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Matricule 45000

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Dans un futur indéterminé, des milliers de jeunes hommes quittent l'Europe pour partir sur le front de la guerre contre les Arabes.


Anticipation Circus

Dans un futur indéterminé, des milliers de jeunes hommes quittent l'Europe pour partir sur le front de la guerre contre les Arabes. L'Europe coloniale est en guerre contre les Arabes pour la domination du ressources pétrolières. Le jeune engagé désormais connu sous le nom de Matricule 45000 se retrouve sur le théatre désertique du conflit bien contre son gré. Il va découvrir l'horreur et l'absurdité de la guerre.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1982
Statut histoire Une histoire par tome 2 tomes parus
Couverture de la série Matricule 45000
Les notes (2)
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19/05/2010 | Ro
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L'avatar du posteur Agecanonix

Voici une Bd pratiquement inconnue que j'ai trouvée dans une vieille bouquinerie, c'était publié dans la revue Circus vers 1982 ou 83, je l'avais zappée à l'époque, ce genre de sujet ne m'attirant pas, et j'ai peut-être eu tort car elle développe des idées intéressantes et peut rappeler d'une certaine façon la guerre d'Algérie. C'est la guerre vue sous l'optique de la science-fiction, une façon assez originale de parler de son passé au futur, comme une sorte de SF spéculative. Bof, il est vrai que ça ne m'a guère plus emballé de nouveau, mais j'y ai vu quand même un aspect curieux , un peu plus science-fiction dans le tome 2 que dans le tome 1, qui mêle l'armée à la révolte individuelle, avec un un soupçon de réalité quotidienne. Ecrite par le grand écrivain spécialisé dans la SF J.P. Andrevon (qui à ma connaissance reste sa seule tentative de participation à un scénario de BD), et dessinée par une dessinatrice suisse, Veronik, avec un trait un peu rigide au début qui se décante bien dans le tome 2, un peu plus fluide, cette histoire se laisse lire sans trop de difficulté. Cette auteure adopte un dessin relativement classique qui était courant à cette époque dans les Bd Glénat, mais elle n'a guère fait reparler d'elle ensuite, si ce n'est avec une Bd encore plus surprenante, Lou Strass. Chaque album semble se suffire à lui-même, mais une suite aurait pu être donnée à la fin du tome 2. Surprenant, pas désagréable, mais pas entièrement passionnant pour être acheté, ça reste quand même une découverte à faire..

29/07/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Mon avis ne porte que sur le premier tome de cette série, seul album que j'ai réussi à me procurer. Mais à vrai dire, j'ai été surpris d'apprendre qu'il en existait un second car le premier forme une histoire vraiment complète dont j'imagine mal une suite qui ne serait pas hors-sujet. En effet, Matricule 45000 est un pamphlet contre la guerre. Les auteurs font le choix de présenter celle-ci dans un futur approximatif pour ne pas être confronté aux détails de la réalité, mais j'ai reconnu beaucoup de points communs entre cette guerre d'anticipation et la Guerre d'Algérie. Le jeune héros, engagé contraint, découvre toutes les horreurs et absurdités de ce type de conflit. L'ambiance merdique voire mortelle dans les rangs de sa propre armée. Le racisme et l'invasion d'un pays étranger. Les massacres de civils et les viols. Les attentats suicide. Les espions. La guérilla. L'aveuglement de l'armée. Et pour finir l'inutilité manifeste du conflit quand il touche à sa fin. Tous ces thèmes n'ont clairement pas vieilli et ont une forte résonnance avec les campagnes actuelles d'Irak et d'Afghanistan. L'album, découpé en chapitres, est assez dense. Le dessin, en noir et blanc, n'est pas foncièrement mauvais. Le graphisme est très teinté années 80. Les personnages ne sont cependant pas toujours terribles, leurs allures étant souvent raides et figées et leurs visages régulièrement déformés et assez laids. Certaines planches indiquent d'ailleurs une préférence de l'auteur pour le travail d'illustration, un peu kitsch soit dit en passant, plutôt que pour la bande dessinée dynamique et fluide. Mais ça se lit néanmoins sans soucis. Une lecture intéressante, un peu désuette sur la forme mais qui n'a pas vieilli sur le fond. Pour parler maintenant du second tome, il semble que les auteurs font le choix de réutiliser le même héros et de profiter de l'aspect science-fiction (pourtant peu prononcé dans le premier tome) de son univers pour raconter une histoire un peu plus proche du polar. Le dessin a l'air d'y être devenu un peu moins raide et d'y être désormais en couleurs. Je n'ai pas d'avis à son sujet puisque je ne l'ai pas lu, mais comme indiqué plus haut, le premier tome se suffit totalement à lui-même donc ne vous en privez pas même si vous ne trouvez pas le second.

19/05/2010 (modifier)