trop courtes. J'ai lu les deux premiers tomes avec beaucoup d'ennui ; possédant les dix tomes je me suis lancée dans la lecture d'histoires prises au hasard des tomes voir si la qualité s'améliorait, mais non le tout reste du même acabit. C'est un style qui a très mal vieilli à mon goût, mais si l'on a rien d'autre sous la main ça peut occuper le temps d'une petite lecture.
Les dessins sont aseptisés. Ils ont l'air informatisé. Je suis prêt à parier que toutes les femmes de la BD ont exactement le même tour de poitrine. A croire que les fans de Bds masculins sont intéressés par les femmes à forte poitrine...
Sinon les dialogues font par moment clichés, l'histoire d'amour (1er cycle) entre les deux ennemis jurés est tombée comme un cheveu sur la soupe.
Je suis d'habitude un inconditionnel de Davodeau.
Mais là, je viens de découvrir cette oeuvre de jeunesse et j'avoue avoir été fort déçu.
J'ai trouvé l'histoire invraisemblable voire embrouillée.
Si on retrouve les thèmes qui feront la réputation de Davodeau (le compagnonnage avec le communisme, les marginaux, le souvenir....), j'ai très peu adhéré à ce one shot, qui m'a un peu lassé.
Davodeau a voulu traiter trop de thèmes en même temps. Même si cette bande dessinée comporte 100 pages, cela finit par devenir indigeste.
Et le final, fort énigmatique, m'a laissé sur ma faim.
Non, Etienne Davodeau a réalisé depuis de véritables chefs d'oeuvre, mais vous pouvez laisser de côté cette aventure... dommage.
Je n'ai pas vu le deuxième film des Dents de la mer et ce comics ne me donne pas envie de le voir. Il faut dire que les films avec des animaux qui attaquent les humains ne m'intéressent pas du tout et le film Steven Spielberg fait exception à la règle car il possède trois atouts : le trio de personnages qui vont chasser le requin (Brody, Quint et Hooper), la musique et le fait que la présence du requin n'est que suggérée pendant la moitié du film, ce qui donne froid dans le dos car on ne sait jamais se qu'il va faire.
Ici, il n'y a que Brody qui est beaucoup moins intéressant tout seul, la musique est, évidemment, absente et le requin est toujours montré donc ça ne me fait pas très peur sauf peut-être si je lis l'histoire dans mon bain ou à la plage. Pendant l'histoire, on voit souvent des adolescents qui sont tellement tête à claques que j'avais envie que le requin les mange. Les péripéties ne m'ont pas du tout passionné et les couleurs utilisées sont moches.
Le Voyage d'Akai m'a attirée par son dessin ultra coloré, gai et aux visages très expressifs. Malgré des bulles très blanches et extrêmement grandes qui finissent par gâcher un peu le plaisir visuel. Leurs têtes de personnages de manga sont normales puisque l'histoire se déroule au Japon.
Côté scénario c'est trop adolescent et l'histoire met un temps fou à démarrer, je n'ai été vraiment intriguée qu'à la toute fin, sur les dernières planches où une tête de mort, assez sympathique par ailleurs, apparaît et ouvre enfin un mystère. Sinon il n'y a rien de passionnant, les personnages ne sont pas très attachants non plus et parfois même un peu exaspérants. Du fantastique japonais façon road movie, où j'ai le mauvais pressentiment que les personnages resteront très gamins. Par contre je reste intriguée par la tête de mort, donc si je tombe par hasard sur la suite je la lirai peut-être, mais cette lecture est loin d'être indispensable.
Je commencerai par le visuel. Graphiquement c'est sans relief, les dérivés de gris s'entremêlent et se superposent ne donnant au final qu'une impression de saleté, de dessin tout juste esquissé. A décharge évidemment le bas prix de ces gros pavés de plus de 100 pages, mais je préfère autant les histoires plus courtes avec un meilleur graphisme. Je me suis donc arrêtée au troisième tome que j'ai eu un mal fou à finir. Cela dit je reconnais volontiers que les mordus de zombies y trouveront leur bonheur, avec cette série assez longue ils pourront déambuler dans cet univers à volonté.
Ce que je déteste par dessus tout dans les séries à rallonge c'est que le scénario s'étale au point de se diluer, avec beaucoup trop de scènes inutiles et des conversations répétitives et extrêmement longues, et j'insiste sur ce point car c'est ce qui m'a été le plus pénible dans cette lecture. Un exemple, à chaque fois qu'ils partent tuer du mort-vivant l'organisation des personnes est récurrente, avec des bulles soporifiques sur le rôle à tenir de chacun et les désaccords que cela engendre. De plus beaucoup de scènes sont prévisibles et certains dialogues assez moralisateurs.
Les personnages n'ont ni intérêt ni profondeur, ils sont tous sortis du même moule, aucune personnalité ne se démarque des autres et toute dramatique que soit cette histoire il n'y a pas une once d'humour, c'est vraiment pénible, ça se prend vraiment trop au sérieux, tant et si bien qu'à mon goût cela devient limite ridicule.
Un petit mot sur la mort de certains personnages principaux, ce qui est très original en soi, mais ici je l'ai plutôt ressenti comme une facilité, lorsqu'on n'a plus rien à dire sur l'un d'eux, hop on le zigouille et on passe à un autre. Pour finir j'ajouterai que même si le comportement des gens reste assez réaliste, leurs histoires personnelles on ne peut plus banales m'ont pas mal exaspérée et leurs histoires de coucheries qui vont avec aussi. C'est supposé être du fantastique et c'est en fait beaucoup plus proche du roman graphique.
Avis portant sur l'album Pandora uniquement :
Cette histoire aurait pu être un petit polar sympathique qui contient deux-trois défauts, mais la fin a fait en sorte que cette histoire ne soit qu'un sombre navet. D'ailleurs, en parlant de fin, est-ce qu'il y en a une ? Je ne me souviens pas avoir vu le détective dire ses conclusions sur son enquête. J'imagine que c'est parce que l'auteur ne savait plus comment se sortir d'une enquête un peu foireuse. Une enquête qui semble d'ailleurs un peu improvisée. On dirait que l'auteur avait une vague idée sur ce qu'il voulait faire et qu'il pensait trouver la solution pendant qu'il faisait l'album.
Maintenant, passons aux deux-trois défauts. Tout d'abord, le dessin n'est pas très fameux et fait vraiment amateur. Enfin, j'ai déjà vu pire alors ça passe. Ensuite, je trouve certains dialogues un peu stupides. Par exemple, le dialogue du début entre Duck Hobart et Mama fait vraiment Michel Audiard du pauvre... Ça pourrait être drôle et faire de l'histoire un petit nanar, mais pour moi ce n'est qu'un navet sans intérêt.
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Liens de Sang
Tout d’abord, j’aime particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors, et la beauté de ses couleurs. Malheureusement, ce récit se passe principalement de nuit, dans des univers très confinés, et privilégie les personnages au détriment des décors. Par conséquent, je n’ai pas retrouvé un théâtre propice à me satisfaire, graphiquement parlant. Hermann reste un très grand dessinateur, et ses planches sont techniquement proches de la perfection, mais je ne l’aime pas trop dans ce genre d’univers. Ensuite le scénario de Yves H. est trop artificiel à mon goût. Sous prétexte d’une dimension fantastique, l’auteur se permet de composer un univers sans aucune logique, sans aucune cohérence. C’est bien beau de balader son lectorat, mais à condition qu’à la fin de la lecture celui-ci soit convaincu qu’il y a une logique sous-jacente à tout cela. Or, au terme de ma lecture, je suis resté circonspect. Soit le synopsis se résume à peu de chose, soit je n’ai rien compris. Décevant, sans être détestable. Mais il est clair que je ne relirai jamais cet album.
Sign of Love
Sign of Love est un shojo romantique pour adolescentes, une histoire d'amour un peu gnan-gnan et sans surprise. Elle met en scène une collégienne qui rencontre un beau garçon mystérieux en vacances. Ils vivent quelques moments mémorables puis il disparait. Et ils finissent par se retrouver dans la même classe six mois plus tard. Ils vont alors se tourner autour, et le lecteur serait aveugle s'il ne devinait pas que très vite ils vont tomber amoureux et finir ensemble. L'intrigue essaie de se former autour de cette romance et du mystère que cachent le beau Koki et son cousin sur-protecteur Taiga. On s'interroge sur leur rapport avec la mer et la ville de vacances de l'héroïne, et on comprend rapidement qu'il s'agit d'un drame familial assez cliché dans ces histoires à l'eau de rose. Le dessin est classique dans le style shojo. Peu de décors ou des effets de lumière cucul-la-praline en guise d'arrière-plan. Des personnages correctement dessinés mais une propension trop marquée à déformer l'héroïne en la transformant en petit boudin à chignon dont on a du mal à croire qu'elle soit sortie de l'enfance et qu'elle puisse séduire le beau héros. Rien de bien passionnant et à réserver aux adolescentes romantiques.
Contes fripons
L’album nous narre sous forme de courtes histoires différentes aventures à la chute peu catholique. Il ne s’agit pas ici d’érotisme à proprement parler, oui les histoires se retrouvent souvent vers le dessous la ceinture, mais ce n’est pas forcément le sujet principal. Nos personnages ont une forte tendance à la constipation quelque soient leurs situations, ce qui fait perdre à mon sens la légèreté à l’humour. Par exemple : l’histoire du paysan qui feint d’être fou pour échapper à la croisade étant super, jusqu’à la dernière planche où toute sa famille se réchauffe devant cette cheminée ou trône un étron frais… L’histoire complète de cette mouche au cœur des réseaux digestifs de vaches sont également assez crado… Hormis ce point très négatif, les histoires sont inégales mais toujours très créatives. L’histoire de l’automate est à mon sens la meilleure avec celle des bergers, tandis que d’autres comme ce conteur sont moyennes. Dans tous les cas, Cabanes nous montre l’engeance crasseuse de cette société médiévale qu’il fait cohabiter avec une élite aristocratique snob. Cela permet de jolis renversements de situations. Quant au dessin… Quel régal, les ambiances sont magistralement rendues avec un souci du détail somptueux. Cabanes nous gratifie de son trait en noir et blanc le plus précis pour faire un environnement peut être plus intéressant que l’histoire elle-même. Au final il y a vraiment de très bonnes trouvailles et un dessin d’excellente facture, mais le tout est gâché par des situations lourdes et gratuites. Dommage.
Tales from the crypt
J'avais vu la série à la télévision il y a pas mal d'années déjà, j'en avais gardé un souvenir agréable mais sans me rappeler les récits, je me suis donc lancée dans l'achat de la série bd. Résultat, cette lecture est de qualité équivalente à la série télé. Le dessin est lourd et gras, avec une quantité de bulles hallucinantes qui rendent le récit un peu lourd, car la plupart du temps les personnages ne racontent rien d'intéressant. Les histoires sont assez banales et surtout les chutes très prévisibles et parfois frustrantes, s'agissant d'histoires courtes, certaines sont du coup vraiment trop courtes. J'ai lu les deux premiers tomes avec beaucoup d'ennui ; possédant les dix tomes je me suis lancée dans la lecture d'histoires prises au hasard des tomes voir si la qualité s'améliorait, mais non le tout reste du même acabit. C'est un style qui a très mal vieilli à mon goût, mais si l'on a rien d'autre sous la main ça peut occuper le temps d'une petite lecture.
Mégalex
Les dessins sont aseptisés. Ils ont l'air informatisé. Je suis prêt à parier que toutes les femmes de la BD ont exactement le même tour de poitrine. A croire que les fans de Bds masculins sont intéressés par les femmes à forte poitrine... Sinon les dialogues font par moment clichés, l'histoire d'amour (1er cycle) entre les deux ennemis jurés est tombée comme un cheveu sur la soupe.
Le Constat
Je suis d'habitude un inconditionnel de Davodeau. Mais là, je viens de découvrir cette oeuvre de jeunesse et j'avoue avoir été fort déçu. J'ai trouvé l'histoire invraisemblable voire embrouillée. Si on retrouve les thèmes qui feront la réputation de Davodeau (le compagnonnage avec le communisme, les marginaux, le souvenir....), j'ai très peu adhéré à ce one shot, qui m'a un peu lassé. Davodeau a voulu traiter trop de thèmes en même temps. Même si cette bande dessinée comporte 100 pages, cela finit par devenir indigeste. Et le final, fort énigmatique, m'a laissé sur ma faim. Non, Etienne Davodeau a réalisé depuis de véritables chefs d'oeuvre, mais vous pouvez laisser de côté cette aventure... dommage.
Les Dents de la mer
Je n'ai pas vu le deuxième film des Dents de la mer et ce comics ne me donne pas envie de le voir. Il faut dire que les films avec des animaux qui attaquent les humains ne m'intéressent pas du tout et le film Steven Spielberg fait exception à la règle car il possède trois atouts : le trio de personnages qui vont chasser le requin (Brody, Quint et Hooper), la musique et le fait que la présence du requin n'est que suggérée pendant la moitié du film, ce qui donne froid dans le dos car on ne sait jamais se qu'il va faire. Ici, il n'y a que Brody qui est beaucoup moins intéressant tout seul, la musique est, évidemment, absente et le requin est toujours montré donc ça ne me fait pas très peur sauf peut-être si je lis l'histoire dans mon bain ou à la plage. Pendant l'histoire, on voit souvent des adolescents qui sont tellement tête à claques que j'avais envie que le requin les mange. Les péripéties ne m'ont pas du tout passionné et les couleurs utilisées sont moches.
Le Voyage d'Akai
Le Voyage d'Akai m'a attirée par son dessin ultra coloré, gai et aux visages très expressifs. Malgré des bulles très blanches et extrêmement grandes qui finissent par gâcher un peu le plaisir visuel. Leurs têtes de personnages de manga sont normales puisque l'histoire se déroule au Japon. Côté scénario c'est trop adolescent et l'histoire met un temps fou à démarrer, je n'ai été vraiment intriguée qu'à la toute fin, sur les dernières planches où une tête de mort, assez sympathique par ailleurs, apparaît et ouvre enfin un mystère. Sinon il n'y a rien de passionnant, les personnages ne sont pas très attachants non plus et parfois même un peu exaspérants. Du fantastique japonais façon road movie, où j'ai le mauvais pressentiment que les personnages resteront très gamins. Par contre je reste intriguée par la tête de mort, donc si je tombe par hasard sur la suite je la lirai peut-être, mais cette lecture est loin d'être indispensable.
Walking Dead
Je commencerai par le visuel. Graphiquement c'est sans relief, les dérivés de gris s'entremêlent et se superposent ne donnant au final qu'une impression de saleté, de dessin tout juste esquissé. A décharge évidemment le bas prix de ces gros pavés de plus de 100 pages, mais je préfère autant les histoires plus courtes avec un meilleur graphisme. Je me suis donc arrêtée au troisième tome que j'ai eu un mal fou à finir. Cela dit je reconnais volontiers que les mordus de zombies y trouveront leur bonheur, avec cette série assez longue ils pourront déambuler dans cet univers à volonté. Ce que je déteste par dessus tout dans les séries à rallonge c'est que le scénario s'étale au point de se diluer, avec beaucoup trop de scènes inutiles et des conversations répétitives et extrêmement longues, et j'insiste sur ce point car c'est ce qui m'a été le plus pénible dans cette lecture. Un exemple, à chaque fois qu'ils partent tuer du mort-vivant l'organisation des personnes est récurrente, avec des bulles soporifiques sur le rôle à tenir de chacun et les désaccords que cela engendre. De plus beaucoup de scènes sont prévisibles et certains dialogues assez moralisateurs. Les personnages n'ont ni intérêt ni profondeur, ils sont tous sortis du même moule, aucune personnalité ne se démarque des autres et toute dramatique que soit cette histoire il n'y a pas une once d'humour, c'est vraiment pénible, ça se prend vraiment trop au sérieux, tant et si bien qu'à mon goût cela devient limite ridicule. Un petit mot sur la mort de certains personnages principaux, ce qui est très original en soi, mais ici je l'ai plutôt ressenti comme une facilité, lorsqu'on n'a plus rien à dire sur l'un d'eux, hop on le zigouille et on passe à un autre. Pour finir j'ajouterai que même si le comportement des gens reste assez réaliste, leurs histoires personnelles on ne peut plus banales m'ont pas mal exaspérée et leurs histoires de coucheries qui vont avec aussi. C'est supposé être du fantastique et c'est en fait beaucoup plus proche du roman graphique.
Duck Hobbart ( Hollywood trafic / Pandora )
Avis portant sur l'album Pandora uniquement : Cette histoire aurait pu être un petit polar sympathique qui contient deux-trois défauts, mais la fin a fait en sorte que cette histoire ne soit qu'un sombre navet. D'ailleurs, en parlant de fin, est-ce qu'il y en a une ? Je ne me souviens pas avoir vu le détective dire ses conclusions sur son enquête. J'imagine que c'est parce que l'auteur ne savait plus comment se sortir d'une enquête un peu foireuse. Une enquête qui semble d'ailleurs un peu improvisée. On dirait que l'auteur avait une vague idée sur ce qu'il voulait faire et qu'il pensait trouver la solution pendant qu'il faisait l'album. Maintenant, passons aux deux-trois défauts. Tout d'abord, le dessin n'est pas très fameux et fait vraiment amateur. Enfin, j'ai déjà vu pire alors ça passe. Ensuite, je trouve certains dialogues un peu stupides. Par exemple, le dialogue du début entre Duck Hobart et Mama fait vraiment Michel Audiard du pauvre... Ça pourrait être drôle et faire de l'histoire un petit nanar, mais pour moi ce n'est qu'un navet sans intérêt.