Une bande dessinée qui ne m'a pas marqué... Une semaine que je l'ai lue, et je suis déjà incapable de me souvenir de l'histoire. En la feuilletant à nouveau, je vois une série d'évènements plus ou moins loufoques qui s'enchaînent dans une crédibilité douteuse. Je ne suis déjà pas fan de ce type de dessin qui va à l'essentiel sans peaufiner, mais si en plus on a du mal à y croire (et c'est peu de le dire !), je ne vois pas trop ce qui reste... Alors oui le tout se laisse quand même lire, et ce n'est pas désagréable, mais j'ai envie de dire "bof, sans plus".
Je me demande dans quelle mesure cette BD a été influencée par le film d'animation de Pixar Ratatouille. Oh, je ne parle pas du tout de copie, mais plutôt d'influence.
On est dans le milieu de la grande restauration, on a une histoire d'héritage filial, des personnages archi-nuls en cuisine qui doivent reprendre au pied levé une enseigne prestigieuse...
Il y a donc un goût (ahah) de déjà-vu dans cette nouveauté, qui est clairement très influencée par le manga. Sans doute les co-scénaristes ont-ils intégré ceci dans leur intrigue, car beaucoup d'éléments me semblent typiques. Pas seulement les personnages qui déconnent d'un coup au milieu d'une situation sérieuse, mais aussi le style de l'histoire, le découpage... Le mélange, à mon avis, va dérouter de nombreux lecteurs, qu'ils soient amateurs de mangas ou de BD franco-belge... Parce que c'est extrêmement mièvre. je ne suis même pas sûr qu'un adolescent apprécierait. Il y a cependant une vanne qui m'a fait hurler de rire, sans doute pour des raisons personnelles, le portable de la fille qui se met à sonner -la chanson Womanizer de Britney Spears - au moment où elle discute avec une sorte de Yoda au féminin.
Le dessin, je l'ai dit, est très orienté manga. Malheureusement il ne sort pas du tout du lot.
Il y a quelques jours, je tombe par hasard sur le trailer de « RED », le dernier film avec Bruce Willis. A cette légende du film d’action des années 80, viennent s’ajouter les excellent John Malkovitch, Morgan Freeman, Helen Mirren et Mary-Louise Parker.
Durant la séance, je découvre que « RED » est tiré d’un comics édité par DC Comics. Le film ne se prend pas au sérieux : les acteurs enchaînent les situations cocasses à la façon d’un « True Lies ». J’ai passé un très bon moment et me suis donc laissé tenté par l’œuvre originale.
Autant le dire tout de suite, l’orientation humoristique du film n’est pas du tout tirée du comics, bien plus sérieux et violent.
L’histoire se résume en une phrase : Paul Moses, agent d’élite de la CIA à la retraite, mène une vie paisible et solitaire jusqu’au jour où son ancien employeur décide de le supprimer. S’engage alors une bataille sanglante entre l’ancien agent, toujours très affuté et la CIA.
Warren Ellis est aux commandes et ça se voit. Les personnages ont du caractère, même s’il ne nous est pas tellement donné l’occasion de les connaître. Le scénario est entièrement basé sur l’action et ne laisse aucun répit au lecteur.
Le dessin a un trait simple mais fort, dans la lignée du personnage principal et du concept de ce one shot.
Seulement voilà toutes ces qualités et le plaisir à la lecture ne suffisent pas à effacer l’énorme frustration suscitée par le scénario. L’histoire est courte. Jamais nous ne saurons pourquoi la CIA a décidé de liquider Moses. L’arrivée de Moses à Langley est trop rapide et aurait mérité plus de développements. Quant à la fin, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est abrupte... La lecture de cet album ne vous prendra pas 15 minutes.
Pour moi, « RED » s’apparente à un projet de comics, pas totalement terminé, voir un premier album qui n’aurait pas connu de suite. Quand on voit comment le 7ème art l’a adapté au cinéma, je vois mal comment on ne peut pas regretter ce one shot si court et pauvre en détails.
Ma note vient sanctionner une histoire inachevée qui m’a laissé sur ma faim. Avec de telles qualités et quelques pages de plus, il aurait été aisé de produire un comics très réussi, voir même culte.
Je ne vais pas faire dans l’originalité je crois en évoquant le parallèle que j’ai fait d’emblée avec « Berceuse assassine », malheureusement, « Paris-New York » ne lui arrive clairement pas à la cheville… Et pourtant après avoir lu la première histoire consacrée à Gaspard, j’étais vraiment enthousiaste et pleine d’espoir.
Graphiquement c’est simple mais propre et efficace, le choix de la bichromie avec trois couleurs différentes pour les trois protagonistes principaux est une très bonne idée. Le principe même du récit qui recoupe les points de vue de différents personnages me plait aussi (je pense notamment à « Braquages et Bras Cassés » que j'ai adoré, dans le genre).
Ma première déception est venue à la lecture du chapitre consacré à Anna, que j’ai trouvé trop vite expédié et trop artificiellement construit pour coller à celui de Gaspard. Seule la fin apporte un petit plus qui alimente le « mystère ». Mais le tout manque de chaleur humaine.
Au final c’est la fin sans surprise, trop convenue et trop « politiquement correcte » qui me chagrine le plus. Pendant toute la lecture du chapitre trois j’ai espéré lire une autre fin que celle que je pensais avoir devinée, être prise au dépourvu par une pirouette finale inattendue… eh bien non.
Globalement, on tient là une œuvre créée avec un talent graphique certain et un travail sérieux au scénario pour qu’il tienne la route, mais il manque un grain de folie, un petit supplément d’âme, de l’humour peut-être, pour la faire sortir du lot comme les deux séries citées plus haut.
Pas mal, sans plus.
Quand j’ai découvert « Belladone » il y a quelques années, j’avais été convaincu par le premier tome. Tout semblait indiquer que « Belladone » était une version féminine de la série « Le Scorpion ». Mystères, combats épiques à l’épée, mousquetaires, assassins, la série promettait d’être distrayante.
Seulement voilà, dès le second tome, l’histoire s’enlise. Les fameux mystères dont il est fait état plus haut ne sont pas résolus... au contraire, ils s’épaississent d’une manière frustrante et injustifiée.
A cause de ce scénario en perte de vitesse, j’ai été soulagé d’arriver au troisième tome qui clôt ce premier cycle... et probablement dernier vu le temps écoulé depuis la dernière parution. De toute façon, pour ma part, l’aventure s’arrêtera là.
Le dessin n’est pas désagréable, au contraire. De bonne facture, il est surtout dynamique et efficace dans les scènes de bagarres. Pourtant, je n’adhère pas au dessin des visages, trop simpliste, comme inachevé. De la même manière que le scénario, tout est là pour une bonne petite série, et pourtant quelque chose coince.
« Belladone » m’a donc laissé un goût d’inachevé au terme de ma lecture. Cette série pourrait éventuellement être recommandée à un public adolescent, pour les adultes, il y a définitivement mieux ailleurs.
En synthèse, ‘Kaze no shô’ est un manga qui mêle intrigues historiques et scènes de combat.
Concernant le côté informatif de l’album, on notera tout d’abord l’introduction pénible et inutile, qui se situe à une époque éloignée du cœur de l’intrigue. Entrer directement dans le vif du sujet aurait, me semble-t-il, été préférable. Par ailleurs, j’ai trouvé ce manga relativement fatiguant à lire. Tous ces noms, toutes ces données historiques se sont rapidement révélées très indigestes. Bref, il s’agit d’un scénario presqu’aussi ennuyeusement intéressant que ceux de L’incident de Sakai.
Quant aux scènes de sabre, je dois avouer que si je les attendais avec impatience, celles-ci se sont malheureusement révélées répétitives.
Enfin, je trouve le trait de Tanigushi trop enfantin en général et singulièrement pour ce type d’histoire de violence. L’auteur a, à mon sens, un style qui se prête mieux aux récits plus légers, tel son fameux Quartier lointain.
Bref, je ne conseillerais ce manga qu’aux amateurs d’histoire nipponne.
La BD de supermarché par excellence. Clairement je ne suis pas fan du tout. Grosses blagues à 2 francs 6 sous et encore. Côté graphique cela passe encore, les voitures sont plutôt bien dessinées (tunées !)
‘Je suis un vampire’ est le récit de la poursuite de deux immortels à travers les âges. Lui est coincé à tout jamais dans le corps d’un garçonnet. Il était fils de pharaon et depuis sa transformation, il n’a de cesse de fuir sa seule semblable. Elle présente des formes avantageuses et, durant sa vie de mortelle, elle était précisément la concubine de ce même pharaon. Toujours est-il que le but avoué d’Ahmasi est d’en finir avec son unique rival vampire. Mais tuer un immortel n’est bien entendu pas chose aisée.
Cette variation sur le mythe des vampires m’a paru relativement intéressante. En l’occurrence, les immortels se régénèrent avec le soleil et ne sont pas obligés de s’abreuver de sang humain pour survivre.
Le noir et blanc de Risso est très tranché, tout en contraste. Et personnellement, j’aime beaucoup cette absence de nuances. Son trait, quant à lui, se révèle, comme toujours très épuré et très classe. Je le trouve cependant moins abouti que sur 100 bullets.
Le scénario est correct mais ne m’a à vrai dire pas passionné. J’ai l’impression qu’il n’a jamais véritablement décollé et de n’avoir finalement lu qu’une longue course poursuite quelque peu répétitive.
Des mêmes auteurs, je conseille plutôt Simon – une aventure américaine.
Le drakkar d’une bande de vikings se retrouve coincé au beau milieu des glaces. Son équipage n’a dès lors d’autre choix que de continuer à pieds sur la banquise. Mais les conditions climatiques que l’on imagine ne sont pas le plus grand danger auquel ces rudes gaillards doivent faire face. En effet, chaque nuit, des hommes sont sauvagement massacrés ; chaque matin, la troupe de survivants découvrent de nouveaux tas de lambeaux de chair sanguinolents. Malgré leurs recherches et leurs tours de garde, rien n’y fait : l’effectif des troupes diminue inexplicablement chaque jour. Quelle est donc la bête féroce qui les traque sans relâche ?
Le récit est correct, sans plus, divertissant, mais jamais vraiment prenant.
Même s’il ne s’agit absolument pas de mon style graphique de prédilection, je ne peux que reconnaître le bon goût dans le choix de la palette de couleurs.
À lire si l’album devait vous tomber un jour entre les mains.
Tout comme mes prédécesseurs ma lecture s'est révélée très fastidieuse pour plusieurs raisons :
En premier lieu, le dessin qui m'a paru par moment très grossier parfois à la limite de l'amateurisme tant les visages d'un même personnage sont différents d'une case à l'autre. On peut noter toutefois une légère amélioration dans le second tome.
Ensuite, concernant le scénario, comme beaucoup l'ont souligné, les personnages sont bien trop caricaturaux et les auteurs utilisent certaines facilités un peu irritantes. En effet, dans une ville telle que Paris, il semble bien improbable que nos 3 protagonistes se retrouvent. Ensuite, l'ensemble manque cruellement de développement et l'on passe trop vite sur certains événements.
Au final, un mauvais diptyque qui se basait pourtant sur une idée intéressante. Dans le même genre, il faut peut être préférer Destins qui se base sur le même sujet, à savoir que serait devenu le personnage si ses choix avaient été différents.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 4/10
NOTE GLOBALE : 8/20
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Snuff
Une bande dessinée qui ne m'a pas marqué... Une semaine que je l'ai lue, et je suis déjà incapable de me souvenir de l'histoire. En la feuilletant à nouveau, je vois une série d'évènements plus ou moins loufoques qui s'enchaînent dans une crédibilité douteuse. Je ne suis déjà pas fan de ce type de dessin qui va à l'essentiel sans peaufiner, mais si en plus on a du mal à y croire (et c'est peu de le dire !), je ne vois pas trop ce qui reste... Alors oui le tout se laisse quand même lire, et ce n'est pas désagréable, mais j'ai envie de dire "bof, sans plus".
Lord of Burger
Je me demande dans quelle mesure cette BD a été influencée par le film d'animation de Pixar Ratatouille. Oh, je ne parle pas du tout de copie, mais plutôt d'influence. On est dans le milieu de la grande restauration, on a une histoire d'héritage filial, des personnages archi-nuls en cuisine qui doivent reprendre au pied levé une enseigne prestigieuse... Il y a donc un goût (ahah) de déjà-vu dans cette nouveauté, qui est clairement très influencée par le manga. Sans doute les co-scénaristes ont-ils intégré ceci dans leur intrigue, car beaucoup d'éléments me semblent typiques. Pas seulement les personnages qui déconnent d'un coup au milieu d'une situation sérieuse, mais aussi le style de l'histoire, le découpage... Le mélange, à mon avis, va dérouter de nombreux lecteurs, qu'ils soient amateurs de mangas ou de BD franco-belge... Parce que c'est extrêmement mièvre. je ne suis même pas sûr qu'un adolescent apprécierait. Il y a cependant une vanne qui m'a fait hurler de rire, sans doute pour des raisons personnelles, le portable de la fille qui se met à sonner -la chanson Womanizer de Britney Spears - au moment où elle discute avec une sorte de Yoda au féminin. Le dessin, je l'ai dit, est très orienté manga. Malheureusement il ne sort pas du tout du lot.
Red
Il y a quelques jours, je tombe par hasard sur le trailer de « RED », le dernier film avec Bruce Willis. A cette légende du film d’action des années 80, viennent s’ajouter les excellent John Malkovitch, Morgan Freeman, Helen Mirren et Mary-Louise Parker. Durant la séance, je découvre que « RED » est tiré d’un comics édité par DC Comics. Le film ne se prend pas au sérieux : les acteurs enchaînent les situations cocasses à la façon d’un « True Lies ». J’ai passé un très bon moment et me suis donc laissé tenté par l’œuvre originale. Autant le dire tout de suite, l’orientation humoristique du film n’est pas du tout tirée du comics, bien plus sérieux et violent. L’histoire se résume en une phrase : Paul Moses, agent d’élite de la CIA à la retraite, mène une vie paisible et solitaire jusqu’au jour où son ancien employeur décide de le supprimer. S’engage alors une bataille sanglante entre l’ancien agent, toujours très affuté et la CIA. Warren Ellis est aux commandes et ça se voit. Les personnages ont du caractère, même s’il ne nous est pas tellement donné l’occasion de les connaître. Le scénario est entièrement basé sur l’action et ne laisse aucun répit au lecteur. Le dessin a un trait simple mais fort, dans la lignée du personnage principal et du concept de ce one shot. Seulement voilà toutes ces qualités et le plaisir à la lecture ne suffisent pas à effacer l’énorme frustration suscitée par le scénario. L’histoire est courte. Jamais nous ne saurons pourquoi la CIA a décidé de liquider Moses. L’arrivée de Moses à Langley est trop rapide et aurait mérité plus de développements. Quant à la fin, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est abrupte... La lecture de cet album ne vous prendra pas 15 minutes. Pour moi, « RED » s’apparente à un projet de comics, pas totalement terminé, voir un premier album qui n’aurait pas connu de suite. Quand on voit comment le 7ème art l’a adapté au cinéma, je vois mal comment on ne peut pas regretter ce one shot si court et pauvre en détails. Ma note vient sanctionner une histoire inachevée qui m’a laissé sur ma faim. Avec de telles qualités et quelques pages de plus, il aurait été aisé de produire un comics très réussi, voir même culte.
Paris-New York New York-Paris
Je ne vais pas faire dans l’originalité je crois en évoquant le parallèle que j’ai fait d’emblée avec « Berceuse assassine », malheureusement, « Paris-New York » ne lui arrive clairement pas à la cheville… Et pourtant après avoir lu la première histoire consacrée à Gaspard, j’étais vraiment enthousiaste et pleine d’espoir. Graphiquement c’est simple mais propre et efficace, le choix de la bichromie avec trois couleurs différentes pour les trois protagonistes principaux est une très bonne idée. Le principe même du récit qui recoupe les points de vue de différents personnages me plait aussi (je pense notamment à « Braquages et Bras Cassés » que j'ai adoré, dans le genre). Ma première déception est venue à la lecture du chapitre consacré à Anna, que j’ai trouvé trop vite expédié et trop artificiellement construit pour coller à celui de Gaspard. Seule la fin apporte un petit plus qui alimente le « mystère ». Mais le tout manque de chaleur humaine. Au final c’est la fin sans surprise, trop convenue et trop « politiquement correcte » qui me chagrine le plus. Pendant toute la lecture du chapitre trois j’ai espéré lire une autre fin que celle que je pensais avoir devinée, être prise au dépourvu par une pirouette finale inattendue… eh bien non. Globalement, on tient là une œuvre créée avec un talent graphique certain et un travail sérieux au scénario pour qu’il tienne la route, mais il manque un grain de folie, un petit supplément d’âme, de l’humour peut-être, pour la faire sortir du lot comme les deux séries citées plus haut. Pas mal, sans plus.
Belladone
Quand j’ai découvert « Belladone » il y a quelques années, j’avais été convaincu par le premier tome. Tout semblait indiquer que « Belladone » était une version féminine de la série « Le Scorpion ». Mystères, combats épiques à l’épée, mousquetaires, assassins, la série promettait d’être distrayante. Seulement voilà, dès le second tome, l’histoire s’enlise. Les fameux mystères dont il est fait état plus haut ne sont pas résolus... au contraire, ils s’épaississent d’une manière frustrante et injustifiée. A cause de ce scénario en perte de vitesse, j’ai été soulagé d’arriver au troisième tome qui clôt ce premier cycle... et probablement dernier vu le temps écoulé depuis la dernière parution. De toute façon, pour ma part, l’aventure s’arrêtera là. Le dessin n’est pas désagréable, au contraire. De bonne facture, il est surtout dynamique et efficace dans les scènes de bagarres. Pourtant, je n’adhère pas au dessin des visages, trop simpliste, comme inachevé. De la même manière que le scénario, tout est là pour une bonne petite série, et pourtant quelque chose coince. « Belladone » m’a donc laissé un goût d’inachevé au terme de ma lecture. Cette série pourrait éventuellement être recommandée à un public adolescent, pour les adultes, il y a définitivement mieux ailleurs.
Kaze No Sho - Le Livre du vent
En synthèse, ‘Kaze no shô’ est un manga qui mêle intrigues historiques et scènes de combat. Concernant le côté informatif de l’album, on notera tout d’abord l’introduction pénible et inutile, qui se situe à une époque éloignée du cœur de l’intrigue. Entrer directement dans le vif du sujet aurait, me semble-t-il, été préférable. Par ailleurs, j’ai trouvé ce manga relativement fatiguant à lire. Tous ces noms, toutes ces données historiques se sont rapidement révélées très indigestes. Bref, il s’agit d’un scénario presqu’aussi ennuyeusement intéressant que ceux de L’incident de Sakai. Quant aux scènes de sabre, je dois avouer que si je les attendais avec impatience, celles-ci se sont malheureusement révélées répétitives. Enfin, je trouve le trait de Tanigushi trop enfantin en général et singulièrement pour ce type d’histoire de violence. L’auteur a, à mon sens, un style qui se prête mieux aux récits plus légers, tel son fameux Quartier lointain. Bref, je ne conseillerais ce manga qu’aux amateurs d’histoire nipponne.
Tuning maniacs
La BD de supermarché par excellence. Clairement je ne suis pas fan du tout. Grosses blagues à 2 francs 6 sous et encore. Côté graphique cela passe encore, les voitures sont plutôt bien dessinées (tunées !)
Je suis un vampire
‘Je suis un vampire’ est le récit de la poursuite de deux immortels à travers les âges. Lui est coincé à tout jamais dans le corps d’un garçonnet. Il était fils de pharaon et depuis sa transformation, il n’a de cesse de fuir sa seule semblable. Elle présente des formes avantageuses et, durant sa vie de mortelle, elle était précisément la concubine de ce même pharaon. Toujours est-il que le but avoué d’Ahmasi est d’en finir avec son unique rival vampire. Mais tuer un immortel n’est bien entendu pas chose aisée. Cette variation sur le mythe des vampires m’a paru relativement intéressante. En l’occurrence, les immortels se régénèrent avec le soleil et ne sont pas obligés de s’abreuver de sang humain pour survivre. Le noir et blanc de Risso est très tranché, tout en contraste. Et personnellement, j’aime beaucoup cette absence de nuances. Son trait, quant à lui, se révèle, comme toujours très épuré et très classe. Je le trouve cependant moins abouti que sur 100 bullets. Le scénario est correct mais ne m’a à vrai dire pas passionné. J’ai l’impression qu’il n’a jamais véritablement décollé et de n’avoir finalement lu qu’une longue course poursuite quelque peu répétitive. Des mêmes auteurs, je conseille plutôt Simon – une aventure américaine.
Féroce
Le drakkar d’une bande de vikings se retrouve coincé au beau milieu des glaces. Son équipage n’a dès lors d’autre choix que de continuer à pieds sur la banquise. Mais les conditions climatiques que l’on imagine ne sont pas le plus grand danger auquel ces rudes gaillards doivent faire face. En effet, chaque nuit, des hommes sont sauvagement massacrés ; chaque matin, la troupe de survivants découvrent de nouveaux tas de lambeaux de chair sanguinolents. Malgré leurs recherches et leurs tours de garde, rien n’y fait : l’effectif des troupes diminue inexplicablement chaque jour. Quelle est donc la bête féroce qui les traque sans relâche ? Le récit est correct, sans plus, divertissant, mais jamais vraiment prenant. Même s’il ne s’agit absolument pas de mon style graphique de prédilection, je ne peux que reconnaître le bon goût dans le choix de la palette de couleurs. À lire si l’album devait vous tomber un jour entre les mains.
L'Alternative
Tout comme mes prédécesseurs ma lecture s'est révélée très fastidieuse pour plusieurs raisons : En premier lieu, le dessin qui m'a paru par moment très grossier parfois à la limite de l'amateurisme tant les visages d'un même personnage sont différents d'une case à l'autre. On peut noter toutefois une légère amélioration dans le second tome. Ensuite, concernant le scénario, comme beaucoup l'ont souligné, les personnages sont bien trop caricaturaux et les auteurs utilisent certaines facilités un peu irritantes. En effet, dans une ville telle que Paris, il semble bien improbable que nos 3 protagonistes se retrouvent. Ensuite, l'ensemble manque cruellement de développement et l'on passe trop vite sur certains événements. Au final, un mauvais diptyque qui se basait pourtant sur une idée intéressante. Dans le même genre, il faut peut être préférer Destins qui se base sur le même sujet, à savoir que serait devenu le personnage si ses choix avaient été différents. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 4/10 NOTE GLOBALE : 8/20