Une série de fantasy avec une héroïne surpoumonnée, des démons, des épées magiques, un héros aussi mutique que troublant... Une recette déjà éprouvée maintes et maintes fois, et qui n'est pas loin d'être usée jusqu'à la corde...
Difficile en effet de trouver une réelle originalité dans ce manga, tant les lieux communs s'accumulent au fil des pages. Une ancienne guerre où les démons avaient pris le pas sur les humains qui les avaient évoqués, un forgeron qui -bizarrement- accepte de quitter sa forge -a priori florissante- pour suivre une inconnue qui veut lui prouver sa valeur... Les incohérences ne manquent pas non plus. Alors que reste-t-il ?
Un dessin fort agréable, avec des personnages bien dessinés, et un soupçon de fan service avec des vues régulières sur la culotte de l'héroïne, et même une scène où elle se retrouve seins nus (ah ces tuniques, c'est pas très solide...), mais visiblement dans le monde dépeint les tétons n'existent pas. :)
Autre point positif, le fait que l'histoire, malgré ses incohérences, se lise sans gros problème ni déplaisir, avec une trame qui oscille entre sérieux et comédie parfois.
Bref, une série mineure dans un genre éculé, même si elle n'est pas désagréable.
"Des baleines et des puces" raconte deux histoires indépendantes qui semblent se rejoindre dans un épilogue de circonstance beaucoup trop artificiel à mon goût.
Cette lecture très légère ne marquera pas les annales de la bande dessinée. C'est quand même assez distrayant pour une lecture de prêt. L'investissement ne vaut pas le coup tant la trame est classique et sans surprise à moins d'être amateur de roman graphique un peu décalé.
On retiendra également qu'il s'agit d'un jeune auteur espagnol qui souhaite percer dans ce métier comme tant d'autres ...
Après la lecture du seul tome.
De nos jours on ne laisserait plus un auteur reproduire les erreurs aperçues dans cette BD. Je vais passer rapidement sur l'histoire qui est très banale, ce qui n'est pas étonnant avec ce genre où les récits se ressemblent souvent.
Le problème vient du dessin qui m'est paru très beau dans certaines cases mais indigeste sur la totalité d'une page. Le découpage est osé mais surtout anarchique. On dirait plus le travail d'un illustrateur que d'un dessinateur de BD.
Cette oeuvre de jeunesse avait des atouts et les erreurs ne demandaient qu'à être corrigées.
La question de l'investissement ne se pose pas car cette BD n'est plus dans les bacs depuis longtemps, la lecture n'apporte pas grand chose non plus, surtout que la série a été abandonnée.
Note approximative : 2.5/5
Une petite BD éducative de Christian Godard avec un peu d'humour. Pas très captivante à vrai dire.
Pourtant j'aime bien les dessins de Godard. On dirait un mélange de Gotlib, d'Uderzo et de Franquin. Que des références.
Dans son style (franco-belge) c'est très réussi, moi je trouve ça beau.
Par contre pour le reste, ce n’est pas génial. Les pages se présentent avec une grande case. Le professeur Herpey est à l'intérieur faisant un truc (se préparant des crêpes ou se douchant etc. etc. ; que des choses comme ça) et puis il y a des grandes bulles avec plein de textes, et à côté il y a pleins de gags lourds. Ces pointes d'humour sont mal dosées, ce sont uniquement des gags lourds et "tarte à la crème".
Pas captivant du tout, j'ai dû lire en moyenne 4 pages par jour pour finir cette BD et ne pas la trouver détestable.
J’aime bien le style dessiné de Krèstchan. Par contre, je dois bien avouer être totalement insensible à son humour (du moins dans cet album).
Commençons par le positif : le dessin. Je situerai celui-ci dans la lignée d’un Mouminoux. Il est agréablement caricatural et expressif, fait montre de dynamisme en cas de besoin et offre quelques belles tronches. L’ensemble reste constamment lisible dans un noir et blanc qui se justifie plus par un souci d’économie que par une quelconque recherche esthétique. C’est, pour moi, un bon dessin d’humour, qui pourrait servir de support à beaucoup de séries d’aventures humoristiques et rocambolesques.
Au niveau des gags, et bien, j’ai trouvé la plupart d’entre eux mauvais, tout simplement. Soit ils sont trop convenus et sans surprise, soit ils ne sont tout simplement pas drôle. Enfin, certains ne sont pas même des gags puisqu’ils représentent notre héros boxeur face à des adversaires de légende dans une illustration qui se veut hommage (sans doute issue de photographies célèbres mais, étant inculte en matière de boxe, je ne peux le certifier).
Bof, donc, mais un dessinateur que j’aurai autant de plaisir à retrouver dans un salon de la bd que sur … une autre série, mieux scénarisée (du moins pour moi).
Bof.
Parce qu'avec Warren Elis aux commandes, on attendait au minimum... de l'engagement.
Je n'exige pas du Transmetropolitan à chaque fois, ni un message politique à chaque page, mais, tout de même, un semblant de conviction aurait pu apporter ce supplément d'âme qui manque ici cruellement...
Sinon ca va vite, très vite... et ca manque de matière même si la mécanique des scénarios est intéressante et très bien rythmée !
Là où ca me gène c'est que ces cas d'école sont intéressants sur la forme mais à la limite du second degré sur le fond.
En fait, j'ai trouvé l'approche militaire un peu pathétique.
Je suis assez partagé. Le tome 1 de cette série pour enfants est vraiment excellent, plein de poésie et tout. Le deuxième est intéressant, mais un poil en-dessous. Et le troisième est vraiment sans aucun intérêt.
Les dessins de cette série sont vraiment très particuliers car ils sont entièrement faits sur ordinateur, d’où cette originalité. Je trouve les dessins du tome 1 plus beaux, surtout quand François s’imagine des choses, les couleurs offrent un rendu sublime !
S ‘intéresser à l’amour dans un série jeunesse n’est pas une mauvaise chose en soi, mais encore faut-il aller jusqu’au bout… Les décors estivaux sont très bien faits, mais le récit sombre vite dans du n’importe quoi pour finir sur la séparation des parents de François. Tout le cliché des séries jeunesse, quoi…
Le tome 3 utilise le paradoxe temporel. En plus de ne pas être très novateur, certaines questions que l’on se posait ne trouvent pas de réponse. Pourquoi le rasta collectionne-t-il les jouets, par exemple ? Nul ne le sait. Et je trouve que François et son père se réconcilient trop facilement. Le tome 4 concernera également le paradoxe temporel, mais sur le grand-père de François. Bref, je ne sais pas si je lirai la suite.
Une série jeunesse rafraichissante mais qui a malheureusement sombré dans le banal profond… Et il est un peu tard pour en sortir…
Note : le tome 3 est paru aussi en grand format de luxe, à 13€00.
C’est en souvenir du « Goût du chlore » dont j’avais apprécié la lecture que je me suis mis à feuilleter « Pour l’empire ». En fait, j’étais assez curieux de voir ce que Bastien Vivès allait nous proposer comme bd dans un genre inhabituel pour lui.
C’est la première fois que Bastien Vivès ne réalise pas le scénario ; cette tâche, c’est Merwan Chabane qui s’en charge.
« Pour l’empire » nous entraîne dans l’Antiquité en compagnie d’un régiment de soldats ayant eu pour consigne de la part de leur empereur de découvrir de nouvelles contrées. Les auteurs ne situent pas exactement l’action, ni la nationalité de ces guerriers, on a donc affaire à un récit imaginaire n’ayant pas de références historiques réelles. En fait, ce choix (très pertinent) est dicté par les auteurs pour nous emmener dans un récit d’aventure où des hommes doivent faire face à la découverte et à la peur de l’étranger… et la localisation de ces protagonistes dans l’Antiquité se prête à merveille avec ce scénario !
Mais… je n’ai pas été très charmé par cette histoire, je me suis même ennuyé par moments comme dans la séquence où les soldats se lassent de ne rencontrer personne lors de leur odyssée… A la rigueur, j’aurais fermé volontiers les yeux sur mon ennui de lecture si le récit m’avait proposé des personnages charismatiques et des séquences touchantes : je n’en ai pas trouvé ! Bref, je n’ai pas eu de plaisir à feuilleter ce premier tome.
Au niveau du graphisme, cette mise en couleurs m’est apparue très adaptée aux scènes de combat mais pas du tout aux séquences calmes où je me demande ce que viennent y faire les tons rougeâtres (ou « rouillés ») et bleus pâles. Quant au trait de Bastien Vivès, je n’ai pas de remarques particulières à formuler : c’est fin et son coup de patte est très personnel.
En conclusion, je n’ai pas apprécié la lecture de ce premier tome de « Pour l’empire » où je me suis gravement ennuyé. Cependant, j’attends de voir ce que va donner le deuxième album de la série car j’ai le sentiment que celui-ci sera plus intéressant (à mon avis, je ne vois pas comment ça ne peut pas l’être !).
Bref, je ne vous conseille pas l’achat de cette série… pour l’instant…
Note : 2.5/5
Hum... Mouais... Je dois dire que je n'ai pas franchement rigolé même si j'apprécie de lire un ouvrage sur un univers geek que je partage en partie (étant adepte de JDR, de RPG en vidéo et ayant une certaine connaissance des MMORPG sans y avoir joué moi-même).
Le dessin et la colorisation de qualité me font regarder cette bande dessinée d'un bon oeil. Les mêmes scénarios avec un mauvais dessin auraient donné un côté fanzine amateur à l'ensemble.
Car, en effet, les gags ne sont pas franchement percutants.
Certains d'entre eux m'ont laissé froid car je voyais dans leur déroulement une simple évidence, sans surprise et donc sans rire à la fin. Tout simplement parce que oui, quand vous avez un boulet en jeu, on sait à l'avance qu'il va immanquablement faire la connerie qui est sensée être la chute de tel ou tel gag.
A ce niveau là, d'ailleurs, le personnage du boulet Sparadrap en devient un peu trop caricatural, c'en est pénible. Certes, ce type de perso existe en jeu et sur le net, mais ils ont en général moins de 12 ans et on les kicke vite fait... quand on peut.
L'humour est cousu de fil blanc, trop prévisible le reste du temps. C'est plaisant mais franchement sans plus.
Bah, je lirai la suite s'il y en a une un jour parce que, comme dit plus haut, j'aime bien le dessin mais c'est vraiment parce que ça me permet de me plonger un peu dans une ambiance de jeux en ligne alors que j'en suis un peu frustré dans la vraie vie.
Cela dit, dans ce domaine et pour comparer en terme de plaisir de lecture, je préférais nettement le premier cycle de Yureka.
Il ne faut pas se laisser effrayer par la couverture hideuse de cette BD. Le propos de l'histoire est intéressant voie captivant.
Hélas la mise en image n'est pas réussie et le scénario est très mal monté.
Je pense que Johanna aurait mieux réussi un livre (éventuellement illustré) plutôt qu'une bande dessinée. Cela lui aurait permis de développer ses descriptions et son argumentation autour du chamanisme et de la confrontation de cette religion à notre point de vue occidental.
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The Sacred Blacksmith
Une série de fantasy avec une héroïne surpoumonnée, des démons, des épées magiques, un héros aussi mutique que troublant... Une recette déjà éprouvée maintes et maintes fois, et qui n'est pas loin d'être usée jusqu'à la corde... Difficile en effet de trouver une réelle originalité dans ce manga, tant les lieux communs s'accumulent au fil des pages. Une ancienne guerre où les démons avaient pris le pas sur les humains qui les avaient évoqués, un forgeron qui -bizarrement- accepte de quitter sa forge -a priori florissante- pour suivre une inconnue qui veut lui prouver sa valeur... Les incohérences ne manquent pas non plus. Alors que reste-t-il ? Un dessin fort agréable, avec des personnages bien dessinés, et un soupçon de fan service avec des vues régulières sur la culotte de l'héroïne, et même une scène où elle se retrouve seins nus (ah ces tuniques, c'est pas très solide...), mais visiblement dans le monde dépeint les tétons n'existent pas. :) Autre point positif, le fait que l'histoire, malgré ses incohérences, se lise sans gros problème ni déplaisir, avec une trame qui oscille entre sérieux et comédie parfois. Bref, une série mineure dans un genre éculé, même si elle n'est pas désagréable.
Des baleines et des puces
"Des baleines et des puces" raconte deux histoires indépendantes qui semblent se rejoindre dans un épilogue de circonstance beaucoup trop artificiel à mon goût. Cette lecture très légère ne marquera pas les annales de la bande dessinée. C'est quand même assez distrayant pour une lecture de prêt. L'investissement ne vaut pas le coup tant la trame est classique et sans surprise à moins d'être amateur de roman graphique un peu décalé. On retiendra également qu'il s'agit d'un jeune auteur espagnol qui souhaite percer dans ce métier comme tant d'autres ...
Le cycle d'Irati
Après la lecture du seul tome. De nos jours on ne laisserait plus un auteur reproduire les erreurs aperçues dans cette BD. Je vais passer rapidement sur l'histoire qui est très banale, ce qui n'est pas étonnant avec ce genre où les récits se ressemblent souvent. Le problème vient du dessin qui m'est paru très beau dans certaines cases mais indigeste sur la totalité d'une page. Le découpage est osé mais surtout anarchique. On dirait plus le travail d'un illustrateur que d'un dessinateur de BD. Cette oeuvre de jeunesse avait des atouts et les erreurs ne demandaient qu'à être corrigées. La question de l'investissement ne se pose pas car cette BD n'est plus dans les bacs depuis longtemps, la lecture n'apporte pas grand chose non plus, surtout que la série a été abandonnée.
Communication et civilisations
Note approximative : 2.5/5 Une petite BD éducative de Christian Godard avec un peu d'humour. Pas très captivante à vrai dire. Pourtant j'aime bien les dessins de Godard. On dirait un mélange de Gotlib, d'Uderzo et de Franquin. Que des références. Dans son style (franco-belge) c'est très réussi, moi je trouve ça beau. Par contre pour le reste, ce n’est pas génial. Les pages se présentent avec une grande case. Le professeur Herpey est à l'intérieur faisant un truc (se préparant des crêpes ou se douchant etc. etc. ; que des choses comme ça) et puis il y a des grandes bulles avec plein de textes, et à côté il y a pleins de gags lourds. Ces pointes d'humour sont mal dosées, ce sont uniquement des gags lourds et "tarte à la crème". Pas captivant du tout, j'ai dû lire en moyenne 4 pages par jour pour finir cette BD et ne pas la trouver détestable.
Un poing c'est tout
J’aime bien le style dessiné de Krèstchan. Par contre, je dois bien avouer être totalement insensible à son humour (du moins dans cet album). Commençons par le positif : le dessin. Je situerai celui-ci dans la lignée d’un Mouminoux. Il est agréablement caricatural et expressif, fait montre de dynamisme en cas de besoin et offre quelques belles tronches. L’ensemble reste constamment lisible dans un noir et blanc qui se justifie plus par un souci d’économie que par une quelconque recherche esthétique. C’est, pour moi, un bon dessin d’humour, qui pourrait servir de support à beaucoup de séries d’aventures humoristiques et rocambolesques. Au niveau des gags, et bien, j’ai trouvé la plupart d’entre eux mauvais, tout simplement. Soit ils sont trop convenus et sans surprise, soit ils ne sont tout simplement pas drôle. Enfin, certains ne sont pas même des gags puisqu’ils représentent notre héros boxeur face à des adversaires de légende dans une illustration qui se veut hommage (sans doute issue de photographies célèbres mais, étant inculte en matière de boxe, je ne peux le certifier). Bof, donc, mais un dessinateur que j’aurai autant de plaisir à retrouver dans un salon de la bd que sur … une autre série, mieux scénarisée (du moins pour moi).
Global Frequency
Bof. Parce qu'avec Warren Elis aux commandes, on attendait au minimum... de l'engagement. Je n'exige pas du Transmetropolitan à chaque fois, ni un message politique à chaque page, mais, tout de même, un semblant de conviction aurait pu apporter ce supplément d'âme qui manque ici cruellement... Sinon ca va vite, très vite... et ca manque de matière même si la mécanique des scénarios est intéressante et très bien rythmée ! Là où ca me gène c'est que ces cas d'école sont intéressants sur la forme mais à la limite du second degré sur le fond. En fait, j'ai trouvé l'approche militaire un peu pathétique.
Le Monde selon François
Je suis assez partagé. Le tome 1 de cette série pour enfants est vraiment excellent, plein de poésie et tout. Le deuxième est intéressant, mais un poil en-dessous. Et le troisième est vraiment sans aucun intérêt. Les dessins de cette série sont vraiment très particuliers car ils sont entièrement faits sur ordinateur, d’où cette originalité. Je trouve les dessins du tome 1 plus beaux, surtout quand François s’imagine des choses, les couleurs offrent un rendu sublime ! S ‘intéresser à l’amour dans un série jeunesse n’est pas une mauvaise chose en soi, mais encore faut-il aller jusqu’au bout… Les décors estivaux sont très bien faits, mais le récit sombre vite dans du n’importe quoi pour finir sur la séparation des parents de François. Tout le cliché des séries jeunesse, quoi… Le tome 3 utilise le paradoxe temporel. En plus de ne pas être très novateur, certaines questions que l’on se posait ne trouvent pas de réponse. Pourquoi le rasta collectionne-t-il les jouets, par exemple ? Nul ne le sait. Et je trouve que François et son père se réconcilient trop facilement. Le tome 4 concernera également le paradoxe temporel, mais sur le grand-père de François. Bref, je ne sais pas si je lirai la suite. Une série jeunesse rafraichissante mais qui a malheureusement sombré dans le banal profond… Et il est un peu tard pour en sortir… Note : le tome 3 est paru aussi en grand format de luxe, à 13€00.
Pour l'Empire
C’est en souvenir du « Goût du chlore » dont j’avais apprécié la lecture que je me suis mis à feuilleter « Pour l’empire ». En fait, j’étais assez curieux de voir ce que Bastien Vivès allait nous proposer comme bd dans un genre inhabituel pour lui. C’est la première fois que Bastien Vivès ne réalise pas le scénario ; cette tâche, c’est Merwan Chabane qui s’en charge. « Pour l’empire » nous entraîne dans l’Antiquité en compagnie d’un régiment de soldats ayant eu pour consigne de la part de leur empereur de découvrir de nouvelles contrées. Les auteurs ne situent pas exactement l’action, ni la nationalité de ces guerriers, on a donc affaire à un récit imaginaire n’ayant pas de références historiques réelles. En fait, ce choix (très pertinent) est dicté par les auteurs pour nous emmener dans un récit d’aventure où des hommes doivent faire face à la découverte et à la peur de l’étranger… et la localisation de ces protagonistes dans l’Antiquité se prête à merveille avec ce scénario ! Mais… je n’ai pas été très charmé par cette histoire, je me suis même ennuyé par moments comme dans la séquence où les soldats se lassent de ne rencontrer personne lors de leur odyssée… A la rigueur, j’aurais fermé volontiers les yeux sur mon ennui de lecture si le récit m’avait proposé des personnages charismatiques et des séquences touchantes : je n’en ai pas trouvé ! Bref, je n’ai pas eu de plaisir à feuilleter ce premier tome. Au niveau du graphisme, cette mise en couleurs m’est apparue très adaptée aux scènes de combat mais pas du tout aux séquences calmes où je me demande ce que viennent y faire les tons rougeâtres (ou « rouillés ») et bleus pâles. Quant au trait de Bastien Vivès, je n’ai pas de remarques particulières à formuler : c’est fin et son coup de patte est très personnel. En conclusion, je n’ai pas apprécié la lecture de ce premier tome de « Pour l’empire » où je me suis gravement ennuyé. Cependant, j’attends de voir ce que va donner le deuxième album de la série car j’ai le sentiment que celui-ci sera plus intéressant (à mon avis, je ne vois pas comment ça ne peut pas l’être !). Bref, je ne vous conseille pas l’achat de cette série… pour l’instant…
Noob
Note : 2.5/5 Hum... Mouais... Je dois dire que je n'ai pas franchement rigolé même si j'apprécie de lire un ouvrage sur un univers geek que je partage en partie (étant adepte de JDR, de RPG en vidéo et ayant une certaine connaissance des MMORPG sans y avoir joué moi-même). Le dessin et la colorisation de qualité me font regarder cette bande dessinée d'un bon oeil. Les mêmes scénarios avec un mauvais dessin auraient donné un côté fanzine amateur à l'ensemble. Car, en effet, les gags ne sont pas franchement percutants. Certains d'entre eux m'ont laissé froid car je voyais dans leur déroulement une simple évidence, sans surprise et donc sans rire à la fin. Tout simplement parce que oui, quand vous avez un boulet en jeu, on sait à l'avance qu'il va immanquablement faire la connerie qui est sensée être la chute de tel ou tel gag. A ce niveau là, d'ailleurs, le personnage du boulet Sparadrap en devient un peu trop caricatural, c'en est pénible. Certes, ce type de perso existe en jeu et sur le net, mais ils ont en général moins de 12 ans et on les kicke vite fait... quand on peut. L'humour est cousu de fil blanc, trop prévisible le reste du temps. C'est plaisant mais franchement sans plus. Bah, je lirai la suite s'il y en a une un jour parce que, comme dit plus haut, j'aime bien le dessin mais c'est vraiment parce que ça me permet de me plonger un peu dans une ambiance de jeux en ligne alors que j'en suis un peu frustré dans la vraie vie. Cela dit, dans ce domaine et pour comparer en terme de plaisir de lecture, je préférais nettement le premier cycle de Yureka.
Nos âmes sauvages
Il ne faut pas se laisser effrayer par la couverture hideuse de cette BD. Le propos de l'histoire est intéressant voie captivant. Hélas la mise en image n'est pas réussie et le scénario est très mal monté. Je pense que Johanna aurait mieux réussi un livre (éventuellement illustré) plutôt qu'une bande dessinée. Cela lui aurait permis de développer ses descriptions et son argumentation autour du chamanisme et de la confrontation de cette religion à notre point de vue occidental.