Je suis déçu par ce one-shot. À chaque page, j'espérais aimer l'histoire, mais cette sensation n'est jamais arrivée. J'ai bien retrouvé la poésie et les bons mots de Jean-Claude Forest, mais il manque la touche fantaisiste de Ici même et La Jonque Fantôme, vue de l'orchestre. Tout d'abord, contrairement à ces deux one-shots, 'Enfants c'est l'Hydragon qui passe' se passe dans un monde plus conventionnel. Ça ne se passe dans un univers indéfini et cela m'a grandement déçu.
Ensuite, j'ai trouvé que l'histoire n'allait nulle part. Les personnages ne sont pas attachants hormis l'Original qui est le seul point positif de ce récit au scénario sans intérêt. Il ne reste que le dessin de Forest que j'aime bien. Son style est excellent autant en noir et blanc qu'en couleur.
Voici une histoire sans originalité autour des aventures picaresques d'un jeune en Amérique du sud sur fond de révolution. C'est du "archi-déjà-vu" avec un final sur le thème de la romance homosexuelle d'une mièvrerie quasi rédhibitoire.
Par contre cette bd vaut le détour pour le travail réalisé sur les couleurs absolument magnifique.
Mouais, pas génial comme petite BD.
Cette vieillerie de 1969 est purement l'adaptation en BD du dessin animé. Sauf que la magie de Walt Disney (dont "Le livre de la jungle" était le dernier film) n’opère pas comme dans le dessin animé. Elle n'opère pas du tout même.
Commençons par le dessin. Un inconnu (Hubbard) qui est après recherche, un dessinateur d'histoire de Disney et animateur plutôt connu qui a certes un trait un peu cartoon et ressemblant au dessin animé (encore heureux) sauf que bon, son dessin est figé, très épuré aussi avec pratiquement aucun décor. Son dessin est dénué de tous traits superficiels. L'encrage aussi est assez changeant.
Quant aux couleurs... dans la première édition (celle que j'ai lu, car l'autre bénéficiera sûrement d'une recolorisation) les couleurs sont assez moyennes. Influence du pop art ? En tout cas les couleurs sont dignes de Warhol... Du rose, du jaune, du violet, du bleu, du orange pétant, du rouge... Tout ça dans la jungle.
Le scénario est le même que dans le dessin animé (que je trouve très bon) mais là dans la BD on a l'impression de lire une succession de scénettes (hyper courtes) sans lien. C'est assez ch***t à lire. On échappe pas, par contre, à la chanson de Baloo ; je peux vous assurer que ça rend moins bien.
Pas top du tout, même si je m'y attendais !
‘Simbad le marin’ regroupe quatre récits d’Hugo Pratt, variables tant du point de vue de leur thème que de leur qualité.
• ‘AVENTURE A VENISE’ (extrait de L’As de pique, scénarisé par Mario Faustinelli et paru pour la première fois à la fin des années ‘40) : 1/5
Expédiée en six planches, cette aventure de l’As de pique ne plaira sans doute qu’aux familiers du héros. Les autres lecteurs n’y verront qu’un enchaînement confus d’événements dépourvus d’intérêt, dans la mesure où les auteurs ne prennent pas la peine de présenter un tant soit peu les différents personnages en présence.
• ‘SIMBAD LE MARIN’ (adaptation littéraire de Mino Milani, parue pour la première fois en 1963) : 2/5
Œuvre de commande publiée pour la première fois en 1963, ‘Simbad le marin’ relève davantage du récit illustré que de la bd. Le découpage se fait systématiquement en six cases, chacune d’elles étant relative aux trois ou quatre lignes de texte situées sous elle. Aucun phylactère donc. Le narrateur est Simbad lui-même et son monologue a pour objet ses mésaventures quelque peu répétitives. Le schéma de celles-ci est systématiquement le suivant : Simbad est riche ; il prend la mer ; une catastrophe survient et le pauvre homme échoue sur une île ; là-bas, il est, dans un premier temps, victime de créatures monstrueuses; puis, dans un second temps, il refait fortune, reprend la mer, et ainsi de suite.
• ‘UN LIEUTENANT ALLEMAND’ (épisode de la série Ernie Pike scénarisée par Hector Oesterheld et Hugo Pratt, paru en 1967) : 4/5
Nuremberg, après la guerre. Une jeune femme raconte à Ernie Pike, correspondant de guerre, le torpillage du navire britannique Lacinia par un submersible allemand et le sort du malheureux équipage. Je suis ravi de mon premier contact avec la série Ernie Pike. En effet, le noir et blanc de Pratt est quasiment impeccable. Par ailleurs, j’ai trouvé le récit relativement riche et bien équilibré, ce qui est d’autant plus impressionnant que l’histoire ne compte qu’une dizaine de planches.
• ‘LUCK STAR O’HARA’ (scénarisé par Pratt et publié initialement en 1968 ) : 3/5
L’agent Donovan se marie. Ses collègues du commissariat du Queens à New York semblent sincèrement se réjouir de l’événement. Pour sa part, le lieutenant O’hara trouve cela « assez chouette »… L’on voit malheureusement dès le départ où l’auteur veut en venir.
À moins d’être collectionneur, inutile de vous acharner à trouver l’un des rares exemplaires de ce recueil finalement très anecdotique. Le seul intérêt que l’on pourrait lui trouver réside finalement dans l’évolution qu’il permet d’apprécier dans le style de Pratt.
Pour conclure, je citerai cette remarque de Jean-Claude Faur, préfacier de l’ouvrage, qui me paraît très pertinente : « on notera la diversité des genres ici représentés avec la bd policière, la bd réaliste de guerre et la bd exotique et d’aventures, trois genres si dissemblables pourtant, qu’Hugo Pratt va réunir bientôt dans Corto Maltese ».
Ca faisait un moment que j'avais repéré cette BD comme étant l'un des rares grands prix de la critique ACBD qui n'étaient pas encore enregistrés sur BDtheque. L'ayant acquis il y a quelques mois, j'ai cependant mis un temps fou avant de la lire. Le dessin ainsi que le sujet visiblement noir me rebutaient.
Et je n'avais pas tort, je n'ai finalement pas aimé.
Le dessin est franchement repoussant. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment du dessin à mes yeux mais plus de la retouche photo. Visiblement, chaque planche est composée de photos prises par l'auteur, ou récupérée je ne sais où, puis tramées avec un encrage sale. Les personnages sont figés, sans vie, laids à en devenir détestables. L'usage de l'itération iconique est également récurrent, accentuant à mes yeux le sentiment d'économie de moyens artistiques. Et les rares fois où l'on n'a pas droit à un simple photo, quand l'auteur y ajoute un petit bout de dessin de sa main ou quand il fait un peu de montage photographique, c'est encore plus moche.
Le récit est adapté d'un roman de Jean Vautrin. C'est un récit noir avec une banlieue HLM pour décor, un flic extrêmiste, un immigré noir mal dans sa peau, une schyzophrène obsédée par la mort de sa soeur, et d'autres paumés dont les interactions vont, on s'en doute rapidement, tourner au drame sanglant. "Chacun sa pente", comme le déclare l'un des personnages. En effet, tous les personnages de ce récit ont un grain, une folie parfois sordide, parfois juste pitoyable. Ca sonne vraiment artificiel de voir une telle accumulation de dérangés du ciboulot et autres haineux extrêmistes.
La narration est en outre pénible. Le texte est écrit à la manière littéraire légèrement underground qui faisait école dans la fin des années 70, débuts 80. Un argot littéraire à base de métaphores poétiques, d'onomatopées et de tournures de phrase soit-disant figuratives. "Un style comme ça ! Voyez ? Bahihi bahaha ! Joli parlé rose. Banlieue et noi's d'Af'ique, bwana. Et la folie comme un soleil éblouissant..." Assez lourdingue.
Malgré ces reproches, ma note n'est pas minimale car la trame du scénario n'est pas si mauvaise et parce qu'il y a quand même quelques originalités indéniables dans ce récit, sa structure, son graphisme et ses personnages. Mais il faut s'accrocher ou franchement aimer le genre pour apprécier.
Voilà le deuxième opus de la collection «Le Casse», et cet album m’a paru au final décevant…
L’histoire m’a semblé moins prenante que dans le précédent volume Le Casse - Diamond. Il y a beaucoup de dialogues et monologues et cela rend le récit par moment long à suivre et lent dans son rythme.
Autre défaut qui m’a particulièrement énervé, c’est le langage actuel des protagonistes, alors que l’histoire se déroule à l’An 30 ! Moi, les « espèce de conne », « putain » et autre « imbécile » en pleine Judée au temps du Christ, ça me dérange ! Ce n’est pas la vulgarité qui me chipote, c’est l’ensemble du dialecte choisi par l’auteur qui n’a, à mes yeux, que très peu de cohérence avec le reste…
Quant à l’aspect graphique, je le trouve plutôt réussi, et la mise en couleurs est dans l’ensemble bonne.
Dommage car le choix de l’intrigue m’a plu, et il y avait moyen de faire du lourd, du très lourd. Au final, j’ai lu cet album sans éprouver de grand intérêt. Cela aurait été pas mal si certains choix de l’auteur ne m’avaient pas dérangé. Croisons les doigts pour la suite…
Bof, j’ai pas trop accroché pour le coup.
Tout comme Ems et Miranda, je ne garde pas un grand souvenir de ma lecture. L’histoire n’a pas su me captiver ou plus simplement retenir mon attention. Le sujet n’est pourtant pas inintéressant avec le côté obscur du Dr Jekyll qui prend petit à petit le dessus en cherchant à mettre la main sur les travaux de Frankenstein. Mais voilà, je ne suis pas rentré dans ce récit. Pourtant, les dessins sont pas mal, voire même franchement bien.
Dans la même collection, j'ai bien mieux apprécié Sherlock Holmes et les vampires de Londres.
Voilà que Tim Burton sort un film sur le conte le plus célèbre de Léwis Carroll pour le compte de la petite souris aux grandes oreilles que les éditeurs de tous poils en profitent pour inonder les librairies d’adaptations variées et pas toujours heureuses.
Cette version est certes très fidèle au conte originel mais je n’y ai pris aucun plaisir à la lire. C’est une retranscription sans saveur qui nous est ici contée. Le schéma narratif, dupliqué à l’infini, est toujours le même : Alice se pose une question et se fait ensuite rabrouer par les habitants du pays des merveilles. Mais quelle petite impertinente ! Qu’on lui coupe la tête ! C’est long, poussif, pas onirique pour un sou. Bref, la magie n’a pas opéré. Ce premier opus n’a de merveilleux que son titre. Même les dessins ne m’ont pas enchanté. Vous aurez compris que j'aurais aimé que les auteurs nous proposent une vision plus personnelle du conte.
A noter que c’est la fille du grand Moore qui a co-scénarisé (co-retranscrit ?) ce récit. Le premier livre a trait à " Alice au pays des merveilles " et le second à venir portera sur l’autre conte de Lewis : "A travers le miroir".
Un manga publié par Futuropolis dans sa collection Louvre… pourquoi pas ? Graphiquement c'est plutôt joli, c'est d'ailleurs ce qui m'a incitée à lire cette production d'autant que le format assez grand le met bien en valeur. Seulement voilà le scénario est proche du néant, on part pourtant d'une bonne idée : un tableau dont l'encre d'un noir absolu serait maudit et au final ça dérive vers le gore total, comme ça sans prévenir et hop c'est fini, s'ensuit un petit épilogue pour faire sérieux...
Bref, parce qu'il est bref aussi, malgré ces 128 pages qui se lisent à la vitesse du son !
J'allais m'arrêter là, mais non j'oublie encore un détail de taille ! Le prix ! Aussi gros que le scénario est minuscule !
J'ai laissé volontairement l'éditeur s'exalter dans son résumé de l'histoire et en faire un portrait on ne peut plus alléchant... que d'humour !
C’est un achat programmé mais la déception est au rendez-vous.
C’est une uchronie qui démarre en 1941 lors du III Reich, l’Allemagne victorieuse de la Grande Bretagne et des USA a pour dernier adversaire l’URSS.
L’armée soviétique à l’avantage, Zytec, maître de l’Allemagne, préconise une attaque virale mais le Haut Conseil n’est pas vraiment d’accord (Haut conseil représenté par le tristement célèbre Heydrich), je vous laisse découvrir la suite.
Je m’accommode facilement d’un dessin moyen, mais si le scénario semble séduisant, la lecture est pénible, c’est confus : franchement une désillusion.
J’ai perdu plusieurs fois le fil de l’histoire, l’idée de départ est bonne mais mal exploitée.
C’est pourquoi je mets une note faible.
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Enfants c'est l'Hydragon qui passe
Je suis déçu par ce one-shot. À chaque page, j'espérais aimer l'histoire, mais cette sensation n'est jamais arrivée. J'ai bien retrouvé la poésie et les bons mots de Jean-Claude Forest, mais il manque la touche fantaisiste de Ici même et La Jonque Fantôme, vue de l'orchestre. Tout d'abord, contrairement à ces deux one-shots, 'Enfants c'est l'Hydragon qui passe' se passe dans un monde plus conventionnel. Ça ne se passe dans un univers indéfini et cela m'a grandement déçu. Ensuite, j'ai trouvé que l'histoire n'allait nulle part. Les personnages ne sont pas attachants hormis l'Original qui est le seul point positif de ce récit au scénario sans intérêt. Il ne reste que le dessin de Forest que j'aime bien. Son style est excellent autant en noir et blanc qu'en couleur.
Muchacho
Voici une histoire sans originalité autour des aventures picaresques d'un jeune en Amérique du sud sur fond de révolution. C'est du "archi-déjà-vu" avec un final sur le thème de la romance homosexuelle d'une mièvrerie quasi rédhibitoire. Par contre cette bd vaut le détour pour le travail réalisé sur les couleurs absolument magnifique.
Le Livre de la Jungle
Mouais, pas génial comme petite BD. Cette vieillerie de 1969 est purement l'adaptation en BD du dessin animé. Sauf que la magie de Walt Disney (dont "Le livre de la jungle" était le dernier film) n’opère pas comme dans le dessin animé. Elle n'opère pas du tout même. Commençons par le dessin. Un inconnu (Hubbard) qui est après recherche, un dessinateur d'histoire de Disney et animateur plutôt connu qui a certes un trait un peu cartoon et ressemblant au dessin animé (encore heureux) sauf que bon, son dessin est figé, très épuré aussi avec pratiquement aucun décor. Son dessin est dénué de tous traits superficiels. L'encrage aussi est assez changeant. Quant aux couleurs... dans la première édition (celle que j'ai lu, car l'autre bénéficiera sûrement d'une recolorisation) les couleurs sont assez moyennes. Influence du pop art ? En tout cas les couleurs sont dignes de Warhol... Du rose, du jaune, du violet, du bleu, du orange pétant, du rouge... Tout ça dans la jungle. Le scénario est le même que dans le dessin animé (que je trouve très bon) mais là dans la BD on a l'impression de lire une succession de scénettes (hyper courtes) sans lien. C'est assez ch***t à lire. On échappe pas, par contre, à la chanson de Baloo ; je peux vous assurer que ça rend moins bien. Pas top du tout, même si je m'y attendais !
Simbad le marin
‘Simbad le marin’ regroupe quatre récits d’Hugo Pratt, variables tant du point de vue de leur thème que de leur qualité. • ‘AVENTURE A VENISE’ (extrait de L’As de pique, scénarisé par Mario Faustinelli et paru pour la première fois à la fin des années ‘40) : 1/5 Expédiée en six planches, cette aventure de l’As de pique ne plaira sans doute qu’aux familiers du héros. Les autres lecteurs n’y verront qu’un enchaînement confus d’événements dépourvus d’intérêt, dans la mesure où les auteurs ne prennent pas la peine de présenter un tant soit peu les différents personnages en présence. • ‘SIMBAD LE MARIN’ (adaptation littéraire de Mino Milani, parue pour la première fois en 1963) : 2/5 Œuvre de commande publiée pour la première fois en 1963, ‘Simbad le marin’ relève davantage du récit illustré que de la bd. Le découpage se fait systématiquement en six cases, chacune d’elles étant relative aux trois ou quatre lignes de texte situées sous elle. Aucun phylactère donc. Le narrateur est Simbad lui-même et son monologue a pour objet ses mésaventures quelque peu répétitives. Le schéma de celles-ci est systématiquement le suivant : Simbad est riche ; il prend la mer ; une catastrophe survient et le pauvre homme échoue sur une île ; là-bas, il est, dans un premier temps, victime de créatures monstrueuses; puis, dans un second temps, il refait fortune, reprend la mer, et ainsi de suite. • ‘UN LIEUTENANT ALLEMAND’ (épisode de la série Ernie Pike scénarisée par Hector Oesterheld et Hugo Pratt, paru en 1967) : 4/5 Nuremberg, après la guerre. Une jeune femme raconte à Ernie Pike, correspondant de guerre, le torpillage du navire britannique Lacinia par un submersible allemand et le sort du malheureux équipage. Je suis ravi de mon premier contact avec la série Ernie Pike. En effet, le noir et blanc de Pratt est quasiment impeccable. Par ailleurs, j’ai trouvé le récit relativement riche et bien équilibré, ce qui est d’autant plus impressionnant que l’histoire ne compte qu’une dizaine de planches. • ‘LUCK STAR O’HARA’ (scénarisé par Pratt et publié initialement en 1968 ) : 3/5 L’agent Donovan se marie. Ses collègues du commissariat du Queens à New York semblent sincèrement se réjouir de l’événement. Pour sa part, le lieutenant O’hara trouve cela « assez chouette »… L’on voit malheureusement dès le départ où l’auteur veut en venir. À moins d’être collectionneur, inutile de vous acharner à trouver l’un des rares exemplaires de ce recueil finalement très anecdotique. Le seul intérêt que l’on pourrait lui trouver réside finalement dans l’évolution qu’il permet d’apprécier dans le style de Pratt. Pour conclure, je citerai cette remarque de Jean-Claude Faur, préfacier de l’ouvrage, qui me paraît très pertinente : « on notera la diversité des genres ici représentés avec la bd policière, la bd réaliste de guerre et la bd exotique et d’aventures, trois genres si dissemblables pourtant, qu’Hugo Pratt va réunir bientôt dans Corto Maltese ».
Bloody Mary (Teulé)
Ca faisait un moment que j'avais repéré cette BD comme étant l'un des rares grands prix de la critique ACBD qui n'étaient pas encore enregistrés sur BDtheque. L'ayant acquis il y a quelques mois, j'ai cependant mis un temps fou avant de la lire. Le dessin ainsi que le sujet visiblement noir me rebutaient. Et je n'avais pas tort, je n'ai finalement pas aimé. Le dessin est franchement repoussant. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment du dessin à mes yeux mais plus de la retouche photo. Visiblement, chaque planche est composée de photos prises par l'auteur, ou récupérée je ne sais où, puis tramées avec un encrage sale. Les personnages sont figés, sans vie, laids à en devenir détestables. L'usage de l'itération iconique est également récurrent, accentuant à mes yeux le sentiment d'économie de moyens artistiques. Et les rares fois où l'on n'a pas droit à un simple photo, quand l'auteur y ajoute un petit bout de dessin de sa main ou quand il fait un peu de montage photographique, c'est encore plus moche. Le récit est adapté d'un roman de Jean Vautrin. C'est un récit noir avec une banlieue HLM pour décor, un flic extrêmiste, un immigré noir mal dans sa peau, une schyzophrène obsédée par la mort de sa soeur, et d'autres paumés dont les interactions vont, on s'en doute rapidement, tourner au drame sanglant. "Chacun sa pente", comme le déclare l'un des personnages. En effet, tous les personnages de ce récit ont un grain, une folie parfois sordide, parfois juste pitoyable. Ca sonne vraiment artificiel de voir une telle accumulation de dérangés du ciboulot et autres haineux extrêmistes. La narration est en outre pénible. Le texte est écrit à la manière littéraire légèrement underground qui faisait école dans la fin des années 70, débuts 80. Un argot littéraire à base de métaphores poétiques, d'onomatopées et de tournures de phrase soit-disant figuratives. "Un style comme ça ! Voyez ? Bahihi bahaha ! Joli parlé rose. Banlieue et noi's d'Af'ique, bwana. Et la folie comme un soleil éblouissant..." Assez lourdingue. Malgré ces reproches, ma note n'est pas minimale car la trame du scénario n'est pas si mauvaise et parce qu'il y a quand même quelques originalités indéniables dans ce récit, sa structure, son graphisme et ses personnages. Mais il faut s'accrocher ou franchement aimer le genre pour apprécier.
Le Casse - Le troisième jour
Voilà le deuxième opus de la collection «Le Casse», et cet album m’a paru au final décevant… L’histoire m’a semblé moins prenante que dans le précédent volume Le Casse - Diamond. Il y a beaucoup de dialogues et monologues et cela rend le récit par moment long à suivre et lent dans son rythme. Autre défaut qui m’a particulièrement énervé, c’est le langage actuel des protagonistes, alors que l’histoire se déroule à l’An 30 ! Moi, les « espèce de conne », « putain » et autre « imbécile » en pleine Judée au temps du Christ, ça me dérange ! Ce n’est pas la vulgarité qui me chipote, c’est l’ensemble du dialecte choisi par l’auteur qui n’a, à mes yeux, que très peu de cohérence avec le reste… Quant à l’aspect graphique, je le trouve plutôt réussi, et la mise en couleurs est dans l’ensemble bonne. Dommage car le choix de l’intrigue m’a plu, et il y avait moyen de faire du lourd, du très lourd. Au final, j’ai lu cet album sans éprouver de grand intérêt. Cela aurait été pas mal si certains choix de l’auteur ne m’avaient pas dérangé. Croisons les doigts pour la suite…
Mister Hyde contre Frankenstein
Bof, j’ai pas trop accroché pour le coup. Tout comme Ems et Miranda, je ne garde pas un grand souvenir de ma lecture. L’histoire n’a pas su me captiver ou plus simplement retenir mon attention. Le sujet n’est pourtant pas inintéressant avec le côté obscur du Dr Jekyll qui prend petit à petit le dessus en cherchant à mettre la main sur les travaux de Frankenstein. Mais voilà, je ne suis pas rentré dans ce récit. Pourtant, les dessins sont pas mal, voire même franchement bien. Dans la même collection, j'ai bien mieux apprécié Sherlock Holmes et les vampires de Londres.
Alice au pays des merveilles (Soleil)
Voilà que Tim Burton sort un film sur le conte le plus célèbre de Léwis Carroll pour le compte de la petite souris aux grandes oreilles que les éditeurs de tous poils en profitent pour inonder les librairies d’adaptations variées et pas toujours heureuses. Cette version est certes très fidèle au conte originel mais je n’y ai pris aucun plaisir à la lire. C’est une retranscription sans saveur qui nous est ici contée. Le schéma narratif, dupliqué à l’infini, est toujours le même : Alice se pose une question et se fait ensuite rabrouer par les habitants du pays des merveilles. Mais quelle petite impertinente ! Qu’on lui coupe la tête ! C’est long, poussif, pas onirique pour un sou. Bref, la magie n’a pas opéré. Ce premier opus n’a de merveilleux que son titre. Même les dessins ne m’ont pas enchanté. Vous aurez compris que j'aurais aimé que les auteurs nous proposent une vision plus personnelle du conte. A noter que c’est la fille du grand Moore qui a co-scénarisé (co-retranscrit ?) ce récit. Le premier livre a trait à " Alice au pays des merveilles " et le second à venir portera sur l’autre conte de Lewis : "A travers le miroir".
Rohan au Louvre
Un manga publié par Futuropolis dans sa collection Louvre… pourquoi pas ? Graphiquement c'est plutôt joli, c'est d'ailleurs ce qui m'a incitée à lire cette production d'autant que le format assez grand le met bien en valeur. Seulement voilà le scénario est proche du néant, on part pourtant d'une bonne idée : un tableau dont l'encre d'un noir absolu serait maudit et au final ça dérive vers le gore total, comme ça sans prévenir et hop c'est fini, s'ensuit un petit épilogue pour faire sérieux... Bref, parce qu'il est bref aussi, malgré ces 128 pages qui se lisent à la vitesse du son ! J'allais m'arrêter là, mais non j'oublie encore un détail de taille ! Le prix ! Aussi gros que le scénario est minuscule ! J'ai laissé volontairement l'éditeur s'exalter dans son résumé de l'histoire et en faire un portrait on ne peut plus alléchant... que d'humour !
Block 109
C’est un achat programmé mais la déception est au rendez-vous. C’est une uchronie qui démarre en 1941 lors du III Reich, l’Allemagne victorieuse de la Grande Bretagne et des USA a pour dernier adversaire l’URSS. L’armée soviétique à l’avantage, Zytec, maître de l’Allemagne, préconise une attaque virale mais le Haut Conseil n’est pas vraiment d’accord (Haut conseil représenté par le tristement célèbre Heydrich), je vous laisse découvrir la suite. Je m’accommode facilement d’un dessin moyen, mais si le scénario semble séduisant, la lecture est pénible, c’est confus : franchement une désillusion. J’ai perdu plusieurs fois le fil de l’histoire, l’idée de départ est bonne mais mal exploitée. C’est pourquoi je mets une note faible.