La courbe est le trait que l'on trouve le plus communément dans la nature, point de ligne droite.
J'ai découvert l'univers "Minecraft" par le biais de mon boulot ou certains jeunes ne juraient que par ces constructions, personnages aux allures de robots, etc...
Quelle bizarre idée d'en faire une BD. Un rapide feuilletage suffit pour se rendre compte du problème. C'est du marketing pur. Idée de scénario : zéro, dessin : zéro. Tout zéro quoi, si le terme d'indigence devait s'appliquer un jour à une BD se serait celle-ci.
Vous me direz que je ne suis pas dans la cible, certes ! mais si l'occasion faisait que vous tombiez sur cet objet, votre avis m'intéresse.
Je racle les fonds de tiroirs en avisant cette Bd alors que c'était pas une de mes priorités, j'en connais l'existence depuis longtemps, je l'avais aperçue vers 1984 dans Pilote, mais c'est vraiment pas dans mes goûts, et comme il faut qu'il y ait des avis très différents sur BDT, eh ben voila, je sers la soupe mais je la renverse en fait car vous l'aurez compris à ma note, c'est le genre de bande que je n'aime pas, mais alors pas DU TOUT comme dirait JM Bigard !
Alors certes, Baru est sans doute doué pour décrire les affres de la vie quotidienne dans un milieu social défavorisé, mais ce genre de truc je le vis assez quotidiennement dans le quartier de la commune où j'habite, quand je lis cette Bd, j'ai l'impression de regarder dans un miroir et de voir ces bandes de petits merdeux chelous qui font n'importe quoi, c'est assez proche de Pascal Brutal encore que cette dernière est parfois drôle, là c'est pas drôle, c'est souvent graveleux, lourd, pathétique et d'un ennui mortel. Je n'aime donc pas ces dérives et cet environnement délétère où certaines situations témoignent d'une connerie monumentale. Sans doute est-ce de la provoc', mais ces mecs sont vraiment atteints, je n'ai aucun attachement pour eux.
Mais par dessus tout, c'est le dessin qui me rebute à 100%, là je peux vraiment pas adhérer à ce genre de graphisme, c'est d'une laideur repoussante qui me fait mal aux yeux, j'arrive même pas à comprendre comment on peut dessiner comme ça, c'est beaucoup trop loin de mes conceptions graphiques, très très loin du beau dessin que j'aime habituellement.
Vision purement "photographique" d’événements perçus - ou plutôt racolés les uns aux autres - par une sympathisante pseudo-touriste désœuvrée...
BD flop sans intérêt ni pour l'Art de la BD ni pour le thème ... qui gagnerait à être écrit par des historiens, pas des amateurs.
Une vision à 0.5° des événements. Un prix pour cette œuvre ?! j'en ai mal au cœur.
En résumé je dirais : valeur bien en deçà de la nullité ou plutôt à ne pas lire pour éviter la propagation de déformations de mémoire.
Un sujet pour Cunningham à mon humble avis.
Ça sent les fonds de tiroirs, je n'irais pas jusqu'à dire que la série est moisie mais pas loin. Jamais je n'ai voulu être pilote de chasse, cosmonaute à la rigueur, mais bon.
T&L c'est de la vieille BD verbeuse dont le dessin réaliste sûrement très précis en ce qui concerne les avions et l'aspect technique de la chose ravit les aficionados. Les autres dont je fais partie ne vibrent pas à ces aventures hautement improbables.
Un autre aspect rédhibitoire pour moi c'est le côté cocardier de la série et moi je n'ai pas cet esprit un peu IIIème République, où parce que c'est la France il faut soulever sa casquette.
Une série très vieillotte donc, trop ancrée dans les années soixante, avec des héros finalement peu charismatiques. Laverdure ne me fait pas rire et Tanguy en bellâtre ténébreux est une sorte de Michel Vaillant pilotant un autre bolide.
A réserver aux fans d'antan.
J'ai commencé cette BD sans savoir à quoi m'attendre et j'ai compris dès les premières pages qu'il me manquait quelque chose. On est plongé dès la première page dans un contexte qui n'est pas expliqué du tout, comme si on débarquait en plein milieu d'une histoire déjà entamée et dont on n'a pas les éléments. Et rien ne sera expliqué du tout au long de l'album. Car ce n'est qu'après coup que j'ai appris qu'il s'agissait de la "BD officielle" d'une série télé pour la jeunesse, plus précisément d'une telenovela colombienne, et que cet album est destiné aux purs fans de la série, ceux qui la connaissent au moins jusqu'à la fin de la saison 2 vu le résumé que j'en ai lu sur Wikipedia.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, ce n'est pas le petit résumé en 4e de couverture qui va vraiment vous y aider. On y apprend juste que l'un des personnages est une fille robot adolescente et qu'elle a beaucoup d'amis. Ce n'est qu'en cours de lecture que j'ai compris qu'un autre personnage était aussi un robot, mais jamais rien ne vient expliquer pourquoi et comment ils ont été créés, et comment se fait-il que personne dans leur entourage n'ait capté leur comportement bizarre. Ou certains l'ont-ils capté ? On n'en saura rien. Au lieu de ça, on a droit à des histoires de midinettes de collège, des romances bidons, des manigances d'une riche chipie et autres maladresses de l'autre robot idiot... Concrètement, les scénarios des histoires courtes qui composent cet album sont complètement nuls et inintéressants, même pour un lectorat de gamines qui semblent le public cible.
Quant au dessin, c'est du pur graphisme de studio sans âme, avec beaucoup de copier-coller, et des personnages qui semblent plaqués sans aucun naturel sur un décor dessiné par un autre, avec un respect très relatif des perspectives et des expressions de visages qui sont comme des masques exagérés qui regardent dans le vide.
De la pure BD commerciale à éviter.
Cet avis rapide pour dire que je déteste ce genre de dessin minimaliste qui ressemble à du dessin d'enfant, c'est selon moi incompatible sur une Bd de cul, il faut au contraire que ce type de bande soit soutenu par un dessin réaliste pour qu'on puisse se mettre en situation, s'identifier aux personnages ou pour donner un minimum d'excitation. Que les personnages soient des animaux humanisés, soit pourquoi pas ? ça aurait pu avoir de la gueule si on avait eu un dessin dans le style qu'adopte Ben Radis sur Max et Nina par exemple, mais là non, c'est du dessin à style disneyen et à couleurs flashy, ça ne va pas du tout. Pourtant sur Squeak the mouse ça fonctionnait, mais il y avait un mélange d'érotisme et de gore, et surtout le style général et le ton de la bande détonante donnaient un formidable résultat, alors qu'ici, ça ne fonctionne pas du tout de la même façon, ce n'est que du sexe banal. On est donc loin d'être émoustillé, le dessin freine énormément, et les situations sont d'une banalité affligeante, il n'y a rien d'original ni rien de nouveau qui est offert par cette Bd, c'est à oublier très vite.
Cet avis sera très court, ça change ! je l'avais écrit il y 2 ans et je l'avais mis de côté pour je ne sais plus quelle raison...
Lucky Luke fait partie de mon ADN de fan de BD, aussi par curiosité, j'ai jeté un oeil sur ce spin off. Le constat est rapidement fait : on touche le fond, le cul du panier, comment une bande aussi légendaire que Lucky Luke peut-elle donner ce résidu de bas étage ? comment fait-on pour devenir l'ombre de soi-même ? car elle a vu le jour du vivant de Morris, donc voila quoi... Pourtant l'idée d'écarter Luke et de se focaliser sur le chien idiot aurait pu être bonne, et Michel Janvier qui assistait déjà Morris sur la Bd mère, fait de son mieux pour reproduire le graphisme bien connu, mais à part les petits gamins des écoles maternelles, on se demande qui peut bien rire de ces gags éculés et de cet humour poussif et téléphoné ?
Par les Dieux, vive le confinement, il faut vraiment n'avoir rien à foutre pour lire cette BD. Pour moi cela fait partie des lectures qui traine parfois dans les WC chez les gens (encore que parfois dans les dits WC il y a des choses intéressantes à lire) mais là j'ai vraiment l'impression que c'est du foutage de gueules. L'auteur le dit lui-même vars la fin de ses strips, il vomit le cinéma français et pourquoi pas c'est son droit, mais il ne fallait pas qu'il s'inflige cette pénitence pendant tant de temps.
Mais oui c'est ça le ressort censé être comique, le gars fonctionne au 30 ème degré. Mais n'est pas Vuillemin qui veut et à vrai dire comme ma note vous le montre je n'ai pas ri à ces blagues, ce côté, moi le cinéma j'en suis revenu, etc., etc...
Gageons que ce genre de BD se retrouvera dans les vide-greniers dans quelque temps a un ou deux euros, si vous tombez dessus gardez vos sous
Note : 1.5/5
Quand j'ai entamé cette BD, composée d'histoires courtes sous forme de strips de 2 à 4 pages racontant les séances cinéma de l'auteur, je me suis dit qu'il y avait peut-être moyen que ce soit bien. Les premières histoires ne m'ont pas passionné du tout ni fait rire, mais je me suis dit que ça allait me permettre de découvrir avec le sourire des films plus ou moins récents que je ne connaissais pas ou d'avoir une autre vision de films que j'avais vus.
Mais très vite, j'ai commencé à penser que l'auteur n'avait vraiment rien à dire sur ces fameux films. Et il en vient même à s'en foutre tellement qu'il finit par parler seulement des bandes annonces, ou à dire qu'il n'a pas vu le film parce qu'il avait la flemme ou que ça le faisait chier. Bref, on le sent se forcer à débiter des strips parce qu'il est payé pour ça par le journal Le Monde alors que ça le fait chier et qu'il n'a rien à dire.
Arrivé à la moitié de l'album, ça a commencé à sérieusement me gonfler. Ce n'était jamais drôle, c'était totalement inintéressant, et le côté volontairement je-m'en-foutiste et provoquant de l'auteur m'a été de plus en plus pénible.
Je suis allé jusqu'au bout de l'album mais j'ai été content de pouvoir enfin le refermer.
Ce livre nous entraîne dans une étrange sarabande poétique et psychoactive en terre inconnue. Conçue (peut-être) par un sale gosse, Joe Kessler, pur génie ou fumiste patenté (ou les deux en même temps), capable de séduire le jury d’un illustre festival de BD.
Voilà bien un ouvrage qui m’interroge et me pose une sorte de dilemme. Arnaud, mon frère de sang comme de cœur, avec qui nous avons des goûts généralement assez similaires en matière de bande dessinée, était le premier à m’avoir parlé, début janvier — et de façon dithyrambique — de ce petit livre, signé d’un auteur inconnu et qui figurait dans la sélection pour le palmarès 2020 du Festival d’Angoulême. Quelques jours plus tard, « Lucarne » recevait du jury angoumoisin le Prix révélation…
Désormais, il était évident que je ne pouvais plus faire l’impasse, même si cet OVNI, qui en premier lieu m’avait révulsé par sa couverture, ne m’avait pas davantage convaincu lorsque je l’avais feuilleté sur le stand de l’Association. Pourtant, ma curiosité ayant été titillée, il me fallait sortir de ma zone de confort et découvrir ce qui pouvait bien se tramer derrière cette « Lucarne ».
Bien décidé à aborder l’ouvrage avec un œil vierge, je respirai trois grandes bouffées d’air et ravalai mes grimaces aprioriques. Après avoir contemplé pendant une bonne minute la couverture, je commençai à tourner les pages avec l’état d’esprit d’un nouveau-né découvrant le monde qui l’entoure. Ayant pu faire abstraction du style, proche de celui d’un enfant de trois ans — d’où l’intérêt sans doute de se mettre dans la peau d’un nouveau-né — et des aplats globalement limités à trois couleurs (vert, jaune, rouge) affreusement criardes, j’espérais pouvoir trouver une compensation dans une narration un tant soit peu construite. Mes espoirs furent bien vite déçus, et c’est dans un état d’hébétement total que je terminai cette lecture, qui heureusement pour mes mécanismes de concentration poussés au taquet, ne dura pas plus de quinze minutes. Au-delà je l’avoue, j’eus craint de me cramer les yeux. Dès lors, vous l’aurez compris, mon avis ne sera guère favorable. Parce que je ne suis jamais rentré dedans, et que plus j’avançais, plus la fameuse lucarne se réduisait aux dimensions d’un œil-de-bœuf. A cause sans doute d’une part de fainéantise que j’assume pleinement, je serais bien incapable de résumer ce récit ou d’en parler. Pas plus que je ne pourrai faire semblant de l’avoir compris ou de l’avoir apprécié autant que l’Association et le jury d’Angoulême.
En un mot comme en cent, j’avoue humblement être resté totalement hermétique face au petit bouquin, même si j’ai bien conscience qu’il fallait l’appréhender comme une œuvre poétique, atypique, hors normes, révolutionnaire, néo-conceptuelle, nihiliste, néo-dadaïste, déconstruite, post-psychédélique et j’en passe, bref, tous les qualificatifs qu’utiliseront vraisemblablement ceux qui ont aimé… Mais il me semble que l’étiquette « expérimental » permet un peu trop facilement de faire passer des délires mystico-maniaques pour du talent…
Et pourtant, j’ai beau trouver l’objet moche et sans intérêt, j’ai assez peu envie de le vouer aux gémonies, par frustration ou par dépit d’être bêtement resté au bord du chemin. Peut-être aurais-je dû consommer des psychotropes ou autres substances débridantes (faut dire que j'fume pu d'shit)… Le résumé de l’éditeur suggère que plusieurs lectures sont nécessaires. Un argument peut-être utile, aucune notice explicative n’étant fournie. Dans un style assez voisin, on préférera Brecht Evens, qui pour sa part parvient à mettre un peu d’ordre et de beauté dans son chaos intérieur.
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Minecraft - La BD officielle
La courbe est le trait que l'on trouve le plus communément dans la nature, point de ligne droite. J'ai découvert l'univers "Minecraft" par le biais de mon boulot ou certains jeunes ne juraient que par ces constructions, personnages aux allures de robots, etc... Quelle bizarre idée d'en faire une BD. Un rapide feuilletage suffit pour se rendre compte du problème. C'est du marketing pur. Idée de scénario : zéro, dessin : zéro. Tout zéro quoi, si le terme d'indigence devait s'appliquer un jour à une BD se serait celle-ci. Vous me direz que je ne suis pas dans la cible, certes ! mais si l'occasion faisait que vous tombiez sur cet objet, votre avis m'intéresse.
Quéquette blues (Roulez jeunesse !)
Je racle les fonds de tiroirs en avisant cette Bd alors que c'était pas une de mes priorités, j'en connais l'existence depuis longtemps, je l'avais aperçue vers 1984 dans Pilote, mais c'est vraiment pas dans mes goûts, et comme il faut qu'il y ait des avis très différents sur BDT, eh ben voila, je sers la soupe mais je la renverse en fait car vous l'aurez compris à ma note, c'est le genre de bande que je n'aime pas, mais alors pas DU TOUT comme dirait JM Bigard ! Alors certes, Baru est sans doute doué pour décrire les affres de la vie quotidienne dans un milieu social défavorisé, mais ce genre de truc je le vis assez quotidiennement dans le quartier de la commune où j'habite, quand je lis cette Bd, j'ai l'impression de regarder dans un miroir et de voir ces bandes de petits merdeux chelous qui font n'importe quoi, c'est assez proche de Pascal Brutal encore que cette dernière est parfois drôle, là c'est pas drôle, c'est souvent graveleux, lourd, pathétique et d'un ennui mortel. Je n'aime donc pas ces dérives et cet environnement délétère où certaines situations témoignent d'une connerie monumentale. Sans doute est-ce de la provoc', mais ces mecs sont vraiment atteints, je n'ai aucun attachement pour eux. Mais par dessus tout, c'est le dessin qui me rebute à 100%, là je peux vraiment pas adhérer à ce genre de graphisme, c'est d'une laideur repoussante qui me fait mal aux yeux, j'arrive même pas à comprendre comment on peut dessiner comme ça, c'est beaucoup trop loin de mes conceptions graphiques, très très loin du beau dessin que j'aime habituellement.
Après le printemps - Une jeunesse tunisienne
Vision purement "photographique" d’événements perçus - ou plutôt racolés les uns aux autres - par une sympathisante pseudo-touriste désœuvrée... BD flop sans intérêt ni pour l'Art de la BD ni pour le thème ... qui gagnerait à être écrit par des historiens, pas des amateurs. Une vision à 0.5° des événements. Un prix pour cette œuvre ?! j'en ai mal au cœur. En résumé je dirais : valeur bien en deçà de la nullité ou plutôt à ne pas lire pour éviter la propagation de déformations de mémoire. Un sujet pour Cunningham à mon humble avis.
Tanguy et Laverdure
Ça sent les fonds de tiroirs, je n'irais pas jusqu'à dire que la série est moisie mais pas loin. Jamais je n'ai voulu être pilote de chasse, cosmonaute à la rigueur, mais bon. T&L c'est de la vieille BD verbeuse dont le dessin réaliste sûrement très précis en ce qui concerne les avions et l'aspect technique de la chose ravit les aficionados. Les autres dont je fais partie ne vibrent pas à ces aventures hautement improbables. Un autre aspect rédhibitoire pour moi c'est le côté cocardier de la série et moi je n'ai pas cet esprit un peu IIIème République, où parce que c'est la France il faut soulever sa casquette. Une série très vieillotte donc, trop ancrée dans les années soixante, avec des héros finalement peu charismatiques. Laverdure ne me fait pas rire et Tanguy en bellâtre ténébreux est une sorte de Michel Vaillant pilotant un autre bolide. A réserver aux fans d'antan.
Franky
J'ai commencé cette BD sans savoir à quoi m'attendre et j'ai compris dès les premières pages qu'il me manquait quelque chose. On est plongé dès la première page dans un contexte qui n'est pas expliqué du tout, comme si on débarquait en plein milieu d'une histoire déjà entamée et dont on n'a pas les éléments. Et rien ne sera expliqué du tout au long de l'album. Car ce n'est qu'après coup que j'ai appris qu'il s'agissait de la "BD officielle" d'une série télé pour la jeunesse, plus précisément d'une telenovela colombienne, et que cet album est destiné aux purs fans de la série, ceux qui la connaissent au moins jusqu'à la fin de la saison 2 vu le résumé que j'en ai lu sur Wikipedia. Pour ceux qui ne la connaissent pas, ce n'est pas le petit résumé en 4e de couverture qui va vraiment vous y aider. On y apprend juste que l'un des personnages est une fille robot adolescente et qu'elle a beaucoup d'amis. Ce n'est qu'en cours de lecture que j'ai compris qu'un autre personnage était aussi un robot, mais jamais rien ne vient expliquer pourquoi et comment ils ont été créés, et comment se fait-il que personne dans leur entourage n'ait capté leur comportement bizarre. Ou certains l'ont-ils capté ? On n'en saura rien. Au lieu de ça, on a droit à des histoires de midinettes de collège, des romances bidons, des manigances d'une riche chipie et autres maladresses de l'autre robot idiot... Concrètement, les scénarios des histoires courtes qui composent cet album sont complètement nuls et inintéressants, même pour un lectorat de gamines qui semblent le public cible. Quant au dessin, c'est du pur graphisme de studio sans âme, avec beaucoup de copier-coller, et des personnages qui semblent plaqués sans aucun naturel sur un décor dessiné par un autre, avec un respect très relatif des perspectives et des expressions de visages qui sont comme des masques exagérés qui regardent dans le vide. De la pure BD commerciale à éviter.
Teddy Beat
Cet avis rapide pour dire que je déteste ce genre de dessin minimaliste qui ressemble à du dessin d'enfant, c'est selon moi incompatible sur une Bd de cul, il faut au contraire que ce type de bande soit soutenu par un dessin réaliste pour qu'on puisse se mettre en situation, s'identifier aux personnages ou pour donner un minimum d'excitation. Que les personnages soient des animaux humanisés, soit pourquoi pas ? ça aurait pu avoir de la gueule si on avait eu un dessin dans le style qu'adopte Ben Radis sur Max et Nina par exemple, mais là non, c'est du dessin à style disneyen et à couleurs flashy, ça ne va pas du tout. Pourtant sur Squeak the mouse ça fonctionnait, mais il y avait un mélange d'érotisme et de gore, et surtout le style général et le ton de la bande détonante donnaient un formidable résultat, alors qu'ici, ça ne fonctionne pas du tout de la même façon, ce n'est que du sexe banal. On est donc loin d'être émoustillé, le dessin freine énormément, et les situations sont d'une banalité affligeante, il n'y a rien d'original ni rien de nouveau qui est offert par cette Bd, c'est à oublier très vite.
Rantanplan
Cet avis sera très court, ça change ! je l'avais écrit il y 2 ans et je l'avais mis de côté pour je ne sais plus quelle raison... Lucky Luke fait partie de mon ADN de fan de BD, aussi par curiosité, j'ai jeté un oeil sur ce spin off. Le constat est rapidement fait : on touche le fond, le cul du panier, comment une bande aussi légendaire que Lucky Luke peut-elle donner ce résidu de bas étage ? comment fait-on pour devenir l'ombre de soi-même ? car elle a vu le jour du vivant de Morris, donc voila quoi... Pourtant l'idée d'écarter Luke et de se focaliser sur le chien idiot aurait pu être bonne, et Michel Janvier qui assistait déjà Morris sur la Bd mère, fait de son mieux pour reproduire le graphisme bien connu, mais à part les petits gamins des écoles maternelles, on se demande qui peut bien rire de ces gags éculés et de cet humour poussif et téléphoné ?
Pop corn
Par les Dieux, vive le confinement, il faut vraiment n'avoir rien à foutre pour lire cette BD. Pour moi cela fait partie des lectures qui traine parfois dans les WC chez les gens (encore que parfois dans les dits WC il y a des choses intéressantes à lire) mais là j'ai vraiment l'impression que c'est du foutage de gueules. L'auteur le dit lui-même vars la fin de ses strips, il vomit le cinéma français et pourquoi pas c'est son droit, mais il ne fallait pas qu'il s'inflige cette pénitence pendant tant de temps. Mais oui c'est ça le ressort censé être comique, le gars fonctionne au 30 ème degré. Mais n'est pas Vuillemin qui veut et à vrai dire comme ma note vous le montre je n'ai pas ri à ces blagues, ce côté, moi le cinéma j'en suis revenu, etc., etc... Gageons que ce genre de BD se retrouvera dans les vide-greniers dans quelque temps a un ou deux euros, si vous tombez dessus gardez vos sous
Pop corn
Note : 1.5/5 Quand j'ai entamé cette BD, composée d'histoires courtes sous forme de strips de 2 à 4 pages racontant les séances cinéma de l'auteur, je me suis dit qu'il y avait peut-être moyen que ce soit bien. Les premières histoires ne m'ont pas passionné du tout ni fait rire, mais je me suis dit que ça allait me permettre de découvrir avec le sourire des films plus ou moins récents que je ne connaissais pas ou d'avoir une autre vision de films que j'avais vus. Mais très vite, j'ai commencé à penser que l'auteur n'avait vraiment rien à dire sur ces fameux films. Et il en vient même à s'en foutre tellement qu'il finit par parler seulement des bandes annonces, ou à dire qu'il n'a pas vu le film parce qu'il avait la flemme ou que ça le faisait chier. Bref, on le sent se forcer à débiter des strips parce qu'il est payé pour ça par le journal Le Monde alors que ça le fait chier et qu'il n'a rien à dire. Arrivé à la moitié de l'album, ça a commencé à sérieusement me gonfler. Ce n'était jamais drôle, c'était totalement inintéressant, et le côté volontairement je-m'en-foutiste et provoquant de l'auteur m'a été de plus en plus pénible. Je suis allé jusqu'au bout de l'album mais j'ai été content de pouvoir enfin le refermer.
Lucarne
Ce livre nous entraîne dans une étrange sarabande poétique et psychoactive en terre inconnue. Conçue (peut-être) par un sale gosse, Joe Kessler, pur génie ou fumiste patenté (ou les deux en même temps), capable de séduire le jury d’un illustre festival de BD. Voilà bien un ouvrage qui m’interroge et me pose une sorte de dilemme. Arnaud, mon frère de sang comme de cœur, avec qui nous avons des goûts généralement assez similaires en matière de bande dessinée, était le premier à m’avoir parlé, début janvier — et de façon dithyrambique — de ce petit livre, signé d’un auteur inconnu et qui figurait dans la sélection pour le palmarès 2020 du Festival d’Angoulême. Quelques jours plus tard, « Lucarne » recevait du jury angoumoisin le Prix révélation… Désormais, il était évident que je ne pouvais plus faire l’impasse, même si cet OVNI, qui en premier lieu m’avait révulsé par sa couverture, ne m’avait pas davantage convaincu lorsque je l’avais feuilleté sur le stand de l’Association. Pourtant, ma curiosité ayant été titillée, il me fallait sortir de ma zone de confort et découvrir ce qui pouvait bien se tramer derrière cette « Lucarne ». Bien décidé à aborder l’ouvrage avec un œil vierge, je respirai trois grandes bouffées d’air et ravalai mes grimaces aprioriques. Après avoir contemplé pendant une bonne minute la couverture, je commençai à tourner les pages avec l’état d’esprit d’un nouveau-né découvrant le monde qui l’entoure. Ayant pu faire abstraction du style, proche de celui d’un enfant de trois ans — d’où l’intérêt sans doute de se mettre dans la peau d’un nouveau-né — et des aplats globalement limités à trois couleurs (vert, jaune, rouge) affreusement criardes, j’espérais pouvoir trouver une compensation dans une narration un tant soit peu construite. Mes espoirs furent bien vite déçus, et c’est dans un état d’hébétement total que je terminai cette lecture, qui heureusement pour mes mécanismes de concentration poussés au taquet, ne dura pas plus de quinze minutes. Au-delà je l’avoue, j’eus craint de me cramer les yeux. Dès lors, vous l’aurez compris, mon avis ne sera guère favorable. Parce que je ne suis jamais rentré dedans, et que plus j’avançais, plus la fameuse lucarne se réduisait aux dimensions d’un œil-de-bœuf. A cause sans doute d’une part de fainéantise que j’assume pleinement, je serais bien incapable de résumer ce récit ou d’en parler. Pas plus que je ne pourrai faire semblant de l’avoir compris ou de l’avoir apprécié autant que l’Association et le jury d’Angoulême. En un mot comme en cent, j’avoue humblement être resté totalement hermétique face au petit bouquin, même si j’ai bien conscience qu’il fallait l’appréhender comme une œuvre poétique, atypique, hors normes, révolutionnaire, néo-conceptuelle, nihiliste, néo-dadaïste, déconstruite, post-psychédélique et j’en passe, bref, tous les qualificatifs qu’utiliseront vraisemblablement ceux qui ont aimé… Mais il me semble que l’étiquette « expérimental » permet un peu trop facilement de faire passer des délires mystico-maniaques pour du talent… Et pourtant, j’ai beau trouver l’objet moche et sans intérêt, j’ai assez peu envie de le vouer aux gémonies, par frustration ou par dépit d’être bêtement resté au bord du chemin. Peut-être aurais-je dû consommer des psychotropes ou autres substances débridantes (faut dire que j'fume pu d'shit)… Le résumé de l’éditeur suggère que plusieurs lectures sont nécessaires. Un argument peut-être utile, aucune notice explicative n’étant fournie. Dans un style assez voisin, on préférera Brecht Evens, qui pour sa part parvient à mettre un peu d’ordre et de beauté dans son chaos intérieur.