Ouah ! C'est tellement nul qu'on pourrait croire que le scénariste est un débutant. Christian Godard est vraiment tombé bien bas avec cette série. On est loin du Doc veto qui, sans être un chef d'oeuvre, était sympathique grâce au dessin et au rythme dynamique. Ici, le dessin est moyen et les gags sont inutilement étirés en 5-6 pages d'une platitude rare. Je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'un sourire pendant ma lecture et terminer le premier tome (je n'ai pas envie de lire les autres) a été un vrai supplice.
Je vais continuer mon exploration des œuvres de Godard, mais je ne toucherai plus à ses séries humoristiques.
Hey, ami djeunz, ça te dirait pas d'apprendre plein de choses sur l'oppression capitaliste et l'impérialisme yankee mais sans avoir à t'ennuyer devant des trucs chiants et ringards genre des livres d'histoire ? Deux profs trop cool et pas chiants et ringards, eux, ont justement ce qu'il te faut : une bédé !! Avec ça, tu vas pouvoir t'instruire en toute décontraction. Y a des images, donc c'est pas chiant et ringard, et le scénario ferait passer Jack Bauer et Jason Burne pour des lopettes, y a le Pentagone, la CIA et tout ça, des émirs louches, une héroïne à gros seins et des tueurs, y a même des poursuites en scooter ! Si avec ça t'es pas convaincu d'adhérer au CADTM, c'est que tu es madeliniste.
Non, allez, soyons sérieux. C'est donc un ouvrage à vocation pédagogique qui part d'un bon sentiment, raconter de façon simple comment les pays riches n'ont aidé financièrement le Tiers Monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale que pour mieux le "re-coloniser" en le rendant dépendant et criblé de dettes.
Mais de bons sentiments ne font pas automatiquement un bon livre, et la plupart du temps, je trouve les BDs éducatives ratées
-soit parce qu'elles sont écrites et dessinés par des amateurs avec largement moins de talent que de bonne volonté
-soit parce qu'elles sont ennuyeuses
-soit parce que les auteurs ne sont pas vraiment en phase avec la jeunesse et que leurs tentatives maladroites pour faire quelque chose d'à la fois divertissant et instructif donnent un mélange foireux
-soit parce que je soupçonne les auteurs d'avoir principalement cherché à se faire mousser genre "tavu je m'attaque à un sujet sérieux et je dénonce grave" par le biais d'un média qui leur permet de se contenter de rester superficiels plutôt que de se casser l'cul à écrire un vrai bouquin d'histoire compliqué, tout en passant pour de grands auteurs sérieux et engagés auprès d'une critique qui a tellement envie que sa passion soit reconnue comme le beau et noble Neuvième Art qui produit lui aussi de grandes oeuvres importantes comme ses grands frères qu'elle est prête à encenser n'importe quel petit miquet qui traite d'un sujet sérieux pour pouvoir dire au reste du monde "vous voyez, nous aussi on réfléchit, on n'est pas des ados attardés, on sait s'intéresser à des sujets graves". Le dernier exemple qui me vienne en tête dans ce dernier genre, là, c'est Une Histoire Populaire de l'Empire Américain.
Le Système Dette cumule un peu de tout ça à la fois. La qualité du dessin fluctue d'une case à l'autre, de "affreux" à "médiocre", et sur le plan de l'intrigue et des dialogues c'est catastrophique. Le scénariste a voulu éviter d'être trop scolaire et essayer de faire moderne, mais n'est parvenu qu'à un résultat assez ridicule en donnant la forme d'un thriller à un cours d'histoire sur l'endettement des pays pauvres.
Entendons-nous bien, c'est un sujet qui mérite d'être abordé et expliqué aux jeunes, mais autant assumer et pas se la jouer James Bond. Là, je ne sais pas, j'ai l'impression de lire un mix de manuel d'histoire et de Gérard de Villiers. SAS contre la Banque mondiale à Bornéo. "Malko décocha un uppercut fulgurant à Dominique Strauss-Kahn avant d'aller trouver le réconfort entre les cuisses satinées de la sulfureuse Juanita, à qui il expliqua la création des droits de tirage spéciaux en 1969. "Vous êtes trop gourmand, Prince Malko, c'est tirage spécial ou 69, il faut choisir", susurra Juanita d'un air narquois avant de retirer son masque, révélant ainsi sa véritable identité : Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale depuis juillet 2007"...
Bref. On suit une héroïne qui parcourt le monde pour s'entendre réciter des faits historiques comme si c'étaient des scoops inédits, et recevoir de la part de contacts top secrets du Pentagone des ''révélations'' que vous avez forcément déjà entendues dans la bouche d'un de vos profs d'histoire au lycée s'il était de gauche. Et je pense pas qu'on se retrouve avec les tueurs de la CIA au cul avec ce genre de discours. Mais bon, je ne sais pas, il faudrait peut-être que je prenne des nouvelles de Monsieur P..., que j'avais en terminale. C'est vrai qu'il nous a forcés à regarder du Ken Loach mais ça ne méritait pas forcément une exécution par des assassins à la solde de la finance internationale quand même.
Et on se retrouve donc avec des scènes d'action sorties d'un mauvais Largo Winch qui succèdent à des entrevues du style "Juanita, mon vieil ami vous a envoyé ici pour que je vous explique que c'est en 1956 que Nasser a nationalisé le Canal de Suez, déclenchant ainsi un conflit avec la Grande Bretagne, la France et Israël, qui sera réglé par l'intervention blablablablablabla" ou "Mes anciens employeurs me tueraient s'ils savaient ce que je vous raconte là, mais il faut savoir que c'est la conférence de Bretton Woods en 1944 qui a donné lieu à la création du FMI, et qu'ils ont prêté des sommes énormes a des pays qui ne pourraient jamais les rembourser". Quel naturel dans les dialogues, et quel suspense incroyable ça créé ! On imagine déjà des ninjas se lancer aux trousses de la pauvre journaliste bolivienne qui a besoin d'aller jusqu'en Indonésie pour savoir que les pauvres travaillent pour pas cher.
Non mais pour vous dire à quel point les dialogues sont naturels : ils emploient le mot "Etatsunien" au lieu d'Américain.
Pour résumer, disons que ça aurait pu être un honnête outil pédagogique militant mais que c'est vraiment trop moche et con pour fonctionner. Ca pourra faire sourire un peu un amateur de couillonnade nanaresque, mais c'est tout.
Après lecture de l’intégrale:
Quartier Lointain ? Oui, osons, ce que j’ai lu est très lointain de ce que j’espérais.
Le dessin est fadasse, sans magie, terne. Le personnage principal me répugne : on dirait tout le temps qu’il va pleurer ! Résultat, j’avais déjà envie de le frapper au bout de la page 30 !
Le scénario : il faut un temps fou pour rentrer dans cette histoire où il ne se passe rien, pour être ensuite doublement déçu par ce que Taniguchi nous offre. À quoi cela a-t-il servi ? Pourquoi notre héros a-t-il revécu son adolescence pour ne rien pouvoir changer de ce qu‘il s‘est passé ? Quel est l’intérêt de nous dévoiler ainsi cette adolescence ordinaire ?
Autre point : où est l’originalité ? Des récits comme cela, on en voit tous les jours à la télévision, dans les téléfilms de l’après midi ! Et ne parlons pas du larmoyant puissance 10 qui inonde les planches !
Et la fin est décevante, j’ai été encore une fois déçu. Ça, un des meilleurs mangas existants ? Je ne suis pas d'accord. À part le fait que cette histoire se déroule au Japon, je n’ai pas une seule seconde avoir eu l’impression de lire un manga. Taniguchi, en voulant faire découvrir le manga même aux non initiés, a trop fait, et cette Bd ne ressemble donc à rien (rien dans le sens "impossible à ranger dans une boîte").
Pour conclure avec cet avis qui ne doit pas plaire aux fans, dessin banal et froid, héros détestable, du dramatique à en vomir, scénario simpliste, artificiel et inutile, et beaucoup de longueurs.
Heureusement que je n’ai pas déboursé 25 euros pour cette intégrale !
Alors, ceux qui veulent découvrir les mangas, si vous lisez cela vous n’en lirez plus jamais, et les fans de mangas, ne lisez pas cela, vous n’en lirez plus jamais non plus !
Une amie m’a dit qu’une autre série de Taniguchi, Un zoo en hiver, était de même qualité que ce quartier lointain. Donc, que l’on ne me parle plus jamais de Taniguchi.
Note : une utilité pour cette intégrale ? Parfaite pour assommer des gens…:)
Ayant pris connaissance des avis sur ce site... Mon affection pour Ségur a pris le dessus et a motivé l'achat du Roi des Méduses.
Premier hic : le prix... assez cher pour ce que c'est !!!
Deuxième hic : le scénario ! Je ne comprends pas du tout l'intérêt de l'histoire. C'est mou, c'est lassant, c'est parfois incompréhensible dans l'enchainement des événements ...
Les personnages ne servent pas à grand chose... On voit un étrange phénomène qui fait resurgir le passé du sultan ... Un père qui cherche sa fille 'disparue' en suivant les rêves de sa cadette ... C'est hallucinant comme je me suis désintéressé de tout !
On passe du mariage politique aux fonds marins avec une vieille et moche maquerelle qui parle 'cru'... C'est du délire !
J'ai dû me forcer pour finir la lecture (rentabiliser l'achat si l'on veut) !
Je m'arrête ici pour le scénario car je n'ai rien de bon à dire dessus... (même la fin ne sert à rien !)
Le dessin... Un trait maîtrisé par Ségur, des couleurs sublimes qu'on lui connaît ! Pas de faux pas... Mais la déception était là aussi... Les personnages disgracieux n'ont pas satisfait mon attente... La découpe des planches est trop banale... Je m'attendais à des doubles pages grandioses, colorées, délurées... Ben non...
Le scénario et la mise en page n'ont, à mon avis, pas réussi à faire exploser le potentiel de Ségur...
Donc une BD décevante sur tous les points....
Hormis les Légendes des Contrées Oubliées, si vous aimez le dessin et les couleurs de Ségur, je recommande l'Encyclomerveille d'un tueur... Le scénario n'est pas non plus des meilleurs, mais il est déjà plus riche et plus emballant qu'ici !
Je n'ai pas détesté ce gros pavé de 376 pages. Mais qu'est-ce que je me suis ennuyé !
L'idée de départ est amusante. Certes, un dessin minimaliste mettant en scène un personnage au physique d'amibe ou de molécule, ça a déjà été fait (prenez Bleu de Trondheim par exemple). Mais il s'agit là de mettre en scène avec humour cette molécule au départ unicellulaire puis de raconter son évolution vers un organisme complexe, comme une sorte de revisite de l'histoire de la vie sur Terre.
Sauf qu'en fait, le résultat est carrément décevant.
D'emblée, le ton est donné : nous nous trouvons dans des récits en gags en une planche avec un humour façon comic strips. Molécule, le héros/héroïne de ce récit discute comme n'importe quel humain moderne, parle déco, sexualité, psychologie, etc... D'abord seule, il/elle se retrouve bientôt accompagné/e d'autres cellules dont celles issues de ses divisions et évolutions. Et c'est donc avec ces autres personnages que s'engagent des dialogues tels que des citadins de Montréal pourraient en avoir entre eux s'ils ne s'étonnaient pas d'avoir des formes simplifiées de grosses boules colorées à pédoncules flottant dans la soupe primordiale.
Le décalage se révèle amusant sur les toutes premières planches, puis cela devient vite très lassant. Les dialogues sont trop verbeux, ennuyeux à lire. L'humour tombe carrément à plat. Il ne se passe rien ou presque et chaque nouvelle rencontre et situation est étalée et diluée sur des dizaines de pages.
Passé une cinquantaine de pages, je n'ai plus pu tenir. Je me suis mis à feuilleter, me contenant d'observer où l'auteur voulait en venir, comment Molécule évoluait physiquement, piochant un dialogue par-ci par-là pour voir si enfin j'allais y trouver un peu d'intérêt pour finalement aboutir à une conclusion d'album qui m'aura laissé parfaitement indifférent.
Le manque de variété, d'idée et d'originalité est criant. Ce n'est ni drôle ni intéressant si bien que la longueur de l'oeuvre a tout pour achever son lecteur .
Oh là là quelle calamité les amis...
Comme je l'indiquais en résumé, on est tenté de croire que les femmes n'arrivent à leur fin que grâce à leur cul... C'est en tout cas le cas dans 90% des gags du premier tome, centré sur les secrétaires, dont les corsages éclatent toujours à point nommé, dont les culottes sont parfois virtuelles, et dont l'intelligence se mesure à l'aune de la taille de leur string. Je serais tenté de dire "c'est rigolo" pendant 10 pages, mais après...", sauf que ce n'est JAMAIS rigolo. Humour de salle de garde, chute qui est toujours la même ou presque -la secrétaire finit à poil-, on est vite lassé. En plus certains gags semblent tout droit sortir des blagues de blondes.
Qu'est-ce que JC Pol vient faire dans cette galère ?
MAJ après 3 tomes
Une nouvelle série basée sur l’uchronie, décidément thème à la mode dans le 9ème art. Chaque tome aura des équipes réalisatrices différentes.
Tome 1 :
Dans cette optique une différence notable, une météorite vient percuter le vaisseau américain d’Armstrong alunissant, les Russes deviennent les premiers à alunir : une Russe met le pied sur la Lune 6 mois plus tard.
Devant cet affront au modèle capitaliste, le gouvernement américain vote la création d’une base permanente sur la Lune, évidemment suivi par les russes.
10 ans plus tard la guerre froide bat son plein et les 2 bases cohabitent sur la Lune tandis qu’à terre chacun pense que l’autre est sur le point d’attaquer. Pour reprendre la main sur ce qu’il se passe sur la Lune des militaires américains sont envoyés.
La situation locale a échappé aux gouvernements et sur place on y trouvera une humanité autrement différente. Evidemment tout cela sera problématique pour quelqu’un venant d’en bas et n’ayant pas conscience des liens qui se sont tissés si loin de guerres sordides. Cela finira donc très mal et si guerre atomique terrestre il n’y aura point, c’est grâce à une bavure lunaire qui mettra le monde devant son inhumanité.
Le dessin se fait net et fluide, il utilise une colorisation vivante pour présenter des personnages ressemblant aux codes graphiques utilisé dans les bandes dessinés d’humour grand tirage. L’ensemble se lit avec facilité mais manque de créativité et de touche personnelle.
Le scénario navrant ne masque pas les multiples aberrations qu’il contient. Outre le fait que des personnes passent leur temps tranquillement sur la Lune pendant des périodes prolongées sans déformation, que la Russie n’était absolument pas prête 6 mois après les US quand bien même il y aurait eu un souci sur Apollo. Les technologies 10 ans plus tard me paraissent nettement en avance sur leur temps, et je ne parle même pas des capsules permettant de revenir sur terre capables de sortir du champ lunaire et de percer celui terrestre, le tout en phase d’urgence et donc sans calcul de courbe d’entrée… Quant au poupon, comment dire…
Nombre d’invraisemblances enlèvent au récit la crédibilité. Il ne s’agit plus d’une uchronie, mais d’une fiction non crédible aux personnages simplistes, au scénario insipide.
Alors même pour un univers bien dessiné, l’album n’est vraiment pas passé…
Tome 2 : Paris secteur soviétique
Mieux que le premier opus, nettement mieux même… Ici l’histoire ressemble à quelque chose d’un tant soi peu cohérent. Sans de Gaulle et le débarquement en Normandie ayant échoué, la France est coupée en deux : rive droite de Seine communiste, rive gauche libre (sous protectorat brito-américain). L’histoire nous narre un conflit de contre espionnage pendant la guerre froide. Ce récit, même s’il est infiniment plus crédible que le premier opus de la série ne décolle pas. Les situations s’enchaînent avec des rouages peu évidents peu fluides, le lecteur se sent plus comme objet devant les rouages montés par le scénariste découverts au dernier moment que comme un enquêteur cherchant les rouages de la machination. Là est la grosse limite : le scénario ne donne pas au lecteur les moyens de chercher par lui-même l’intrigue, tout se dénoue au fur et à mesure de façon trop brutale.
Le dessin noir est plaisant et quelques quartiers sont joliment croqués, les personnages manquent parfois de précisions sans conséquences. La colorisation souvent juste donne une ambiance agréable au récit.
Au final bof à cause d’un scénario manquant de finesse et de personnages peu intéressants, ils font trop pantins des situations voulus par le scénariste, tout cela manque de corps.
A suivre tout de même puisque chaque tome peut potentiellement être bon. Ce n’est pas le cas du premier mais ne condamne pas les suivants pour autant : le second se lit nettement mieux même s’il ne mérite pas encore l’intérêt.
Tome 3
Ce tome initie un diptyque, et force est de constater que plus la série avance, plus elle devient potable. Cet opus nous fait remonter à l’époque du Tsar en Russie pendant la première guerre mondiale. Pour la première fois dans la série nous sommes face à une sorte de thriller avec un duo (classique) de deux caractères différents et vaillants. Clémenceau en guest-star envoie nos deux héros en vadrouille pour une mission bien hasardeuse et bien politiquement vile.
Cette fois ci nous sortons du ridicule pour une intrigue ronronnante mais agréable, très scénaristiquement facile mais évoluant favorablement. Oui les personnages, les situations, l’aventure et les événements font déjà vus, attendus, mais la fluidité est au rendez vous. Le dessin de qualité donne corps à un scénario léger et l’on suit les aventures de nos deux héros.
Avoir posté la fiche m’oblige à suivre ce qui sort, mais honnêtement je n’ai pas particulièrement envie de lire la suite.
Là, je crois qu’on a tout fait. Non mais franchement, une série de gags sur l’univers des transports ferroviaires, c’est quand même limite !
Il était dans les nouveautés disponibles de ma bibliothèque et je cherchais justement une série vide-cerveau. Je me suis dit que celle-ci ferait aussi bien l’affaire qu’une autre. Je me trompais. Parce que, ici, on est au niveau zéro de l’humour.
Certes, Laurent Panetier a lu « Gaston Lagaffe » (il repompe d’ailleurs certaines idées du grand Franquin). Malheureusement, ses gags manquent de rythme et héritent bien souvent d’une chute d’une platitude déprimante. Pour vous dire, aucun de ces gags ne m’a fait ne fut-ce que sourire.
Le dessin de Fabio Lai, pour ce genre de série, est adapté mais pas exceptionnel. Honnêtement expressif, honnêtement dynamique, très lisible mais aussi très commun, il ne se démarque absolument pas du courant actuel. Cette absence de personnalité n’aide évidemment pas l’efficacité de ces insipides gags.
Le positif, enfin : les auteurs s’essayent au gag d’arrière-plan. Bon, c’est aussi plat que le reste mais ces gags ont le mérite d’exister, preuve que les auteurs se sont appliqués dans l’élaboration de ces planches.
Très dispensable ! N’ayant jamais souri, je ne peux mettre autre chose qu’un « je n’ai pas aimé ».
Heu, alors soit je n'étais pas en forme quand j'ai lu cette BD, soit je suis passée à côté de quelque chose, soit les deux...
L'idée de base de manipuler des animaux pour en faire des soldats tueurs, la réaction de la scientifique à l'annonce de l'abandon du projet et ses conséquences : pourquoi pas, en plus le dessin et les couleurs sont vraiment sympathiques.
Malheureusement j'ai commencé à décrocher quand les 3 compères se sont mis à parler... La première fois j'ai trouvé ça original et bien trouvé, mais ça m'a finalement très vite lassée et c'est rapidement devenu insupportable, occultant le reste de l'histoire que je me suis contentée de survoler... Du coup je n'ai pas capté grand chose et je me suis retrouvée à la dernière page sans bien comprendre comment on était arrivé là...
Pas pour moi !
Difficile d’imaginer les institutions patrimoniales et les monuments historiques français éditer des bandes dessinées politiques. Et pourtant vous en aurez une illustration avec ce premier opus anti-Bush.
L’album se découpe en deux époques : contemporaine avec la découverte d’une tombe et de parchemins anciens et médiévale avec les dessous de l’histoire du lancement de la 4ème croisade. La partie contemporaine n’a aucun intérêt, elle n’apporte rien, les personnages ne sont que des fantômes. Si le seul objectif était de montrer un morceau de ce qu’il reste de Cluny, on aurait préféré éviter une dizaine de planches superflues. Quant à la partie XIIIème (début), cela ne vaut guère mieux. Ce qui est révélé par les parchemins ici n’a rien de surprenant : il s’agit bien du seul point positif de la série, la 4ème croisade avait effectivement bien des buts pour la diplomatie Vénitienne contre Constantinople. Hormis ceci pas grand-chose… Ici des émissaires papaux viennent à Cluny pour déclencher la croisade (historiquement la croisade fut lancée à un tournoi à Ecry) contre l’avis du recteur local. Il faut dire qu’historiquement, les français étaient en guerre avec l’Angleterre et l’Allemagne luttait contre le pape. Si on ajoute l’échec de la 3ème croisade quelques années auparavant, il n’y avait guère de motivation et de monde pour participer à la 4ème !
Ici tout part d’une histoire d’amour contrariée complètement inutile et surfaite au début du récit. Après le préambule contemporain et le préambule de présentations des protagonistes avant l’aventure on va enfin pouvoir passer à l’aventure. Et là rien ne laisse à penser que nous sommes en 1202, on voit un moyen âge d’Epinal que l’inconscient collectif illustre avec des habitudes et costumes de fin de moyen âge voire de l‘époque renaissance. Le côté moralisateur d’être accompagné par un gentil sarrazin. Au haut moyen âge, faites moi rire ! En fait rien n’est crédible une seconde. L’aventure se poursuit sans surprise et bien conformes à ce qu’il fait bon dire de nos jours : la religion est obscurantiste et méchante, on va vous le prouver, même que les gentils existaient et se faisaient tuer. Voilà, merci, pour la créativité, la crédibilité et l’intérêt on repassera.
Au moins on voit des morceaux d’architecture de Cluny bien réalisés, peut être est-ce qui a motivé les monuments à co-éditer l’album dans lequel il n’y a rien à sauver.
A si attendez il y a le truc super courageux politiquement et engagé, le gros parallèle à la fin en revenant dans notre monde actuel avec le déclenchement de l’attaque de l’Irak pour des raisons pétrolières. Non mais chut, ça, faut pas le dire tout de suite ... Attendons que des archéologues dans huit siècles découvrent une tombe avec des mémoires pour comprendre ce qui s’est réellement passé…
Inutile d’acheter et même de lire.
J’en oublie de parler du dessin, il est fade et plat comme tout le récit, il gagne au moins en crédibilité par les rares jolies vues architecturales.
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Ouah ! C'est tellement nul qu'on pourrait croire que le scénariste est un débutant. Christian Godard est vraiment tombé bien bas avec cette série. On est loin du Doc veto qui, sans être un chef d'oeuvre, était sympathique grâce au dessin et au rythme dynamique. Ici, le dessin est moyen et les gags sont inutilement étirés en 5-6 pages d'une platitude rare. Je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'un sourire pendant ma lecture et terminer le premier tome (je n'ai pas envie de lire les autres) a été un vrai supplice. Je vais continuer mon exploration des œuvres de Godard, mais je ne toucherai plus à ses séries humoristiques.
Le Système Dette
Hey, ami djeunz, ça te dirait pas d'apprendre plein de choses sur l'oppression capitaliste et l'impérialisme yankee mais sans avoir à t'ennuyer devant des trucs chiants et ringards genre des livres d'histoire ? Deux profs trop cool et pas chiants et ringards, eux, ont justement ce qu'il te faut : une bédé !! Avec ça, tu vas pouvoir t'instruire en toute décontraction. Y a des images, donc c'est pas chiant et ringard, et le scénario ferait passer Jack Bauer et Jason Burne pour des lopettes, y a le Pentagone, la CIA et tout ça, des émirs louches, une héroïne à gros seins et des tueurs, y a même des poursuites en scooter ! Si avec ça t'es pas convaincu d'adhérer au CADTM, c'est que tu es madeliniste. Non, allez, soyons sérieux. C'est donc un ouvrage à vocation pédagogique qui part d'un bon sentiment, raconter de façon simple comment les pays riches n'ont aidé financièrement le Tiers Monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale que pour mieux le "re-coloniser" en le rendant dépendant et criblé de dettes. Mais de bons sentiments ne font pas automatiquement un bon livre, et la plupart du temps, je trouve les BDs éducatives ratées -soit parce qu'elles sont écrites et dessinés par des amateurs avec largement moins de talent que de bonne volonté -soit parce qu'elles sont ennuyeuses -soit parce que les auteurs ne sont pas vraiment en phase avec la jeunesse et que leurs tentatives maladroites pour faire quelque chose d'à la fois divertissant et instructif donnent un mélange foireux -soit parce que je soupçonne les auteurs d'avoir principalement cherché à se faire mousser genre "tavu je m'attaque à un sujet sérieux et je dénonce grave" par le biais d'un média qui leur permet de se contenter de rester superficiels plutôt que de se casser l'cul à écrire un vrai bouquin d'histoire compliqué, tout en passant pour de grands auteurs sérieux et engagés auprès d'une critique qui a tellement envie que sa passion soit reconnue comme le beau et noble Neuvième Art qui produit lui aussi de grandes oeuvres importantes comme ses grands frères qu'elle est prête à encenser n'importe quel petit miquet qui traite d'un sujet sérieux pour pouvoir dire au reste du monde "vous voyez, nous aussi on réfléchit, on n'est pas des ados attardés, on sait s'intéresser à des sujets graves". Le dernier exemple qui me vienne en tête dans ce dernier genre, là, c'est Une Histoire Populaire de l'Empire Américain. Le Système Dette cumule un peu de tout ça à la fois. La qualité du dessin fluctue d'une case à l'autre, de "affreux" à "médiocre", et sur le plan de l'intrigue et des dialogues c'est catastrophique. Le scénariste a voulu éviter d'être trop scolaire et essayer de faire moderne, mais n'est parvenu qu'à un résultat assez ridicule en donnant la forme d'un thriller à un cours d'histoire sur l'endettement des pays pauvres. Entendons-nous bien, c'est un sujet qui mérite d'être abordé et expliqué aux jeunes, mais autant assumer et pas se la jouer James Bond. Là, je ne sais pas, j'ai l'impression de lire un mix de manuel d'histoire et de Gérard de Villiers. SAS contre la Banque mondiale à Bornéo. "Malko décocha un uppercut fulgurant à Dominique Strauss-Kahn avant d'aller trouver le réconfort entre les cuisses satinées de la sulfureuse Juanita, à qui il expliqua la création des droits de tirage spéciaux en 1969. "Vous êtes trop gourmand, Prince Malko, c'est tirage spécial ou 69, il faut choisir", susurra Juanita d'un air narquois avant de retirer son masque, révélant ainsi sa véritable identité : Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale depuis juillet 2007"... Bref. On suit une héroïne qui parcourt le monde pour s'entendre réciter des faits historiques comme si c'étaient des scoops inédits, et recevoir de la part de contacts top secrets du Pentagone des ''révélations'' que vous avez forcément déjà entendues dans la bouche d'un de vos profs d'histoire au lycée s'il était de gauche. Et je pense pas qu'on se retrouve avec les tueurs de la CIA au cul avec ce genre de discours. Mais bon, je ne sais pas, il faudrait peut-être que je prenne des nouvelles de Monsieur P..., que j'avais en terminale. C'est vrai qu'il nous a forcés à regarder du Ken Loach mais ça ne méritait pas forcément une exécution par des assassins à la solde de la finance internationale quand même. Et on se retrouve donc avec des scènes d'action sorties d'un mauvais Largo Winch qui succèdent à des entrevues du style "Juanita, mon vieil ami vous a envoyé ici pour que je vous explique que c'est en 1956 que Nasser a nationalisé le Canal de Suez, déclenchant ainsi un conflit avec la Grande Bretagne, la France et Israël, qui sera réglé par l'intervention blablablablablabla" ou "Mes anciens employeurs me tueraient s'ils savaient ce que je vous raconte là, mais il faut savoir que c'est la conférence de Bretton Woods en 1944 qui a donné lieu à la création du FMI, et qu'ils ont prêté des sommes énormes a des pays qui ne pourraient jamais les rembourser". Quel naturel dans les dialogues, et quel suspense incroyable ça créé ! On imagine déjà des ninjas se lancer aux trousses de la pauvre journaliste bolivienne qui a besoin d'aller jusqu'en Indonésie pour savoir que les pauvres travaillent pour pas cher. Non mais pour vous dire à quel point les dialogues sont naturels : ils emploient le mot "Etatsunien" au lieu d'Américain. Pour résumer, disons que ça aurait pu être un honnête outil pédagogique militant mais que c'est vraiment trop moche et con pour fonctionner. Ca pourra faire sourire un peu un amateur de couillonnade nanaresque, mais c'est tout.
Quartier lointain
Après lecture de l’intégrale: Quartier Lointain ? Oui, osons, ce que j’ai lu est très lointain de ce que j’espérais. Le dessin est fadasse, sans magie, terne. Le personnage principal me répugne : on dirait tout le temps qu’il va pleurer ! Résultat, j’avais déjà envie de le frapper au bout de la page 30 ! Le scénario : il faut un temps fou pour rentrer dans cette histoire où il ne se passe rien, pour être ensuite doublement déçu par ce que Taniguchi nous offre. À quoi cela a-t-il servi ? Pourquoi notre héros a-t-il revécu son adolescence pour ne rien pouvoir changer de ce qu‘il s‘est passé ? Quel est l’intérêt de nous dévoiler ainsi cette adolescence ordinaire ? Autre point : où est l’originalité ? Des récits comme cela, on en voit tous les jours à la télévision, dans les téléfilms de l’après midi ! Et ne parlons pas du larmoyant puissance 10 qui inonde les planches ! Et la fin est décevante, j’ai été encore une fois déçu. Ça, un des meilleurs mangas existants ? Je ne suis pas d'accord. À part le fait que cette histoire se déroule au Japon, je n’ai pas une seule seconde avoir eu l’impression de lire un manga. Taniguchi, en voulant faire découvrir le manga même aux non initiés, a trop fait, et cette Bd ne ressemble donc à rien (rien dans le sens "impossible à ranger dans une boîte"). Pour conclure avec cet avis qui ne doit pas plaire aux fans, dessin banal et froid, héros détestable, du dramatique à en vomir, scénario simpliste, artificiel et inutile, et beaucoup de longueurs. Heureusement que je n’ai pas déboursé 25 euros pour cette intégrale ! Alors, ceux qui veulent découvrir les mangas, si vous lisez cela vous n’en lirez plus jamais, et les fans de mangas, ne lisez pas cela, vous n’en lirez plus jamais non plus ! Une amie m’a dit qu’une autre série de Taniguchi, Un zoo en hiver, était de même qualité que ce quartier lointain. Donc, que l’on ne me parle plus jamais de Taniguchi. Note : une utilité pour cette intégrale ? Parfaite pour assommer des gens…:)
Le Roi des Méduses
Ayant pris connaissance des avis sur ce site... Mon affection pour Ségur a pris le dessus et a motivé l'achat du Roi des Méduses. Premier hic : le prix... assez cher pour ce que c'est !!! Deuxième hic : le scénario ! Je ne comprends pas du tout l'intérêt de l'histoire. C'est mou, c'est lassant, c'est parfois incompréhensible dans l'enchainement des événements ... Les personnages ne servent pas à grand chose... On voit un étrange phénomène qui fait resurgir le passé du sultan ... Un père qui cherche sa fille 'disparue' en suivant les rêves de sa cadette ... C'est hallucinant comme je me suis désintéressé de tout ! On passe du mariage politique aux fonds marins avec une vieille et moche maquerelle qui parle 'cru'... C'est du délire ! J'ai dû me forcer pour finir la lecture (rentabiliser l'achat si l'on veut) ! Je m'arrête ici pour le scénario car je n'ai rien de bon à dire dessus... (même la fin ne sert à rien !) Le dessin... Un trait maîtrisé par Ségur, des couleurs sublimes qu'on lui connaît ! Pas de faux pas... Mais la déception était là aussi... Les personnages disgracieux n'ont pas satisfait mon attente... La découpe des planches est trop banale... Je m'attendais à des doubles pages grandioses, colorées, délurées... Ben non... Le scénario et la mise en page n'ont, à mon avis, pas réussi à faire exploser le potentiel de Ségur... Donc une BD décevante sur tous les points.... Hormis les Légendes des Contrées Oubliées, si vous aimez le dessin et les couleurs de Ségur, je recommande l'Encyclomerveille d'un tueur... Le scénario n'est pas non plus des meilleurs, mais il est déjà plus riche et plus emballant qu'ici !
L'Origine de la Vie
Je n'ai pas détesté ce gros pavé de 376 pages. Mais qu'est-ce que je me suis ennuyé ! L'idée de départ est amusante. Certes, un dessin minimaliste mettant en scène un personnage au physique d'amibe ou de molécule, ça a déjà été fait (prenez Bleu de Trondheim par exemple). Mais il s'agit là de mettre en scène avec humour cette molécule au départ unicellulaire puis de raconter son évolution vers un organisme complexe, comme une sorte de revisite de l'histoire de la vie sur Terre. Sauf qu'en fait, le résultat est carrément décevant. D'emblée, le ton est donné : nous nous trouvons dans des récits en gags en une planche avec un humour façon comic strips. Molécule, le héros/héroïne de ce récit discute comme n'importe quel humain moderne, parle déco, sexualité, psychologie, etc... D'abord seule, il/elle se retrouve bientôt accompagné/e d'autres cellules dont celles issues de ses divisions et évolutions. Et c'est donc avec ces autres personnages que s'engagent des dialogues tels que des citadins de Montréal pourraient en avoir entre eux s'ils ne s'étonnaient pas d'avoir des formes simplifiées de grosses boules colorées à pédoncules flottant dans la soupe primordiale. Le décalage se révèle amusant sur les toutes premières planches, puis cela devient vite très lassant. Les dialogues sont trop verbeux, ennuyeux à lire. L'humour tombe carrément à plat. Il ne se passe rien ou presque et chaque nouvelle rencontre et situation est étalée et diluée sur des dizaines de pages. Passé une cinquantaine de pages, je n'ai plus pu tenir. Je me suis mis à feuilleter, me contenant d'observer où l'auteur voulait en venir, comment Molécule évoluait physiquement, piochant un dialogue par-ci par-là pour voir si enfin j'allais y trouver un peu d'intérêt pour finalement aboutir à une conclusion d'album qui m'aura laissé parfaitement indifférent. Le manque de variété, d'idée et d'originalité est criant. Ce n'est ni drôle ni intéressant si bien que la longueur de l'oeuvre a tout pour achever son lecteur .
Le Vrai Pouvoir des Femmes
Oh là là quelle calamité les amis... Comme je l'indiquais en résumé, on est tenté de croire que les femmes n'arrivent à leur fin que grâce à leur cul... C'est en tout cas le cas dans 90% des gags du premier tome, centré sur les secrétaires, dont les corsages éclatent toujours à point nommé, dont les culottes sont parfois virtuelles, et dont l'intelligence se mesure à l'aune de la taille de leur string. Je serais tenté de dire "c'est rigolo" pendant 10 pages, mais après...", sauf que ce n'est JAMAIS rigolo. Humour de salle de garde, chute qui est toujours la même ou presque -la secrétaire finit à poil-, on est vite lassé. En plus certains gags semblent tout droit sortir des blagues de blondes. Qu'est-ce que JC Pol vient faire dans cette galère ?
Jour J
MAJ après 3 tomes Une nouvelle série basée sur l’uchronie, décidément thème à la mode dans le 9ème art. Chaque tome aura des équipes réalisatrices différentes. Tome 1 :
Dans cette optique une différence notable, une météorite vient percuter le vaisseau américain d’Armstrong alunissant, les Russes deviennent les premiers à alunir : une Russe met le pied sur la Lune 6 mois plus tard.
Devant cet affront au modèle capitaliste, le gouvernement américain vote la création d’une base permanente sur la Lune, évidemment suivi par les russes.
10 ans plus tard la guerre froide bat son plein et les 2 bases cohabitent sur la Lune tandis qu’à terre chacun pense que l’autre est sur le point d’attaquer. Pour reprendre la main sur ce qu’il se passe sur la Lune des militaires américains sont envoyés.
La situation locale a échappé aux gouvernements et sur place on y trouvera une humanité autrement différente. Evidemment tout cela sera problématique pour quelqu’un venant d’en bas et n’ayant pas conscience des liens qui se sont tissés si loin de guerres sordides. Cela finira donc très mal et si guerre atomique terrestre il n’y aura point, c’est grâce à une bavure lunaire qui mettra le monde devant son inhumanité.
Le dessin se fait net et fluide, il utilise une colorisation vivante pour présenter des personnages ressemblant aux codes graphiques utilisé dans les bandes dessinés d’humour grand tirage. L’ensemble se lit avec facilité mais manque de créativité et de touche personnelle.
Le scénario navrant ne masque pas les multiples aberrations qu’il contient. Outre le fait que des personnes passent leur temps tranquillement sur la Lune pendant des périodes prolongées sans déformation, que la Russie n’était absolument pas prête 6 mois après les US quand bien même il y aurait eu un souci sur Apollo. Les technologies 10 ans plus tard me paraissent nettement en avance sur leur temps, et je ne parle même pas des capsules permettant de revenir sur terre capables de sortir du champ lunaire et de percer celui terrestre, le tout en phase d’urgence et donc sans calcul de courbe d’entrée… Quant au poupon, comment dire…
Nombre d’invraisemblances enlèvent au récit la crédibilité. Il ne s’agit plus d’une uchronie, mais d’une fiction non crédible aux personnages simplistes, au scénario insipide.
Alors même pour un univers bien dessiné, l’album n’est vraiment pas passé…
Tome 2 : Paris secteur soviétique
Mieux que le premier opus, nettement mieux même… Ici l’histoire ressemble à quelque chose d’un tant soi peu cohérent. Sans de Gaulle et le débarquement en Normandie ayant échoué, la France est coupée en deux : rive droite de Seine communiste, rive gauche libre (sous protectorat brito-américain). L’histoire nous narre un conflit de contre espionnage pendant la guerre froide. Ce récit, même s’il est infiniment plus crédible que le premier opus de la série ne décolle pas. Les situations s’enchaînent avec des rouages peu évidents peu fluides, le lecteur se sent plus comme objet devant les rouages montés par le scénariste découverts au dernier moment que comme un enquêteur cherchant les rouages de la machination. Là est la grosse limite : le scénario ne donne pas au lecteur les moyens de chercher par lui-même l’intrigue, tout se dénoue au fur et à mesure de façon trop brutale.
Le dessin noir est plaisant et quelques quartiers sont joliment croqués, les personnages manquent parfois de précisions sans conséquences. La colorisation souvent juste donne une ambiance agréable au récit.
Au final bof à cause d’un scénario manquant de finesse et de personnages peu intéressants, ils font trop pantins des situations voulus par le scénariste, tout cela manque de corps.
A suivre tout de même puisque chaque tome peut potentiellement être bon. Ce n’est pas le cas du premier mais ne condamne pas les suivants pour autant : le second se lit nettement mieux même s’il ne mérite pas encore l’intérêt.
Tome 3
Ce tome initie un diptyque, et force est de constater que plus la série avance, plus elle devient potable. Cet opus nous fait remonter à l’époque du Tsar en Russie pendant la première guerre mondiale. Pour la première fois dans la série nous sommes face à une sorte de thriller avec un duo (classique) de deux caractères différents et vaillants. Clémenceau en guest-star envoie nos deux héros en vadrouille pour une mission bien hasardeuse et bien politiquement vile.
Cette fois ci nous sortons du ridicule pour une intrigue ronronnante mais agréable, très scénaristiquement facile mais évoluant favorablement. Oui les personnages, les situations, l’aventure et les événements font déjà vus, attendus, mais la fluidité est au rendez vous. Le dessin de qualité donne corps à un scénario léger et l’on suit les aventures de nos deux héros.
Avoir posté la fiche m’oblige à suivre ce qui sort, mais honnêtement je n’ai pas particulièrement envie de lire la suite.
Les Blagues du Rail
Là, je crois qu’on a tout fait. Non mais franchement, une série de gags sur l’univers des transports ferroviaires, c’est quand même limite ! Il était dans les nouveautés disponibles de ma bibliothèque et je cherchais justement une série vide-cerveau. Je me suis dit que celle-ci ferait aussi bien l’affaire qu’une autre. Je me trompais. Parce que, ici, on est au niveau zéro de l’humour. Certes, Laurent Panetier a lu « Gaston Lagaffe » (il repompe d’ailleurs certaines idées du grand Franquin). Malheureusement, ses gags manquent de rythme et héritent bien souvent d’une chute d’une platitude déprimante. Pour vous dire, aucun de ces gags ne m’a fait ne fut-ce que sourire. Le dessin de Fabio Lai, pour ce genre de série, est adapté mais pas exceptionnel. Honnêtement expressif, honnêtement dynamique, très lisible mais aussi très commun, il ne se démarque absolument pas du courant actuel. Cette absence de personnalité n’aide évidemment pas l’efficacité de ces insipides gags. Le positif, enfin : les auteurs s’essayent au gag d’arrière-plan. Bon, c’est aussi plat que le reste mais ces gags ont le mérite d’exister, preuve que les auteurs se sont appliqués dans l’élaboration de ces planches. Très dispensable ! N’ayant jamais souri, je ne peux mettre autre chose qu’un « je n’ai pas aimé ».
NOU3 (WE3)
Heu, alors soit je n'étais pas en forme quand j'ai lu cette BD, soit je suis passée à côté de quelque chose, soit les deux... L'idée de base de manipuler des animaux pour en faire des soldats tueurs, la réaction de la scientifique à l'annonce de l'abandon du projet et ses conséquences : pourquoi pas, en plus le dessin et les couleurs sont vraiment sympathiques. Malheureusement j'ai commencé à décrocher quand les 3 compères se sont mis à parler... La première fois j'ai trouvé ça original et bien trouvé, mais ça m'a finalement très vite lassée et c'est rapidement devenu insupportable, occultant le reste de l'histoire que je me suis contentée de survoler... Du coup je n'ai pas capté grand chose et je me suis retrouvée à la dernière page sans bien comprendre comment on était arrivé là... Pas pour moi !
La Conjuration de Cluny
Difficile d’imaginer les institutions patrimoniales et les monuments historiques français éditer des bandes dessinées politiques. Et pourtant vous en aurez une illustration avec ce premier opus anti-Bush. L’album se découpe en deux époques : contemporaine avec la découverte d’une tombe et de parchemins anciens et médiévale avec les dessous de l’histoire du lancement de la 4ème croisade. La partie contemporaine n’a aucun intérêt, elle n’apporte rien, les personnages ne sont que des fantômes. Si le seul objectif était de montrer un morceau de ce qu’il reste de Cluny, on aurait préféré éviter une dizaine de planches superflues. Quant à la partie XIIIème (début), cela ne vaut guère mieux. Ce qui est révélé par les parchemins ici n’a rien de surprenant : il s’agit bien du seul point positif de la série, la 4ème croisade avait effectivement bien des buts pour la diplomatie Vénitienne contre Constantinople. Hormis ceci pas grand-chose… Ici des émissaires papaux viennent à Cluny pour déclencher la croisade (historiquement la croisade fut lancée à un tournoi à Ecry) contre l’avis du recteur local. Il faut dire qu’historiquement, les français étaient en guerre avec l’Angleterre et l’Allemagne luttait contre le pape. Si on ajoute l’échec de la 3ème croisade quelques années auparavant, il n’y avait guère de motivation et de monde pour participer à la 4ème ! Ici tout part d’une histoire d’amour contrariée complètement inutile et surfaite au début du récit. Après le préambule contemporain et le préambule de présentations des protagonistes avant l’aventure on va enfin pouvoir passer à l’aventure. Et là rien ne laisse à penser que nous sommes en 1202, on voit un moyen âge d’Epinal que l’inconscient collectif illustre avec des habitudes et costumes de fin de moyen âge voire de l‘époque renaissance. Le côté moralisateur d’être accompagné par un gentil sarrazin. Au haut moyen âge, faites moi rire ! En fait rien n’est crédible une seconde. L’aventure se poursuit sans surprise et bien conformes à ce qu’il fait bon dire de nos jours : la religion est obscurantiste et méchante, on va vous le prouver, même que les gentils existaient et se faisaient tuer. Voilà, merci, pour la créativité, la crédibilité et l’intérêt on repassera. Au moins on voit des morceaux d’architecture de Cluny bien réalisés, peut être est-ce qui a motivé les monuments à co-éditer l’album dans lequel il n’y a rien à sauver. A si attendez il y a le truc super courageux politiquement et engagé, le gros parallèle à la fin en revenant dans notre monde actuel avec le déclenchement de l’attaque de l’Irak pour des raisons pétrolières. Non mais chut, ça, faut pas le dire tout de suite ... Attendons que des archéologues dans huit siècles découvrent une tombe avec des mémoires pour comprendre ce qui s’est réellement passé… Inutile d’acheter et même de lire. J’en oublie de parler du dessin, il est fade et plat comme tout le récit, il gagne au moins en crédibilité par les rares jolies vues architecturales.