Comme le droit au blasphème est actuellement réaffirmé par la plus haute instance de l’Etat, je ne vais pas me gêner pour dire ce que je pense de cet ouvrage malsain et dégradant sur les fausses blondes.
C'est censé être une bd d'humour, c'est juste ridicule. Aucun gag ne m'a fait sourire car ils sont tous mauvais, tous nullissimes. C’est une bd archi-commerciale dans le sens le plus péjoratif du terme. Assez de cette religion sur les blondes bêtes et naïves !
Le fond contextuel est creux et sans saveur. Les illustrations n'ont vraiment aucun charme car elles sont largement moins bonnes que n'importe quel autre dessin classique. Cela n'arrange en rien les gags qui tombent à plat.
Je suis hermétique : on est désormais en 2020 et j’ai l’impression de lire une bd à papa du début des années 80.
C’est à fuir. A oublier au plus vite ! A ne même pas feuilleter !!!
P.S : les brunes ne comptent pas pour des prunes.
J'ai lu le premier tome sur cette variation osée de la belle et la bête et je n'ai pas du tout envie de lire la suite. On est dans la caricature des mangas les plus mauvais. N’ayons pas peur de la note méritée : 1 étoile et pas plus.
Le dessin n’est pas mauvais. Mes reproches n’iront pas pour le graphisme. Par contre, le découpage laisse un peu à désirer en ce qui concerne la compréhension des scènes d’action. Le récit est haché de façon peu commune.
C’est le scénario qui pêche avec un contexte créé de manière tout à fait artificielle. Les dialogues sonnent faux. La vraisemblance des situations en prend un sacré coup. La violence est à outrance.
Bref, un manga rempli d’inepties à la réalisation déficiente. Evidemment, la suite se fera sans moi.
C'est vrai que les histoires de femmes égocentriques avec leur problème de vêtements pas assortis ou leur obsession de maintien de poids et autres plan de coucheries racontés à leurs copines sur fond d'amour dans le pré ne m'intéressent guère. C'est quand même assez plat.
Certes, je ne suis pas le bon public pour cette bd, uniquement girly, qui attaque d'ailleurs le grand méchant lourd. On a d'ailleurs l'impression de feuilleter un magazine féminin, sans vouloir être méprisant, car on y retrouve d'ailleurs tous les thèmes. Bref, c'est le manque d'intérêt qui aura raison de moi.
Ce one shot ne m'était pas destiné. Il est vrai que j'ai déjà lu mieux dans ce genre particulier.
Après Les Blondes, voici les « mini-blondes ». On pourrait penser légitimement que cela va apporter quelque chose de nouveau par rapport à la série mère, mais c’est très loin d’être le cas.
En effet, c’est le genre de bd humoristique qui ne fait même pas sourire, tant le ressort des gags est vraiment ridicule. C’est de l’humour forcé.
On tourne inlassablement les pages en espérant sourire à au moins un seul gag, mais non. On s’ennuie vraiment.
Les illustrations n’ont aucun charme et pourtant, j’adore réellement les blondes. Pour ce qui est des dessins, c'est du classique. Un trait net et sans aucune rature. Cependant, il faut bien avouer que le rendu n'est pas terrible.
La lecture de cette bd a été une punition pour moi.
Les baby-sitters est l’une des meilleures bd de Christian Godard, qui signe là son chef d’œuvre absolu. On reconnait le scénariste de grand talent, ainsi que l’auteur prolifique.
Dans son style, il arrive véritablement à nous faire tordre de rire sans jamais tomber dans la répétition. On ne s’ennuie pas, tant les situations varient considérablement. Différentes baby-sitters se relaient : des jeunes, des vieilles, des bardées de diplômes, des anciennes militaires, etc…
Le dessin ne manque pas de charme avec une mention spéciale pour les baby-sitters sans compter sur les affreux garnements. C’est une bd à acheter sans aucune modération.
Heu… je plaisantais car c’est tout le contraire. A fuir car vraiment nullissime !
Bon... J'ai rien compris...
Cette BD est complètement muette et met en scène un unique personnage, une jeune femme, dans un décor quasiment vide et une atmosphère onirique, voire même plutôt symbolique. Dans un paysage totalement blanc, elle se trouve face à une porte sortie de nulle part et elle hésite à en tourner la poignée. Elle reste ainsi plantée devant cet obstacle aussi bien physique que psychologique et il lui faudra probablement de l'aide pour venir au bout de sa peur et finalement ouvrir la porte et passer à l'étape suivante de son errance mentale. Je n'en dirai pas plus de cette dernière car c'est la partie que j'ai le moins comprise.
Le dessin de la jeune héroïne est bien réalisé. Son anatomie est maîtrisée, ses postures bien dynamiques et les images sont jolies à regarder. Et c'est heureux car hormis celle-ci il n'y a quasiment rien d'autre de dessiné tout au long des quelques 100 pages de l'album hormis des formes géométriques minimalistes.
J'ai eu l'impression d'assister à une portion d'un ballet de danse moderne d'art et d'essai, qu'on imaginerait facilement accompagné de musique expérimentale discordante, une création artistique d'un auteur qui se parle avant tout à lui même et aux rares élus capables de capter son esprit tourmenté ou d'en faire semblant. Je n'en fais pas partie et je suis resté complètement en dehors de ce récit qui n'a eu comme intérêt que de se lire très vite et de se terminer avant d'avoir pu achever de m'ennuyer.
Je me réjouissais de découvrir ce nouveau président qui va remettre en marche le pays. Cependant, cette bd se base sur un humour un peu spécial. Il y a un style à la Fabcaro mais sans véritablement l’égaler. C’est très caustique et parfois trop fantaisiste pour en rigoler (confer le lobby du parmesan).
L’idée est qu’on prend les Français pour des imbéciles mais c’est bien eux qui votent et qui choisissent le dirigeant qui va appliquer les réformes indiquées dans un programme politique. Cependant, il ne faut pas venir pleurer après dans la rue car c’est bien cela la démocratie.
Ce nouveau président semble diriger le pays comme s’il était un gamin. La critique est à peine voilée.
C’est vrai que le niveau ne vole pas haut avec ces vannes puériles qui tombent à plat. Bref, une bd humoristique décalée qui ne m’a pas fait rire du tout.
Je suis moi aussi complètement passé à côté de ce court album, alors que généralement j’adore ce que fait cet auteur.
J’ai trouvé la narration lourde et confuse (j’ai du vérifier que je n’avais pas manqué une page en début de récit), et l’histoire peu passionnante. Le format très court (32 pages) fait que rien ne se développe, tout va très vite, et la fin arrive brusquement, sans apporter de réponses ou un quelconque intérêt à cette triste aventure.
J’adore toujours le dessin élégant de Álvaro Ortiz, mais c’est bien trop peu pour sauver cet album à mes yeux. Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. Tant pis.
N'ayant rien trouvé de neuf à lire en bibli, je me rabat sur cette Bd, attiré par le dessin séduisant de Ladronn, et malheur à moi ! où avais-je la tête ? que suis-je allé faire ? Je m'aperçois qu'il y a le nom de Jodorowski sur la couv... bon je continue quand même pour voir, sans grand espoir, et encore une fois, j'ai perdu un temps précieux.
On est encore dans un délire à la Jodo qui se met en scène puisque c'est sa tête qui est sur le personnage principal. C'est un mix d'errance métaphysique, de violence gratuite et de sexe gratuit, avec un fort aspect mystique et une dose de fantastique étrange. En fait, il s'agit d'une suite au film El Topo qu'il a réalisé en 1970, véritable ovni cinématographique que je n'ai pas vu, et que je n'ai nullement l'intention de voir d'ailleurs ; alors, peut-être que la compréhension de l'album est dépendante du film, je ne sais pas, toujours est-il que je n'ai pas capté grand chose, ou plutôt si, j'ai l'impression que c'est une sorte de compilation de tout ce que j'ai pu voir dans les autres Bd de Jodo, on y retrouve les mêmes thèmes et la même folie hallucinatoire, avec en plus des dialogues idiots, des scènes incompréhensibles, des situations aberrantes, trop de métaphysique, trop de surréalisme, trop de débordements incongrus, trop l'envie de se démarquer, bref pour moi c'est trop de tout ce que je n'aime pas, en plus le tout étant situé dans un décor de western, je crois que ça m'a achevé, ce n'est pas du tout ma conception du genre que j'adore par dessus tout. Donc dès ce premier album, j'avais déjà la nausée.
C'est dommage pour le dessinateur Ladronn que je découvrais et qui s'est fait embringuer par Jodo dans sa folie, car son dessin est beau et d'une grande finesse de trait ; je l'avais déjà signalé, mais je sais pas comment ce gars dégote des dessinateurs qui plus est de talent qui veulent bien illustrer ses récits improbables : après Manara sur sa relecture fantasmatique de Borgia, après Theo et ses excès papouillards sur Le Pape Terrible, après Jérémy sur Les Chevaliers d'Héliopolis, maintenant c'est au tour de Ladronn qui met en scène cette aberration. Bref, c'est le genre de Bd qu'on aime ou qu'on déteste, pour moi, je crois que tout le monde a compris ce que j'en pense.
Aïe… Il y a encore quelque temps, il est possible que j’aurais eu un jugement moins sévère envers cette bd. Mais voilà, le temps a passé, j’ai lu et découvert pas mal de bds (et une bonne partie grâce à ce site), et ce genre de bds là est devenu indigeste. Perso, je n’ai rien contre les séries comiques à thème : il y en a des tout à fait passables, comme Les Profs et Les Rugbymen, et mêmes certaines qui me font vraiment rire, comme Joe Bar Team par exemple. Après, je reconnais qu’il s’agit de séries que j’ai découvert quand j’étais plus jeune et donc moins exigeant. Mais même si mon jugement peut être (rien qu’un poil) biaisé par la nostalgie, “Les fondus de la cuisine” ne remplit pas du tout le cahier des charges.
C’est la première fois que je suis ces fameux "fondus", qui semblent être toujours les mêmes d’album en album si j’en crois les couvertures. Nous suivons donc une bande, de laquelle se détache un héros et sa femme ; ce sont les principaux protagonistes qui seront le plus souvent mis en avant. Je répète ce que j’ai dit dans d’autres avis, mais pour moi, dans une bd, il est très important de pouvoir s’attacher au(x) héro(ïne)(s), encore plus dans le genre de l’humour.
Pour reprendre mes exemples précédents, les profs, les rugbymen et les motards du bar de Joe sont marrants, on a droit à quelques développements de leurs personnages pour mieux les connaître et voir leurs spécificités. Ainsi, les gags qui les mettent en scène sont différents et marchent bien parce qu’ils fonctionnent avec leur héros. Là, tout est un peu fait au hasard, il n’y a aucun personnage qui soit un tantinet développé et qui a un trait de personnalité marquant, à part le couple asiatique (et leur “développement” n’est pas très original, ils ne savent juste pas faire à bouffer, mais au moins je me souviens d’eux au moment de reparler de cette bd). Après, peut être que les personnages sont plus développés avec les autres albums des “fondus”. Mais vu qu’ils doivent tout le temps changer de hobby, je ne vois pas trop comment.
Quant aux gags, ils ne sont pas drôles. J’ai esquissé un demi sourire une fois dans l’album, et encore. C’est facile, maintes et maintes fois revu, pas crédible, mal amené. Le dessin n’apporte pas grand chose à l’ensemble, c’est du classique pour ce genre de bd, mais qui ne se démarque pas du tout. C’est un peu plat quoi.
Bref, je m’arrête là, et je ne suis pas prêt à recommencer de suite.
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Les Fausses Blondes
Comme le droit au blasphème est actuellement réaffirmé par la plus haute instance de l’Etat, je ne vais pas me gêner pour dire ce que je pense de cet ouvrage malsain et dégradant sur les fausses blondes. C'est censé être une bd d'humour, c'est juste ridicule. Aucun gag ne m'a fait sourire car ils sont tous mauvais, tous nullissimes. C’est une bd archi-commerciale dans le sens le plus péjoratif du terme. Assez de cette religion sur les blondes bêtes et naïves ! Le fond contextuel est creux et sans saveur. Les illustrations n'ont vraiment aucun charme car elles sont largement moins bonnes que n'importe quel autre dessin classique. Cela n'arrange en rien les gags qui tombent à plat. Je suis hermétique : on est désormais en 2020 et j’ai l’impression de lire une bd à papa du début des années 80. C’est à fuir. A oublier au plus vite ! A ne même pas feuilleter !!! P.S : les brunes ne comptent pas pour des prunes.
Lyla & la bête qui voulait mourir
J'ai lu le premier tome sur cette variation osée de la belle et la bête et je n'ai pas du tout envie de lire la suite. On est dans la caricature des mangas les plus mauvais. N’ayons pas peur de la note méritée : 1 étoile et pas plus. Le dessin n’est pas mauvais. Mes reproches n’iront pas pour le graphisme. Par contre, le découpage laisse un peu à désirer en ce qui concerne la compréhension des scènes d’action. Le récit est haché de façon peu commune. C’est le scénario qui pêche avec un contexte créé de manière tout à fait artificielle. Les dialogues sonnent faux. La vraisemblance des situations en prend un sacré coup. La violence est à outrance. Bref, un manga rempli d’inepties à la réalisation déficiente. Evidemment, la suite se fera sans moi.
Une journée avec Bérengère Krief
C'est vrai que les histoires de femmes égocentriques avec leur problème de vêtements pas assortis ou leur obsession de maintien de poids et autres plan de coucheries racontés à leurs copines sur fond d'amour dans le pré ne m'intéressent guère. C'est quand même assez plat. Certes, je ne suis pas le bon public pour cette bd, uniquement girly, qui attaque d'ailleurs le grand méchant lourd. On a d'ailleurs l'impression de feuilleter un magazine féminin, sans vouloir être méprisant, car on y retrouve d'ailleurs tous les thèmes. Bref, c'est le manque d'intérêt qui aura raison de moi. Ce one shot ne m'était pas destiné. Il est vrai que j'ai déjà lu mieux dans ce genre particulier.
Les Mini Blondes
Après Les Blondes, voici les « mini-blondes ». On pourrait penser légitimement que cela va apporter quelque chose de nouveau par rapport à la série mère, mais c’est très loin d’être le cas. En effet, c’est le genre de bd humoristique qui ne fait même pas sourire, tant le ressort des gags est vraiment ridicule. C’est de l’humour forcé. On tourne inlassablement les pages en espérant sourire à au moins un seul gag, mais non. On s’ennuie vraiment. Les illustrations n’ont aucun charme et pourtant, j’adore réellement les blondes. Pour ce qui est des dessins, c'est du classique. Un trait net et sans aucune rature. Cependant, il faut bien avouer que le rendu n'est pas terrible. La lecture de cette bd a été une punition pour moi.
Les Baby-sitters
Les baby-sitters est l’une des meilleures bd de Christian Godard, qui signe là son chef d’œuvre absolu. On reconnait le scénariste de grand talent, ainsi que l’auteur prolifique. Dans son style, il arrive véritablement à nous faire tordre de rire sans jamais tomber dans la répétition. On ne s’ennuie pas, tant les situations varient considérablement. Différentes baby-sitters se relaient : des jeunes, des vieilles, des bardées de diplômes, des anciennes militaires, etc… Le dessin ne manque pas de charme avec une mention spéciale pour les baby-sitters sans compter sur les affreux garnements. C’est une bd à acheter sans aucune modération. Heu… je plaisantais car c’est tout le contraire. A fuir car vraiment nullissime !
Now
Bon... J'ai rien compris... Cette BD est complètement muette et met en scène un unique personnage, une jeune femme, dans un décor quasiment vide et une atmosphère onirique, voire même plutôt symbolique. Dans un paysage totalement blanc, elle se trouve face à une porte sortie de nulle part et elle hésite à en tourner la poignée. Elle reste ainsi plantée devant cet obstacle aussi bien physique que psychologique et il lui faudra probablement de l'aide pour venir au bout de sa peur et finalement ouvrir la porte et passer à l'étape suivante de son errance mentale. Je n'en dirai pas plus de cette dernière car c'est la partie que j'ai le moins comprise. Le dessin de la jeune héroïne est bien réalisé. Son anatomie est maîtrisée, ses postures bien dynamiques et les images sont jolies à regarder. Et c'est heureux car hormis celle-ci il n'y a quasiment rien d'autre de dessiné tout au long des quelques 100 pages de l'album hormis des formes géométriques minimalistes. J'ai eu l'impression d'assister à une portion d'un ballet de danse moderne d'art et d'essai, qu'on imaginerait facilement accompagné de musique expérimentale discordante, une création artistique d'un auteur qui se parle avant tout à lui même et aux rares élus capables de capter son esprit tourmenté ou d'en faire semblant. Je n'en fais pas partie et je suis resté complètement en dehors de ce récit qui n'a eu comme intérêt que de se lire très vite et de se terminer avant d'avoir pu achever de m'ennuyer.
Le Nouveau Président
Je me réjouissais de découvrir ce nouveau président qui va remettre en marche le pays. Cependant, cette bd se base sur un humour un peu spécial. Il y a un style à la Fabcaro mais sans véritablement l’égaler. C’est très caustique et parfois trop fantaisiste pour en rigoler (confer le lobby du parmesan). L’idée est qu’on prend les Français pour des imbéciles mais c’est bien eux qui votent et qui choisissent le dirigeant qui va appliquer les réformes indiquées dans un programme politique. Cependant, il ne faut pas venir pleurer après dans la rue car c’est bien cela la démocratie. Ce nouveau président semble diriger le pays comme s’il était un gamin. La critique est à peine voilée. C’est vrai que le niveau ne vole pas haut avec ces vannes puériles qui tombent à plat. Bref, une bd humoristique décalée qui ne m’a pas fait rire du tout.
Deux Hollandais à Naples
Je suis moi aussi complètement passé à côté de ce court album, alors que généralement j’adore ce que fait cet auteur. J’ai trouvé la narration lourde et confuse (j’ai du vérifier que je n’avais pas manqué une page en début de récit), et l’histoire peu passionnante. Le format très court (32 pages) fait que rien ne se développe, tout va très vite, et la fin arrive brusquement, sans apporter de réponses ou un quelconque intérêt à cette triste aventure. J’adore toujours le dessin élégant de Álvaro Ortiz, mais c’est bien trop peu pour sauver cet album à mes yeux. Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. Tant pis.
Les Fils d'El Topo
N'ayant rien trouvé de neuf à lire en bibli, je me rabat sur cette Bd, attiré par le dessin séduisant de Ladronn, et malheur à moi ! où avais-je la tête ? que suis-je allé faire ? Je m'aperçois qu'il y a le nom de Jodorowski sur la couv... bon je continue quand même pour voir, sans grand espoir, et encore une fois, j'ai perdu un temps précieux. On est encore dans un délire à la Jodo qui se met en scène puisque c'est sa tête qui est sur le personnage principal. C'est un mix d'errance métaphysique, de violence gratuite et de sexe gratuit, avec un fort aspect mystique et une dose de fantastique étrange. En fait, il s'agit d'une suite au film El Topo qu'il a réalisé en 1970, véritable ovni cinématographique que je n'ai pas vu, et que je n'ai nullement l'intention de voir d'ailleurs ; alors, peut-être que la compréhension de l'album est dépendante du film, je ne sais pas, toujours est-il que je n'ai pas capté grand chose, ou plutôt si, j'ai l'impression que c'est une sorte de compilation de tout ce que j'ai pu voir dans les autres Bd de Jodo, on y retrouve les mêmes thèmes et la même folie hallucinatoire, avec en plus des dialogues idiots, des scènes incompréhensibles, des situations aberrantes, trop de métaphysique, trop de surréalisme, trop de débordements incongrus, trop l'envie de se démarquer, bref pour moi c'est trop de tout ce que je n'aime pas, en plus le tout étant situé dans un décor de western, je crois que ça m'a achevé, ce n'est pas du tout ma conception du genre que j'adore par dessus tout. Donc dès ce premier album, j'avais déjà la nausée. C'est dommage pour le dessinateur Ladronn que je découvrais et qui s'est fait embringuer par Jodo dans sa folie, car son dessin est beau et d'une grande finesse de trait ; je l'avais déjà signalé, mais je sais pas comment ce gars dégote des dessinateurs qui plus est de talent qui veulent bien illustrer ses récits improbables : après Manara sur sa relecture fantasmatique de Borgia, après Theo et ses excès papouillards sur Le Pape Terrible, après Jérémy sur Les Chevaliers d'Héliopolis, maintenant c'est au tour de Ladronn qui met en scène cette aberration. Bref, c'est le genre de Bd qu'on aime ou qu'on déteste, pour moi, je crois que tout le monde a compris ce que j'en pense.
Les Fondus de la cuisine
Aïe… Il y a encore quelque temps, il est possible que j’aurais eu un jugement moins sévère envers cette bd. Mais voilà, le temps a passé, j’ai lu et découvert pas mal de bds (et une bonne partie grâce à ce site), et ce genre de bds là est devenu indigeste. Perso, je n’ai rien contre les séries comiques à thème : il y en a des tout à fait passables, comme Les Profs et Les Rugbymen, et mêmes certaines qui me font vraiment rire, comme Joe Bar Team par exemple. Après, je reconnais qu’il s’agit de séries que j’ai découvert quand j’étais plus jeune et donc moins exigeant. Mais même si mon jugement peut être (rien qu’un poil) biaisé par la nostalgie, “Les fondus de la cuisine” ne remplit pas du tout le cahier des charges. C’est la première fois que je suis ces fameux "fondus", qui semblent être toujours les mêmes d’album en album si j’en crois les couvertures. Nous suivons donc une bande, de laquelle se détache un héros et sa femme ; ce sont les principaux protagonistes qui seront le plus souvent mis en avant. Je répète ce que j’ai dit dans d’autres avis, mais pour moi, dans une bd, il est très important de pouvoir s’attacher au(x) héro(ïne)(s), encore plus dans le genre de l’humour. Pour reprendre mes exemples précédents, les profs, les rugbymen et les motards du bar de Joe sont marrants, on a droit à quelques développements de leurs personnages pour mieux les connaître et voir leurs spécificités. Ainsi, les gags qui les mettent en scène sont différents et marchent bien parce qu’ils fonctionnent avec leur héros. Là, tout est un peu fait au hasard, il n’y a aucun personnage qui soit un tantinet développé et qui a un trait de personnalité marquant, à part le couple asiatique (et leur “développement” n’est pas très original, ils ne savent juste pas faire à bouffer, mais au moins je me souviens d’eux au moment de reparler de cette bd). Après, peut être que les personnages sont plus développés avec les autres albums des “fondus”. Mais vu qu’ils doivent tout le temps changer de hobby, je ne vois pas trop comment. Quant aux gags, ils ne sont pas drôles. J’ai esquissé un demi sourire une fois dans l’album, et encore. C’est facile, maintes et maintes fois revu, pas crédible, mal amené. Le dessin n’apporte pas grand chose à l’ensemble, c’est du classique pour ce genre de bd, mais qui ne se démarque pas du tout. C’est un peu plat quoi. Bref, je m’arrête là, et je ne suis pas prêt à recommencer de suite.