Les derniers avis (20765 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Village qui s'amenuise
Le Village qui s'amenuise

Je n'ai pas aimé cette histoire bien que le début était passionnant et donnait envie de savoir la suite. 'Le Village qui s'amenuise' représente tout se que je n'aime pas dans une histoire : le scénario n'est pas beaucoup développé et reste au stade 'il se passe des trucs', les personnages n'ont aucune saveur et la fin laisse une impression de gâchis. Il y a bien quelques trucs un peu intéressants, mais comme je l'ai dit rien n'est vraiment approfondi et je suis resté sur ma faim. Il reste le dessin qui n'est pas mal sauf au niveau des visages. Je les trouve moches.

05/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Déesse blanche, déesse noire
Déesse blanche, déesse noire

Avec Déesse blanche, déesse noire, Servais se propose de remonter aux racines des légendes ardennaises, et de les confronter au monde actuel. Le projet était ambitieux et, à mon avis, très délicat à réussir. L’opposition entre le bien et le mal est, par nature, très manichéenne, et Servais ne s’encombre pas de nuances. Cet aspect rebutera plus d’un lecteur mais c’est toute la thématique de ce récit. Personnellement, je me suis donc lancé dans ce diptyque en connaissance de cause … et en craignant le pire. Pourtant, la première partie de cette histoire aura plutôt tendance à me séduire. Certes, ce n’est pas très original, mais les destins parallèles des deux héroïnes sont plaisants à suivre. Le récit est bien mené et bénéficie, comme de coutume du trait élégant de l’auteur. Malheureusement, dès l’entame du second tome, le récit bascule totalement dans le fantastique basique. Et, si l’artiste avait réussi à m’amener aux portes de ce monde féérique, il ne parvient pas à me les faire franchir. En cause, une transition trop abrupte et des passages de fantastique de bazar. Le récit se fait trop démonstratif, et la fusion entre les deux mondes (le réel et le fantastique) échoue par manque de subtilité. Les explications philosophiques qui servent de conclusion à ce récit ne sont pas non plus de nature à me convaincre. Honnêtement, je les trouve même plutôt lourdingues. Reste quelques belles créations graphiques, comme la fameuse déesse, et ses filles. Mais, à coté de cela, il y a aussi d’autres créatures étrangement ratées, comme ces touffes d’herbes. Résultat : malgré un bon début, et malgré une très belle couverture, Servais n’est pas parvenu à me convaincre avec cet album.

05/10/2009 (modifier)
Couverture de la série L'Arbre-coeur
L'Arbre-coeur

J’ai trouvé ce récit trop démonstratif et trop bavard. De plus le trait de Comès est bien moins séduisant dans le cas présent que dans ses meilleurs récits. Je l’ai trouvé moins net, moins tranchant. Et ses jeux d’ombres, que l’intrigue aurait du favoriser, sont peu et mal exploités. Cette critique peut paraître sévère mais l’artiste m’a déjà si souvent séduit par son graphisme que je me fais exigeant avec ses productions. Au niveau de l’intrigue, utiliser la schizophrénie était une bonne idée mais son traitement est trop peu nuancé pour me convaincre. L’artiste avait-il peur de ne pas être compris ? C’est possible, mais il se fait ici tellement démonstratif que le récit perd tout aspect mystérieux. De plus, ses explications finales sont franchement inutiles, le lecteur moyennement intelligent que je suis ayant compris depuis longtemps le comment du pourquoi des créations du cerveau malade de l’héroïne. Décevant …

05/10/2009 (modifier)
Couverture de la série Rouge de Chine
Rouge de Chine

Intrigué par cette aventure en quatre tomes teintée d’extrême orient, j’ai emprunté « Rouge de Chine » à un ami et heureusement car j’en aurais regretté l’achat. Le dessin est hésitant dans le premier tome avant de devenir bien meilleur pour finalement être vraiment beau parfois même impressionnant dans le quatrième et dernier tome. Les démons rouges sont particulièrement détaillés et ouvragés. Une atmosphère mythologique se dégage instantanément des planches qui alternent les décors les plus détaillés avec les pages les plus épurées. Le véritable problème est venu du scénario et des personnages. Les personnages sont tous sans exception d’un ennui mortel. Henk m’agace par son attitude de jeune européen qui « maîtrise » dans une culture qu’il ne comprend pas. La jeune et belle princesse Manchoue me laisse indifférent par son manque de réalisme et de crédibilité. Et j’en passe... L’histoire d’amour qui lie les deux personnages principaux est des plus classiques. Rien d’incroyable ou d’innovant. Ils s’aiment à la première seconde d’un amour inconditionnel qui dépasse les classes sociales, races, origines, etc. Du vu, déjà vu et archi cliché... Roméo et Juliette version extrême orient. Le scénario m’a ennuyé. Cela est principalement dû à l’histoire d’amour précitée. Mais pas seulement... L’auteur a voulu parler de trop de chose pour une série si courte : la mythologie, l’amour, la guerre, l’enfer, le colonialisme, les révoltes populaires... tout ça rend l’ensemble inconstant et indigeste. En voulant toucher à tout, on ne touche finalement à rien de manière suffisamment profonde. C’est plus que regrettable car dans « Rouge de Chine », tout n’était pas mauvais loin de là. J’ai bien aimé la manipulation des vivants par les démons rouges et les oppositions entre Asiatiques et Européens. Je donne donc une note de 2/5 totalement représentative de mon sentiment à la lecture. Le dessin ne rattrape pas tout... Dommage, avec un tel talent graphique, j’aurais voulu mettre plus, beaucoup plus.

04/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Vous êtes tous trop vilains
Vous êtes tous trop vilains

C’est le premier album de Sandrine Lemoult publié par un éditeur indépendant. Cette collection Comix alterne le meilleur et le pire. Les histoires sont si hétéroclites ! On peut passer de la science-fiction, au fantastique ou encore au roman graphique. En l'espèce, nous avons une espèce d'épisode digne d'Hélène et les garçons ! Il n'y a absolument aucune profondeur dans cet univers typiquement adolescent centré sur la vie amoureuse. Comme la couverture, c'est rose bonbon et culcul la praline. Vous êtes tous trop vilain est une friandise trop acidulée digne d'une sit-com brésilienne.

04/10/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Flagada
Le Flagada

Avis sur 'Le Flagada et les pépins de la pêche' Mac Arthur avait attiré mon attention sur cette série et je voulais savoir à quoi elle ressemblait. Hélas, je ne pense pas partager le même avis que lui sur la série. Je rejoins totalement ce que dit L' Ymagier. L'humour sympathique des Motards est bien meilleur que celui du Flagada. Pourtant, les trois personnages principaux auraient pu faire de bons personnages humoristiques, mais l'auteur sous-exploite leurs capacités en faisant des petites histoires sans intérêt. C'est sympa à lire pendant 5 pages, mais après ça devient lourd. De plus, j'ai l'impression que les personnages gueulent tous les 2-3 cases et ça m'énerve. Pour moi, cette série est un mauvais cartoon. Désolé.

04/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Dessine-moi le bonheur
Dessine-moi le bonheur

Dessine-moi le bonheur comme on peut dessiner un mouton. Le concept de demander à différents auteurs connus de dessiner 4 pages sur ce thème était plutôt une bonne idée. Le point commun de tous ces auteurs étaient d'être soit d'Amérique du Sud, soit passionné par ce continent merveilleux. Le choix demeure assez restreint. En effet, l'instigatrice de ce projet Pauline Bignon, fille d'un auteur de bd décédé à savoir Alain Bignon (La Voix des anges) avait fait un périple à vélo à travers l'Argentine, le Chili, la Bolivie et le Pérou. Il y avait comme une soif de conquête pour rencontrer des auteurs dans une aventure humaine spirituelle et personnelle. C'est la route du bonheur ! Qu'est ce qui cloche alors ? Tout simplement les récits ! On s'aperçoit que la vision du bonheur par les auteurs n'est pas la même que le commun des mortels. Je m'explique. - Pour Max Cabanes (le fameux Dans les villages), le bonheur se traduit par le tableau d'un couple qui est prisonnier d'une conjugalité sans sexe et qui se déteste éperdument. - Pour Lepage, cela sera de se perdre dans un champ de caillou au milieu des montagnes du Népal dans une solitude quasi-absolue. Cela passe encore. - Pour Rodolphe et Léo qui nous offrent un épisode inédit de Trent, cela sera dans le mensonge de se créer une famillle imaginaire alors qu'on est tout seul. - Pour Mosquito, rien de mieux que de jeter un pavé contre un bus qui a refusé de vous prendre alors qu'on travaille dans le bénévolat social pour la mission catholique du tiers-monde. -La palme revient quand même à ces auteurs sud-américains De santis et Valiente pour qui il n'y a pas de plus grand bonheur que d'écrire des histoires tristes. Sic ! Tout cela me fout véritablement le cafard. Ils sont dérangés ou quoi ?! C'est cela le bonheur pour eux ? Si j'étais prof, je mettrais hors sujet à leur copie. Ou bien pour eux le bonheur rime avec souffrance. Je conçois que le bonheur peut revêtir bien des apparences. Je ne partage tout simplement pas leur vision du bonheur. Vous m'en excuserez.

04/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Noyés
Les Noyés

Ce récit s'ouvre avec une multitude de personnages qui vont vivre des épreuves. Nous avons tout d'abord un magnat de la presse qui reste enfermé dans le haut de sa tour afin de fuir sa femme obsédée par le fric et le luxe. Nous avons également une jeune droguée qui vient rechercher de l'aide auprès de sa soeur (ou devrais-je dire des médicaments substituts). Et enfin un psychologue un peu dérangé qui n'hésite pas à prendre un bain de minuit dans la Tamise. Toutes ces histoires personnelles vont se rejoindre dans une trame principale qu'on aura pas de mal à imaginer : encore la vengeance ! C'est franchement un peu macabre par moment. Je n'ai pas vraiment aimé le déroulement de cette histoire. Il y a des passages tellement chargés qui succèdent à d'autres plus flegmatiques. Un thriller dramatique qui pourra plaire ou pas...

04/10/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série 300 millions d'amis
300 millions d'amis

300 millions d'amis est une ode à Facebook, ou plutôt contre Facebook, ses aspects ridicules et ses habitués au comportement parfois socialement effarant quand on les observe avec détachement. L'album se compose d'un cocktail de faux profils d'utilisateurs présentés exactement à la manière de Facebook, liens et publicités inclus, et de planches de bandes dessinées mettant en scène les utilisateurs et les textes qu'ils écrivent à l'attention de leurs pages d'accueil ou vers un autre utilisateur avec qui ils chattent. Les auteurs mettent l'accent sur la futilité effarante de tous ces commentaires, combien leurs auteurs sont coupés de la réalité ou encore combien d'autres mendient ne serait-ce qu'un petit semblant d'attention de la part du reste du monde. Dans l'ensemble, ils nous montrent à quel point Facebook est un outil qui révèle l'aliénation de leurs utilisateurs qui ne vivent plus que par procuration ou tout simplement dans le mensonge. Les idées sont justes, la dénonciation souvent forte à propos. Malheureusement, ce n'est pas vraiment drôle. Les pages d'accueil de personnages célèbres avec leurs statuts et commentaires délirants font sourire à première vue mais leurs tartines de texte un peu répétitif lassent avant qu'on termine d'en lire la page entière. Quant aux mises en scène d'utilisateurs de Facebook, elles sont appropriées malgré leur côté caricatural mais elles trainent en longueur et l'humour y est trop dilué, trop répété pour amener véritablement le rire. Une fois qu'on a compris le propos du gag, on a envie de passer au suivant alors que celui-ci s'éternise sur plusieurs pages parfois avec des textes très peu hilarants. Cet album fonctionne correctement pour ce qu'il contient de dénonciation de Facebook et d'une bonne part d'internet et de ses utilisateurs, mais les auteurs n'arrivent pas vraiment à en faire rire et c'est bien dommage.

04/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Le Contrôleur de Vérité
Le Contrôleur de Vérité

Je n'ai pas du tout aimé le trait épais et noirci de cette bd. Dès lors, c'est avec un gros inconvénient qu'on se force à lire ce récit un peu étrange. Il est question d'un contrôleur de vérité au nez très crochu. Tiens donc ! On n'a pas intérêt à mentir sur son passage. La vérité et rien que la vérité. La vertu dans toute sa splendeur presque biblique ! Il se définit d'ailleurs lui-même comme le cavalier blanc de la vérité, le Saint-Georges qui dépècera le dragon cracheur de la flamme du mensonge. Rien que ça ! On sent bien qu'il s'agit d'une fable ou un conte moral. Il sera intéressant de voir ce que le destin réservera à ce contrôleur de vérité qui brisera des vies au nom de cette recherche. Doit-on forcément trancher la tête de sa bien-aimée pour savoir si on l'aime encore ? Cela me fait singulièrement penser à la question pratiquée par l'Inquisition religieuse. Si on meurt, c'est qu'on a dit la vérité. C'est clair que dans ces conditions, il vaut mieux mentir quelquefois...

04/10/2009 (modifier)