J'ai franchement du mal avec cet auteur. Bref, cela ne passe pas : ni l'histoire, ni l'émotion. J'ai beau essayer différentes oeuvres de Gipi, je n'y arrive pas ... Les personnages ont toujours des dents cisaillés qui me font peur. Voilà l'explication ! Cela doit être cela !
Pourtant, le dessin tout en aquarelle n'est pas mauvais. L’auteur a gagné de nombreux prix avec cette bd. Il est question d'une tendre complicité entre un oncle et son neveu et de ces non-dits qui rendent une oeuvre poignante. Je n'ai rien ressenti de tout cela. Objectivement, cela doit être bon puisque tant de personne apprécient cet auteur primé.
Subjectivement, je n'aime pas trop. Ce n'est pas mon univers de bd ; voilà tout. Pourtant, cela ne veut pas dire que je n'apprécie pas la bd italienne: bien au contraire !
Je n'ai pas envie de taper sur cette auteur particulièrement en disant que le dessin est très approximatif. La bande dessinée regorge souvent d'oeuvres mal dessinées où il n'y a aucun charme. Ici, c'est le cas avec un dessin très enfantin en noir et blanc. Bref, cela ne donne pas envie.
Je ne retiendrais pas grand chose de cette bande dessinée à part peut-être cette femme qui essaye de faire l'amour avec un vrai cactus sur le bord d'une route désertique. Bien évidemment, elle sera couverte d'épines ! Est-ce encore une de ces allégories claires-obscures ? A-t-elle confondu ?!
On pourra passer son chemin à défaut de faire sa valise ...
L'univers graphique m'avait attiré de premier abord. Mise à part la beauté du dessin, il n'y a pas grand chose à retenir de cette histoire de jeunes réfractaires hostiles au système et à la Reine ou son Chambellan. C'est classique et sans surprise.
C'est également plutôt très bavard et on ne retient pas grand chose au final. On a un héros qui refuse de donner son vrai nom et quand il va le dire, cela coupe. J'ai horreur de ces effets. Cela m'énerve plus qu'autre chose.
L'éditeur Futuropolis m'a habitué à beaucoup mieux. Ce n'est pas vraiment un loupé car cela peut plaire à d'éventuels lecteurs pour son originalité par rapport à un univers décalé ou une uchronie de style steampunk.
J'ai trouvé dans cet album des résonances avec Ethel & Ernest du même auteur, où il racontait la vie de ses parents.
Mais alors que là Briggs rend hommage à des "petites gens" avec tendresse et pudeur, ici il n'arrive qu'à caricaturer un pauvre diable sans intelligence, à l'imagination trop influencée par les images qu'il voit. Jim a le niveau de réflexion d'un enfant de 5 ans, incapable de séparer la réalité de la fiction (et sa femme a également l'intelligence -et le charisme- d'une huître), et même si l'auteur a voulu faire dans la caricature, ce dont je doute fort, c'est trop méprisant (à la manière Briggs, hein, ça se fait en gentleman so british) pour être réellement apprécié.
Rapidement l'histoire m'a gonflé, me demandant où l'auteur voulait en venir. La morale pourrait être "ne prenez pas les chimères pour des réalités, sinon vous vous retrouvez en prison". C'est léger. Très léger.
J'avais totalement effacé cette série de ma mémoire. C'est de la bd de cul pour mâles et uniquement pour mâles, cela dit les productions de cul s'adressent plus souvent aux hommes qu'aux femmes et ici c'est flagrant. L'histoire est au service de scènes de cul où Bang Bang se fait tirer à tire larigot par le tout venant. Gros, grand, maigre, petit, jeune, vieux, débectant ou beau gosse, tout est bon pour Bang Bang, qui propose toujours de payer de sa personne pour se sortir d'une mauvaise passe, et elle est toujours dans le pétrin la petite salope.
Difficile d'apprécier cette série lorsqu'on est une femme. Les hommes peuvent encore s'identifier facilement à n'importe lequel des personnages, chacun pourra y trouver celui qui lui ressemble le plus, quant aux femmes, toute bombe que soit Bang Bang, difficile d'imaginer se faire sauter par certains personnages répugnants à l'hygiène plus que douteuse. Ce n'est certainement pas ce que j'attends d'une bd de cul, et pour ce qui est de l'humour cochon je préfère me taper Les Sales Blagues de l'Echo.
Tout cela s'avère franchement chiant car tous les tomes sont les mêmes, la fille se fout dans la merde, la fille baise et se sort de la merde. Inutile de vous dire que je ne les ai pas tous lus, d'ailleurs pas besoin de dialogues, les images se suffisent à elles-mêmes. Le dessin n'est pas peaufiné et a tendance à ressembler plus à une caricature qu'à un travail sérieux, évidemment les aventures de Bang Bang sont tout à fait loufoques. De ce point de vue là, scénario et dessin vont bien ensemble.
Messieurs, amusez-vous bien.
Rien de nouveau sous les tropiques, les mêmes histoires, écrites, chantées, télévisées, ressassées, ressassées, ressassées… et les choses restent les mêmes, rien ne change ou si peu. La faute à qui ? Pas aux hommes qui sont une minorité à avoir ces travers, la faute à la loi qui ne punit pas ou trop peu. Je comprends la réaction de Roedligen, car à plusieurs reprises ces comportements sont généralisés à toute la gente masculine, ce qui m'a terriblement mise mal à l'aise et profondément énervée.
Concernant cette phrase tirée de la bd : "Quand on est une femme on se sent forcément concerné par un sujet comme celui-ci", je répondrai simplement : non, absolument pas. Des hommes aussi se font violer et maltraiter, je déteste par-dessus tout qu'on sectionne les malheurs en fonction du sexe. Un viol est un viol quelle que soit la victime, même si c'est une putain. Les hommes aussi se font rabaisser et parfois cogner par leur femme, mais ce sujet trop tabou ne sort pas du cercle familial.
Quant à la pratique barbare de l'excision elle devrait être punie très fortement par la loi, d'autant qu'elle est proférée sur des enfants, qui n'ont eux aucun pouvoir de se défendre.
Cette bd ne fait que constater des faits que l'on connaît déjà, mais n'apporte pas de solutions, elle m'a dérangée à plusieurs reprises, pour toutes les raisons précédentes et pour celle-ci qui me servira de conclusion : dans l'histoire sur la jeune fille excisée elle se termine par une vulve en gros plan, c'est d'un mauvais goût ! Et dire que l'on veut présenter cette bd aux enfants, donner à penser aux petits garçons qu'ils peuvent être de la pire espèce et aux petites filles qu'elles sont frappées par le sceau de la faiblesse…
Mais quelle caricature de manga !
A lire la postface de l'auteur, il apparait que c'est visiblement fait exprès. Masaki Motonoga trouvait amusant que les otakus occidentaux comprennent de travers le Japon en l'assimilant à ce qu'ils voyaient dans les films de yakuzas et dans les animes et shonen ayant pour cadre une école et des combats. Elle a voulu pousser à fond le concept en produisant une oeuvre mélangeant histoire d'amour, monstres et pouvoirs magiques, combats titanesques, débilité et... et surtout un vrai gros festivals de petites culottes et de roploplos !
Bravo ! Bien joué ! L'objectif est atteint : on est dans la caricature des mangas les plus minables. Sauf que ce n'est pas drôle...
Le dessin n'est pas mauvais. Assez énergique et doté d'un encrage qui fait preuve d'un soupçon de personnalité, mes reproches n'iront pas à son égard.
Mais alors par contre le scénario. C'est complètement bidon. On est plongé directement dans le vif du sujet : le héros, le petit nouveau naïf typique du shonen écolier, découvre que le lycée qu'il a intégré est composé de combattants monstrueux organisés en clans et dotés de pouvoirs magiques surpuissants sortis d'on ne sait où. Et l'objectif des études dans ce lycée, c'est l'extermination des clans les uns par les autres, et seuls les survivants seront promus. Aucune échappatoire : le diplôme ou la mort.
Contexte complètement artificiel et sans aucune crédibilité mais soit...
L'ennui, c'est que, malgré l'intention probable de l'auteur de pousser la caricature jusqu'à l'humour et le ridicule manifeste de nombreuses scènes, ça a l'air trop souvent de se prendre au sérieux. Ou alors, disons que certaines scènes "d'humour" sont simplement malsaines.
Dès les premiers combats, on se croirait revenu à l'ère de "chefs-d'oeuvre" du genre manga tels que Urotsukidoji où des personnages aux allures démoniaques se battent et font gicler le sang et les boyaux tandis que les vêtements des filles explosent et libèrent des poitrines énormes et des culottes rebondies. Gnurk gnurk gnurk, bave l'ado frustré ou le vieux pervers qui va s'empresser de vouloir tripoter la lycéenne impudique. Sans compter l'inévitable scène lesbienne complètement gratuite...
A côté de ça, s'ajoutent quelques touches de nekketsu avec des personnages très marqués aux pouvoirs magiques divers et variés, de la romance à deux balles avec le héros qui s'attache follement sans qu'on comprenne pourquoi à la première combattante qu'il voit, et un drôle de complot mystérieux orchestré par les puissants et entourant le héros dont on a bien du mal au début à comprendre l'intérêt qu'il peut attiser.
Violence, sexe, débilité, romance bidon, et hop, c'est la fête du slip et du nibard !
Si encore l'hilarité des moments ridicules n'était pas refroidie par l'infâme nullité et perversité du reste...
J’ai trouvé récemment en occasion le premier tome de Jazz Maynard, ayant en souvenir les critiques très positives lues ici, je me laisse tenté.
Après avoir tourné la dernière page de ce tome, je suis plutôt déçu. Il ne manque plus qu’une cape et des collants à Jazz, tellement celui-ci semble être doté de super pouvoirs. C’est avec la plus grande facilité qu’il enchaîne les sauts et les galipettes, semblant posséder tout les qualités du ninja ayant été piqué par une araignée radioactive. Tout cela sans aucune explication rationnelle.
Je pourrais également parler de la bande des méchants chauves, ressemblant à des clones bodybuildés, et à l’apparence peu humaine, qui pour ma part frise le ridicule.
Ce sont également les nombreuses références à Tarantino (Dont je suis fan) qui m’ont attiré vers cette série. Même si le découpage de l’histoire peut nous y faire penser, n’est pas Tarantino qui veut, et les personnages de cette B.D sont loin d’atteindre la profondeur et le charisme de ceux de Quentin. Même chose pour les dialogues, aucune comparaison ne me semble possible, on est loin des répliques percutantes et de l’humour toujours présents dans les films…Bon, assez parlé de cinéma.
Ensuite vient le traitement graphique, même si je dois reconnaître qu’il est original et à sa propre personnalité, il ne m’emballe franchement pas. Je n’aime pas les traits des visages et que dire de la couleur vraiment mocharde et triste.
Alors, je sais bien que certains vont me dire que je ne juge que sur une partie de la série, soit un tome sur trois, mais si au 1/3 du récit je ne prends pas de plaisir, je ne vois pas l’intérêt de continuer. De plus, je n’ai plus envie de dépenser un centime pour cette série, d’ailleurs mon premier tome a été revendu illico.
Wahou ! Heureusement que le ridicule ne tue pas, car ce one shot touche le fond sans espoir de jamais remonter. Le scénario est cucul, l'enquête policière débile et d'une facilité à faire peur, les mots me manquent pour dire à quel point c'est mauvais et simpliste. Les filles sont toutes les mêmes et la plupart du temps penchées en avant le cul en l'air, qu'un type se dévoue ! Merde ! Tout est prétexte à les montrer à moitié à poil, l'histoire se déroule évidemment en plein été. Le dessin est amateur au possible. Je n'ai rien d'autre à ajouter, c'est tellement… tellement… affligeant.
Une nouvelle technique révolutionne la police scientifique dans les années 2050. Elle permet de visionner ce que les personnes mortes ont vu les dernières années de leur vie ! Cela tombe bien car le président des Etats-Unis vient de mourir dans des conditions mystérieuses. Un expert en lecture labiale (lire sur les lèvres) s'associe à la police pour tenter de percer cette mystérieuse mort.
On enchaîne avec un second chapitre où il y a 17 suicides simultanés de jeunes gars au moment même du mariage du couple princier nippon de la cour impériale. Là encore, une unité spéciale est chargée de découvrir le lien grâce à cette nouvelle technique. Oui, on imagine des suicides en cascade à la seule vue télévisuelle d'un mariage entre le prince Charles et Lady Di.
Inutile de vous indiquer que les spécialistes ont des têtes de lycéens à la Di Caprio et que cette bd tire un peu du même procédé qui avait fait la réussite de Death Note. On invite quelque chose de totalement improbable. On se pose même des questions éthiques du genre "et si après votre mort, vos souvenirs n'avaient de secret pour personne ?". Ouais, cela donne un genre vachement intello sous des airs de thriller à mi-chemin entre la science-fiction et le roman policier.
C'est franchement pathétique mais cela se laisse lire si on accepte deux neurones en moins. Le comble pour un manga s'appuyant sur les capacités du cerveau que l'homme n'arrive pas à contrôler totalement de son vivant.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Bons baisers de la province (Les Innocents)
J'ai franchement du mal avec cet auteur. Bref, cela ne passe pas : ni l'histoire, ni l'émotion. J'ai beau essayer différentes oeuvres de Gipi, je n'y arrive pas ... Les personnages ont toujours des dents cisaillés qui me font peur. Voilà l'explication ! Cela doit être cela ! Pourtant, le dessin tout en aquarelle n'est pas mauvais. L’auteur a gagné de nombreux prix avec cette bd. Il est question d'une tendre complicité entre un oncle et son neveu et de ces non-dits qui rendent une oeuvre poignante. Je n'ai rien ressenti de tout cela. Objectivement, cela doit être bon puisque tant de personne apprécient cet auteur primé. Subjectivement, je n'aime pas trop. Ce n'est pas mon univers de bd ; voilà tout. Pourtant, cela ne veut pas dire que je n'apprécie pas la bd italienne: bien au contraire !
La Valise
Je n'ai pas envie de taper sur cette auteur particulièrement en disant que le dessin est très approximatif. La bande dessinée regorge souvent d'oeuvres mal dessinées où il n'y a aucun charme. Ici, c'est le cas avec un dessin très enfantin en noir et blanc. Bref, cela ne donne pas envie. Je ne retiendrais pas grand chose de cette bande dessinée à part peut-être cette femme qui essaye de faire l'amour avec un vrai cactus sur le bord d'une route désertique. Bien évidemment, elle sera couverte d'épines ! Est-ce encore une de ces allégories claires-obscures ? A-t-elle confondu ?! On pourra passer son chemin à défaut de faire sa valise ...
A l'Ombre des murs
L'univers graphique m'avait attiré de premier abord. Mise à part la beauté du dessin, il n'y a pas grand chose à retenir de cette histoire de jeunes réfractaires hostiles au système et à la Reine ou son Chambellan. C'est classique et sans surprise. C'est également plutôt très bavard et on ne retient pas grand chose au final. On a un héros qui refuse de donner son vrai nom et quand il va le dire, cela coupe. J'ai horreur de ces effets. Cela m'énerve plus qu'autre chose. L'éditeur Futuropolis m'a habitué à beaucoup mieux. Ce n'est pas vraiment un loupé car cela peut plaire à d'éventuels lecteurs pour son originalité par rapport à un univers décalé ou une uchronie de style steampunk.
Les Aventures de Gentleman Jim
J'ai trouvé dans cet album des résonances avec Ethel & Ernest du même auteur, où il racontait la vie de ses parents. Mais alors que là Briggs rend hommage à des "petites gens" avec tendresse et pudeur, ici il n'arrive qu'à caricaturer un pauvre diable sans intelligence, à l'imagination trop influencée par les images qu'il voit. Jim a le niveau de réflexion d'un enfant de 5 ans, incapable de séparer la réalité de la fiction (et sa femme a également l'intelligence -et le charisme- d'une huître), et même si l'auteur a voulu faire dans la caricature, ce dont je doute fort, c'est trop méprisant (à la manière Briggs, hein, ça se fait en gentleman so british) pour être réellement apprécié. Rapidement l'histoire m'a gonflé, me demandant où l'auteur voulait en venir. La morale pourrait être "ne prenez pas les chimères pour des réalités, sinon vous vous retrouvez en prison". C'est léger. Très léger.
Bang Bang
J'avais totalement effacé cette série de ma mémoire. C'est de la bd de cul pour mâles et uniquement pour mâles, cela dit les productions de cul s'adressent plus souvent aux hommes qu'aux femmes et ici c'est flagrant. L'histoire est au service de scènes de cul où Bang Bang se fait tirer à tire larigot par le tout venant. Gros, grand, maigre, petit, jeune, vieux, débectant ou beau gosse, tout est bon pour Bang Bang, qui propose toujours de payer de sa personne pour se sortir d'une mauvaise passe, et elle est toujours dans le pétrin la petite salope. Difficile d'apprécier cette série lorsqu'on est une femme. Les hommes peuvent encore s'identifier facilement à n'importe lequel des personnages, chacun pourra y trouver celui qui lui ressemble le plus, quant aux femmes, toute bombe que soit Bang Bang, difficile d'imaginer se faire sauter par certains personnages répugnants à l'hygiène plus que douteuse. Ce n'est certainement pas ce que j'attends d'une bd de cul, et pour ce qui est de l'humour cochon je préfère me taper Les Sales Blagues de l'Echo. Tout cela s'avère franchement chiant car tous les tomes sont les mêmes, la fille se fout dans la merde, la fille baise et se sort de la merde. Inutile de vous dire que je ne les ai pas tous lus, d'ailleurs pas besoin de dialogues, les images se suffisent à elles-mêmes. Le dessin n'est pas peaufiné et a tendance à ressembler plus à une caricature qu'à un travail sérieux, évidemment les aventures de Bang Bang sont tout à fait loufoques. De ce point de vue là, scénario et dessin vont bien ensemble. Messieurs, amusez-vous bien.
En chemin elle rencontre...
Rien de nouveau sous les tropiques, les mêmes histoires, écrites, chantées, télévisées, ressassées, ressassées, ressassées… et les choses restent les mêmes, rien ne change ou si peu. La faute à qui ? Pas aux hommes qui sont une minorité à avoir ces travers, la faute à la loi qui ne punit pas ou trop peu. Je comprends la réaction de Roedligen, car à plusieurs reprises ces comportements sont généralisés à toute la gente masculine, ce qui m'a terriblement mise mal à l'aise et profondément énervée. Concernant cette phrase tirée de la bd : "Quand on est une femme on se sent forcément concerné par un sujet comme celui-ci", je répondrai simplement : non, absolument pas. Des hommes aussi se font violer et maltraiter, je déteste par-dessus tout qu'on sectionne les malheurs en fonction du sexe. Un viol est un viol quelle que soit la victime, même si c'est une putain. Les hommes aussi se font rabaisser et parfois cogner par leur femme, mais ce sujet trop tabou ne sort pas du cercle familial. Quant à la pratique barbare de l'excision elle devrait être punie très fortement par la loi, d'autant qu'elle est proférée sur des enfants, qui n'ont eux aucun pouvoir de se défendre. Cette bd ne fait que constater des faits que l'on connaît déjà, mais n'apporte pas de solutions, elle m'a dérangée à plusieurs reprises, pour toutes les raisons précédentes et pour celle-ci qui me servira de conclusion : dans l'histoire sur la jeune fille excisée elle se termine par une vulve en gros plan, c'est d'un mauvais goût ! Et dire que l'on veut présenter cette bd aux enfants, donner à penser aux petits garçons qu'ils peuvent être de la pire espèce et aux petites filles qu'elles sont frappées par le sceau de la faiblesse…
Yakuza Girl
Mais quelle caricature de manga ! A lire la postface de l'auteur, il apparait que c'est visiblement fait exprès. Masaki Motonoga trouvait amusant que les otakus occidentaux comprennent de travers le Japon en l'assimilant à ce qu'ils voyaient dans les films de yakuzas et dans les animes et shonen ayant pour cadre une école et des combats. Elle a voulu pousser à fond le concept en produisant une oeuvre mélangeant histoire d'amour, monstres et pouvoirs magiques, combats titanesques, débilité et... et surtout un vrai gros festivals de petites culottes et de roploplos ! Bravo ! Bien joué ! L'objectif est atteint : on est dans la caricature des mangas les plus minables. Sauf que ce n'est pas drôle... Le dessin n'est pas mauvais. Assez énergique et doté d'un encrage qui fait preuve d'un soupçon de personnalité, mes reproches n'iront pas à son égard. Mais alors par contre le scénario. C'est complètement bidon. On est plongé directement dans le vif du sujet : le héros, le petit nouveau naïf typique du shonen écolier, découvre que le lycée qu'il a intégré est composé de combattants monstrueux organisés en clans et dotés de pouvoirs magiques surpuissants sortis d'on ne sait où. Et l'objectif des études dans ce lycée, c'est l'extermination des clans les uns par les autres, et seuls les survivants seront promus. Aucune échappatoire : le diplôme ou la mort. Contexte complètement artificiel et sans aucune crédibilité mais soit... L'ennui, c'est que, malgré l'intention probable de l'auteur de pousser la caricature jusqu'à l'humour et le ridicule manifeste de nombreuses scènes, ça a l'air trop souvent de se prendre au sérieux. Ou alors, disons que certaines scènes "d'humour" sont simplement malsaines. Dès les premiers combats, on se croirait revenu à l'ère de "chefs-d'oeuvre" du genre manga tels que Urotsukidoji où des personnages aux allures démoniaques se battent et font gicler le sang et les boyaux tandis que les vêtements des filles explosent et libèrent des poitrines énormes et des culottes rebondies. Gnurk gnurk gnurk, bave l'ado frustré ou le vieux pervers qui va s'empresser de vouloir tripoter la lycéenne impudique. Sans compter l'inévitable scène lesbienne complètement gratuite... A côté de ça, s'ajoutent quelques touches de nekketsu avec des personnages très marqués aux pouvoirs magiques divers et variés, de la romance à deux balles avec le héros qui s'attache follement sans qu'on comprenne pourquoi à la première combattante qu'il voit, et un drôle de complot mystérieux orchestré par les puissants et entourant le héros dont on a bien du mal au début à comprendre l'intérêt qu'il peut attiser. Violence, sexe, débilité, romance bidon, et hop, c'est la fête du slip et du nibard ! Si encore l'hilarité des moments ridicules n'était pas refroidie par l'infâme nullité et perversité du reste...
Jazz Maynard
J’ai trouvé récemment en occasion le premier tome de Jazz Maynard, ayant en souvenir les critiques très positives lues ici, je me laisse tenté. Après avoir tourné la dernière page de ce tome, je suis plutôt déçu. Il ne manque plus qu’une cape et des collants à Jazz, tellement celui-ci semble être doté de super pouvoirs. C’est avec la plus grande facilité qu’il enchaîne les sauts et les galipettes, semblant posséder tout les qualités du ninja ayant été piqué par une araignée radioactive. Tout cela sans aucune explication rationnelle. Je pourrais également parler de la bande des méchants chauves, ressemblant à des clones bodybuildés, et à l’apparence peu humaine, qui pour ma part frise le ridicule. Ce sont également les nombreuses références à Tarantino (Dont je suis fan) qui m’ont attiré vers cette série. Même si le découpage de l’histoire peut nous y faire penser, n’est pas Tarantino qui veut, et les personnages de cette B.D sont loin d’atteindre la profondeur et le charisme de ceux de Quentin. Même chose pour les dialogues, aucune comparaison ne me semble possible, on est loin des répliques percutantes et de l’humour toujours présents dans les films…Bon, assez parlé de cinéma. Ensuite vient le traitement graphique, même si je dois reconnaître qu’il est original et à sa propre personnalité, il ne m’emballe franchement pas. Je n’aime pas les traits des visages et que dire de la couleur vraiment mocharde et triste. Alors, je sais bien que certains vont me dire que je ne juge que sur une partie de la série, soit un tome sur trois, mais si au 1/3 du récit je ne prends pas de plaisir, je ne vois pas l’intérêt de continuer. De plus, je n’ai plus envie de dépenser un centime pour cette série, d’ailleurs mon premier tome a été revendu illico.
Le Journal d'Ambre
Wahou ! Heureusement que le ridicule ne tue pas, car ce one shot touche le fond sans espoir de jamais remonter. Le scénario est cucul, l'enquête policière débile et d'une facilité à faire peur, les mots me manquent pour dire à quel point c'est mauvais et simpliste. Les filles sont toutes les mêmes et la plupart du temps penchées en avant le cul en l'air, qu'un type se dévoue ! Merde ! Tout est prétexte à les montrer à moitié à poil, l'histoire se déroule évidemment en plein été. Le dessin est amateur au possible. Je n'ai rien d'autre à ajouter, c'est tellement… tellement… affligeant.
The Top Secret
Une nouvelle technique révolutionne la police scientifique dans les années 2050. Elle permet de visionner ce que les personnes mortes ont vu les dernières années de leur vie ! Cela tombe bien car le président des Etats-Unis vient de mourir dans des conditions mystérieuses. Un expert en lecture labiale (lire sur les lèvres) s'associe à la police pour tenter de percer cette mystérieuse mort. On enchaîne avec un second chapitre où il y a 17 suicides simultanés de jeunes gars au moment même du mariage du couple princier nippon de la cour impériale. Là encore, une unité spéciale est chargée de découvrir le lien grâce à cette nouvelle technique. Oui, on imagine des suicides en cascade à la seule vue télévisuelle d'un mariage entre le prince Charles et Lady Di. Inutile de vous indiquer que les spécialistes ont des têtes de lycéens à la Di Caprio et que cette bd tire un peu du même procédé qui avait fait la réussite de Death Note. On invite quelque chose de totalement improbable. On se pose même des questions éthiques du genre "et si après votre mort, vos souvenirs n'avaient de secret pour personne ?". Ouais, cela donne un genre vachement intello sous des airs de thriller à mi-chemin entre la science-fiction et le roman policier. C'est franchement pathétique mais cela se laisse lire si on accepte deux neurones en moins. Le comble pour un manga s'appuyant sur les capacités du cerveau que l'homme n'arrive pas à contrôler totalement de son vivant.