Le Voyage d'Akai

Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 3 avis)

Un road movie fantastique au Japon.


Auteurs Italiens Folklore asiatique Road movie

Un immeuble délabré dans la banlieue nord de Tokyo. Voici le palais d'Akai. Le roi du quartier est un jeune homme bien spécial : orphelin, charismatique, atteint d'anosmie, toujours accompagné par Shiroi, son nez, et bien plus encore, et par ses deux gardes du corps Kuroi et Kiroi. L'arrivée d'une troupe de saltimbanques va bousculer ses habitudes et lui montrer qu'il est encore plus spécial qu'il ne le pensait.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Septembre 2009
Statut histoire Série abandonnée (initialement prévue en 3 tomes) 2 tomes parus
Couverture de la série Le Voyage d'Akai
Les notes (3)
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08/10/2009 | Miranda
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Par Ro
Note: 3/5
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Alors que le début du premier tome ne m'avait pas charmé du tout, je me suis peu à peu attaché à cette BD au fil des pages et surtout grâce au second tome. Cela commence en effet de manière un peu déplaisante à mon goût. Graphisme et histoire me faisaient penser à un Webcomics de jeunes auteurs qui veulent montrer à leurs amis qu'ils peuvent faire une histoire cool comme les pros, avec des personnages classes, et des situations qui les mettent en valeur. Un jeune et beau héros super fort qui traîne son arrogance tout nu ou en tenue débraillée montrant ses abdos, un entourage qui le vénère comme leur seigneur et maître, un décor d'inspiration manga avec une ambiance un peu post-apocalyptique qui fait très fan-manga d'amateur de shonen, et une intrigue à base de prophétie pour l'élu qu'est forcément le héros... D'autant que comme dans d'autres séries des mêmes auteurs, ils s'amusent à jouer sur l'aspect bisexuel ambigu du héros, séduit à la fois par un jeune garçon et par de jolies filles... Bof bof... Mais à partir de la deuxième moitié du premier tome et sur le second, le ton change pour se transformer en un road-movie de la petite bande du héros parcourant les petites villes et la campagne japonaise et rencontrant successivement différentes créatures issues du folklore japonais, Yokais et autres Kappas. Et là, les personnages ont fini par devenir relativement attachants et l'histoire agréable et plutôt prenante. J'ai bien aimé ce mélange entre le ton narratif vigoureux des auteurs italiens Le graphisme a suivi la même évolution. Il ne me plaisait pas trop dans les premières planches car les décors urbains étaient sans charme et je n'aimais pas trop la façon dont les personnages étaient dessinés. Mais d'une part, je me suis habitué au style des personnages et surtout par la suite les décors ruraux m'ont nettement plus plu. Soignés, joliment colorisés, ils se sont révélés esthétiques et pleins d'atmosphère. Bref, arrivé à la fin du deuxième tome, j'avais bien envie de lire le troisième et dernier. Malheureusement, je viens de reclasser la série en série abandonnée car les 2 premiers tomes sont parus en 2009 et 2010, le dernier message des auteurs sur Facebook au sujet du tome 3 date de 2012 et montraient des story-boards de quelques planches en disant que l'album allait bientôt sortir, mais depuis plus aucune nouvelle et le dessinateur s'est consacré à une autre série. J'imagine qu'on ne verra jamais la fin de cette histoire et du coup je suis déçu. Dommage car, même si elle a mis un peu de temps à monter, la mayonnaise avait fini par bien prendre avec moi.

15/12/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Un jeune homme, orphelin et bi-sexuel (comme quoi), semble régner en caïd dans l'un des quartiers de Tokyo. Il croise un beau matin une diseuse de bonne aventure faisant parti d'une troupe de saltimbanques et le voilà parti avec sa bande pour le nord du Japon où il doit s'accomplir et retrouver son odorat qu'il a perdu ainsi que ses origines. On va alors assister à un glissement total dans un monde peuplé de créatures divines ou maléfiques de la mythologie japonaise. Son coeur semble également balancer de deux côtés à la manière d'une autre série de ces mêmes auteurs à savoir Coeurs à louer. Il y a un côté manifestement trop fleur bleue avec des dialogues trop pré-concus pour être crédible sorant de la bouche de ces jeunes gens. Cette juxtaposition entre aventure fantastique et aventure sentimentale ne semble pas trop fonctionner. Il est vrai que le caractère de ces jeunes gens à commencer par notre héros a de quoi énerver un lecteur plutôt patient ... On retrouve aussi une atmosphère empruntée au grand maître de l'animation japonaise, Hayao Miyazaki. J'aime toujours le dessin assez sensuel d'Accardi. Cependant, il est au service d'un scénariste qui peine à se renouveler et qui emprunte au genre. C'est vrai qu'on ressent une réelle difficulté de la part de ces deux auteurs italiens pour retranscrire un monde typiquement japonais. Cette quête initiatique ne sera que la somme d'une comédie indigente dans un Japon stéréotypé. Le second volume ne fera que confirmer l'impression donnée par le premier. Le troisième qui n'est pas encore sorti se fera sans moi.

06/02/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5

Le Voyage d'Akai m'a attirée par son dessin ultra coloré, gai et aux visages très expressifs. Malgré des bulles très blanches et extrêmement grandes qui finissent par gâcher un peu le plaisir visuel. Leurs têtes de personnages de manga sont normales puisque l'histoire se déroule au Japon. Côté scénario c'est trop adolescent et l'histoire met un temps fou à démarrer, je n'ai été vraiment intriguée qu'à la toute fin, sur les dernières planches où une tête de mort, assez sympathique par ailleurs, apparaît et ouvre enfin un mystère. Sinon il n'y a rien de passionnant, les personnages ne sont pas très attachants non plus et parfois même un peu exaspérants. Du fantastique japonais façon road movie, où j'ai le mauvais pressentiment que les personnages resteront très gamins. Par contre je reste intriguée par la tête de mort, donc si je tombe par hasard sur la suite je la lirai peut-être, mais cette lecture est loin d'être indispensable.

08/10/2009 (modifier)