Colt Walker

Note: 1.86/5
(1.86/5 pour 14 avis)

Il n'a pas de nom, et son seul ami, c'est Walker, calibre 44.


Yann [USA] - Les déserts Nord-Américains

Il n'a pas de nom, et son seul ami, c'est Walker, calibre 44. Il tue les tarentules et les scorpions, mais les mouches à merde, il les écrase. Il est très mal embouché. Il a traversé le désert de l'Utah pour arracher Sâlomé aux griffes du prophète Gila, chef despotique d'une communauté mormone. Mais Sâlomé, gamine épargnée par les Danites (police mormone) quinze ans plus tôt lors du massacre de Moutain Meadows, est devenue la 27 ème épouse de Gila, et tient à le rester. Et puis il y a les autres : les 26 femmes qui attendent en rang d'oignon le bon vouloir de Gila, les enfants, les vieux qui veulent épouser Rachel (seize ans), et Rachel qui ne veut pas. Elle veut l'inconnu dans son lit. Mais lui, il souhaite juste embarquer Sâlomé, de gré ou de force, parce qu'on le paie pour ça.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1997
Statut histoire Série abandonnée 2 tomes parus
Couverture de la série Colt Walker
Les notes (14)
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10/07/2002 | Kael
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Par Erik
Note: 2/5
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Cette série avortée ne fait guère honneur aux western de Sergio Léone dont il s'inspire et ni à Clint Eastwood dont le héros adopte le look. C'est ouvertement racoleur. Je n'ai guère aimé cette surenchère de violence outrancière. Par ailleurs, le dessin est véritablement hideux avec ces déformations des visages. J'ai trouvé Yann beaucoup moins inspiré qu'à l'accoutumée. Les clichés se succèdent et il n'y a pas de réels surprises ou la moindre originalité. J'accorde toutefois le 2 étoiles car cela se laisse lire.

30/05/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Mais il est où Fabrice Lamy ? Dans les années 1990, ce type a réalisé deux westerns brillants : Trio Grande et Wayne Redlake. Servi par de bonnes histoires, son dessin m'avait vraiment séduit : découpage dynamique, sens du cadrage, du mouvement et des proportions, décors soignés, couleurs brillantes… Lamy avait tout pour devenir un grand de la bande dessinée d'action. Il ne travaillait pas vite, mais chacun de ses albums offrait un résultat à la hauteur des attentes du lecteur amateur de bons westerns spaghettis. C'est alors qu'il a commis "Colt Walker" ! Avec Yann au scénario, ça aurait dû être grandiose… Mais quelle déception ! Que Yann en ait fait des caisses dans le genre macabre, cynique, gore et méchant, passe encore… On peut voir ça comme un hommage aux western italiens de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Je ne parle pas des chef d'œuvres de Sergio Leone, mais plutôt de leurs nombreuses copies réalisées sur des scénarios de plus en plus outranciers. Les auteurs entrèrent dans une surenchère de violence et d'absurde qui donna lieu à une série d'œuvres étonnantes par leur dimension "gothique". L'histoire de Colt Walker se rattache davantage à un film comme Tire encore si tu peux de Giulio Questi qu'aux films de Leone. On n'est pas obligé d'aimer le genre, mais il peut être vu comme l'image d'une époque… Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le meilleur scénario de Yann, c'est évident. Le pire dans les deux albums de cette série morte-née est incontestablement le dessin de Lamy. Lui que j'avais trouvé si bon dans ses précédents opus s'est mis à dessiner comme un goret. Ses personnages sont disproportionnés, dégingandés, laids (y compris les femmes pourtant roulées comme des Barbies). Les décors, réduits à leur plus simple expression sont moches et le dessinateur semble avoir oublié les règles élémentaires de la perspective. Bref, c'est hideux ! On croirait du Blutch copié par un mal-voyant… Ajoutons à ça des couleurs aussi baveuses que criardes et la coupe est pleine. "Colt Walker" m'a donc profondément déçu. Je n'ai pas dû être le seul à l'être, puisque la série commencée chez Dargaud a été bouclée 4 ans plus tard chez un éditeur moins regardant avant d'être abandonnée. Je lui donne généreusement 2 étoiles, parce que le western spaghetti est un sous-genre qui a toute mon indulgence et que les dialogues de Yann ne sont finalement pas pires que ceux de Django arrive, préparez vos cercueils (Giuliano Carnimeo) ou de On l'appelle Trinita (Enzo Barboni). Fabrice Lamy quant à lui a déserté le neuvième art… Allez mon gars, t'as fais une grosse bouse, mais ça arrive ! Faut pas te décourager ; je suis sûr qu'avec un bon scénario tu pourrais encore briller !

17/02/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai lu les 2 albums en bibliothèque et je n'ai que moyennement apprécié. C'est un western violent très inspiré par Sergio Leone pour des plans légendaires entièrement pompés (les gros plans, les plongées et contre-plongées) et surtout le personnage de Clint Eastwood dont le héros adopte le physique, l'allure et les accessoires (cigarillo, poncho). D'autres détails tournent autour de Clint, puisqu'un personnage s'appelle Rowdy Yates (rôle tenu dans la série TV Rawhide où Leone le remarqua en 1964). Même les dialogues et les cadrages sont influencés par les westerns italiens, où s'incrustent de beaux paysages. Le héros veille précieusement sur son Colt dont il use avec une adresse redoutable. Le ton ironique et la violence sont bien rendus par le dessin extrêmement vigoureux et robuste de Fabrice Lamy, il n'est pas si laid, juste un peu forcé. Ce qui m'a le plus gêné dans ce western, c'est bien plutôt l'absence de scénario cohérent de la part de Yann, qui nous a habitué à mieux; il y a du vide que Lamy meuble par des scènes violentes un peu gratuites ou des scènes érotiques qui ne se justifient pas. Dommage, il y avait du potentiel.

21/06/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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'Colt Walker' se révèle moins pire que ce que je pensais, mais c'est pas non plus la meilleur série de Yann, loin de là. Le scénario aurait pu être bon (le passage du tome 2 où le 'héros' fait des révélations le prouve), mais ça manque vraiment de subtilité. Je n'ai rien contre les histoires 'pures et dures', mais voir des gens s'entretuer toutes les 5 pages ça devient lassant. Ce qui fait surtout défaut à cette série, c'est le dessin. D'ailleurs, si j'avais aimé le dessin, je pense que j'aurais mis 3 étoiles en précisant que c'est 2.5/5 parce que ce qui m'a vraiment dérangé pendant la lecture c'est justement le dessin. Les scènes s'enchainent souvent mal, il y a des fois où je ne comprenais pas ce qu'il se passait et c'est parfois un peu dur de lire le texte.

23/05/2010 (modifier)

Boh elle est pas "trop" mal cette BD. C'est sur qu'il faut être prévenu : c'est bête et méchant. Ca se lit donc sans en attendre quelque chose. Le dessin n'est pas extra non plus mais bon il fait son boulot. Même chose pour la narration. Bref, c'est carrément lisible. A l'image du gros lézard qui sert de fil rouge tout au long de l'histoire les personnages sont tous des sales bêtes. Y compris le héros avec sa gueule de Clint Eastwood, y compris les mormons, y compris les femmes... Bref les personnages sont pour le moins décomplexés, voir baclés. Du coup on prend ça au second degré et ça passe. Le héros, c'est un peu un Blueberry (auquel l'auteur fait un léger clin d'oeil dans le tome 2). Il est hyper fort et tout mais ne s'encombre pas de morale. En tout cas l'aspect pour le moins "direct" de l'approche du western m'a fait un poil sourire.

13/05/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
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Je me demande ce qui s’est passé pour Olivier Lamy ?! Lorsque j’ai découvert le premier tome de « Colt Walker », à l’époque, je me suis posé la question de savoir si c’était bien le dessinateur de « Wayne redlake » et « Trio grande » qui a réalisé « Colt walker » car franchement, ça n’a rien à voir ! A croire que ses précédentes séries aient été réalisées par Vatine… Graphiquement, je n’ai pas du tout retrouvé la beauté du dessin de « Wayne Redlake » et « Trio Grande ». Dans « Colt Walker », le coup de crayon de Lamy est très vif, trop vif même car les visages sont tortueux et vraiment affreux, les femmes ne sont pas du tout belles, les décors sont sommaires (bon, il faut dire aussi que ça se passe dans le désert…)… bref, c’est volontairement sales, très sales et c’était le souhait d’Olivier Lamy de rendre cette bd ainsi (rencontré dans un festival où il n’a pas du tout voulu me dédicacer « Trio grande » et « Wayne Redlake »… bonjour l’ambiance !). Les cadrages sont inspirés du cinéma notamment des westerns spaghettis… d’ailleurs, le personnage principal reprend les traits de Clint Eastwood. Quant à la mise en couleurs aux tons à dominante orange (réalisée par Topaze), je la trouve réussie : elle retransmet bien la chaleur du désert et donne une atmosphère tendue à cette histoire. Qu’on aime ou pas le dessin d’Olivier Lamy dans cette bd, on ne peut nier que l’auteur a imposé un style volontairement crade qui m’est apparu bien adapté au scénario… Au fait, je dois avouer que cette histoire est un des pires scénarii que j’ai pue lire à ce jour (avec « L’affaire du siècle ») ! L’histoire ? Comment dire… elle est pleine de clichés dans le plus mauvais sens du thème ! Le héros par exemple est l’archétype du macho solitaire sans peur et sans reproche. L’histoire est truffée de scènes exagérément violentes qui n’ont parfois rien à faire dedans ! L’humour employé qui se veut ironique ne m’a pas fait vraiment rire : on a le droit à des mauvaises références aux films de Sergio Leone, même un sosie de Jacques Brel apparaît dans cette bd… De plus, les dialogues sont désespérément lamentables, c’est vraiment du grand n’importe quoi ! Dans cette histoire, le héros rencontre des mormons pourris, bin oui, tous pourris ! Je le répète : tout est cliché dans cette bd ! Aussi bizarre soit-il au vu de la médiocrité du scénario, cette série publiée à l’origine et abandonnée par « Soleil » a été reprise par « Dargaud »… ils auraient mieux fait de reprendre « Tequila Desperados » (série écartée elle-aussi par « Soleil » dès le premier tome !). Pourtant grand amateur de westerns spaghettis, je n’ai pas apprécié « Colt walker ». Ce n’est pas le dessin qui m’a rebuté car je l’ai trouvé approprié à l’histoire mais le scénario de Yann truffé de mauvais clichés qui m’a complètement désolé ! Bon, j’arrête là… si vous voulez lire un bon western : allez plutôt feuilleter les excellents « Wayne redlake », « Trio grande », « On a tué Wild Bill », ou encore le récent « Après la nuit » !

15/06/2008 (MAJ le 14/07/2008) (modifier)

J’ai l’impression que Colt Walker est, à l'origine, dans le même esprit que ce que fait Tacito, avec des gros méchants tordus et un "héros" du même bois… cependant, 'faut quand même avouer que c’est moins délire. Alors, vu que le dessin est particulièrement laid, voire en-dessous de tout, et que l’histoire n'est pas très intéressante (nulle, à vrai dire), et ben, je dis que Colt Walker est une belle daube, à tel point que je ne comprends même pas comment deux tomes ont pu sortir. J’irais même plus loin: prendre les traits du dieu Eastwood pour les coller à ce rebut de l’humanité, et ben, c’est manquer de respect pour l’acteur :(. Certes ©®™ , le grand Clint a déjà incarné de beaux salauds, mais dans mes souvenirs, ils avaient un minimum de panache, à défaut de scrupules! On pourrait dire que les auteurs font de l’auto parodie, dénonçant les sectes et jouant de l’ironie pour railler les mirages de l’argent et du pouvoir… mais là, j’adhère pas du tout. :( Je trouve ça mauvais, c'est tout!

08/08/2002 (MAJ le 13/01/2008) (modifier)
Par Jugurtha
Note: 2/5

Très décevante quand on connaît ses auteurs, cette série peut être lue surtout à un titre, celui de curiosité. Suffisamment d'avis ont d'ailleurs été écrits pour prouver que l'association (prometteuse) Yann/Lamy ne fait pas d'étincelles. Scénarios bâclés, dessins souvent maladroits, le ton peut parfois faire penser à une parodie, mais la série n'en possède en rien l'intelligence, ni même le style, tant certaines scènes se veulent sombres. Uniquement vouée à une galerie de violence et de cruauté aussi gratuite qu'imbécile, sans réels enjeux dramatiques ni même rebondissements crédibles qui puissent emporter le lecteur, il faut bien reconnaître que la seule cruauté qui surpasse le lot, c'est celle de la déception. Quelques fulgurances des auteurs qui se souviennent parfois qu'ils ont du talent expliquent l'indulgence de ma note.

20/04/2007 (MAJ le 02/11/2007) (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

7 avis négatifs pour Colt Walker. Moi je vais le défendre ce western, Colt Walker. C’est du western spaghetti en bd où le héros est ni bon ni méchant. En lisant ce western, j’ai eu l’impression de revoir un bon Sergio Sollima, Segio Corbucci et l’immense Sergio Leone. A mon avis, ceux qui ont trouvé très mauvais Colt ne doivent pas aimer le western spaghetti. Si vous êtes fan de western classiques, Colt Walker n’est pas pour vous. Moi je le conseille aux autres, et le dessin est excellent, les personnages ont des tronches comme pas possible. Vraiment un très bon western comme j’aurais aimé en voir plus souvent. DE.JAN.TE

30/05/2007 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Je savais à peu près à quoi m’attendre en lisant cette série dont les deux tomes forment une histoire complète. C’est sans doute la raison pour laquelle ma note n’est pas aussi assassine que celle des autres (quoique ?). J’ai aussi des circonstances atténuantes, à savoir que je suis amateur de westerns et que Yann et Lamy sont deux auteurs que j’apprécie. Yann a pêché par excès en voulant faire de Colt Walker un récit reprenant tous les codes du western spaghetti à la Clint où le "gentil" ne semble pas être un grand sentimental. Une fois rentré dans l’histoire, le premier opus n’est pas si mal. Toutefois, le suivant, publié bien après, déçoit. On sent que Yann a dû forcer pour boucler ce cycle et cela devient un peu n’importe quoi. Concernant le dessin, j’ai trouvé Lamy plus inspiré dans "Trio Grande" ou encore "Wayne Redlake".

12/07/2005 (modifier)