Les derniers avis (5298 avis)

Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Mendiants et orgueilleux
Mendiants et orgueilleux

J'aime me laisser envahir par le charme du Moyen-Orient. Cette bd en était pourtant l'occasion. Cependant, je n'ai pas vraiment accroché avec l'histoire. L'imagerie dans le style de la ligne claire m'a tout de suite rebuté. C'est rond et coloré à outrance. Les bulles sont d'ailleurs assez chargées. Bref, l'ennui pointe vite son nez. Alors, oui, l'ambiance de la ville du Caire est parfaitement retranscrite avec ce mélange de populations diverses. Un ancien professeur de philosophie se convertit en mendiant et c'est tout un pan de la vie que l'on découvre. Il est question également du meurtre d'une fille de joie. Le quartier est en ébullition. Mais ceci n'est qu'un prétexte pour une plongée dans la vie de cette grande ville égyptienne. On fait connaissance avec différents personnages qui ont chacun un caractère propre. Le ton est quelques fois très idéaliste avec une conception de la vie qui est différente de celle qu'on connaît en Europe. Le récit est loin d'être linéaire. Bref, c'est tortueux comme les rues de la ville du Caire. Je ne dis pas que cette bd est mauvaise : loin de là ! Je dis simplement que ce n'est pas mon style de bd pour les raisons que j'ai évoqué. Vous pouvez vous laisser tenter à l'occasion.

16/11/2009 (modifier)
Par bab
Note: 1/5
Couverture de la série Silex and the city
Silex and the city

Mon avis rejoint complètement celui de Miranda. La lecture de cette bd a été une punition pour moi. La seule chose qui m’a poussé à finir était l’idée de poster mon premier 1 étoile de tous mes avis. (Et le concours de noël !) J’ai trouvé cette bd indigeste. L’humour politique est raz de gazon, lourd et truffé de convention. Les jeux de mots sur les nouvelles technologies m’ont donné envie de pleurer. Le fond contextuel est creux et sans saveur. Concernant les dessins, je les ai juste trouvés laids. Une bd à fuir.

16/11/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Monsieur Ferraille
Monsieur Ferraille

Après avoir lu Je voudrais me suicider, mais j’ai pas le temps, puis Gaspation !, tous deux consacrés et écrits par Charlie Schlingo, je pense pouvoir mieux mesurer l'impact que ce dernier a eu sur un auteur comme Winschluss. La démarche est ici la même : créer un personnage particulier, le mettre dans des situations très différentes, mais avec une inventivité réelle et une qualité d'histoire proche du néant. Si je comprends la démarche, j'ai vraiment du mal avec le résultat. Les récits ne ressemblent à rien, on ne s'attache pas du tout à M. Ferraille, et au final on a vraiment l'impression d'avoir perdu son temps à lire ses aventures... Winschluss propose une petite diversité de graphismes, comme si plusieurs auteurs s'étaient amusés à narrer les aventures de son personnage, mais cela n'atténue en rien le rejet que je peux avoir de l'ensemble...

15/11/2009 (modifier)
Couverture de la série SOS Shobiz
SOS Shobiz

De temps à autres, histoire de m'aérer le cerveau après une dure journée de travail, je me plonge dans un album issu des éditions Bamboo, comme d'autres se vautrent devant un insipide programme télévisé. Je n'attends alors pas grand chose de cette lecture sinon qu'elle me distraie de mes problèmes du moment. Ce S.O.S. Shobiz n'y est pas parvenu tant il est affligeant. Pourtant Stédo (que l'on retrouve aujourd'hui sur le Garage Isidore) a un trait agréable et dynamique, typique du style franco-belge humoristique. Sa colorisation n'est pas fabuleuse, loin s'en faut, mais l'ensemble reste harmonieux et très lisible. Ses caricatures sont, dans l'ensemble, assez réussies et la capacité d'expressivité de ses personnages est très correcte. De plus, l'artiste n'hésite pas à insérer des gags d'arrière-plan, dont je suis généralement (mais pas dans le cas présent) friand. Mais qu'est-ce que ces gags, imaginés par Erroc, sont médiocres ! Le scénariste a recours aux ficelles les plus lourdingues du genre potache, et multiplie les allusions sexuelles tout le long de l'album. Les paires de seins apparaissent un peu partout afin de séduire le très (mais alors là, vraiment très) jeune adolescent. Cela fait malheureusement longtemps que je ne suis plus un adolescent, et ces facilités scénaristiques auront surtout eu le don de m'horripiler. Pas trop mal dessiné, mais trop lourd pour moi, en résumé. A réserver aux très jeunes adolescents ... et encore ...

14/11/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série Prométhée
Prométhée

Décidément, je ne suis pas fan de ce que fait Christophe Bec. Je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin en lisant les deux tomes. Enfin, plutôt un tome et demi parce que je n'ai pas eu la force de terminer le deuxième tome. Je n'aime pas du tout le dessin qui est trop réaliste pour moi. J'avais la sensation de regarder des photos et ça m'a un peu déstabilisé. De plus, je trouve que ce style est trop froid : ça ne donne vraiment pas envie de lire les bulles ! Pour ce qui est du scénario, j'ai franchement senti que je ne lisais qu'une suite d'évènements étranges mis ensemble. J'imagine qu'à la fin, tout va être relié, mais je ne le saurai jamais parce que rien ne m'a intéressé. Je n'en ai rien à foutre du mystère et des personnages qui me sont antipathiques.

13/11/2009 (modifier)
Par Mirluc
Note: 1/5
Couverture de la série Mutafukaz
Mutafukaz

J'ai essayé de lire cette BD. J'ai réessayé... Mais non, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. Sans doute à cause du dessin un peu confus et de la mise en page assez déconcertante. Amateur de SF avec des univers graphiquement bien travaillés et des scénarios clairs, le travail graphique de Mutafukaz ne m'a vraiment pas convaincu.

12/11/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
Couverture de la série The Moon
The Moon

Dans "The Moon", je pensais trouver une histoire un peu romanesque, avec quelques scènes d'affrontements esthétiques et mouvementées et des tiraillements amoureux basés sur des problèmes existentiels d'un autre temps. Au final j'y ai trouvé une histoire très tape à l'œil graphiquement parlant (heureusement qu'elle est en noir et blanc d'ailleurs) et sans aucune cohérence scénaristique ou presque. Le dessin est super kitch, très chargé avec des paillettes, des rubans, des (très) longs cheveux qui ondulent à cheval sur deux pages : difficile de s'y repérer, presque aussi difficile que d'attribuer les bonnes répliques aux bons personnages du premier coup d'œil ou de se situer dans la chronologie de l'histoire (en dehors du "3 mois plus tôt" qui nous est donné dans les premières pages, la succession des épisodes manque de liant ou de repères). Difficile également de savoir au premier coup d'œil si on a affaire à un homme ou une femme (pour un des personnages, il m'a fallu attendre 3 pages et la bénéfique arrivée d'un adjectif dans la conversation pour lever mes doutes), je n'aime pas du tout cette façon de féminiser les héros masculins. Les 3 tentatives d'humour (matérialisées par des yeux ronds, une chute ridicule ou une bouche carrée) tombent complètement à plat. Seul un chapitre sur l'ensemble se lit assez bien, celui où A Yue se rend chez un guérisseur en Corée pour faire soigner ses yeux. Il est plus logique au niveau du scénario, moins chargé au niveau du dessin mais le souci c'est que ce chapitre clôt l'histoire de manière assez abrupte et que je n'ai pas trouvé de réel lien avec le reste.

12/11/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 1/5
Couverture de la série Borgia
Borgia

Après avoir lu Le Pape Terrible que j'ai fortement apprécié, je me suis lancée dans Borgia me disant que ça devait être du même acabit, mais c'est loin d'être le cas. Là où le premier utilise les scènes de sexe de façon drôle, subtile et avec une grande parcimonie, l'autre n'est que racolage vulgaire, avec des scènes de cul qui arrivent brutalement dans le récit sans crier gare. J'aime ici le travail de Manara et ses couleurs directes, qui bien qu'un peu vives ne m'ont pas dérangée ; les costumes sont magnifiques mais les décors restent un peu pauvres et ne sont souvent qu'esquissés, ils ne bénéficient pas du même travail que les personnages, mais cela reste très beau à regarder. Par contre, les femmes m'ont passablement gavée, toutes les mêmes, toutes sorties du même vagin, des salopes en chaleur qui n'attendent qu'une seule chose : qu'une bite leur passe à porté de main. Que dire de cette scène ô combien ridicule où deux sœurs se disputent et finissent par terre à se rouler des pelles et se caresser le minou, devant une bonne dizaine de religieuses toutes émoustillées et qui iraient bien les rejoindre. Et celle où l'une des sœurs se fait fouetter debout, toute nue et attachée, le cul rougi et lacéré elle garde une pose lascive, le popotin bien relevé, elle en veut encore la petite garce ! Tout ça est totalement débile dans un récit qui se veut historique, Manara a pris le dessus et le reste n'a plus de sens. Le clergé fait même des orgies en pleine rue, c'est totalement irréel ; certes cachés derrière leurs soutanes ils pouvaient forniquer à volonté, mais ils auraient perdu toute crédibilité s'ils s'étaient montrés publiquement. Il n'y a guère que pendant les grandes pestes que les gens, devant une mort peut-être imminente, perdaient toute contenance. Manara ne devrait faire que des bd de cul pour mâles qui s'imaginent que les femmes sont comme des chiennes, toujours en chaleur. Je me suis arrêtée au tome 1, ce n'est pas une bd de cul car ça ne baise pas à toutes les pages, et c'est une bd historique assez mauvaise, car ce côté est traité de façon un peu simpliste avec beaucoup de raccourcis scénaristiques. Comme celui où Alexandre VI achète son élection d'une façon déroutante de facilité et de rapidité. La psychologie des personnages est aussi légère que les jupes des femmes. Quant la cruauté du clergé il a fait bien pire dans toute sont Histoire. Le pire de tout, c'est que ça se prend au sérieux.

11/11/2009 (modifier)
Par biglolo
Note: 1/5
Couverture de la série Pietrolino
Pietrolino

Cette bd a été pour moi une grosse déception. Le scénariste Jodorowsky m'avait habitué à des histoires tordues, voire même complètement barrées, mais riches en réflexion, donc assez intéressantes. Et là, non, c'est vide, mielleux, déjà vu... bref ça ne m'a pas ému une seconde. Et puis, quand même, pour une bd sur un mime, je trouve que le mime est vraiment très peu abordé... dommage... bon, à la fois, du mime en bd, ça ne doit pas être évident. Le dessinateur Boiscommun m'avait, lui aussi, habitué à un dessin plus maîtrisé. Là, j'ai trouvé un trait épais et grossier, avec un aspect "vite fait"... Le personnage principal est tour à tour super costaud et frêle : alors, ok, c'est peut-être un effet de style pour montrer les différents états psychologiques du personnage mais j'avoue que ça m'a plus énervé qu'autre chose. Je suis passé complètement à côté de cette bd, dommage.

10/11/2009 (modifier)
Couverture de la série Ida
Ida

Voici une production particulière loin des dessins et nuanciers calibrés inondant l’industrie du 9ème art. Une curiosité me pousse donc à la lecture suite à cette couverture étonnante au graphisme pictural. Le dessin particulier donne une ambiance naïve au récit : les couleurs marquées associées au trait presque absent plongent le lecteur dans un monde d’illustration enfantin très stylisé. Les rondeurs se dégagent des robes pour apporter une continuité fluide au récit. Les visages sont très peu expressifs et relativement fades. Les décors sont étranges, relativement légers, une couleur très forte met en relief les quelques éléments proposés permettant de ne pas sentir de vide. Les intérieurs sont pourtant particulièrement vides et les extérieurs pauvres, mais la colorisation arrive par des tons vifs mais non criards à remplir l’image. J’ai aimé le dessin des baobabs, tout en trouvant généralement le style plutôt proche de la peinture. A noter aussi un détail des coiffures féminines tout à fait travaillé contrastant avec le reste. Le scénario se nivelle hélas sur la richesse des arrières plans, mais la colorisation réussie ne suffit pas dans ce registre ! Nos personnages sont le plus souvent ridicules de superficialité et surtout il n’y a pas d’histoire ! Une femme sans tête mais avec un fort égo voyage dans des contrées qui à l’époque sont considérées comme sauvage en bluffant. Le long passage lorsqu’elle est bloquée par sa robe dans le baobab est l’un des rares moments où l’on aperçoit du ressenti des personnages, je décris pour situer : elle a honte et défèque en espérant que personne ne la voit, et va essayer de cacher le tout en jetant des feuilles… Si au début du récit sa mauvaise humeur nous encourage déjà la détester, la suite ne fait que confirmer le désintérêt vis-à-vis de cette profiteuse riche méprisant tout le monde. De plus elle s’imagine être au cœur d’une jungle alors que dans son voyage elle ne s’est guère encore éloignée des consulats et autres salons peuplés de gens du monde… Dommage, car l’originalité du dessin méritait une accroche scénaristique plus solide. Dans ce cas on est seulement navré, visiblement il y aura plusieurs tomes, que va nous raconter le suivant ? Comment elle a coupé sa jupe devant le chef d’une tribu africaine au bord d’un consulat ? Le vide scénaristique global tue toutes les bonnes initiatives qui existent dans ce récit, ou bien est-ce un récit qui m’est complètement passé au dessus de la tête car destiné aux filles avec comme idée la femme libre à une époque où justement elles ne l’étaient pas ? Honnêtement, si pour être libre à cette époque il fallait être aussi ridicule et finalement complètement dépendante, la seule liberté qu’elle a est celle que son argent lui procure. A oublier donc !

09/11/2009 (modifier)