Les derniers avis (20765 avis)

Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Saint-Germain, puis rouler vers l'Ouest
Saint-Germain, puis rouler vers l'Ouest

J'ai un peu moins apprécié cet album que les précédents de Bruno le Floc'h. Peut-être parce que c'est le premier à ne pas se rattacher à sa terre natale, la Bretagne. Enfin, pas complètement. Peut-être parce que son style épuré est ici, justement, trop épuré, pour coller aux sentiments, simples, qu'ont les personnages dans l'histoire. Peut-être parce que j'ai lu ça très vite, et que je me sens un peu "volé". Peut-être parce que je trouve que la musique aurait mérité une meilleure utilisation dans ces pages. Ca en fait des peut-être. Peut-être qu'Alexis aurait dû rester à Saint-Germain, finalement...

07/10/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Le Signe de la Lune
Le Signe de la Lune

Le graphisme de Munuera est attrayant et je me suis bêtement dit que le scénario ne pouvait qu'être à la hauteur, surtout avec deux notes relativement bonnes sur le site et trois coups de cœur chez mon libraire, hélas j'ai trouvé ça assez plat, fade et surtout déjà-vu. J'ai attendu vainement un peu de fantastique qui comme dit Pasukare : "reste extérieur à l'histoire principale", j'ajouterai qu'il est littéralement extérieur à notre atmosphère, il doit peut-être se balader par delà la lune - mauvais jeu de mots, je vous l'accorde. Cela parle d'enfances difficiles, d'adultes pas plus heureux, le tout clôturé par une fin sans surprise. C'est à mon goût du simple roman graphique, juste porté par la patte du fabuleux Munuera. Le prix aussi est attractif, 14,73 euros pour 130 planches ! Là, je dis bravo.

07/10/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Hong Kong Spirit
Hong Kong Spirit

Comment dire... J'ai trouvé ça très très léger. Une sorte de plat de fast-food très vite consommé, qui ne laisse aucun souvenir gustatif particulier. L'action va très très vite, mais l'intrigue tient sur une feuille de papier sulfurisé, enfin, un tout petit bout de feuille. J'ai trouvé ça assez pitoyable, parce que faire combattre une omelette, ça marche à peu près dans un gag de Boulet ou dans un vieux film de Peter Jackson, et même si ces exemples ne sont pas exacts, vous aurez saisi, je l'espère, mon propos (merci donc de ne pas m'asticoter à ce sujet). Bon par contre, si c'est de la bouffe vite avalée, elle ne reste pas sur l'estomac, ne donne pas d'aigreurs, grâce au dessin assez sympathique, qui fait à la fois penser à celui de Munuera et à certains dessins animés pour gamins qui passent aujourd'hui à la télé. Sans moi pour la suite, si suite il y a.

07/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Geek & Girly
Geek & Girly

L’album se formalise par un petit format très coloré garni de peu de pages. L’album est très coloré et très rose. Le dessin est dans le style manga pour les expressions (avec les gouttes de sueur, les points d’exclamation et autres codes) mais un trait plus construit et des décors plus fouillés que dans le manga adolescent. La structure des planches est découpée et dynamique, on sent vraiment le dessinateur dans la culture nippone. La colorisation est très « fille », j’entends par là couleurs diluées pâles avoisinant le rose en tonalité majeure. Le scénario est basique, tout se joue hors des cours, les personnages sont le bel intello fils à papa, le cancre bellâtre dragueur, la semi gothique consciencieuse ayant une face cachée, et quelques autres négligeables. Ce triptyque tourne autour d’un jeu de drague virtuel. Le rendu mélange parfois des scènes réelles et des scènes de MMPORG faisant une quête (pas mal rendu au demeurant). L’ensemble est plat et banal : les personnages m’énervent par leur simplicité et leur platitude, tout est cousu de fil blanc. Maintenant un jeune lectorat pourra se passionner en sachant si notre héros arrivera à débloquer le super niveau secret mythique ayant comme personnage un personnage IRL… Bof…

07/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Quelques Mois à l'Amélie
Quelques Mois à l'Amélie

J’ai été très déçu par cette lecture pour la simple raison que je n’ai ressenti aucune émotion. Le personnage central est inintéressant à mes yeux. Il faut dire que ce type d’écrivain en panne d’inspiration, dépressif et aigri a déjà été tellement utilisé qu’il aurait vraiment fallu faire montre de beaucoup d’imagination pour encore m’intéresser à un tel personnage. J’aurais pu accrocher à ses usurpations d’identité, mais celles-ci se passent si aisément qu’elles perdent toute crédibilité à mes yeux. Non, décidément, je n’ai pas réussi à « rentrer » dans ce récit. La structure en flash-back ne m’aura pas non plus convaincu. A l’occasion, je suis même parvenu à m’égarer entre les multiples époques représentées. Mais ces erreurs sont sans doute avant tout dues à ma propre distraction, née de mon ennui, plutôt qu’à une mauvaise narration. Les dialogues très anodins sont agréables à faible dose, mais lassant à force d’emploi. Le trait de Jean-Claude Denis n’est pas désagréable en soi, mais c’est le genre de graphisme qui se met au service de l’histoire. Par conséquent lorsque je n’accroche pas au scénario, je sais que le dessin ne sauvera pas mon appréciation d’ensemble. Je me dois toutefois de souligner la jolie colorisation, sans doute l’une des mieux réussies dans la carrière de l’artiste. Mais, bon, étant donné que je me suis franchement ennuyé à la lecture de cette histoire, je ne peux dire que « bof ».

07/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Chroniques absurdes
Chroniques absurdes

Je suis passé par plusieurs états d’âme lors de ma lecture de ces chroniques absurdes. Le rejet, dans un premier temps. Je trouve en effet les premières histoires trop gratuitement spectaculaires. Bien sûr, c’est toute l’idée de Prado que de nous exposer les absurdités de notre société via ces scénettes exagérément démonstratives. Je ne pense cependant pas qu’il y avait lieu de systématiquement arracher les membres de ses personnages pour parvenir à nous transmettre ses idées. A force de tomber dans le spectaculaire démonstratif, le style de l’artiste en devient caricatural, ce qui dessert ses propos. Pourtant, le potentiel est là. Le trait de l’artiste n’est pas désagréable, son sens de l’observation est réel (mais mal exploité), et sa colorisation est même des plus réussies. Ensuite, j’ai trouvé que certaines situations étaient tout de même bien observées. Et les histoires les plus absurdement pertinentes m’ont fait revoir ma position. Malheureusement, on ne sortait pas encore du « bof » ou, dans le meilleur des cas, du « pas mal », une appréciation moyenne avant tout due à l’exagération injustifiée de certaines séquences (aaarghh, ces membres arrachés, cette violence totalement gratuite !) Au début du troisième tome (admirez au passage mon obstination vis-à-vis d’une série peu convaincante à mes yeux), je tombe enfin sous le charme. Certaines des premières histoires sont tout simplement excellentes de pertinence et de joyeux délire. Malheureusement, ce pic d’excellence sera de courte durée et, bien vite, la série retombera dans ses travers. La violence gratuite reprendra le dessus sur la critique absurde, et, à nouveau, j’oublierai la pertinence de l’artiste pour ne retenir que ses tendances trop démonstratives. En moyenne, je reste entre le « bof » et le « pas mal », sans plus, mais Prado a un potentiel manifeste, tant du point de vue graphique que scénaristique. Une plus grande subtilité et un style moins démonstratif à l’avenir devraient lui permettre de franchir un fameux palier.

07/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Loup Noir
Loup Noir

Cet avis ne porte que sur le premier tome. Loup Noir est l’exemple-type de série conçue pour être publiée dans un magazine. L’album se divise en plusieurs courts chapitres aux introductions très schématiques, ceci afin de parvenir le plus rapidement possible au cœur du sujet. Ce manque de progression narrative constitue la grosse faiblesse de l’album. Les intrigues se résument à peu de chose et ne permettent pas au lecteur que je suis de s’immerger dans l’album. Et c’est regrettable, car, pour le reste, je n’ai pas de véritables critiques à formuler envers cette série. Le personnage de Loup Noir est crédible, l’univers amérindien décrit également. Les péripéties vécues par les héros sont typiques (trop peut-être) de l’univers du Far-West. Le ton emphatique employé ne me dérange pas (j’ai été initié à la bande dessinée par les Charlier et autre Greg, qui n’étaient pas mal dans leur genre). Le dessin, dans l’ensemble, est d’une belle qualité. Je regrette juste que l’auteur maitrise mal une petite part de son bestiaire, et plus particulièrement ses lynx. Bien des qualités, en somme, pour un personnage qui aurait sans doute pu donner naissance à une belle série si les auteurs avaient pu prendre le temps de « poser » leurs histoires, afin de nous amener d’une manière plus fluide au cœur de cet univers amérindien. Entre le « bof » et le « pas mal », j’hésite. Mais le manque de souffle épique dans une série d’aventure me pousse à favoriser la première de ces deux cotes.

07/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Racines
Racines

Au début, j’ai vraiment cru que la série allait totalement me séduire, mais j’ai revu mon opinion au fur et à mesure que les planches défilaient. Premier reproche : le dessin. Soigné au début, il deviendra de plus en plus négligé au fil des planches. C’est d’autant plus regrettable que, lorsqu’il s’applique, Vincent Dutreil a un trait vraiment séduisant. Malheureusement, certaines cases manquent cruellement de finition, et cette tendance va en s’accentuant tout le long de ces deux albums. Et lorsqu’il s’applique à faire preuve de créativité dans la composition de ses planches, le manque de finition du dessin tend à faire rechuter l’ensemble comme le soufflé de Bertrand Labévue (pour les amateurs de Gaston Lagaffe). Deuxième reproche : la profusion de thèmes. En omettant de se concentrer sur un thème central, l’artiste a tendance à s’égarer. Chaque personnage vit sa propre histoire, qui y perd en profondeur et en intensité. Au terme du deuxième tome, Vincent Dutreil tâche de rassembler toutes ses idées, mais le résultat est bancal et peu convaincant. Je ne sais pas si la série offrira un jour une suite, mais la conclusion de ce deuxième est très expéditive. Troisième reproche, qui découle directement des deux premiers : l’absence de charisme des personnages. Peu soignés graphiquement (très regrettable pour la belle Sarah), peu développés du point de vue psychologiques (Jérémy et Xhiti, entre autres, auraient mérité plus d’attention), les personnages ne parviennent pas à m’émouvoir. Leurs aventures perdent donc directement en intérêt à mes yeux. Quatrième reproche : les nombreux clichés disséminés dans ces péripéties. Un peu plus d’originalité à ce niveau aurait été le bienvenu. L’artiste parvient à créer un univers original, et c’est regrettable d’ensuite faire vivre à ses personnages des histoires aussi prévisibles. Par contre, j’ai bien apprécié la personnalité de Taüt, l’être-arbre au comportement ambigu. Au final, vous l’aurez compris, la série m’a déçu. Pourtant le potentiel de l’artiste est incontestable. A lui de s’appliquer à chaque case afin d’enfin me convaincre.

07/10/2009 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5
Couverture de la série Samurai
Samurai

Après lecture des deux premiers tomes. Bof, bof. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Tout commence par une rencontre classique où un ronin sauve gentiment un groupe de paysans de passage. Mais une petite fille du groupe se révèle posséder un pouvoir (on ne sait pas lequel) qui intéresse le grand méchant de l'histoire. Du très classique jusque là. Cette histoire aurait pu être intéressante, mais malheureusement l'histoire ne tient pas ses promesses. Pas grand chose à se mettre sous la main, l'histoire se compose en grande partie de combats et peu de scénario. Les personnages ne possèdent pas une psychologie évoluée et le tandem cuisinier fille-qui-a-du-caractère m'ennuie plus qu'il ne me fait rire. Côté dessin, c'est plutôt agréable à l'oeil. Mais cela ne suffit pas à compenser cette impression de réchauffé sans saveur.

06/10/2009 (modifier)
Par Altaïr
Note: 2/5
Couverture de la série D
D

Arg, quelle déception ! Je viens de lire, enfin, ce "D" dont on m'avait tant chanté les louanges et le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est pas à la hauteur de mes attentes... Le scénario est des plus banals, simple, et pourtant à la lecture tout est embrouillé. Trop de personnages sont introduits d'un coup, dont l'utilité est discutable vu que pour la plupart, ils ne servent qu'à donner la réplique aux personnages principaux. Le verbe d'Ayroles est toujours excellent, encore que certains jurons très contemporains sonnent faux, mais la construction de récit est morcelée. Cela hache la lecture, et donne l'impression d'une narration maladroite. Le dessin aussi m'a beaucoup déçue. J'adorais le trait de Maïonara dans Garulfo, mais là on a parfois l'impression qu'il a confié l'encrage à un débutant, et le résultat n'est pas toujours heureux, surtout sur les visages de face qui sont systématiquement asymétriques. Je n'ai pas aimé le choix des couleurs et les dégradés très (trop) photoshopesques un peu partout. Alors, oui, le héros est truculent et dégage une énergie impressionnante. C'est pour le moment le seul aspect qui fasse sortir "D" du lot... espérons qu'il est le signe d'une suite plus enlevée, parce que pour le moment je ne suis pas du tout convaincue.

06/10/2009 (modifier)