Je n'ai pas été conquis par cette BD mais je l'ai fini par respect.
Le sujet abordé est simple, une femme rencontre un homme, ils forment un couple, se marient, elle tombe enceinte, ils achètent une maison, il perd son travail puis en retrouve un autre, qu'il commence le 10 septembre 2001 dans une des tours du World Center...
L'évènement est vite traité, la BD se consacre surtout à l'après et aux difficultés que rencontre l'auteur.
Beaucoup de points abordés m'étaient inconnus mais trop d'autres ne sont pas abordés.
On retrouve les USA dans tous leurs défauts : rapport à l'argent en premier...
C'est peu plaisant à lire, le dessin est mignon et aéré mais c'est le propos qui prévaut. Celui-ci manque de plan clair, on passe du coq à l'âne.
Cette BD joue un évènement majeur du début du XXI ème siècle mais passe vite fait à des préoccupations plus personnelles.
Je ne vais pas épiloguer mais cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Matière fantôme est une bien étrange série à portée un peu philosophique voire métaphysique à l'image du film culte 2001, l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. C'est vrai que l'idée de départ était intéressante mais le développement m'a peu convaincu.
Cela se lit pourtant très bien malgré quelques enchaînement hasardeux. Un homme cherche à comprendre pourquoi il se retrouve tout seul à bord d'un vaisseau à la dérive dans l'espace intersidéral. A aucun moment, il ne se passe quelque chose avec le lecteur pour rendre ce personnage attachant. Dès lors, cela n'intéressera guère le lecteur.
Alpha, bêta et delta : l'ordre n'est pas logique à l'image de cette série iconoclaste. C'est certes ambitieux dans le concept mais guère amusant ou émotionnel. Au final, c'est trop abstrait à mon goût pour pouvoir pleinement apprécier.
Moi qui avait adoré Tout seul, bien aimé Zoé, je suis très déçu par "Terre-Neuvas".
J'ai beau adorer le coup de crayon de Chabouté, j'avoue avoir quand même un gros reproche à faire pour ce one-shot. A part 2 ou 3 personnages bien tranchés et identifiables, le reste de l'équipage de "La Marie Jeanne" est trop uniforme ! Pour une fois le noir & blanc que j'affectionne tant dessert même l'histoire et accentue cette ambigüité entre les protagonistes...
Passée cette première remarque, j'avoue en plus m'être ennuyé les 45 premières pages et avoir été très déçu par "la révélation" qui explique toute l'intrigue développée dans la partie centrale de la BD. Ça fait désordre... Le début m'a fatigué par le côté manuel scolaire du parfait petit pêcheur à la morue au début du XXe siècle, et la fin quant à elle est carrément capilotractée. Un thriller, même quand on n'a pas trouvé, on aime que les révélations renvoient à des indices identifiables au fil de l'intrigue. Là, rien. Et à part être empyromancien pour lire l'avenir dans les entrailles de ces satanées morues, l'opus est plus que chiche d'indices...
Alors, si Chabouté nous régale de quelques très belles planches en noir & blanc qui rend parfaitement l'atmosphère lourde et angoissante du milieu du récit, il ne faut pas oubliée qu'une histoire est un tout avec un début, un développement et une conclusion. Ici, ça fait un peu bricolage, ça oscille entre la BD historique et le thriller avec une narration peu convaincante à cause de personnages qui se ressemblent trop.
Mauvaise pêche...
Mon avis ne porte également que sur le premier tome qui ne donne pas vraiment envie de continuer l'aventure dans le second : vous m'excuserez ! Il y a a assez de production actuellement sur le marché pour faire son choix. Si un premier tome n'est guère convaincant alors qu'il le sera pour une autre série, je pense que le lecteur saura ce qu'il a à faire. Bref, un premier tome se doit d'être pour le moins convaincant. C'est tout ce qu'on demande !
L'idée de départ aurait pu être intéressante avec la montée des eaux de la Seine dans le Paris de Janvier 1910. Cependant, l'intrigue est beaucoup trop classique tout en ne révélant rien, ce qui est décevant. Les dialogues du parler de l'ancienne France sont assommants. Seuls les dessins à l'aquarelle méritent le coup d'oeil. Cela ne sera guère suffisant pour emporter notre adhésion. Comment croire qu'une simple crue va bouleverser le monde des parisiens et son ordre social ? Cette atmosphère digne de l'Apocalypse n'est absolument pas crédible. Oui, on pourra dire que Sequana est un polar qui se liquéfie au fur et à mesure.
J’avais lu le premier tome de Nocturnes rouges. Ca date un peu maintenant et je n’avais pas trop accroché. Ce prequel est l’occasion de se replonger dans l’univers vampirique de Nhieu et de voir s’il réussira à infléchir mon opinion d’alors.
Ce premier opus ne m’a pas enthousiasmé. Au contraire, je lui trouve bien des défauts. Une baisse notable de la qualité du dessin est à déplorer. L’auteur est capable de bien mieux. Le scénario suit la même voie. Il est concis, ce qui rend la lecture brève. Et ce qu’il propose présente peu d’intérêt. Bref, je dirais que ce prequel est dans la lignée de la série mère, mais un ton en dessous.
A réserver pour les amateurs de Nocturnes rouges, ce qui n’est pas mon cas.
Après lecture presque totale de l'opus (je me suis arrêté à 250 pages sur les 350), mon avis est mitigé, même si négatif au final.
Tout d'abord, je voudrais saluer l'initiative. Je trouve l'idée très intéressante et beaucoup plus "amusante" que la lecture du "marabout flash n°2184: que dois-je savoir sur la création de l'univers, de la terre et de l'apparition des premières bêbêtes...". L'idée de ne pas avoir fait un BD "classique" avec du texte accompagnant chaque case est un plus. J'ai vraiment apprécié. De plus, le fait de mélanger des dessins "d'époque" avec des dessins plus contemporains permet un parralélisme qui montre, à mon sens, qu'on ne fait que reproduire des principes vieux comme le monde et même comme l'univers et permet, aussi, de se raccrocher à quelque chose de connu.
Malheureusement, il faut en venir aux points négatifs, qui me font donner une si mauvaise note.
Tout d'abord, je trouve qu'il y a beaucoup trop de cases. De ce fait, le texte est noyé et perd de son impact. Pourquoi, par moment, montrer 6 cases représentant plus ou moins la même scène alors que la moitié auraient été suffisantes (à mon sens)?
Ensuite, certaines références aux religions me semblent inutiles, car je pense pas assez connues pour vraiment avoir une valeur ajoutée (ou alors, il aurait fallu mettre une référence indiquant ce qu'elles réprésentent).
Ces deux points font que, régulièrement, je me suis ennuyé à la lecture, tournant des pages qui manquaient d'intérêt ou qui me faisaient perdre le fil de "l'histoire". Ceci confirme selon moi le fameux adage "trop de dessins tue le dessin" :-)
L'idéal aurait été, de mon point de vue, d'avoir un album qui ne fasse que la moitié de sa taille actuelle. De ce fait, on aurait eu quelque chose de "plus digeste" et qui aurait pu devenir une sorte d'ouvrage de référence, consultable facilement... (car je trouve que l'info proposée est de bonne qualité - c'est la forme qui me pose problème)
Graphiquement, cette BD est plutôt agréable à lire : jolies couleurs, personnages légèrement caricaturés et attachants, mise en page en apparence classique mais avec quelques belles compositions pour casser la monotonie du gaufrier.
Au niveau du scénario, je suis moins emballée : on navigue continuellement entre des tranches de vie des gens du quartier : la mamie avec son mari à l'hôpital, l'épicier arabe et son fils, le vétéran pilier de bar, le balayeur, le jeune couple hétéro sur le point de devenir parents, le jeune couple lesbien et ses problèmes de recherche d'appart', etc. Tout ce petit monde semble se contenter de sa petite routine jusqu'à l'arrivée d'un "grand voyageur" qui va (mais si peu) chambouler un peu tout ça.
A la base ce genre de récit n'est pas trop ma tasse de thé, ici je trouve que ce qui est annoncé comme l'arrivée d'un étranger qui bouscule les habitudes est bien timide et peu spectaculaire.
Quelques jours après la lecture, il ne m'en reste pas grand chose. En revanche, je ne doute pas que cette BD trouvera son public, c'est juste que je n'en fais pas partie.
Déjà que la préhistoire n'est pas une époque qui m'attire, mais en plus le scénario a vraiment mal vieilli. Enfin, son adaptation parce que je ne sais pas comment est le roman. La narration est très vieillote avec plein de textes à chaque cases et en plus ce n'est pas écrit très gros. Les personnages manquent de personnalités et je ne me suis pas du tout attaché à eux.
Il reste tout de même le dessin de Pellos qui est très bien même si les personnages semblent parfois figés et qu'on ne peut pas toujours admirer à cause du texte. Je vais donc être indulgent et mettre deux étoiles au lieu d'une parce que Pellos a un sacré coup de crayon.
L’horreur n’est pas mon genre de prédilection. Indépendamment de cela, ce one shot m’a déplu pour deux raisons principales :
(1) Une voix off trop présente. L’utilisation de l’imparfait, en plus d’alourdir inutilement le récit, donne l’impression que tout est joué d’avance. Que l’homme sortira vivant mais pas indemne.
(2) Le comportement incohérent du couple qui décide de s’installer dans cette maison hantée malgré les mises en garde et les signes précurseurs.
A noter que le corps du récit reste relativement basique, seul le final sauve quelque peu les meubles. Mais cela ne suffit pas à rendre sa lecture indispensable . . .
Pour les amateurs du genre (et encore, ils risquent d'être déçus)
après la lecture des 4 tomes
Une équipe de chercheurs s’embarque pour l’Antarctique afin d’étudier le réchauffement climatique de la planète.
Leia, notre héroïne, engagée pour vérifier que " toutes les données sont correctes", va découvrir des malfaçons, découverte qui va mettre sa propre vie en péril pour de simples chiffres.
Je ne suis pas un grand connaisseur de la série mère Imago Mundi mais ce spin off me paraît d’un niveau qualitatif bien supérieur.
Les détails qui m’avaient gêné de prime abord, ne sont ni inutiles ni anodins.
Par exemple, la présentation, du début, me semblait légèrement barbante... finalement elle sert de point de départ et de repère aux deux premiers tomes de notre histoire.
Le troisième sera la rencontre d’un troisième personnage et le quatrième tome en sera l’épilogue.
En effet chaque BD est centrée sur la même histoire vue par les différents protagonistes. Concept plutôt a la mode en ce moment. On nous promet même une construction narrative et des ambiances différentes.
Autre exemple agaçant, un flash back : il coupe l’histoire de façon inutile même s'il se révèle intéressant pour l’histoire par la suite...
Ce " presque " huis clos enneigé est assez convaincant, je dis presque car j'aurais souhaité l’histoire un peu plus oppressante. J'ajoute que l'héroïne est parfois bien énervante.
Maintenant il va falloir voir la suite...
Après la lecture des 2 derniers tomes.
Cette suite est très loin d’être aussi intéressante…
Le huis clos enneigé se transforme en série B d’action inutile.
Dommage pourtant, le début etait convainquant, je ne sais pas pourquoi l’auteur est parti sur cette voie mais il m’a perdu en route…
(8/20)
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Septembre en t'attendant
Je n'ai pas été conquis par cette BD mais je l'ai fini par respect. Le sujet abordé est simple, une femme rencontre un homme, ils forment un couple, se marient, elle tombe enceinte, ils achètent une maison, il perd son travail puis en retrouve un autre, qu'il commence le 10 septembre 2001 dans une des tours du World Center... L'évènement est vite traité, la BD se consacre surtout à l'après et aux difficultés que rencontre l'auteur. Beaucoup de points abordés m'étaient inconnus mais trop d'autres ne sont pas abordés. On retrouve les USA dans tous leurs défauts : rapport à l'argent en premier... C'est peu plaisant à lire, le dessin est mignon et aéré mais c'est le propos qui prévaut. Celui-ci manque de plan clair, on passe du coq à l'âne. Cette BD joue un évènement majeur du début du XXI ème siècle mais passe vite fait à des préoccupations plus personnelles. Je ne vais pas épiloguer mais cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Matière fantôme
Matière fantôme est une bien étrange série à portée un peu philosophique voire métaphysique à l'image du film culte 2001, l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. C'est vrai que l'idée de départ était intéressante mais le développement m'a peu convaincu. Cela se lit pourtant très bien malgré quelques enchaînement hasardeux. Un homme cherche à comprendre pourquoi il se retrouve tout seul à bord d'un vaisseau à la dérive dans l'espace intersidéral. A aucun moment, il ne se passe quelque chose avec le lecteur pour rendre ce personnage attachant. Dès lors, cela n'intéressera guère le lecteur. Alpha, bêta et delta : l'ordre n'est pas logique à l'image de cette série iconoclaste. C'est certes ambitieux dans le concept mais guère amusant ou émotionnel. Au final, c'est trop abstrait à mon goût pour pouvoir pleinement apprécier.
Terre-Neuvas
Moi qui avait adoré Tout seul, bien aimé Zoé, je suis très déçu par "Terre-Neuvas". J'ai beau adorer le coup de crayon de Chabouté, j'avoue avoir quand même un gros reproche à faire pour ce one-shot. A part 2 ou 3 personnages bien tranchés et identifiables, le reste de l'équipage de "La Marie Jeanne" est trop uniforme ! Pour une fois le noir & blanc que j'affectionne tant dessert même l'histoire et accentue cette ambigüité entre les protagonistes... Passée cette première remarque, j'avoue en plus m'être ennuyé les 45 premières pages et avoir été très déçu par "la révélation" qui explique toute l'intrigue développée dans la partie centrale de la BD. Ça fait désordre... Le début m'a fatigué par le côté manuel scolaire du parfait petit pêcheur à la morue au début du XXe siècle, et la fin quant à elle est carrément capilotractée. Un thriller, même quand on n'a pas trouvé, on aime que les révélations renvoient à des indices identifiables au fil de l'intrigue. Là, rien. Et à part être empyromancien pour lire l'avenir dans les entrailles de ces satanées morues, l'opus est plus que chiche d'indices... Alors, si Chabouté nous régale de quelques très belles planches en noir & blanc qui rend parfaitement l'atmosphère lourde et angoissante du milieu du récit, il ne faut pas oubliée qu'une histoire est un tout avec un début, un développement et une conclusion. Ici, ça fait un peu bricolage, ça oscille entre la BD historique et le thriller avec une narration peu convaincante à cause de personnages qui se ressemblent trop. Mauvaise pêche...
Sequana
Mon avis ne porte également que sur le premier tome qui ne donne pas vraiment envie de continuer l'aventure dans le second : vous m'excuserez ! Il y a a assez de production actuellement sur le marché pour faire son choix. Si un premier tome n'est guère convaincant alors qu'il le sera pour une autre série, je pense que le lecteur saura ce qu'il a à faire. Bref, un premier tome se doit d'être pour le moins convaincant. C'est tout ce qu'on demande ! L'idée de départ aurait pu être intéressante avec la montée des eaux de la Seine dans le Paris de Janvier 1910. Cependant, l'intrigue est beaucoup trop classique tout en ne révélant rien, ce qui est décevant. Les dialogues du parler de l'ancienne France sont assommants. Seuls les dessins à l'aquarelle méritent le coup d'oeil. Cela ne sera guère suffisant pour emporter notre adhésion. Comment croire qu'une simple crue va bouleverser le monde des parisiens et son ordre social ? Cette atmosphère digne de l'Apocalypse n'est absolument pas crédible. Oui, on pourra dire que Sequana est un polar qui se liquéfie au fur et à mesure.
Nocturnes rouges - Origines
J’avais lu le premier tome de Nocturnes rouges. Ca date un peu maintenant et je n’avais pas trop accroché. Ce prequel est l’occasion de se replonger dans l’univers vampirique de Nhieu et de voir s’il réussira à infléchir mon opinion d’alors. Ce premier opus ne m’a pas enthousiasmé. Au contraire, je lui trouve bien des défauts. Une baisse notable de la qualité du dessin est à déplorer. L’auteur est capable de bien mieux. Le scénario suit la même voie. Il est concis, ce qui rend la lecture brève. Et ce qu’il propose présente peu d’intérêt. Bref, je dirais que ce prequel est dans la lignée de la série mère, mais un ton en dessous. A réserver pour les amateurs de Nocturnes rouges, ce qui n’est pas mon cas.
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Après lecture presque totale de l'opus (je me suis arrêté à 250 pages sur les 350), mon avis est mitigé, même si négatif au final. Tout d'abord, je voudrais saluer l'initiative. Je trouve l'idée très intéressante et beaucoup plus "amusante" que la lecture du "marabout flash n°2184: que dois-je savoir sur la création de l'univers, de la terre et de l'apparition des premières bêbêtes...". L'idée de ne pas avoir fait un BD "classique" avec du texte accompagnant chaque case est un plus. J'ai vraiment apprécié. De plus, le fait de mélanger des dessins "d'époque" avec des dessins plus contemporains permet un parralélisme qui montre, à mon sens, qu'on ne fait que reproduire des principes vieux comme le monde et même comme l'univers et permet, aussi, de se raccrocher à quelque chose de connu. Malheureusement, il faut en venir aux points négatifs, qui me font donner une si mauvaise note. Tout d'abord, je trouve qu'il y a beaucoup trop de cases. De ce fait, le texte est noyé et perd de son impact. Pourquoi, par moment, montrer 6 cases représentant plus ou moins la même scène alors que la moitié auraient été suffisantes (à mon sens)? Ensuite, certaines références aux religions me semblent inutiles, car je pense pas assez connues pour vraiment avoir une valeur ajoutée (ou alors, il aurait fallu mettre une référence indiquant ce qu'elles réprésentent). Ces deux points font que, régulièrement, je me suis ennuyé à la lecture, tournant des pages qui manquaient d'intérêt ou qui me faisaient perdre le fil de "l'histoire". Ceci confirme selon moi le fameux adage "trop de dessins tue le dessin" :-) L'idéal aurait été, de mon point de vue, d'avoir un album qui ne fasse que la moitié de sa taille actuelle. De ce fait, on aurait eu quelque chose de "plus digeste" et qui aurait pu devenir une sorte d'ouvrage de référence, consultable facilement... (car je trouve que l'info proposée est de bonne qualité - c'est la forme qui me pose problème)
Le Temps des cerises
Graphiquement, cette BD est plutôt agréable à lire : jolies couleurs, personnages légèrement caricaturés et attachants, mise en page en apparence classique mais avec quelques belles compositions pour casser la monotonie du gaufrier. Au niveau du scénario, je suis moins emballée : on navigue continuellement entre des tranches de vie des gens du quartier : la mamie avec son mari à l'hôpital, l'épicier arabe et son fils, le vétéran pilier de bar, le balayeur, le jeune couple hétéro sur le point de devenir parents, le jeune couple lesbien et ses problèmes de recherche d'appart', etc. Tout ce petit monde semble se contenter de sa petite routine jusqu'à l'arrivée d'un "grand voyageur" qui va (mais si peu) chambouler un peu tout ça. A la base ce genre de récit n'est pas trop ma tasse de thé, ici je trouve que ce qui est annoncé comme l'arrivée d'un étranger qui bouscule les habitudes est bien timide et peu spectaculaire. Quelques jours après la lecture, il ne m'en reste pas grand chose. En revanche, je ne doute pas que cette BD trouvera son public, c'est juste que je n'en fais pas partie.
La Guerre du feu
Déjà que la préhistoire n'est pas une époque qui m'attire, mais en plus le scénario a vraiment mal vieilli. Enfin, son adaptation parce que je ne sais pas comment est le roman. La narration est très vieillote avec plein de textes à chaque cases et en plus ce n'est pas écrit très gros. Les personnages manquent de personnalités et je ne me suis pas du tout attaché à eux. Il reste tout de même le dessin de Pellos qui est très bien même si les personnages semblent parfois figés et qu'on ne peut pas toujours admirer à cause du texte. Je vais donc être indulgent et mettre deux étoiles au lieu d'une parce que Pellos a un sacré coup de crayon.
Fontainebleau
L’horreur n’est pas mon genre de prédilection. Indépendamment de cela, ce one shot m’a déplu pour deux raisons principales : (1) Une voix off trop présente. L’utilisation de l’imparfait, en plus d’alourdir inutilement le récit, donne l’impression que tout est joué d’avance. Que l’homme sortira vivant mais pas indemne. (2) Le comportement incohérent du couple qui décide de s’installer dans cette maison hantée malgré les mises en garde et les signes précurseurs. A noter que le corps du récit reste relativement basique, seul le final sauve quelque peu les meubles. Mais cela ne suffit pas à rendre sa lecture indispensable . . . Pour les amateurs du genre (et encore, ils risquent d'être déçus)
Climax
après la lecture des 4 tomes Une équipe de chercheurs s’embarque pour l’Antarctique afin d’étudier le réchauffement climatique de la planète. Leia, notre héroïne, engagée pour vérifier que " toutes les données sont correctes", va découvrir des malfaçons, découverte qui va mettre sa propre vie en péril pour de simples chiffres. Je ne suis pas un grand connaisseur de la série mère Imago Mundi mais ce spin off me paraît d’un niveau qualitatif bien supérieur. Les détails qui m’avaient gêné de prime abord, ne sont ni inutiles ni anodins. Par exemple, la présentation, du début, me semblait légèrement barbante... finalement elle sert de point de départ et de repère aux deux premiers tomes de notre histoire. Le troisième sera la rencontre d’un troisième personnage et le quatrième tome en sera l’épilogue. En effet chaque BD est centrée sur la même histoire vue par les différents protagonistes. Concept plutôt a la mode en ce moment. On nous promet même une construction narrative et des ambiances différentes. Autre exemple agaçant, un flash back : il coupe l’histoire de façon inutile même s'il se révèle intéressant pour l’histoire par la suite... Ce " presque " huis clos enneigé est assez convaincant, je dis presque car j'aurais souhaité l’histoire un peu plus oppressante. J'ajoute que l'héroïne est parfois bien énervante. Maintenant il va falloir voir la suite... Après la lecture des 2 derniers tomes. Cette suite est très loin d’être aussi intéressante… Le huis clos enneigé se transforme en série B d’action inutile. Dommage pourtant, le début etait convainquant, je ne sais pas pourquoi l’auteur est parti sur cette voie mais il m’a perdu en route… (8/20)