"L'envolée sauvage" s'aventure sur un sujet très sensible, le traitement apporté aux juifs lors de l'occupation allemande et plus particulièrement lors du régime de Vichy.
Je n'ai pas du tout aimé la tournure du récit. Je trouve trop facile de prendre un enfant et de tout lui faire subir. Pour moi c'est trop et ça occulte le reste.
Je m'arrête au premier tome car je n'ai pas réussi à rentrer dans le récit à cause des invraisemblances. Dans ce genre de récits historiques, il faut rester réaliste, on peut romancer mais dans la limite du raisonnable.
Le dessin m'a paru correct, sur ce point je n'ai rien à dire, il fait son boulot comme il se doit.
J'attendais beaucoup mieux de cette lecture, ma déception n'en est que plus importante.
Il ne faut pas grand chose pour que ça bascule d'un côté ou l'autre...
J'ai un avis mitigé sur cet album. J'avoue que c'est son titre qui m'a attiré car je souriais à l'idée que ce soit un jeu de mot... racoleur, tout en sachant que ce n'était pas le cas puisqu'il s'agit de l'adaptation de la nouvelle du même nom et du même scénariste, publiée à l'origine en Anglais.
L'idée de départ est assez intéressante. Imaginez un jeune, riche et bel avocat qui vient boire un verre par hasard dans un bar un peu branché et qui se fait accoster, par défi avec ses copines, par une mère de famille et âgée et largement assez moche pour que le jeune homme croit voir en elle un phacochère au premier coup d'oeil. Contre tout attente, le courant passe bien entre ces deux là et s'instaure une relation d'amitié puis de flirt. Mais qui irait imaginer que cela aille plus loin entre ce gendre parfait et la femme mûre, pauvre et laide ? Et pourtant, c'est bien ce qui va se passer... Mais est-ce vraiment de l'amour ?
Le dessin simple et plutôt agréable. Les couleurs en teintes de gris à l'encre sont assez jolies.
Le récit est bien mené. Le lecteur s'interroge tout du long sur la froideur du jeune avocat et se demande ce qui peut bien l'attirer chez cette dame. Puis on se demande s'il osera s'afficher ouvertement avec elle en public. Et ce qu'il veut au final. D'autant que la femme ne fait vraiment rien pour se rendre attirante.
L'ennui, c'est que l'histoire s'arrête brusquement en apportant des réponses tronquées et d'une affligeante banalité à ces interrogations. Le lecteur que je suis est resté sur sa faim, se demandant où ce récit aurait bien pu vouloir me mener. Il s'agit d'une tranche de vie, d'une relation un peu bizarre entre deux êtres pas vraiment faits pour être ensemble, et d'une fin où la réalité rattrape l'illusion mais sans répondre pour autant aux questions qu'on pouvait se poser au préalable.
Je suis vraiment déçu par ce manga. Disons-le tout de go, j'en attendais beaucoup. Les avis précédents m'avaient réellement emballé. J'aime bien les sujets qui ne sont pas racoleurs et qui sortent de l'ordinaire. C'est exactement ce que je souhaitais.
En ouvrant ce manga, je m'attendais à en apprendre plus sur le quotidien des agriculteurs, à partager leurs peines et leurs difficultés. Il est clair que je m'attendais à ce qu'ils soient négligés, l'actualité nationale préparant largement à cet état de fait, mais en revanche, rien ne me préparait à subir la naïveté insupportable du héros. Son optimisme permanent, même lorsqu'il annonce fièrement que son père est décédé, m'a totalement rebuté. C'est presque un héros de shonen là, sauf que le cadre est sensiblement différent. Nous sommes à la campagne et plus personne ne veut se recycler dans l'agriculture, on découvre que le lycée agricole est une voie de garage. Globalement, je n'ai pas été surpris. Les agriculteurs sont présentés comme les pauvres victimes de la politique gouvernementale. Je ne conteste absolument pas le propos mais la manière de faire. A force de verser dans le mélodrame, la forme prend le pas sur le fond. C'est traité sans aucune finesse, les personnages sont trop caricaturaux, et ce qui aurait pu être un documentaire intéressant se révèle être une aventure grotesque.
Pourtant ça commençait pas trop mal. L'introduction avec un ton plutôt sérieux avait tout pour me plaire. Mais dès que l'on est laissé en compagnie de Natsume, tout va à vau-l'eau. Son côté naïf, optimiste à outrance et surtout de bon samaritain m'a exaspéré au plus haut point. Un personnage animé des mêmes intentions mais plus humain m'aurait davantage séduit.
En plus, certaines situations sont plutôt incompréhensibles, comme la dernière scène du premier tome. Enfin bref, j'en attendais vraiment plus de ce manga qui manque singulièrement de nuance pour me plaire. Dommage car quelques idées étaient à creuser, comme la faible considération des apprentis agriculteurs.
'Colt Walker' se révèle moins pire que ce que je pensais, mais c'est pas non plus la meilleur série de Yann, loin de là. Le scénario aurait pu être bon (le passage du tome 2 où le 'héros' fait des révélations le prouve), mais ça manque vraiment de subtilité. Je n'ai rien contre les histoires 'pures et dures', mais voir des gens s'entretuer toutes les 5 pages ça devient lassant.
Ce qui fait surtout défaut à cette série, c'est le dessin. D'ailleurs, si j'avais aimé le dessin, je pense que j'aurais mis 3 étoiles en précisant que c'est 2.5/5 parce que ce qui m'a vraiment dérangé pendant la lecture c'est justement le dessin. Les scènes s'enchainent souvent mal, il y a des fois où je ne comprenais pas ce qu'il se passait et c'est parfois un peu dur de lire le texte.
Voilà un monsieur qui sait dessiner ! Même si, personnellement, je préfère de loin les femmes de Manara à celles de Serpieri, il faut bien reconnaître un talent certain à ce dernier pour reproduire les courbes de ses héroïnes.
Quel dommage que son imagination scénaristique soit sans commune mesure avec inspiration graphique ! Je ne peux que confirmer ce qu’écrivaient ThePatrick et Don Lope qui estimaient respectivement, d’une part, que les histoires rassemblées dans cet album manquent d’originalité et d’intérêt et, d’autre part, que Serpieri devrait sérieusement envisager de s’allouer les services d’un scénariste. En effet, si les différents récits sont de qualité variable, aucun d’entre eux ne se révèle marquant.
Bref, il s’agit d’une lecture dont le lecteur ne retirera sans doute rien (mais qui ne lui fera pas non plus passer un moment désagréable pour autant…).
Avis après relecture (ma note originelle était 1/5) :
Je me souviens de cet album, je voulais me lancer dans la série Philémon et je suis tombé sur cet autre livre de Fred, j'ai voulu voir ce que ça donnait.
À l'époque (il y a 3 ans) je n'avais accroché ni aux dessins, ni aux scénarios, ni aux chutes ! J'étais vraiment hermétique à ce genre d'histoire. (Et du coup je n’ai pas essayé « Philémon »)
Et puis dernièrement j'ai décidé de relire ce livre, juste pour voir si je trouvais ça aussi mauvais où si j’allais aimer et j’ai décidé de le relire sans apriori.
Finalement ça se laisse bien lire, sans grand plaisir mais je n'ai pas trouvé ça détestable, ni affligeant de nullité.
L'humour absurde me touche un peu plus, il y a quelques bonnes idées (la relation du couple, l'humour noir, l'enfance) et je dois avouer que pas mal de chutes mon donné un petit sourire en coin. Malheureusement je n'ai pas accroché au dessin, l'album se lit trop vite et on ne peut pas dire que j’ai adoré.
De plus c'est assez déroutant cette lecture sans phylactère (même si ça ne fait pas baisser ma note).
Pour les fans de l'auteur, car même pour ceux qui aiment bien l'absurde ce n'est pas très accessible (d'ailleurs je me demande encore ce que fait cette BD dans mon C.D.I).
Je n'ai pas ri une seule fois en lisant ce recueil. Ce collectif n'apporte rien de nouveau sur le sujet. On ne fait que reprendre les mêmes thèmes sur Bush (il y a même un clin d'œil au bretzel qui l'a étranglé !) et aussi sur ses successeurs. Il faut dire qu'il n'y a plus grand chose d'original à dire sur George W Bush qui a été président pendant 8 ans.
Ça se laisse lire, mais ça se laisse surtout oublier. Les seuls récits un peu sympathiques sont ceux de Charb et Émile Bravo qui sont les deux moments ou j'ai vaguement souri. Si vous avez envie de lire pour la 1029483 fois que Bush et Palin sont stupides, ce livre est pour vous.
La première partie est très bonne. Sans être très originale, l'intrigue est captivante, le dessin est excellent et crée une atmosphère de film noir et les péripéties sont dynamiques. Bref, cela donne envie de savoir la fin. Malheureusement, la fin en question est décevante. Les 10 dernières pages (environ) sont du gros n'importe quoi. Je n'ai rien compris à ce qui se passait et je pense qu'il n'y a rien à comprendre. Je n'ai rien contre les scénarii un peu bizarres, mais là je sens que l'auteur ne savait tout simplement pas comment finir l'album.
Décevant.
Très moyen, un humour plat, quelques sourires sans plus.
L’histoire qui sort vraiment du lot : « difficile de bien faire l’amour dans ces conditions »
Dommage.
Le problème que je rencontre avec l’œuvre de Comès, c’est que je l’ai abordée avec Silence et La belette, soit ce que l’auteur a réalisé de mieux. Après des lectures de ce calibre, les autres albums de l’auteur ne sont malheureusement pas de taille à supporter la comparaison qui s’impose. Pas de chance pour ‘Iris’ : je viens justement de relire Silence !
‘Iris’ entre trop directement dans une dimension mystique. Dès les premières pages, l’homme-cerf sort des tirades assommantes dans lesquelles il est question de « nuit de Sabbat », de « monde de féerie », etc. :O Ces délires relatifs aux croyances païennes se sont révélés tellement denses et soporifiques que je dois bien avouer m’être assez rapidement contenté de les parcourir en diagonale. Dans les derniers chapitres, il y a heureusement moins de blabla ; ça commence enfin à bouger. Mais, même si la fin de l’album relève le niveau, mon impression générale demeure plus que mitigée.
Il ne me reste à présent plus que deux albums de Comès à découvrir, mais je crois qu’il vaut mieux pour eux que j’attende un moment avant de m’y intéresser…
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L'Envolée sauvage
"L'envolée sauvage" s'aventure sur un sujet très sensible, le traitement apporté aux juifs lors de l'occupation allemande et plus particulièrement lors du régime de Vichy. Je n'ai pas du tout aimé la tournure du récit. Je trouve trop facile de prendre un enfant et de tout lui faire subir. Pour moi c'est trop et ça occulte le reste. Je m'arrête au premier tome car je n'ai pas réussi à rentrer dans le récit à cause des invraisemblances. Dans ce genre de récits historiques, il faut rester réaliste, on peut romancer mais dans la limite du raisonnable. Le dessin m'a paru correct, sur ce point je n'ai rien à dire, il fait son boulot comme il se doit. J'attendais beaucoup mieux de cette lecture, ma déception n'en est que plus importante. Il ne faut pas grand chose pour que ça bascule d'un côté ou l'autre...
Sarah Cole
J'ai un avis mitigé sur cet album. J'avoue que c'est son titre qui m'a attiré car je souriais à l'idée que ce soit un jeu de mot... racoleur, tout en sachant que ce n'était pas le cas puisqu'il s'agit de l'adaptation de la nouvelle du même nom et du même scénariste, publiée à l'origine en Anglais. L'idée de départ est assez intéressante. Imaginez un jeune, riche et bel avocat qui vient boire un verre par hasard dans un bar un peu branché et qui se fait accoster, par défi avec ses copines, par une mère de famille et âgée et largement assez moche pour que le jeune homme croit voir en elle un phacochère au premier coup d'oeil. Contre tout attente, le courant passe bien entre ces deux là et s'instaure une relation d'amitié puis de flirt. Mais qui irait imaginer que cela aille plus loin entre ce gendre parfait et la femme mûre, pauvre et laide ? Et pourtant, c'est bien ce qui va se passer... Mais est-ce vraiment de l'amour ? Le dessin simple et plutôt agréable. Les couleurs en teintes de gris à l'encre sont assez jolies. Le récit est bien mené. Le lecteur s'interroge tout du long sur la froideur du jeune avocat et se demande ce qui peut bien l'attirer chez cette dame. Puis on se demande s'il osera s'afficher ouvertement avec elle en public. Et ce qu'il veut au final. D'autant que la femme ne fait vraiment rien pour se rendre attirante. L'ennui, c'est que l'histoire s'arrête brusquement en apportant des réponses tronquées et d'une affligeante banalité à ces interrogations. Le lecteur que je suis est resté sur sa faim, se demandant où ce récit aurait bien pu vouloir me mener. Il s'agit d'une tranche de vie, d'une relation un peu bizarre entre deux êtres pas vraiment faits pour être ensemble, et d'une fin où la réalité rattrape l'illusion mais sans répondre pour autant aux questions qu'on pouvait se poser au préalable.
Les Fils de la terre
Je suis vraiment déçu par ce manga. Disons-le tout de go, j'en attendais beaucoup. Les avis précédents m'avaient réellement emballé. J'aime bien les sujets qui ne sont pas racoleurs et qui sortent de l'ordinaire. C'est exactement ce que je souhaitais. En ouvrant ce manga, je m'attendais à en apprendre plus sur le quotidien des agriculteurs, à partager leurs peines et leurs difficultés. Il est clair que je m'attendais à ce qu'ils soient négligés, l'actualité nationale préparant largement à cet état de fait, mais en revanche, rien ne me préparait à subir la naïveté insupportable du héros. Son optimisme permanent, même lorsqu'il annonce fièrement que son père est décédé, m'a totalement rebuté. C'est presque un héros de shonen là, sauf que le cadre est sensiblement différent. Nous sommes à la campagne et plus personne ne veut se recycler dans l'agriculture, on découvre que le lycée agricole est une voie de garage. Globalement, je n'ai pas été surpris. Les agriculteurs sont présentés comme les pauvres victimes de la politique gouvernementale. Je ne conteste absolument pas le propos mais la manière de faire. A force de verser dans le mélodrame, la forme prend le pas sur le fond. C'est traité sans aucune finesse, les personnages sont trop caricaturaux, et ce qui aurait pu être un documentaire intéressant se révèle être une aventure grotesque. Pourtant ça commençait pas trop mal. L'introduction avec un ton plutôt sérieux avait tout pour me plaire. Mais dès que l'on est laissé en compagnie de Natsume, tout va à vau-l'eau. Son côté naïf, optimiste à outrance et surtout de bon samaritain m'a exaspéré au plus haut point. Un personnage animé des mêmes intentions mais plus humain m'aurait davantage séduit. En plus, certaines situations sont plutôt incompréhensibles, comme la dernière scène du premier tome. Enfin bref, j'en attendais vraiment plus de ce manga qui manque singulièrement de nuance pour me plaire. Dommage car quelques idées étaient à creuser, comme la faible considération des apprentis agriculteurs.
Colt Walker
'Colt Walker' se révèle moins pire que ce que je pensais, mais c'est pas non plus la meilleur série de Yann, loin de là. Le scénario aurait pu être bon (le passage du tome 2 où le 'héros' fait des révélations le prouve), mais ça manque vraiment de subtilité. Je n'ai rien contre les histoires 'pures et dures', mais voir des gens s'entretuer toutes les 5 pages ça devient lassant. Ce qui fait surtout défaut à cette série, c'est le dessin. D'ailleurs, si j'avais aimé le dessin, je pense que j'aurais mis 3 étoiles en précisant que c'est 2.5/5 parce que ce qui m'a vraiment dérangé pendant la lecture c'est justement le dessin. Les scènes s'enchainent souvent mal, il y a des fois où je ne comprenais pas ce qu'il se passait et c'est parfois un peu dur de lire le texte.
Femmes de l'ouest
Voilà un monsieur qui sait dessiner ! Même si, personnellement, je préfère de loin les femmes de Manara à celles de Serpieri, il faut bien reconnaître un talent certain à ce dernier pour reproduire les courbes de ses héroïnes. Quel dommage que son imagination scénaristique soit sans commune mesure avec inspiration graphique ! Je ne peux que confirmer ce qu’écrivaient ThePatrick et Don Lope qui estimaient respectivement, d’une part, que les histoires rassemblées dans cet album manquent d’originalité et d’intérêt et, d’autre part, que Serpieri devrait sérieusement envisager de s’allouer les services d’un scénariste. En effet, si les différents récits sont de qualité variable, aucun d’entre eux ne se révèle marquant. Bref, il s’agit d’une lecture dont le lecteur ne retirera sans doute rien (mais qui ne lui fera pas non plus passer un moment désagréable pour autant…).
Le Petit Cirque
Avis après relecture (ma note originelle était 1/5) : Je me souviens de cet album, je voulais me lancer dans la série Philémon et je suis tombé sur cet autre livre de Fred, j'ai voulu voir ce que ça donnait. À l'époque (il y a 3 ans) je n'avais accroché ni aux dessins, ni aux scénarios, ni aux chutes ! J'étais vraiment hermétique à ce genre d'histoire. (Et du coup je n’ai pas essayé « Philémon ») Et puis dernièrement j'ai décidé de relire ce livre, juste pour voir si je trouvais ça aussi mauvais où si j’allais aimer et j’ai décidé de le relire sans apriori. Finalement ça se laisse bien lire, sans grand plaisir mais je n'ai pas trouvé ça détestable, ni affligeant de nullité. L'humour absurde me touche un peu plus, il y a quelques bonnes idées (la relation du couple, l'humour noir, l'enfance) et je dois avouer que pas mal de chutes mon donné un petit sourire en coin. Malheureusement je n'ai pas accroché au dessin, l'album se lit trop vite et on ne peut pas dire que j’ai adoré. De plus c'est assez déroutant cette lecture sans phylactère (même si ça ne fait pas baisser ma note). Pour les fans de l'auteur, car même pour ceux qui aiment bien l'absurde ce n'est pas très accessible (d'ailleurs je me demande encore ce que fait cette BD dans mon C.D.I).
Bye-Bye Bush
Je n'ai pas ri une seule fois en lisant ce recueil. Ce collectif n'apporte rien de nouveau sur le sujet. On ne fait que reprendre les mêmes thèmes sur Bush (il y a même un clin d'œil au bretzel qui l'a étranglé !) et aussi sur ses successeurs. Il faut dire qu'il n'y a plus grand chose d'original à dire sur George W Bush qui a été président pendant 8 ans. Ça se laisse lire, mais ça se laisse surtout oublier. Les seuls récits un peu sympathiques sont ceux de Charb et Émile Bravo qui sont les deux moments ou j'ai vaguement souri. Si vous avez envie de lire pour la 1029483 fois que Bush et Palin sont stupides, ce livre est pour vous.
Liens de Sang
La première partie est très bonne. Sans être très originale, l'intrigue est captivante, le dessin est excellent et crée une atmosphère de film noir et les péripéties sont dynamiques. Bref, cela donne envie de savoir la fin. Malheureusement, la fin en question est décevante. Les 10 dernières pages (environ) sont du gros n'importe quoi. Je n'ai rien compris à ce qui se passait et je pense qu'il n'y a rien à comprendre. Je n'ai rien contre les scénarii un peu bizarres, mais là je sens que l'auteur ne savait tout simplement pas comment finir l'album. Décevant.
Combustion spontanée
Très moyen, un humour plat, quelques sourires sans plus. L’histoire qui sort vraiment du lot : « difficile de bien faire l’amour dans ces conditions » Dommage.
Iris
Le problème que je rencontre avec l’œuvre de Comès, c’est que je l’ai abordée avec Silence et La belette, soit ce que l’auteur a réalisé de mieux. Après des lectures de ce calibre, les autres albums de l’auteur ne sont malheureusement pas de taille à supporter la comparaison qui s’impose. Pas de chance pour ‘Iris’ : je viens justement de relire Silence ! ‘Iris’ entre trop directement dans une dimension mystique. Dès les premières pages, l’homme-cerf sort des tirades assommantes dans lesquelles il est question de « nuit de Sabbat », de « monde de féerie », etc. :O Ces délires relatifs aux croyances païennes se sont révélés tellement denses et soporifiques que je dois bien avouer m’être assez rapidement contenté de les parcourir en diagonale. Dans les derniers chapitres, il y a heureusement moins de blabla ; ça commence enfin à bouger. Mais, même si la fin de l’album relève le niveau, mon impression générale demeure plus que mitigée. Il ne me reste à présent plus que deux albums de Comès à découvrir, mais je crois qu’il vaut mieux pour eux que j’attende un moment avant de m’y intéresser…