Mouais, bof…
J’attendais mieux de cette petite brique, même si l’album reste agréable à lire. Les personnages et les situations sonnent juste, mais cela reste assez monotone sur les 300 pages.
Si je devais résumer mon impression, je dirais que l’histoire, bien que parfois triste car humaine, n’en demeure pas moins mignonne mais le récit manque tout simplement de rythme. Cela en devient long et j’ai refermé l’album avec une certaine indifférence.
Les dessins sont réussis et les tons nuancés de noir sont maîtrisés, mais ces éléments positifs ne relèvent pour moi pas l’ensemble de cet album…
Je ne conseille dès lors pas l’achat, et je vous laisse le soin de louer cet opus pour le découvrir.
C’est un ami qui m’a prêté « Renaissance » en ces termes : « Tiens, cette bd vient d’un film », « c’est bien ? » lui demandais-je, « C’est une bd assez spéciale » me répondit-il. Un rapide coup d’œil au contenu de l’album m’a fait apparaître un graphisme soigné et assez personnel, c’est ce qui m’a fait décider de lire aussitôt « Renaissance ».
Le récit se situe en 2054, une jeune femme scientifique est portée disparue, elle semble avoir été enlevée : par qui et pourquoi ? C’est ce que tentent de savoir la police représentée par Karas et Avalon, la société qui emploie cette savante.
Rien qu’à lire ce résumé, on peut déjà avoir quelques pistes sur le mobile de cette affaire… Quant au scénario proprement dit, j’avoue ne pas avoir compris tout de suite l’utilité de mettre en scène cette histoire dans le futur. En effet, cette histoire m’est apparue plus proche d’un récit policier que d’un récit de science-fiction. D’ailleurs, j’ai eu un peu l’impression que le dessinateur n’était pas très à l’aise avec cet univers puisqu’il a du faire appel à Citroën pour « designer » un véhicule.
A mon avis, cette bd souffre d’un gros problème de narration. A la base, cette histoire est super simple à raconter puisque sa trame est linéaire mais les auteurs ont incorporé dans la bd des sauts entre les scènes et des séquences de bavardages qui compliquent inutilement la compréhension du récit.
De plus, le dessin qui a première vue est de bonne facture ne se révèle pas vraiment adapté à la bd étant donné que les personnages sont difficilement différenciables. Seul, le choix du noir et blanc m’est apparu adéquat à ce scénario car il y apporte une bonne ambiance de polar.
Il y a de bonnes choses dans cette bd : une ambiance glauque réussie, un graphisme –disons- « spécial » entre autres mais tout cela est gâché par une narration compliqué et par un dessin qui ne nous permet de bien différencier les différents personnages au premier coup d’œil. Bref, « Renaissance » m’est apparue comme un album très moyen. Dommage car j’ai senti que les auteurs s’étaient beaucoup investis dans cette bd…
C’est la belle couverture souple d’« Entre les ombres » qui m’a donné l’envie de feuilleter cette bd. Dès les premières pages, le ton est donné : Arnaud Boutle, l’auteur, nous propose de suivre les péripéties d’un homme qui se retrouve seul au monde suite à une apocalypse.
Le début m’est apparu très accrocheur car j’ai pris du plaisir à découvrir le quotidien morne et solitaire de ce gus. Par contre, le dénouement ne m’a pas séduit car je l’ai trouvé trop ouvert à mon goût. En effet, je m’attendais à ce que cet homme se mette à rechercher des proches. Je m’attendais aussi à ce que l’auteur nous explique en toute logique comment cet être s’est retrouvé seul dans cette ville puisqu’il insère dans son scénario des passages où le lecteur découvrira comment la population s’est comportée face à la « menace ». Au lieu de ça, ce personnage plonge irrésistiblement dans la mélancolie. Certes, ce choix scénaristique de la part d’Arnaud Boutle est pourtant pertinent et réaliste mais lorsque je lis une bd, je m’attends quand même à y voir un message optimiste sur notre avenir (Il y a déjà –à mon avis- trop d’informations négatives qui envahissent la presse et nos écrans comme ça !)…
L’auteur glisse dans sa bd un message écologique comme quoi la nature tôt ou tard reprendra ses droits. Là encore, rien de nouveau à se mettre sous la dent : tout le monde sait bien que sans entretien, les bâtiments se laisseraient envahir rapidement et facilement par les espaces verts. Cependant, je salue tout de même cette initiative d’Arnaud Boutle car elle permet de mettre dans sa bd de fortes belles séquences poétiques.
Le dessin est le point fort de cet album, il est complété par une mise en couleurs de toute beauté. Les tons utilisés et le rythme lent permettent de mettre une ambiance délicate à cette bd.
C’est incontestablement une bd d’ambiance que nous propose Arnaud Boutle, cela a été possible grâce au beau travail graphique de cet auteur. Pour le reste, ne vous attendez pas du tout à y lire un récit d’action car l’accent est mis sur le comportement d’un homme qui se retrouve seul du jour au lendemain et sur le retour de la nature dans une mégapole abandonnée par l’homme
Cette bd m'a fait penser à Arthur de Chauvel et Lereculey dans la manière dont l'auteur tricote son scénario autour d'un fil rouge, sa façon de dépeindre des personnages atypiques ainsi que la façon dont le dessinateur utilise un trait simplissime.
Je n'ai pas toujours apprécié l'humour par contre j'ai aimé la tendresse de certains passages et notamment le traitement de l'enfance.
Je n'ai pas passé un moment désagréable mais très peu enrichissant.
2/5 et je mets achat conseillé, mais pourquoi ?
Et bien simplement que je trouve remarquable les illustrations de Jampur Fraize et elles témoignent d'une imagination des plus tordues, il faut bien l'avouer c'est ça qui me plait.
Après l'intérêt n'ai peut être que là, dans les illustrations... mais n'empêche, qu'à chaque fois que je relis cette BD, je me poile de rire devant les dessins et descriptions des ces espèces bien étrange.
Pour les aficionados de Jampur Fraize ou les gens barrés. Il ne doit pas y avoir que moi.
Miller a raté le coche sur ce récit.
Il y avait un sujet intéressant : l'émancipation d'une intelligence artificielle (un programme) entrainant un risque extrême pour l'humanité. En effet dans le scénario, Vénus, un programme conçu à l'origine pour aider les humains d'un point de vue logistique, va aller au delà de ses fonctions initiales et se prendre pour un dieu. Venus est partout et contrôle tout.
Globalement, cette partie du scénario est correctement abordée et traitée.
Malheureusement, il y a un second parti bien trop mystique. L'intervention d'un être extra-terrestre "divin" semble avoir été faite sous LSD.
Tout ceci donne un mélange premier degré sérieux avec un troisième degré décalé et délirant.
Je comprends le ressenti négatif des posteurs précédents car il s'agit d'un beau gâchis. Martha Washington méritait de mieux terminer sa carrière dans le monde du 9ème art...
Niveau dessin, c'est bon, sur ce point il n'y pas grand chose à redire.
Je conseille de s'en tenir à Martha Washington - Liberty, un rêve américain.
Même en appréciant les X-Men, je n'ai pas pris de plaisir à lire ce récit.
Le scénario est décousu, il y a trop de personnages intervenant sans que cela apporte quelque intérêt. Tout est dans le superlatif mais il manque l'essentiel, un vrai scénario.
Les développements sont des raccourcis, il n'y a pas de fluidité mais un amoncellement de faits pour aboutir sur un final plus que décevant.
D'un point de vue psychologique on est proche du zéro, les personnages sont effleurés.
Le dessin est passe partout, sans saveur, idéal pour les ados.
C'est d'ailleurs le ressenti global qui émerge, ce récit limité semble destiné aux ados principalement.
En fin de comic, il y a le prologue de X-Men - Opération : Tolérance Zéro qu'il est souhaitable d'avoir lu avant d'en entamer la lecture. Ce découpage éditorial est malheureux et artificiel.
"X-Men - L'élixir de vie" est franchement dispensable.
Bon, disons-le tout de suite, les histoires de zombies, ce n'est pas franchement ma tasse de thé. Je n'avais peut-être pas commencé par celle qu'il fallait avec Loving Dead (Fragile), mais ici encore, je n'arrive pas à prendre le scénario au degré qu'il faut pour dépasser la seule impression de crétinerie qui s'en dégage...
J'ai lu très peu d'histoires de zombies, et pourtant, j'ai déjà l'impression après ce premier tome que c'est toujours pareil : une primo infection, un personnage qui réussit à passer les cordons de sécurité, un gouvernement légèrement trop méfiant pour fermer les aéroports à temps et c'est l'épidémie (quoi que, ici, il semble que le gouvernement soit plutôt réactif pour les zombies, mais du coup c'est un vampire qui réussit à passer, pas de bol !). L'épidémie de vampirisme serait presque ce qui sauverait la série à mes yeux (d'un autre côté, les histoires de vampire comme le très bon Le Prince de la nuit, j'aime bien...) mais j'ai du mal à croire en cette cohabitation cauchemardesque... on est vraiment dans la surenchère de scénario catastrophe.
J'avais bien aimé la partie introductive, qui nous présente les deux enfants élevés par leur grand-père, mais dès que les hostilités ont commencé, j'ai décroché.
Ceci dit, la BD en elle-même est de qualité, l'histoire se lit bien et le dessin est très bon, même s'il est parfois un peu statique, il est digne pour certaines cases de figurer dans un art book. La mise en couleurs n'a rien à voir avec ce que nous offrent certains comics car elle est très agréable à l'oeil pour une fois !
Après lecture de l'intégralité des 3 tomes parus, mon avis reste le même, bof pour l'histoire qui accumule les clichés sur la fin, mais les dessins sont vraiment magnifiques !
Un fan d'histoires de zombies y trouvera peut-être son compte !
Ayant bien aimé Bajram sur Universal War One, j’étais plutôt enthousiaste à la découverte de ce Trois Christs. Cependant, j’étais également un peu méfiant car les thrillers SF-historiques de Valérie Mangin ne m’avaient jamais vraiment convaincu.
Concernant le scénario, Les auteurs extrapolent sur l’histoire du Saint Suaire de Turin (linceul censé avoir recouvert le corps du Christ) et proposent une variation en trois temps. La première suppose que le Suaire est vrai, la deuxième que c’est un faux et enfin la dernière que Dieu est radioactif. Cette dernière partie est d’ailleurs particulièrement ridicule et part dans tous les sens.
Si l’exercice de style peut sembler audacieux avec des cases et des dialogues qui reviennent de manière identique selon les histoires prenant cependant un sens différent suivant la variation. Les auteurs veulent, sans doute, nous signifier qu’il faut se méfier des informations qui nous sont délivrées ; le tout reste un peu fade et bien peu passionnant.
En voyant la couverture, on pouvait s’attendre à un énième thriller ésotérique, ce n’est pas vraiment le cas. Seul le prologue de l’ouvrage dessiné par Neaud respecte ce postulat, c’est d’ailleurs le passage que j’ai préféré nous rappelant l’origine de ce drap censé avoir abrité le corps du Christ. Le dessin de Bajram est bon, mais il ne sauve pas ce livre qui m’est un peu tombé des mains.
Après un plutôt bon a priori en fin de premier chapitre, je me suis peu à peu ennuyé à la lecture de ce manga quelque part entre shojo, pour le romantisme et les personnages, et seinen, pour le décor futuriste.
Le dessin m'a assez plu. Les personnages et costumes sont réussis. Les décors, même si certains sont de banales reprises de photos, sont soignés et ont le mérite de ne pas être inexistants comme dans de trop nombreux shojo. Par contre, les visages des personnages, même s'ils ne sont pas laids, ont néanmoins le défaut de manquer de personnalité. Il faut bien souvent les reconnaître à leurs coiffures et habits et quand l'auteur fait le choix narratif incongru de représenter un brun avec des cheveux soudain blancs pour montrer son émotion, j'en suis venu plusieurs fois à me demander si oui ou non c'était le même personnage.
Le décor de science-fiction plus ou moins post-apocalyptique est intriguant au départ. On apprend peu à peu que c'est un monde imaginaire qui sort d'une longue guerre à laquelle un général, héroïque pour les uns et assassin pour les autres, aurait mis fin il y a quelques années avant de se retirer on ne sait où.
On découvre aussi ce fameux Jihai qui, bien qu'il n'apparaisse pas réellement dans le premier tome, désigne une zone entourant les villes où le champ magnétique est tel qu'il détruit les gênes humains, les empêchant d'y pénétrer.
On y rencontre enfin les Reybants, des clones qui, à la manière des Replicants de Blade Runner, ont été créés comme ouvriers et serviteurs avec une durée de vie en année limitée et tatouée sur leur corps. Ces derniers se révèlent en outre doués de pouvoirs spéciaux, différents pour chacun.
Malgré ce point de départ intéressant et ce graphisme engageant, je me suis finalement ennuyé. La mise en place du récit est très longue, s'étalant sur tout le premier tome alors que la série n'en compte que trois. La narration est bavarde et les dialogues sont parfois brouillons, difficiles à suivre. Les personnages, tous de beaux éphèbes qu'on imaginerait facilement issus d'un récit yaoi, ne sont guère crédibles ni attachants à mon goût.
L'ensemble se révèle peu passionnant, avec pour seule intrigue principale le dilemme d'un clone adolescent tiraillé entre une mystérieuse tragédie passée et les sentiments qu'il éprouve envers celui envers qui il souhaiterait se venger. Du romantisme un peu trop adolescent pour moi, et donc un manga qui ne se révèle pas captivant et dont je doute lire la suite.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Petites éclipses
Mouais, bof… J’attendais mieux de cette petite brique, même si l’album reste agréable à lire. Les personnages et les situations sonnent juste, mais cela reste assez monotone sur les 300 pages. Si je devais résumer mon impression, je dirais que l’histoire, bien que parfois triste car humaine, n’en demeure pas moins mignonne mais le récit manque tout simplement de rythme. Cela en devient long et j’ai refermé l’album avec une certaine indifférence. Les dessins sont réussis et les tons nuancés de noir sont maîtrisés, mais ces éléments positifs ne relèvent pour moi pas l’ensemble de cet album… Je ne conseille dès lors pas l’achat, et je vous laisse le soin de louer cet opus pour le découvrir.
Renaissance
C’est un ami qui m’a prêté « Renaissance » en ces termes : « Tiens, cette bd vient d’un film », « c’est bien ? » lui demandais-je, « C’est une bd assez spéciale » me répondit-il. Un rapide coup d’œil au contenu de l’album m’a fait apparaître un graphisme soigné et assez personnel, c’est ce qui m’a fait décider de lire aussitôt « Renaissance ». Le récit se situe en 2054, une jeune femme scientifique est portée disparue, elle semble avoir été enlevée : par qui et pourquoi ? C’est ce que tentent de savoir la police représentée par Karas et Avalon, la société qui emploie cette savante. Rien qu’à lire ce résumé, on peut déjà avoir quelques pistes sur le mobile de cette affaire… Quant au scénario proprement dit, j’avoue ne pas avoir compris tout de suite l’utilité de mettre en scène cette histoire dans le futur. En effet, cette histoire m’est apparue plus proche d’un récit policier que d’un récit de science-fiction. D’ailleurs, j’ai eu un peu l’impression que le dessinateur n’était pas très à l’aise avec cet univers puisqu’il a du faire appel à Citroën pour « designer » un véhicule. A mon avis, cette bd souffre d’un gros problème de narration. A la base, cette histoire est super simple à raconter puisque sa trame est linéaire mais les auteurs ont incorporé dans la bd des sauts entre les scènes et des séquences de bavardages qui compliquent inutilement la compréhension du récit. De plus, le dessin qui a première vue est de bonne facture ne se révèle pas vraiment adapté à la bd étant donné que les personnages sont difficilement différenciables. Seul, le choix du noir et blanc m’est apparu adéquat à ce scénario car il y apporte une bonne ambiance de polar. Il y a de bonnes choses dans cette bd : une ambiance glauque réussie, un graphisme –disons- « spécial » entre autres mais tout cela est gâché par une narration compliqué et par un dessin qui ne nous permet de bien différencier les différents personnages au premier coup d’œil. Bref, « Renaissance » m’est apparue comme un album très moyen. Dommage car j’ai senti que les auteurs s’étaient beaucoup investis dans cette bd…
Entre les ombres
C’est la belle couverture souple d’« Entre les ombres » qui m’a donné l’envie de feuilleter cette bd. Dès les premières pages, le ton est donné : Arnaud Boutle, l’auteur, nous propose de suivre les péripéties d’un homme qui se retrouve seul au monde suite à une apocalypse. Le début m’est apparu très accrocheur car j’ai pris du plaisir à découvrir le quotidien morne et solitaire de ce gus. Par contre, le dénouement ne m’a pas séduit car je l’ai trouvé trop ouvert à mon goût. En effet, je m’attendais à ce que cet homme se mette à rechercher des proches. Je m’attendais aussi à ce que l’auteur nous explique en toute logique comment cet être s’est retrouvé seul dans cette ville puisqu’il insère dans son scénario des passages où le lecteur découvrira comment la population s’est comportée face à la « menace ». Au lieu de ça, ce personnage plonge irrésistiblement dans la mélancolie. Certes, ce choix scénaristique de la part d’Arnaud Boutle est pourtant pertinent et réaliste mais lorsque je lis une bd, je m’attends quand même à y voir un message optimiste sur notre avenir (Il y a déjà –à mon avis- trop d’informations négatives qui envahissent la presse et nos écrans comme ça !)… L’auteur glisse dans sa bd un message écologique comme quoi la nature tôt ou tard reprendra ses droits. Là encore, rien de nouveau à se mettre sous la dent : tout le monde sait bien que sans entretien, les bâtiments se laisseraient envahir rapidement et facilement par les espaces verts. Cependant, je salue tout de même cette initiative d’Arnaud Boutle car elle permet de mettre dans sa bd de fortes belles séquences poétiques. Le dessin est le point fort de cet album, il est complété par une mise en couleurs de toute beauté. Les tons utilisés et le rythme lent permettent de mettre une ambiance délicate à cette bd. C’est incontestablement une bd d’ambiance que nous propose Arnaud Boutle, cela a été possible grâce au beau travail graphique de cet auteur. Pour le reste, ne vous attendez pas du tout à y lire un récit d’action car l’accent est mis sur le comportement d’un homme qui se retrouve seul du jour au lendemain et sur le retour de la nature dans une mégapole abandonnée par l’homme
L'Hôtel des Touristes
Cette bd m'a fait penser à Arthur de Chauvel et Lereculey dans la manière dont l'auteur tricote son scénario autour d'un fil rouge, sa façon de dépeindre des personnages atypiques ainsi que la façon dont le dessinateur utilise un trait simplissime. Je n'ai pas toujours apprécié l'humour par contre j'ai aimé la tendresse de certains passages et notamment le traitement de l'enfance. Je n'ai pas passé un moment désagréable mais très peu enrichissant.
Espèces du XIIIe ordre
2/5 et je mets achat conseillé, mais pourquoi ? Et bien simplement que je trouve remarquable les illustrations de Jampur Fraize et elles témoignent d'une imagination des plus tordues, il faut bien l'avouer c'est ça qui me plait. Après l'intérêt n'ai peut être que là, dans les illustrations... mais n'empêche, qu'à chaque fois que je relis cette BD, je me poile de rire devant les dessins et descriptions des ces espèces bien étrange. Pour les aficionados de Jampur Fraize ou les gens barrés. Il ne doit pas y avoir que moi.
Martha Washington - La Paix retrouvée (sauve le monde)
Miller a raté le coche sur ce récit. Il y avait un sujet intéressant : l'émancipation d'une intelligence artificielle (un programme) entrainant un risque extrême pour l'humanité. En effet dans le scénario, Vénus, un programme conçu à l'origine pour aider les humains d'un point de vue logistique, va aller au delà de ses fonctions initiales et se prendre pour un dieu. Venus est partout et contrôle tout. Globalement, cette partie du scénario est correctement abordée et traitée. Malheureusement, il y a un second parti bien trop mystique. L'intervention d'un être extra-terrestre "divin" semble avoir été faite sous LSD. Tout ceci donne un mélange premier degré sérieux avec un troisième degré décalé et délirant. Je comprends le ressenti négatif des posteurs précédents car il s'agit d'un beau gâchis. Martha Washington méritait de mieux terminer sa carrière dans le monde du 9ème art... Niveau dessin, c'est bon, sur ce point il n'y pas grand chose à redire. Je conseille de s'en tenir à Martha Washington - Liberty, un rêve américain.
X-Men - L'élixir de vie
Même en appréciant les X-Men, je n'ai pas pris de plaisir à lire ce récit. Le scénario est décousu, il y a trop de personnages intervenant sans que cela apporte quelque intérêt. Tout est dans le superlatif mais il manque l'essentiel, un vrai scénario. Les développements sont des raccourcis, il n'y a pas de fluidité mais un amoncellement de faits pour aboutir sur un final plus que décevant. D'un point de vue psychologique on est proche du zéro, les personnages sont effleurés. Le dessin est passe partout, sans saveur, idéal pour les ados. C'est d'ailleurs le ressenti global qui émerge, ce récit limité semble destiné aux ados principalement. En fin de comic, il y a le prologue de X-Men - Opération : Tolérance Zéro qu'il est souhaitable d'avoir lu avant d'en entamer la lecture. Ce découpage éditorial est malheureux et artificiel. "X-Men - L'élixir de vie" est franchement dispensable.
FVZA
Bon, disons-le tout de suite, les histoires de zombies, ce n'est pas franchement ma tasse de thé. Je n'avais peut-être pas commencé par celle qu'il fallait avec Loving Dead (Fragile), mais ici encore, je n'arrive pas à prendre le scénario au degré qu'il faut pour dépasser la seule impression de crétinerie qui s'en dégage... J'ai lu très peu d'histoires de zombies, et pourtant, j'ai déjà l'impression après ce premier tome que c'est toujours pareil : une primo infection, un personnage qui réussit à passer les cordons de sécurité, un gouvernement légèrement trop méfiant pour fermer les aéroports à temps et c'est l'épidémie (quoi que, ici, il semble que le gouvernement soit plutôt réactif pour les zombies, mais du coup c'est un vampire qui réussit à passer, pas de bol !). L'épidémie de vampirisme serait presque ce qui sauverait la série à mes yeux (d'un autre côté, les histoires de vampire comme le très bon Le Prince de la nuit, j'aime bien...) mais j'ai du mal à croire en cette cohabitation cauchemardesque... on est vraiment dans la surenchère de scénario catastrophe. J'avais bien aimé la partie introductive, qui nous présente les deux enfants élevés par leur grand-père, mais dès que les hostilités ont commencé, j'ai décroché. Ceci dit, la BD en elle-même est de qualité, l'histoire se lit bien et le dessin est très bon, même s'il est parfois un peu statique, il est digne pour certaines cases de figurer dans un art book. La mise en couleurs n'a rien à voir avec ce que nous offrent certains comics car elle est très agréable à l'oeil pour une fois ! Après lecture de l'intégralité des 3 tomes parus, mon avis reste le même, bof pour l'histoire qui accumule les clichés sur la fin, mais les dessins sont vraiment magnifiques ! Un fan d'histoires de zombies y trouvera peut-être son compte !
Trois Christs
Ayant bien aimé Bajram sur Universal War One, j’étais plutôt enthousiaste à la découverte de ce Trois Christs. Cependant, j’étais également un peu méfiant car les thrillers SF-historiques de Valérie Mangin ne m’avaient jamais vraiment convaincu. Concernant le scénario, Les auteurs extrapolent sur l’histoire du Saint Suaire de Turin (linceul censé avoir recouvert le corps du Christ) et proposent une variation en trois temps. La première suppose que le Suaire est vrai, la deuxième que c’est un faux et enfin la dernière que Dieu est radioactif. Cette dernière partie est d’ailleurs particulièrement ridicule et part dans tous les sens. Si l’exercice de style peut sembler audacieux avec des cases et des dialogues qui reviennent de manière identique selon les histoires prenant cependant un sens différent suivant la variation. Les auteurs veulent, sans doute, nous signifier qu’il faut se méfier des informations qui nous sont délivrées ; le tout reste un peu fade et bien peu passionnant. En voyant la couverture, on pouvait s’attendre à un énième thriller ésotérique, ce n’est pas vraiment le cas. Seul le prologue de l’ouvrage dessiné par Neaud respecte ce postulat, c’est d’ailleurs le passage que j’ai préféré nous rappelant l’origine de ce drap censé avoir abrité le corps du Christ. Le dessin de Bajram est bon, mais il ne sauve pas ce livre qui m’est un peu tombé des mains.
Jihai
Après un plutôt bon a priori en fin de premier chapitre, je me suis peu à peu ennuyé à la lecture de ce manga quelque part entre shojo, pour le romantisme et les personnages, et seinen, pour le décor futuriste. Le dessin m'a assez plu. Les personnages et costumes sont réussis. Les décors, même si certains sont de banales reprises de photos, sont soignés et ont le mérite de ne pas être inexistants comme dans de trop nombreux shojo. Par contre, les visages des personnages, même s'ils ne sont pas laids, ont néanmoins le défaut de manquer de personnalité. Il faut bien souvent les reconnaître à leurs coiffures et habits et quand l'auteur fait le choix narratif incongru de représenter un brun avec des cheveux soudain blancs pour montrer son émotion, j'en suis venu plusieurs fois à me demander si oui ou non c'était le même personnage. Le décor de science-fiction plus ou moins post-apocalyptique est intriguant au départ. On apprend peu à peu que c'est un monde imaginaire qui sort d'une longue guerre à laquelle un général, héroïque pour les uns et assassin pour les autres, aurait mis fin il y a quelques années avant de se retirer on ne sait où. On découvre aussi ce fameux Jihai qui, bien qu'il n'apparaisse pas réellement dans le premier tome, désigne une zone entourant les villes où le champ magnétique est tel qu'il détruit les gênes humains, les empêchant d'y pénétrer. On y rencontre enfin les Reybants, des clones qui, à la manière des Replicants de Blade Runner, ont été créés comme ouvriers et serviteurs avec une durée de vie en année limitée et tatouée sur leur corps. Ces derniers se révèlent en outre doués de pouvoirs spéciaux, différents pour chacun. Malgré ce point de départ intéressant et ce graphisme engageant, je me suis finalement ennuyé. La mise en place du récit est très longue, s'étalant sur tout le premier tome alors que la série n'en compte que trois. La narration est bavarde et les dialogues sont parfois brouillons, difficiles à suivre. Les personnages, tous de beaux éphèbes qu'on imaginerait facilement issus d'un récit yaoi, ne sont guère crédibles ni attachants à mon goût. L'ensemble se révèle peu passionnant, avec pour seule intrigue principale le dilemme d'un clone adolescent tiraillé entre une mystérieuse tragédie passée et les sentiments qu'il éprouve envers celui envers qui il souhaiterait se venger. Du romantisme un peu trop adolescent pour moi, et donc un manga qui ne se révèle pas captivant et dont je doute lire la suite.