Je rejoins l’avis de mon prédécesseur.
Cette bd avait un beau potentiel qui a été lâchement sabordé par les auteurs. Le début prometteur laisse ensuite la place à un récit plus trivial qui se perd dans les méandres de la futilité. On se retrouve face à un jeune garçon qui rêve de devenir écrivain. Pour se faire, il va jusqu’à singer les manies de ses auteurs fétiches. Ironiquement, il va réaliser son rêve d’écrivain par le biais de la correspondance qu’il envoie à ses parents restés sur le vieux continent. C’est surtout un affabulateur qui réussit le tour de force de se mentir à lui-même en inventant des histoires plus grotesques les unes que les autres. Malheureusement pour lui, il est le seul à y croire. Ce pitch aurait pu être des plus intéressants s’il avait été mieux traité.
Côté dessin, le trait est sympa mais ne facilite pas la lisibilité des planches.
Dispensable à la lecture comme à l’achat.
Figurez-vous qu’une semaine après avoir emprunté cet album à ma bibliothèque, j’en avais oublié jusqu’au titre, cherchant désespérément dans ma mémoire (certes déficiente) quel était donc cet album que j’étais certain d’avoir omis d’aviser.
Il s’agissait donc de ce Boris Vian en image et en bande dessinée. Un titre qui se justifie pleinement dans le sens où plus d’un des textes de l’artiste est illustré via une image plutôt qu’au travers d’une histoire dessinée.
Neurones remis en place, que puis-je en dire ?
Tout d’abord, la brochette d’artistes réunis pour la réalisation de cet album est assez impressionnante. Parmi eux, j’ai retrouvé Davodeau, Cabu, Fred, Solé, Chabouté, Pierre Guilmard, Rabaté ou Christian Godard (des grands noms s’il en est).
Ensuite, et c’est bien plus regrettable, l’adaptation des textes s’est souvent faite sans aucune originalité. Entendez par là que les artistes travaillent dans leurs styles personnels mais sans s’écarter du texte de la chanson illustrée. Et, comme je l’ai déjà dit, je trouve qu’un texte de chanson ne convient pas en tant que support narratif pour une histoire en bande dessinée sans un minimum d’adaptation et/ou de liberté.
Par conséquent, les seules images qui me reviennent en mémoire sont celles issues de dessinateurs dont j’aime le style (Guilmard, Davodeau et Chabouté plus particulièrement). Les illustrations de chansons, elles, ne m’ont absolument pas marqué, sinon en négatif puisque je n’ai pas aimé le style de la plupart d’entre elles.
Franchement bof, et aussi vite oublié qu’il fut vite lu. Dommage car la présentation, elle, est très soignée et surtout parce que la brochette d’artistes laissait de grandes espérances.
Sans trop pouvoir définir pourquoi, je n'avais pas été convaincu par les adaptations de nouvelles de Lovecraft réalisées par le même auteur et publié par le même éditeur. Pour cette série d'adaptations de nouvelles d'Edgar Poe, je ne suis pas plus convaincu mais je mets plus facilement le doigt sur ce qui m'a déplu.
Ce bel album bien cartonné recueille moins d'une dizaine de nouvelles. Dans cette liste, il y en a deux qui font partie de mes préférées parmi les Histoires Extraordinaires de Poe. Il y en a trois autres, par contre, que je ne connaissais pas du tout. Je dois avouer que ces dernières ne sont d'ailleurs pas terribles et j'ai l'impression que la lecture de leurs oeuvres originales m'aurait probablement laissé assez indifférent.
Mais de toute manière, ce qui ne va pas ici, c'est leur transposition en BD. Le résultat est franchement décevant, surtout quand on a lu les romans.
Pourtant le dessin est de bonne qualité. Noir, réaliste, assez classe malgré de légers défauts techniques, il aurait parfaitement pu coller à l'ambiance fantastique et rétro des contes de Poe. Mais la mise en page est ratée. L'agencement des cases est fait de telle manière qu'on ne sait jamais dans quel sens les lire, parfois de gauche à droite, parfois l'inverse, avec des bulles de narration que j'ai régulièrement lu dans le désordre. Ca gâche tout.
Quant aux adaptations en elles-mêmes, elles sont relativement fidèles mais n'arrivent pas à faire ressortir l'ambiance pesante et émotionnelle de l'oeuvre littéraire. Les intrigues tombent à plat le plus souvent.
A cela s'ajoute une narration trop présente et souvent redondante avec les illustrations, qui oblige le lecteur à faire le choix entre lire le texte ou bien regarder les images.
Globalement, c'est honnête, mais décevant. Ca ne m'a même pas donné envie de relire les nouvelles de Poe qui m'avaient tant plu à l'époque. Dommage car il y avait de quoi faire nettement mieux avec un tel dessin et de tels scénarios.
Si il y a des petits passages sympas, l'ensemble m'a paru pénible sur la longueur.
L'absurde à la Monty Pithon manque de constance et ne va pas assez loin à mon goût.
Le dessin est agréable mais les couleurs sont hideuses comparées à celle de nos jours.
J'ai lu cette BD il a deux jours et j'en ai déjà oublié l'histoire (que je me suis forcé à finir).
Cette BD souffre sérieusement du poids des années, je comprends d'ailleurs pas l'intérêt de la réédition.
Je me serai bien passé de cette lecture même si cette BD n'est pas catastrophique.
Il faut faire corps avec, ce que je ne suis jamais arrivé à faire...
Aaaaah … dommage que la fibre narrative de Kazu Kibuishi et son talent graphique ne soient pas au diapason.
Ce one shot mise tout sur le dynamisme de la mise en scène et l’action au détriment de la trame. Le résultat? Un récit léger, trop léger. Les quelques éléments du début, sensés aiguiser notre curiosité, se révèlent bien vite sans consistance ni originalité. L’ensemble reste plat et convenu. Cette bd, c’est un peu comme une pomme de bel aspect mais à la saveur fade. L’auteur aime les robots, c’est un fait. Mais leur présence dans cet album est totalement dispensable (contrairement à la série Amulet du même auteur).
Bref, voici un album qui manque singulièrement de développement et donc d’intérêt.
Je voulais découvrir ce phénomène et, manifestement, j’ai commencé par la mauvaise déclinaison. Alors, comme les autres lecteurs, j’ai trouvé l’univers très restreint et l’humour très moyen et répétitif. Restent quelques bonnes idées et un esprit bon enfant sans prise de tête, ce qui est toujours appréciable.
Le dessin de Larcenet n’est pas de ceux que j’apprécie mais, dans le cas présent, il n’influence en rien ma cote. Je pense cependant que jamais je ne lirai une de ces séries pour son style graphique. Je le trouve vraiment trop succin, trop caricatural, trop faussement maladroit.
Peut-être un jour me lancerai-je dans une autre des déclinaisons de ce Donjon mais dans le cas présent, mon sentiment, c’est bof, bof …
Nous voilà avec une histoire presque littéralement sans queue ni tête. En effet, chaque case est suivie d'un commentaire explicatif (parfois littéral, parfois plus évocateur, parfois drôle, souvent plat), commençant par "et pendant ce temps-là...", sauf la première, bien sûr.
Le principe, s'il n'est pas inintéressant, n'en est pas pour autant très malin. Parce que bien sûr, toutes les actions du bouquin (9 sur chacune des 30 pages) ne sont pas simultanées, bien évidemment. mais je sens que je perds déjà quelques lecteurs. Tout ça pour dire qu'on se lasse vite du procédé, que l'on soit jeune ou pas, que l'on aime le dessin très simpliste de Kaze Dolemite ou pas...
2 points parce qu'il fallait oser et que l'auteur réussit à ne pas se répéter, mais pour le reste, c'est d'un intérêt très limité.
Basée au départ sur un concept qui semblait intéressant (un docteur qui hérite d'un manteau magique lui donnant des pouvoirs), on aboutit finalement sur une BD sans magie... malheureusement...
Sans être extraordinaires, les histoires se lisent facilement, les dessins sont assez bien faits...
Mais il manque ce petit plus qui aurait pu donner un peu plus d'intérêt à cette BD.
Cette BD s'adresse bien entendu à un jeune public... mais est-ce suffisant ?
Mouais... Une série d'humour comme on en fait beaucoup en ce moment (une série d'humour Bamboo) !
Le trait d’Yannick est reconnaissable (car je lis aussi "Raoul & Fernand" de lui), et son style de dessin passe mieux en strip qu’en petite histoire : dessins simples, pas forcément jolis, sans trop de traits, sans ou avec peu de décors, le tout pas très bien colorisé (couleurs trop froides). C'est typique des productions d'humours ‘Bamboo’, ce n’est pas très joli mais ça se laisse lire.
Les gags ne sont pas vraiment drôles, et le développement du gag est plus drôle que la chute. Certes le scénario se renouvellent bien car chaque histoire aborde un métier différent, mais il n'y a que quelques bonnes idées et elles sont mal exploitées.
Même un ado cherchant ce qu’il veut faire plus tard ne trouvera pas cela drôle (comme moi donc). Ça passe dans "Le journal de Mickey ", mais là ce n’est pas génial.
Pas une mauvaise BD, mais une BD plate, fade et sans originalité.
Après un départ en fanfare et des premières pages vraiment très drôles, on pouvait attendre une BD géniale. Hélas, mille fois hélas, ce n’est pas le cas et passés ses premiers éclats de rire, il n’y a que peu d’occasions de se marrer à nouveau.
Pourtant il y avait vraiment de la matière. Les aventures de cette justicière à mi-temps commencent sur les chapeaux de roues : situation cocasse, dialogues amusants et petits détails farfelus disséminés en arrière plan. Le tout servi par un dessin très fun. Mais l’histoire se perd rapidement dans des chemins qu’il aurait été préférable d’éviter. Notre jeune et belle héroïne est très niaise, elle ne fait même pas exprès d’arrêter les malfaiteurs (un peu comme l’inspecteur Gadget qui ne se rend pas compte que c’est sa nièce et son chien qui font tout le boulot à sa place). Les situations qui en découlent ne sont finalement pas très cocasses, mais plutôt énervantes. Sinon à chaque fois qu’elle approche une goute d’alcool son comportement devient incohérent. Et malheureusement la non plus cela n’amène pas de situation drôle.
Cette orientation n’est finalement pas très efficace. Il ne reste qu’a espérer que les auteurs corrigeront le tir dans le second tome et sauront étaler sur un tome complet ce qui était si amusant dans les premières pages.
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Hamerikka
Je rejoins l’avis de mon prédécesseur. Cette bd avait un beau potentiel qui a été lâchement sabordé par les auteurs. Le début prometteur laisse ensuite la place à un récit plus trivial qui se perd dans les méandres de la futilité. On se retrouve face à un jeune garçon qui rêve de devenir écrivain. Pour se faire, il va jusqu’à singer les manies de ses auteurs fétiches. Ironiquement, il va réaliser son rêve d’écrivain par le biais de la correspondance qu’il envoie à ses parents restés sur le vieux continent. C’est surtout un affabulateur qui réussit le tour de force de se mentir à lui-même en inventant des histoires plus grotesques les unes que les autres. Malheureusement pour lui, il est le seul à y croire. Ce pitch aurait pu être des plus intéressants s’il avait été mieux traité. Côté dessin, le trait est sympa mais ne facilite pas la lisibilité des planches. Dispensable à la lecture comme à l’achat.
Boris Vian (en images et en bande dessinée)
Figurez-vous qu’une semaine après avoir emprunté cet album à ma bibliothèque, j’en avais oublié jusqu’au titre, cherchant désespérément dans ma mémoire (certes déficiente) quel était donc cet album que j’étais certain d’avoir omis d’aviser. Il s’agissait donc de ce Boris Vian en image et en bande dessinée. Un titre qui se justifie pleinement dans le sens où plus d’un des textes de l’artiste est illustré via une image plutôt qu’au travers d’une histoire dessinée. Neurones remis en place, que puis-je en dire ? Tout d’abord, la brochette d’artistes réunis pour la réalisation de cet album est assez impressionnante. Parmi eux, j’ai retrouvé Davodeau, Cabu, Fred, Solé, Chabouté, Pierre Guilmard, Rabaté ou Christian Godard (des grands noms s’il en est). Ensuite, et c’est bien plus regrettable, l’adaptation des textes s’est souvent faite sans aucune originalité. Entendez par là que les artistes travaillent dans leurs styles personnels mais sans s’écarter du texte de la chanson illustrée. Et, comme je l’ai déjà dit, je trouve qu’un texte de chanson ne convient pas en tant que support narratif pour une histoire en bande dessinée sans un minimum d’adaptation et/ou de liberté. Par conséquent, les seules images qui me reviennent en mémoire sont celles issues de dessinateurs dont j’aime le style (Guilmard, Davodeau et Chabouté plus particulièrement). Les illustrations de chansons, elles, ne m’ont absolument pas marqué, sinon en négatif puisque je n’ai pas aimé le style de la plupart d’entre elles. Franchement bof, et aussi vite oublié qu’il fut vite lu. Dommage car la présentation, elle, est très soignée et surtout parce que la brochette d’artistes laissait de grandes espérances.
Edgar Poe - Le Chat Noir
Sans trop pouvoir définir pourquoi, je n'avais pas été convaincu par les adaptations de nouvelles de Lovecraft réalisées par le même auteur et publié par le même éditeur. Pour cette série d'adaptations de nouvelles d'Edgar Poe, je ne suis pas plus convaincu mais je mets plus facilement le doigt sur ce qui m'a déplu. Ce bel album bien cartonné recueille moins d'une dizaine de nouvelles. Dans cette liste, il y en a deux qui font partie de mes préférées parmi les Histoires Extraordinaires de Poe. Il y en a trois autres, par contre, que je ne connaissais pas du tout. Je dois avouer que ces dernières ne sont d'ailleurs pas terribles et j'ai l'impression que la lecture de leurs oeuvres originales m'aurait probablement laissé assez indifférent. Mais de toute manière, ce qui ne va pas ici, c'est leur transposition en BD. Le résultat est franchement décevant, surtout quand on a lu les romans. Pourtant le dessin est de bonne qualité. Noir, réaliste, assez classe malgré de légers défauts techniques, il aurait parfaitement pu coller à l'ambiance fantastique et rétro des contes de Poe. Mais la mise en page est ratée. L'agencement des cases est fait de telle manière qu'on ne sait jamais dans quel sens les lire, parfois de gauche à droite, parfois l'inverse, avec des bulles de narration que j'ai régulièrement lu dans le désordre. Ca gâche tout. Quant aux adaptations en elles-mêmes, elles sont relativement fidèles mais n'arrivent pas à faire ressortir l'ambiance pesante et émotionnelle de l'oeuvre littéraire. Les intrigues tombent à plat le plus souvent. A cela s'ajoute une narration trop présente et souvent redondante avec les illustrations, qui oblige le lecteur à faire le choix entre lire le texte ou bien regarder les images. Globalement, c'est honnête, mais décevant. Ca ne m'a même pas donné envie de relire les nouvelles de Poe qui m'avaient tant plu à l'époque. Dommage car il y avait de quoi faire nettement mieux avec un tel dessin et de tels scénarios.
Les Aveugles
Si il y a des petits passages sympas, l'ensemble m'a paru pénible sur la longueur. L'absurde à la Monty Pithon manque de constance et ne va pas assez loin à mon goût. Le dessin est agréable mais les couleurs sont hideuses comparées à celle de nos jours. J'ai lu cette BD il a deux jours et j'en ai déjà oublié l'histoire (que je me suis forcé à finir). Cette BD souffre sérieusement du poids des années, je comprends d'ailleurs pas l'intérêt de la réédition. Je me serai bien passé de cette lecture même si cette BD n'est pas catastrophique. Il faut faire corps avec, ce que je ne suis jamais arrivé à faire...
Daisy Kutter
Aaaaah … dommage que la fibre narrative de Kazu Kibuishi et son talent graphique ne soient pas au diapason. Ce one shot mise tout sur le dynamisme de la mise en scène et l’action au détriment de la trame. Le résultat? Un récit léger, trop léger. Les quelques éléments du début, sensés aiguiser notre curiosité, se révèlent bien vite sans consistance ni originalité. L’ensemble reste plat et convenu. Cette bd, c’est un peu comme une pomme de bel aspect mais à la saveur fade. L’auteur aime les robots, c’est un fait. Mais leur présence dans cet album est totalement dispensable (contrairement à la série Amulet du même auteur). Bref, voici un album qui manque singulièrement de développement et donc d’intérêt.
Donjon Parade
Je voulais découvrir ce phénomène et, manifestement, j’ai commencé par la mauvaise déclinaison. Alors, comme les autres lecteurs, j’ai trouvé l’univers très restreint et l’humour très moyen et répétitif. Restent quelques bonnes idées et un esprit bon enfant sans prise de tête, ce qui est toujours appréciable. Le dessin de Larcenet n’est pas de ceux que j’apprécie mais, dans le cas présent, il n’influence en rien ma cote. Je pense cependant que jamais je ne lirai une de ces séries pour son style graphique. Je le trouve vraiment trop succin, trop caricatural, trop faussement maladroit. Peut-être un jour me lancerai-je dans une autre des déclinaisons de ce Donjon mais dans le cas présent, mon sentiment, c’est bof, bof …
Pendant ce temps-là !
Nous voilà avec une histoire presque littéralement sans queue ni tête. En effet, chaque case est suivie d'un commentaire explicatif (parfois littéral, parfois plus évocateur, parfois drôle, souvent plat), commençant par "et pendant ce temps-là...", sauf la première, bien sûr. Le principe, s'il n'est pas inintéressant, n'en est pas pour autant très malin. Parce que bien sûr, toutes les actions du bouquin (9 sur chacune des 30 pages) ne sont pas simultanées, bien évidemment. mais je sens que je perds déjà quelques lecteurs. Tout ça pour dire qu'on se lasse vite du procédé, que l'on soit jeune ou pas, que l'on aime le dessin très simpliste de Kaze Dolemite ou pas... 2 points parce qu'il fallait oser et que l'auteur réussit à ne pas se répéter, mais pour le reste, c'est d'un intérêt très limité.
Docteur Poche
Basée au départ sur un concept qui semblait intéressant (un docteur qui hérite d'un manteau magique lui donnant des pouvoirs), on aboutit finalement sur une BD sans magie... malheureusement... Sans être extraordinaires, les histoires se lisent facilement, les dessins sont assez bien faits... Mais il manque ce petit plus qui aurait pu donner un peu plus d'intérêt à cette BD. Cette BD s'adresse bien entendu à un jeune public... mais est-ce suffisant ?
Plans de carrière
Mouais... Une série d'humour comme on en fait beaucoup en ce moment (une série d'humour Bamboo) ! Le trait d’Yannick est reconnaissable (car je lis aussi "Raoul & Fernand" de lui), et son style de dessin passe mieux en strip qu’en petite histoire : dessins simples, pas forcément jolis, sans trop de traits, sans ou avec peu de décors, le tout pas très bien colorisé (couleurs trop froides). C'est typique des productions d'humours ‘Bamboo’, ce n’est pas très joli mais ça se laisse lire. Les gags ne sont pas vraiment drôles, et le développement du gag est plus drôle que la chute. Certes le scénario se renouvellent bien car chaque histoire aborde un métier différent, mais il n'y a que quelques bonnes idées et elles sont mal exploitées. Même un ado cherchant ce qu’il veut faire plus tard ne trouvera pas cela drôle (comme moi donc). Ça passe dans "Le journal de Mickey ", mais là ce n’est pas génial. Pas une mauvaise BD, mais une BD plate, fade et sans originalité.
Paulette Comète
Après un départ en fanfare et des premières pages vraiment très drôles, on pouvait attendre une BD géniale. Hélas, mille fois hélas, ce n’est pas le cas et passés ses premiers éclats de rire, il n’y a que peu d’occasions de se marrer à nouveau. Pourtant il y avait vraiment de la matière. Les aventures de cette justicière à mi-temps commencent sur les chapeaux de roues : situation cocasse, dialogues amusants et petits détails farfelus disséminés en arrière plan. Le tout servi par un dessin très fun. Mais l’histoire se perd rapidement dans des chemins qu’il aurait été préférable d’éviter. Notre jeune et belle héroïne est très niaise, elle ne fait même pas exprès d’arrêter les malfaiteurs (un peu comme l’inspecteur Gadget qui ne se rend pas compte que c’est sa nièce et son chien qui font tout le boulot à sa place). Les situations qui en découlent ne sont finalement pas très cocasses, mais plutôt énervantes. Sinon à chaque fois qu’elle approche une goute d’alcool son comportement devient incohérent. Et malheureusement la non plus cela n’amène pas de situation drôle. Cette orientation n’est finalement pas très efficace. Il ne reste qu’a espérer que les auteurs corrigeront le tir dans le second tome et sauront étaler sur un tome complet ce qui était si amusant dans les premières pages.