Bon bon bon bon....
Que dire de cette série, qui s'avérait pourtant prometteuse...
Je dois dire que le dessin ne me plait pas trop... Si les personnages en eux-mêmes sont bien dessinés, et très réalistes (un peu trop peut-être), j'ai trouvé leurs expressions souvent à côté de la plaque. Idem pour tout ce qui est mouvement, action, cela m'a paru figé, pas du tout fluide (particulièrement dans le dernier tome...). Par contre, les décors me plaisent beaucoup plus...
En ce qui concerne l'histoire, les deux premiers tome se tiennent assez bien, même si on ne comprend pas grand chose lors de la première lecture. Il faut les relire attentivement 2 ou 3 fois pour commencer à comprendre quelque chose !
Quant au tome 3, et bien pour ma part c'est le plus décevant. Nous n'avons rien de nouveau, on retombe sur ce qui a déjà été dit dans les deux premiers tomes, probabilité de présence etc...
J'ai trouvé le concept assez sympa, de présenter ce complexe du chimpanzé dans le contexte de l'aventure spatiale, mais je trouve que ça n'a pas abouti...
Comparé à d'autres BD sur le sujet espace (Universal War One, La Guerre Eternelle), je trouve que c'est trop faible....
J’apprécie le dessin de Kek, et ses anecdotes/gags sur sont chat me font sourire
Alors pourquoi seulement 2/5 ?
Parce que dépensé 6 euros pour un petit album, pas cartonné, avec seulement 20 pages et dont presque tout le contenu est lisible sur Internet, moi je trouve que l'on se fait un peu arnaquer (enfin bon je peux m’en prendre qu’a moi-même).
Cet album est une assez bonne BD (3 étoiles) pour 3 ou 4 euros…
Pénible à lire, pompeux. La vie de ces 4 écrivains désabusés traînant au troquet de leur petit bout de trottoir parisien n'a pas su m'intéresser. Morne lecture où les 4 intervenants passent leur temps à déblatérer sur tout et n'importe quoi avec un regard très souvent condescendant. On a vu plus passionnant comme équipe de héros.
Côté dessin, rien à reprocher, François Ayroles a de la bouteille et ça se voit. Bref j'ai réussi à le lire d'une traite mais ces déplumés m'ont défrisé.
Je n'ai pas vraiment accroché à "On the Rock".
"Histoire de VTT ", c’est quoi ? Des gags (le plus souvent en une planche) dans le thème gravite autour du VTT. Bamboo nous offre souvent des BD comme ça, commerciale, pas très bien dessiné et pas hyper drôle. Cet album étant un des pionniers de cette vague, il n’échappe pas à la règle :
Des gags potaches, faciles, qui pourrait coller à n’importe quel autre thème...Tous ça pendant 48 pages, c'est un peu soûlant (surtout que je ne suis pas fan de ce sport).
Même au niveau du dessin, c'est raté. Je sais que dans une BD d'humour ce n'est pas le dessin qui compte, mais si on prend certaines BD de "Fluide Glacial", là il y a un certain charme. Alors que dans "Histoire de VTT", le dessin ressemble à du Bercovici, le charme en moins. De plus les couleurs sont plates et fades.
A la limite pour les BDphiles fan de VTT (et inversement)
Je lis cette BD dans "Spirou hebdo", et un gag de temps en temps (j'emprunte les Spirou que je lis à la médiathèque municipale), je trouve ça légèrement lourd et pas forcément drôle, j'imagine que ça ne s'arrange pas en album entier !
Je n'aime pas le travail de Bercovici au niveau des dessins : je trouve son trait tremblant, trop nerveux et rapide ; son dessin est trop vif et fait légèrement bâclé... Pourtant, il a su nous montrer que lorsque il s'applique un peu plus, ses planches sont sympa... Bref, un des rares auteurs d'humour dont je déteste le dessin.
Puis je ne trouve pas les gags très drôles, ils sont un peu lourd, un peu facile (la critique sociale n'est qu'un prétexte pour des gags pas banales) ça passe dans "Spirou" mais en album, j’ai des doutes.
Je trouve que le dessin est bon, le scénario très médiocre (j'ai lu les trois premiers tomes déjà parus, j'explique ci-dessous pourquoi ça devrait en plus probablement empirer jusqu'à révéler l'imposture profonde qu'est le scénario d'une telle série), et en même temps je conseille l'achat car c'est aussi particulièrement intéressant. Pas la BD pour elle même, mais la façon dont elle est construite, présentée, et ce qu'elle nous dit sur notre époque.
J'aime assez le dessin (un peu froid, c'est vrai, mais efficace et cohérent avec un univers contemporain qui déraille). Les références au cinéma américain sont nombreuses, ce qui était déjà le cas dans d'autres BD de Bec, et en soi est une forme d'originalité. Mais là, ça va plus loin que dans les précédentes : l'ensemble fait au final surtout penser à un storyboard bon marché de film catastrophe américain des années 2000.
- le découpage de différentes scènes datées et localisées (comme un film spectaculaire mais sans scénario de Roland Emerich, type "2012", qui lui même parodie déjà plus ou moins volontairement d'autres films qui avaient initié le genre)
- un mélange mystico-scientifique qui invoque une multitude de thèmes historiques de façon totalement superficielle et en général en reprenant des légendes qui feraient ricaner n'importe quel spécialiste (l'esprit "Da Vinci Code")
- une bonne louche de théorie du complot, qui a été tellement remachée qu'elle n'est plus aujourd'hui qu'un vieux procédé de scénariste en mal d'inspiration
- une mise en abyme déjà vue 1000 fois avec le suivi des journaux télévisés US qui couvrent les évènements ("Deep Impact", vous vous souvenez ?)
- des personnages qui débitent des lieux communs et prennent la pause pour donner l'impression qu'ils ont de la profondeur
- une exposition des personnages faite en suivant parallèlement leur implication dans l'histoire, et leur propre histoire personnelle - n'avez vous pas l'impression d'avoir déjà vu toutes ces scènes dans des séries, des films, depuis très longtemps ?
Eh oui, car au total, cette BD me donne furieusement l'impression d'être un collage, de mimer la représentation de quelque chose qui aurait du sens, plutôt que d'en avoir vraiment un qui lui serait propre. Ou de parodier (volontairement ou pas, je ne saurais le dire) des scènes et des procédés qui sont déjà tellement usés jusqu'à la corde au cinéma qu'ils sont immédiatement identifiables et ont déjà été parodiés ailleurs.
D'où le fait qu'elle ne soit pas inintéressante. Premièrement en tant qu'exercice de style : ceci n'avait pas été fait en BD avant Christophe Bec (on retrouvait, en moins fort, cette tendance déjà dans Sanctuaire). Deuxièmement car il faut lire cette BD pour réaliser à quel point ce cinéma américain à grand spectacle est arrivé au bout d'un cycle et sera sans doute amené à se renouveler. Même si elle est entièrement construite sur l'imitation d'une certaine forme, ce n'est d'ailleurs pas vraiment une oeuvre malhonnête, puisque l'auteur ne cache pas sa source "d'inspiration" et va jusqu'à redessiner des acteurs américains. Troisièmement, ça peut aussi être relativement plaisant à lire (de même qu'un bon Roland Emmerich peut être divertissant, c'est bête mais on aime regarder ça).
Pour autant, n'allons pas non plus crier au chef d'oeuvre. C'est le travail d'un fan de James Cameron (si on veut être gentil) ou de Roland Emmerich (plus méchant, ça) qui les imite en exposant un scénario facile et gratuit, dans un formalisme très particulier inspiré de leur cinéma. Ce n'est sans doute pas dénué de vagues arrière-pensées (l'espoir d'être adapté au cinéma pour un film à gros budget ?). Pas déplaisant, mais au premier degré c'est un vulgaire produit...
... et je crains le pire pour le service après-vente (=les tomes suivants). Je mets ma main à couper qu'il y aura des déceptions. Les trois premiers tomes font monter la pression sur l'ampleur des révélations à venir. Mais ici la forme prime totalement l'existence d'un fond : et c'est là qu'il y aura un gros malentendu avec les lecteurs qui pensent que cette histoire va aboutir à une explication qui résoud tout et donne des explications cohérentes. A partir d'un départ qui se veut aussi ambitieux (en fait il ne l'est pas, ce n'est qu'un patchwork de scènes-choc faites pour mimer des films qui ont déjà été faits), il sera IMPOSSIBLE de sortir d'une de ces alternatives :
- soit une conclusion de type "rationnelle" qui aplatira totalement la plupart des mystères soulevés, les faisant apparaître a posteriori comme de simples prétextes pour débiter des pages mais sans monter une vraie histoire ("oh quelle surprise, la Terre est un terrain d'expérimentation pour les extra-terrestres et en fait ils nous étudient comme des fourmis en provoquant des catastrophes !" ou alors "holala, notre univers s'interpénètre avec une autre dimension et ses lois en sont bouleversées !")
- soit une conclusion de type "fantastique" qui, n'ayant pas été amenée jusqu'à présent, apparaîtra totalement gratuite.
Bref, on ne peut pas savoir comment ça va finir mais je pense qu'on sera nombreux à la fin à se dire que cette série n'était qu'un imposture un peu prétentieuse.
Bien que je ne lui trouve pas de défaut rédhibitoire, je n'ai pas été enthousiasmé par cette lecture que j'ai trouvée trop convenue.
C'est une histoire fleur bleue prenant les traits d'un shojo à la française.
L'héroïne, jeune et jolie étudiante en arts, croise la route d'un jeune homme visiblement traumatisé par un drame passé. Ce dernier, gardant mystérieuse la tragédie qui l'a fait vagabonder à l'inconnu pendant près de 5 années, s'intéresse soudain intensément à elle, fait en sorte de s'en rapprocher et c'est bientôt une complexe histoire d'amour qui se forme entre les deux tourtereaux.
Le dessin est dans un style classique complètement inspiré du manga. Le niveau est celui d'une bonne dessinatrice de fanzine, douée pour les personnages mais plutôt déficiente en terme de décors. Heureusement, la colorisation permet de rendre le tout agréable à l'oeil et cela se lit donc sans peine.
L'histoire n'est pas déplaisante mais elle est un peu ennuyeuse car largement trop stéréotypée. Nous sommes dans le cadre d'un récit pour adolescentes romantiques où tout se joue sur l'énigmatique et insistante tragédie qu'a subie le héros et dont les auteurs distillent au compte-goutte les indices aux lecteurs.
Rien de palpitant, rien de novateur, beaucoup de déjà vu et pas de quoi passionner un lectorat de plus de 18 ans. Quant au public visé, les adolescentes, elles le liront si elles n'ont pas un meilleur shojo sous la main.
"Superman & Batman Versus Aliens & Predator", ça c'est du titre !
Heureusement que tous les ouvrages littéraires n'ont pas droit à des titres comme ça. Vous vous imaginez lire les aventures de "Frodon & Sam & Pippin & Merry & Gandalf & Aragorn & tous leurs copains Versus Sauron & Saroumane & tous les gros méchants" ?
On sent venir de très loin le gros prétexte commercial destiné à ratisser très très large pour essayer de capter un max de publics de fans. Mais comme presque toujours dans ces cas-là, le résultat est un gros gâchis sans intérêt.
Le dessin est franchement bizarre, mais on peut le résumer en affirmant qu'il est laid. Les personnages eux-mêmes sont plutôt bien dessinés, ou plutôt peints à l'outil informatique je dirais. Les décors, par contre, sont d'immondes plaquages informatiques laids et sans réalisme, quand ils ne sont pas tout simplement remplacés par des dégradés vides et bien kitsch.
Je pense ne pas me tromper en disant que personnages et décors n'ont pas été peints en même temps et que les premiers ont été plaqués sur les seconds. Ils ne se fondent absolument pas entre eux, et on a régulièrement l'impression de personnages flottant dans un espace flou et indéfini.
Quant au scénario, non seulement il est basique et prévisible, mais il présente en outre de grosses invraisemblances.
Commençons par l'utilisation de Predators et d'Aliens qui parait tellement bidon qu'on aurait tout aussi bien pu les remplacer par de quelconques barbares et de gros tigres à dents de sabre : le scénario aurait pu être identique et les personnages auraient pu récupérer un peu de la personnalité qu'ils n'ont ici absolument pas.
Pourquoi ces Predators ont-ils parfois des armes futuristes mais la majorité du temps juste un pagne et de grosses haches ? Comment se sont-ils infiltrés partout dans le monde pour arriver pile sous le nez de Batman et de Superman alors que trois jours après ils ont l'air d'être tous bêtement coincés dans leur base millénaire ? Comment expliquer que ces tueurs parfaits massacrent tout le monde mais décident sur un coup de tête de ne pas tuer et plutôt de kidnapper Loïs Lane ? De même, comment trouver crédible une reine alien qui assomme soigneusement Loïs, ne lui laissant qu'une écorchure au front, et qui emprisonne Batman plutôt que de les éventrer et les déchiqueter tous les deux comme sa nature le voudrait ?
Et au niveau de la cohérence temporelle de la narration, comment expliquer que durant les cinq minutes durant lesquelles Superman se débarrasse de trois aliens et récupère Loïs Lane, Batman lui a eu le temps de se faire attraper par les Predators, défier leur chef, pactiser avec la troupe, inventer un langage des signes et apprendre toute l'histoire de leur civilisation ?!
A côté de ça, on trouve aussi dans ce récit un drôle de Superman que je ne connaissais pas : avec des pouvoirs un peu réduits, jurant sans arrêt au nom de Rao, et disposant d'une étrange forteresse de solitude portable menant à un espace-temps différent : j'ai dû louper les épisodes de l'univers DC présentant Superman de cette manière là...
Bref, beaucoup d'incohérences et de facilités pour une histoire commerciale sans grand intérêt qui n'a comme seul avantage que de se laisser lire, pour peu de ne pas être trop allergique aux décors informatiques sans consistance.
J’ai pas accroché.
Tout d’abord, le dessin m’est apparu trop peu détaillé, manquant de profondeur. Et comme l’auteur n’hésite pas à privilégier les cases de grande taille, ce vide se fait encore plus ressentir. Alors, le style a beau être d’inspiration baroque, sans précision ni profusion de détails dans les décors, le résultat ne peut me convaincre.
Ensuite, le scénario de Rivière ne m’est pas apparu comme une réussite. A l’instar de ce qu’il avait fait dans mémoires posthumes (un autre album que j’avais plus que moyennement apprécié), il tente de créer une intrigue autour de Jules Vernes et de deux de ses récits les plus célèbres (et mes deux préférés, ce qui peut partiellement expliquer ma déception). On n’est donc ni dans une adaptation de roman, ni dans une biographie mais dans une fiction qui mélange éléments des romans, intrigue originale et personnages réels … Et, très honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de la démarche. Les romans me sont apparus incroyablement appauvris (mais même une adaptation fidèle aurait certainement appauvri pareils pavés), l’intrigue originale ne m’a pas passionné et le personnage de Jules Vernes n’occupe qu’un rôle finalement peu important. Enfin, le récit ne m’a pas semblé avoir une quelconque valeur biographique (mais là, je peux me tromper ne parvenant pas à discerner le vrai du faux dans les quelques éléments apportés à ce sujet).
Je suis entre le « bof » et le « pas aimé ». Parce que la démarche est originale (même si je n’en ai pas saisi l’utilité), je ne serai pas trop sévère. Mais cet album ne m’a pas du tout apporté ce que les deux romans de Jules Vernes m’avaient offert (aventure, aspects scientifiques et technologiques, personnages passionnants, suspense, décors riches et bien décrits).
Bien étrange création artistique que cet album. Si la fin de l’album après le récit nous montre la genèse du projet, je reste toujours surpris de la possible créativité en termes d’ambiance et d’univers narratif dans les récits de type roman graphique.
Le scénario nous emmènera sur les pas d’une petite fille fascinée par la beauté morbide. S’il ne faut pas chercher d’accroche réaliste dès le début du récit (qui laisserait un corps à une enfant ?), l’environnement n’en demeure pas moins feutré et inquiétant en même temps. Calme, comme en Suisse auquel le récit m’a fait penser, l’histoire nous raconte d’abord le départ de cette enfant de chez elle, fuyant la colère d’anciens clients paternels devant un travail funéraire sortant d’un cadre traditionnel. Recueillie par un artiste, elle trouvera un mentor. Les voies honnêtes ne permettant pas de fournir la matière première à notre créatrice, il faudra trouver d’autres moyens pour un vernissage mémorable. Finalement l’amateurisme trahira notre artiste devenu mentor et tout ceci se terminera, enfin la dernière planche nous rappellera que le problème n’a en réalité pas été traité.
De nombreux thèmes abordés dans ce récit touchent le lecteur. On trouvera plusieurs couples de thèmes contraires superposés par un biais de façon adroite et déstabilisante. Thème principal l’horreur lorsqu’elle est perpétrée par un enfant (habituellement subissant les pires horreurs), autre couple l’artiste et le mentor avec un nouveau renversement de l’artiste devenu mentor. Autre couple la joie morbide représentée par cette volonté farouche de cette enfant dans ses créations. Le scénario repose sur ces couples contradictoires superposés donnant une sensation de malaise général.
Graphiquement, quel travail ! trait et surtout colorisation créent un écrin complètement crédible à cet univers farfelu. Proche mais irréel, l’environnement cadre parfaitement avec les torsions de sentiments que nous apportent les couples contradictoires du scénario.
Hélas tout cela ne fait pas une bonne BD. L’idée initiale n’évolue absolument pas tout au long du récit. Les personnages eux même en dépit de leurs intéressantes contradictions restent lisses, l’intrigue convenue ne permet pas de résoudre les hiatus posés en les laissant au contraire planer. Les décors eux même finissent par lasser car le récit n’est qu’une succession de variations sur le même thème.
Alors oui l’idée initiale et le thème auraient pu donner quelque chose mais le récit manque d’idée faisant avancer le schmilblick, dommage.
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Le Complexe du chimpanzé
Bon bon bon bon.... Que dire de cette série, qui s'avérait pourtant prometteuse... Je dois dire que le dessin ne me plait pas trop... Si les personnages en eux-mêmes sont bien dessinés, et très réalistes (un peu trop peut-être), j'ai trouvé leurs expressions souvent à côté de la plaque. Idem pour tout ce qui est mouvement, action, cela m'a paru figé, pas du tout fluide (particulièrement dans le dernier tome...). Par contre, les décors me plaisent beaucoup plus... En ce qui concerne l'histoire, les deux premiers tome se tiennent assez bien, même si on ne comprend pas grand chose lors de la première lecture. Il faut les relire attentivement 2 ou 3 fois pour commencer à comprendre quelque chose ! Quant au tome 3, et bien pour ma part c'est le plus décevant. Nous n'avons rien de nouveau, on retombe sur ce qui a déjà été dit dans les deux premiers tomes, probabilité de présence etc... J'ai trouvé le concept assez sympa, de présenter ce complexe du chimpanzé dans le contexte de l'aventure spatiale, mais je trouve que ça n'a pas abouti... Comparé à d'autres BD sur le sujet espace (Universal War One, La Guerre Eternelle), je trouve que c'est trop faible....
Mon chat et moi
J’apprécie le dessin de Kek, et ses anecdotes/gags sur sont chat me font sourire Alors pourquoi seulement 2/5 ? Parce que dépensé 6 euros pour un petit album, pas cartonné, avec seulement 20 pages et dont presque tout le contenu est lisible sur Internet, moi je trouve que l'on se fait un peu arnaquer (enfin bon je peux m’en prendre qu’a moi-même). Cet album est une assez bonne BD (3 étoiles) pour 3 ou 4 euros…
Les Plumes
Pénible à lire, pompeux. La vie de ces 4 écrivains désabusés traînant au troquet de leur petit bout de trottoir parisien n'a pas su m'intéresser. Morne lecture où les 4 intervenants passent leur temps à déblatérer sur tout et n'importe quoi avec un regard très souvent condescendant. On a vu plus passionnant comme équipe de héros. Côté dessin, rien à reprocher, François Ayroles a de la bouteille et ça se voit. Bref j'ai réussi à le lire d'une traite mais ces déplumés m'ont défrisé.
Histoires de VTT
Je n'ai pas vraiment accroché à "On the Rock". "Histoire de VTT ", c’est quoi ? Des gags (le plus souvent en une planche) dans le thème gravite autour du VTT. Bamboo nous offre souvent des BD comme ça, commerciale, pas très bien dessiné et pas hyper drôle. Cet album étant un des pionniers de cette vague, il n’échappe pas à la règle : Des gags potaches, faciles, qui pourrait coller à n’importe quel autre thème...Tous ça pendant 48 pages, c'est un peu soûlant (surtout que je ne suis pas fan de ce sport). Même au niveau du dessin, c'est raté. Je sais que dans une BD d'humour ce n'est pas le dessin qui compte, mais si on prend certaines BD de "Fluide Glacial", là il y a un certain charme. Alors que dans "Histoire de VTT", le dessin ressemble à du Bercovici, le charme en moins. De plus les couleurs sont plates et fades. A la limite pour les BDphiles fan de VTT (et inversement)
Adostars
Je lis cette BD dans "Spirou hebdo", et un gag de temps en temps (j'emprunte les Spirou que je lis à la médiathèque municipale), je trouve ça légèrement lourd et pas forcément drôle, j'imagine que ça ne s'arrange pas en album entier ! Je n'aime pas le travail de Bercovici au niveau des dessins : je trouve son trait tremblant, trop nerveux et rapide ; son dessin est trop vif et fait légèrement bâclé... Pourtant, il a su nous montrer que lorsque il s'applique un peu plus, ses planches sont sympa... Bref, un des rares auteurs d'humour dont je déteste le dessin. Puis je ne trouve pas les gags très drôles, ils sont un peu lourd, un peu facile (la critique sociale n'est qu'un prétexte pour des gags pas banales) ça passe dans "Spirou" mais en album, j’ai des doutes.
Prométhée
Je trouve que le dessin est bon, le scénario très médiocre (j'ai lu les trois premiers tomes déjà parus, j'explique ci-dessous pourquoi ça devrait en plus probablement empirer jusqu'à révéler l'imposture profonde qu'est le scénario d'une telle série), et en même temps je conseille l'achat car c'est aussi particulièrement intéressant. Pas la BD pour elle même, mais la façon dont elle est construite, présentée, et ce qu'elle nous dit sur notre époque. J'aime assez le dessin (un peu froid, c'est vrai, mais efficace et cohérent avec un univers contemporain qui déraille). Les références au cinéma américain sont nombreuses, ce qui était déjà le cas dans d'autres BD de Bec, et en soi est une forme d'originalité. Mais là, ça va plus loin que dans les précédentes : l'ensemble fait au final surtout penser à un storyboard bon marché de film catastrophe américain des années 2000. - le découpage de différentes scènes datées et localisées (comme un film spectaculaire mais sans scénario de Roland Emerich, type "2012", qui lui même parodie déjà plus ou moins volontairement d'autres films qui avaient initié le genre) - un mélange mystico-scientifique qui invoque une multitude de thèmes historiques de façon totalement superficielle et en général en reprenant des légendes qui feraient ricaner n'importe quel spécialiste (l'esprit "Da Vinci Code") - une bonne louche de théorie du complot, qui a été tellement remachée qu'elle n'est plus aujourd'hui qu'un vieux procédé de scénariste en mal d'inspiration - une mise en abyme déjà vue 1000 fois avec le suivi des journaux télévisés US qui couvrent les évènements ("Deep Impact", vous vous souvenez ?) - des personnages qui débitent des lieux communs et prennent la pause pour donner l'impression qu'ils ont de la profondeur - une exposition des personnages faite en suivant parallèlement leur implication dans l'histoire, et leur propre histoire personnelle - n'avez vous pas l'impression d'avoir déjà vu toutes ces scènes dans des séries, des films, depuis très longtemps ? Eh oui, car au total, cette BD me donne furieusement l'impression d'être un collage, de mimer la représentation de quelque chose qui aurait du sens, plutôt que d'en avoir vraiment un qui lui serait propre. Ou de parodier (volontairement ou pas, je ne saurais le dire) des scènes et des procédés qui sont déjà tellement usés jusqu'à la corde au cinéma qu'ils sont immédiatement identifiables et ont déjà été parodiés ailleurs. D'où le fait qu'elle ne soit pas inintéressante. Premièrement en tant qu'exercice de style : ceci n'avait pas été fait en BD avant Christophe Bec (on retrouvait, en moins fort, cette tendance déjà dans Sanctuaire). Deuxièmement car il faut lire cette BD pour réaliser à quel point ce cinéma américain à grand spectacle est arrivé au bout d'un cycle et sera sans doute amené à se renouveler. Même si elle est entièrement construite sur l'imitation d'une certaine forme, ce n'est d'ailleurs pas vraiment une oeuvre malhonnête, puisque l'auteur ne cache pas sa source "d'inspiration" et va jusqu'à redessiner des acteurs américains. Troisièmement, ça peut aussi être relativement plaisant à lire (de même qu'un bon Roland Emmerich peut être divertissant, c'est bête mais on aime regarder ça). Pour autant, n'allons pas non plus crier au chef d'oeuvre. C'est le travail d'un fan de James Cameron (si on veut être gentil) ou de Roland Emmerich (plus méchant, ça) qui les imite en exposant un scénario facile et gratuit, dans un formalisme très particulier inspiré de leur cinéma. Ce n'est sans doute pas dénué de vagues arrière-pensées (l'espoir d'être adapté au cinéma pour un film à gros budget ?). Pas déplaisant, mais au premier degré c'est un vulgaire produit... ... et je crains le pire pour le service après-vente (=les tomes suivants). Je mets ma main à couper qu'il y aura des déceptions. Les trois premiers tomes font monter la pression sur l'ampleur des révélations à venir. Mais ici la forme prime totalement l'existence d'un fond : et c'est là qu'il y aura un gros malentendu avec les lecteurs qui pensent que cette histoire va aboutir à une explication qui résoud tout et donne des explications cohérentes. A partir d'un départ qui se veut aussi ambitieux (en fait il ne l'est pas, ce n'est qu'un patchwork de scènes-choc faites pour mimer des films qui ont déjà été faits), il sera IMPOSSIBLE de sortir d'une de ces alternatives : - soit une conclusion de type "rationnelle" qui aplatira totalement la plupart des mystères soulevés, les faisant apparaître a posteriori comme de simples prétextes pour débiter des pages mais sans monter une vraie histoire ("oh quelle surprise, la Terre est un terrain d'expérimentation pour les extra-terrestres et en fait ils nous étudient comme des fourmis en provoquant des catastrophes !" ou alors "holala, notre univers s'interpénètre avec une autre dimension et ses lois en sont bouleversées !") - soit une conclusion de type "fantastique" qui, n'ayant pas été amenée jusqu'à présent, apparaîtra totalement gratuite. Bref, on ne peut pas savoir comment ça va finir mais je pense qu'on sera nombreux à la fin à se dire que cette série n'était qu'un imposture un peu prétentieuse.
Comme ton ombre
Bien que je ne lui trouve pas de défaut rédhibitoire, je n'ai pas été enthousiasmé par cette lecture que j'ai trouvée trop convenue. C'est une histoire fleur bleue prenant les traits d'un shojo à la française. L'héroïne, jeune et jolie étudiante en arts, croise la route d'un jeune homme visiblement traumatisé par un drame passé. Ce dernier, gardant mystérieuse la tragédie qui l'a fait vagabonder à l'inconnu pendant près de 5 années, s'intéresse soudain intensément à elle, fait en sorte de s'en rapprocher et c'est bientôt une complexe histoire d'amour qui se forme entre les deux tourtereaux. Le dessin est dans un style classique complètement inspiré du manga. Le niveau est celui d'une bonne dessinatrice de fanzine, douée pour les personnages mais plutôt déficiente en terme de décors. Heureusement, la colorisation permet de rendre le tout agréable à l'oeil et cela se lit donc sans peine. L'histoire n'est pas déplaisante mais elle est un peu ennuyeuse car largement trop stéréotypée. Nous sommes dans le cadre d'un récit pour adolescentes romantiques où tout se joue sur l'énigmatique et insistante tragédie qu'a subie le héros et dont les auteurs distillent au compte-goutte les indices aux lecteurs. Rien de palpitant, rien de novateur, beaucoup de déjà vu et pas de quoi passionner un lectorat de plus de 18 ans. Quant au public visé, les adolescentes, elles le liront si elles n'ont pas un meilleur shojo sous la main.
Superman & Batman Versus Aliens & Predator
"Superman & Batman Versus Aliens & Predator", ça c'est du titre ! Heureusement que tous les ouvrages littéraires n'ont pas droit à des titres comme ça. Vous vous imaginez lire les aventures de "Frodon & Sam & Pippin & Merry & Gandalf & Aragorn & tous leurs copains Versus Sauron & Saroumane & tous les gros méchants" ? On sent venir de très loin le gros prétexte commercial destiné à ratisser très très large pour essayer de capter un max de publics de fans. Mais comme presque toujours dans ces cas-là, le résultat est un gros gâchis sans intérêt. Le dessin est franchement bizarre, mais on peut le résumer en affirmant qu'il est laid. Les personnages eux-mêmes sont plutôt bien dessinés, ou plutôt peints à l'outil informatique je dirais. Les décors, par contre, sont d'immondes plaquages informatiques laids et sans réalisme, quand ils ne sont pas tout simplement remplacés par des dégradés vides et bien kitsch. Je pense ne pas me tromper en disant que personnages et décors n'ont pas été peints en même temps et que les premiers ont été plaqués sur les seconds. Ils ne se fondent absolument pas entre eux, et on a régulièrement l'impression de personnages flottant dans un espace flou et indéfini. Quant au scénario, non seulement il est basique et prévisible, mais il présente en outre de grosses invraisemblances. Commençons par l'utilisation de Predators et d'Aliens qui parait tellement bidon qu'on aurait tout aussi bien pu les remplacer par de quelconques barbares et de gros tigres à dents de sabre : le scénario aurait pu être identique et les personnages auraient pu récupérer un peu de la personnalité qu'ils n'ont ici absolument pas. Pourquoi ces Predators ont-ils parfois des armes futuristes mais la majorité du temps juste un pagne et de grosses haches ? Comment se sont-ils infiltrés partout dans le monde pour arriver pile sous le nez de Batman et de Superman alors que trois jours après ils ont l'air d'être tous bêtement coincés dans leur base millénaire ? Comment expliquer que ces tueurs parfaits massacrent tout le monde mais décident sur un coup de tête de ne pas tuer et plutôt de kidnapper Loïs Lane ? De même, comment trouver crédible une reine alien qui assomme soigneusement Loïs, ne lui laissant qu'une écorchure au front, et qui emprisonne Batman plutôt que de les éventrer et les déchiqueter tous les deux comme sa nature le voudrait ? Et au niveau de la cohérence temporelle de la narration, comment expliquer que durant les cinq minutes durant lesquelles Superman se débarrasse de trois aliens et récupère Loïs Lane, Batman lui a eu le temps de se faire attraper par les Predators, défier leur chef, pactiser avec la troupe, inventer un langage des signes et apprendre toute l'histoire de leur civilisation ?! A côté de ça, on trouve aussi dans ce récit un drôle de Superman que je ne connaissais pas : avec des pouvoirs un peu réduits, jurant sans arrêt au nom de Rao, et disposant d'une étrange forteresse de solitude portable menant à un espace-temps différent : j'ai dû louper les épisodes de l'univers DC présentant Superman de cette manière là... Bref, beaucoup d'incohérences et de facilités pour une histoire commerciale sans grand intérêt qui n'a comme seul avantage que de se laisser lire, pour peu de ne pas être trop allergique aux décors informatiques sans consistance.
Voyage sous les eaux
J’ai pas accroché. Tout d’abord, le dessin m’est apparu trop peu détaillé, manquant de profondeur. Et comme l’auteur n’hésite pas à privilégier les cases de grande taille, ce vide se fait encore plus ressentir. Alors, le style a beau être d’inspiration baroque, sans précision ni profusion de détails dans les décors, le résultat ne peut me convaincre. Ensuite, le scénario de Rivière ne m’est pas apparu comme une réussite. A l’instar de ce qu’il avait fait dans mémoires posthumes (un autre album que j’avais plus que moyennement apprécié), il tente de créer une intrigue autour de Jules Vernes et de deux de ses récits les plus célèbres (et mes deux préférés, ce qui peut partiellement expliquer ma déception). On n’est donc ni dans une adaptation de roman, ni dans une biographie mais dans une fiction qui mélange éléments des romans, intrigue originale et personnages réels … Et, très honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de la démarche. Les romans me sont apparus incroyablement appauvris (mais même une adaptation fidèle aurait certainement appauvri pareils pavés), l’intrigue originale ne m’a pas passionné et le personnage de Jules Vernes n’occupe qu’un rôle finalement peu important. Enfin, le récit ne m’a pas semblé avoir une quelconque valeur biographique (mais là, je peux me tromper ne parvenant pas à discerner le vrai du faux dans les quelques éléments apportés à ce sujet). Je suis entre le « bof » et le « pas aimé ». Parce que la démarche est originale (même si je n’en ai pas saisi l’utilité), je ne serai pas trop sévère. Mais cet album ne m’a pas du tout apporté ce que les deux romans de Jules Vernes m’avaient offert (aventure, aspects scientifiques et technologiques, personnages passionnants, suspense, décors riches et bien décrits).
Lyz et ses cadavres exquis
Bien étrange création artistique que cet album. Si la fin de l’album après le récit nous montre la genèse du projet, je reste toujours surpris de la possible créativité en termes d’ambiance et d’univers narratif dans les récits de type roman graphique. Le scénario nous emmènera sur les pas d’une petite fille fascinée par la beauté morbide. S’il ne faut pas chercher d’accroche réaliste dès le début du récit (qui laisserait un corps à une enfant ?), l’environnement n’en demeure pas moins feutré et inquiétant en même temps. Calme, comme en Suisse auquel le récit m’a fait penser, l’histoire nous raconte d’abord le départ de cette enfant de chez elle, fuyant la colère d’anciens clients paternels devant un travail funéraire sortant d’un cadre traditionnel. Recueillie par un artiste, elle trouvera un mentor. Les voies honnêtes ne permettant pas de fournir la matière première à notre créatrice, il faudra trouver d’autres moyens pour un vernissage mémorable. Finalement l’amateurisme trahira notre artiste devenu mentor et tout ceci se terminera, enfin la dernière planche nous rappellera que le problème n’a en réalité pas été traité. De nombreux thèmes abordés dans ce récit touchent le lecteur. On trouvera plusieurs couples de thèmes contraires superposés par un biais de façon adroite et déstabilisante. Thème principal l’horreur lorsqu’elle est perpétrée par un enfant (habituellement subissant les pires horreurs), autre couple l’artiste et le mentor avec un nouveau renversement de l’artiste devenu mentor. Autre couple la joie morbide représentée par cette volonté farouche de cette enfant dans ses créations. Le scénario repose sur ces couples contradictoires superposés donnant une sensation de malaise général. Graphiquement, quel travail ! trait et surtout colorisation créent un écrin complètement crédible à cet univers farfelu. Proche mais irréel, l’environnement cadre parfaitement avec les torsions de sentiments que nous apportent les couples contradictoires du scénario. Hélas tout cela ne fait pas une bonne BD. L’idée initiale n’évolue absolument pas tout au long du récit. Les personnages eux même en dépit de leurs intéressantes contradictions restent lisses, l’intrigue convenue ne permet pas de résoudre les hiatus posés en les laissant au contraire planer. Les décors eux même finissent par lasser car le récit n’est qu’une succession de variations sur le même thème. Alors oui l’idée initiale et le thème auraient pu donner quelque chose mais le récit manque d’idée faisant avancer le schmilblick, dommage.