Mis à part trois dessins qui m'ont bien plu je n'ai rien aimé du deuxième opus de cette histoire.
Il n'y a presque pas de narration donc pas de plaisir pour l'histoire.
L'humour est mou donc pas de plaisir pour les zygomatiques.
Les partis pris artistiques sont sans innovation donc pas de plaisir pour le cerveau.
C'est insipide mais ça se lit en 7 minutes donc on passe rapidement un moment complètement oubliable.
Je partage complètement l'avis de Gaston (commentaire précédent), je n'ai quasiment rien de plus à ajouter.
Ce one shot montre l'instabilité de la série "le casse", on passe du bon au mauvais, cette fois avec ce tome, c'est le mauvais...
Je me suis ennuyé du début à la fin, malgré un sursaut trop tardif dans les ultimes pages, qui finalement reflète la médiocrité du scénario, l'histoire s'arrête brutalement et on a eu l'impression de n'avoir fait que tourner en rond...
Les dialogues trop contemporains en paradoxe avec l'époque concernée m'ont également dérangé... Je ne comprends pas pourquoi cet album fait parti de la série "le casse"...
Voilà le type de BD qui fâche...
J'aime les romans graphiques mais pour cela il faut tout de même un minimum !
Dans le cas présent, seule l'idée de base est intéressante : une femme est demandée par son père qu'elle n'a pas connu et qui est sur son lit de mort.
Il y avait de quoi faire un bon récit. Mais non, "L'Elephant" fait dans le superficiel voire par moment dans le délire. La lecture est pénible, il y a une omniprésence de voix off pour compenser les carences narratives du récit.
Maintenant que j'en ai fini avec les points positifs ;), je vais en venir au dessin : il est franchement laid, difforme, déstructuré, etc....
En temps normal, je ne suis pas regardant sur le dessin tant que le scénario tient la route mais ici c'est hors norme graphiquement et l'intérêt de l'histoire est proche du zéro.
Inutile de préciser que cette BD est totalement dispensable, en avoir fait un avis est presque risible et vain.
Après la lecture de l’intégrale brochée des trois tomes.
J’ai longtemps pensé mettre un 2/5 à cette série mais jamais il ne m’est venu à l’esprit de mettre plus. Finalement le troisième tome a achevé mon optimisme, il faut savoir se rendre à l’évidence et se rendre compte quand ça ne plait pas.
Je cherche du positif mais je ne trouve pas.
Par contre, le dessin m’a fortement déplu avec son trait gras et ses couleurs indigestes (c’est peu dire car elles sont généralement à vomir). La planche 2 de la galerie est très représentative de l’ensemble. C’est un style qui ne passe pas.
Le scénario est faible, on a une impression de déjà vu mais l’on va nulle part. Il y a un manque de maîtrise dans la gestion des idées et la narration.
Par politesse je suis allé au bout. Ce fut une erreur car c’est le final qui me dégouta le plus.
L’espèce de non-fin est décevante d’autant qu’avec une lecture aussi dispensable, tous mes espoirs se focalisaient sur une chute de qualité.
« Les Icariades » m’a offert une accumulation de déceptions et pas une seule satisfaction. Je ne vois pas comment noter autrement que par un 1/5.
Alors là… je reste sans voix ! J’avais tellement aimé le style si particulier de Liberge dans « Aux heures impaires », ça collait tellement bien au sujet et au handicap du héros qu’ici je suis tombée de haut…
Qu’est-ce que c’est chargé et surchargé !!
Cela en devient presque décourageant à chaque page tournée. Et puis c’est bavard… trop, trop de narration, beaucoup trop. Je suis d’accord que c’est le héros qui nous raconte ce qu’il lui est arrivé quelques années auparavant mais c’est rude à lire et les planches toutes plus sombres et denses les unes que les autres n’aident en rien…
Pourtant il y a quelques bonnes trouvailles où cette fois le style graphique est super efficace pour rendre compte de l’ambiance du récit, mais globalement je me suis ennuyée, je m’y suis reprise à 4 fois et je laisse quand même tomber avant la fin (j’ai eu le fin mot de l’histoire je pense, et le reste m’importe peu, voire me fatigue d’avance).
A oublier.
Trop c’est trop et « Baron Samedi » est dans l’excès en permanence, est-ce que le but est de choquer les gens ? De mon côté ça n’a eu aucune prise, l'auteur n'a réussi qu'à me foutre en rogne, non pas à cause de toute cette violence gratuite qui n’est due qu’à la folie meurtrière d’un homme, et encore que parfois trop excessive elle perd en crédibilité, non, ce qui m’a mise en colère c’est que toute cette haine soit tournée vers la France et non pas uniquement vers les quelques personnes qui auraient certes bien mérité de subir cette vengeance.
De plus, le pays où s’est déroulé le massacre qui a tout déclenché n’est jamais cité, par contre traiter la France de putain ça n’a pas posé de problèmes à l’auteur. Baker, américain, aurait pu poser tous ces évènements dans son beau pays d’origine, les grands, les illustres, les magnifiques, Etats-Unis d’Amérique ! Rien que de voir les 5 petites phrases élogieuses au dos de la bd, toutes issues de magazines américains ça me donne envie de gerber.
Oh non ! Je n’ai pas d’humour sur ce coup-là, parce que déjà il n’y a pas une once d’humour dans ce récit, c’est du genre à se prendre au sérieux, alors qu’on ne me demande pas de prendre ça au second degré alors qu’on sent que l’auteur ne le fait pas lui-même.
Par ailleurs, il y a quand même beaucoup de facilités scénaristiques, je vous passe la liste de tous les méfaits du Baron Samedi, pour la plupart risibles, sans parler de la manière dont il pénètre une base militaire les doigts dans le nez, et tous les crimes qu’il commet sans jamais vraiment présenter les coupables. On a aussi du mal à croire au masque qui lui permet de se faire passer pour quelqu'un d'autre sans que personne le repère. De plus Baron Samedi n'a aucune profondeur psychologique, c'est juste un psychopathe déchaîné qui ne présente pas vraiment d'intérêt.
Malgré tout, il y a quand même certaines qualités, le dessin est agréable de plus joliment colorisé par Pixel Vengeur, le récit se déroule bien et sans temps morts, en dehors du début qui a un petit côté puéril dans la narration mais qui passe assez vite, le personnage du Porc est intéressant et attachant.
Attention, comprenez-moi bien, ce n’est pas nul non plus, c’est juste ABJECT !
Un album de gags avec un titre au jeu de mot très moyen mais bon, figurant ce que je prenais pour Hitler sur la couverture. Je me disais en l'empruntant que ça pouvait être quelque chose de bien senti prenant appui sur ce dernier pour faire rire. Il n'en est rien car il s'agit d'une suite de gags qui n'ont aucun fil conducteur entre eux, ni aucune thématique, pas plus qu'un quelconque rapport avec le susnommé. Leur seul point commun est d'avoir une chute absurde, souvent une dernière case en contre pied de ce qui s'est dit avant ; un peu le même schéma que dans Blaise pour faire une comparaison. Sauf que dans ce dernier c'est souvent drôle, là où j'ai trouvé ça amusant sur un gag du présent album (il s'intitule "le pêcheur et sa femme" pour ceux qui seraient intéressés :)).
Je n'ai pas aimé... vraiment pas.
Autant je suis assez d'accord sur le fait qu'une histoire de pirates ça ne se refuse pas, autant je trouve celle-ci vraiment indigeste.
Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur le dessin, d'abord. Ça n'a pas grand chose à voir avec Risso, franchement.
C'est effectivement influencé par Mignolia mais, passé la couv’ et le dessin de préface, on tombe très vite dans le travail bâclé.
Alors oui ça a parfois la forme et l'envie de "faire comme" Mignolia mais ça s’arrête là. Et c'est de pire en pire au fur et à mesure qu'on avance. Le trait souffre très vite mais les personnages surtout sont mal fichus, et les postures ne fonctionnent plus.
Côté narration c'est assez mal raconté, et mal séquencé. Le rythme n'est pas seulement mauvais, c'est aussi la musique qu'on nous sert qui sonne faux.
Les personnages sont proches de la collection de clichés : le capitaine imbuvable, la señorita, la vieille sorcière etc ...
Seulement, dans "Pirate des Caraïbes" on a un sens de l'humour et de l’esthétique. Ici on a juste la pauvreté du concept. Pas vraiment de patte, ni de second degré. La lecture devient caricaturale et insupportable. (Si si, j'en suis là ...)
Et finalement le capitaine espagnol est plus proche du gamin capricieux que de l'ennemi redoutable. Et ça ne marche pas.
Alors je suis à la fois assez désolé de faire baisser la moyenne et en même temps je trouvais nécessaire de le dire, ce Tortuga ne vaut vraiment pas grand chose à mes yeux.
A-t-on lu le même livre ?!
Ca commence bien : les terres mystiques ne sont pas prêtes à supporter un nouveau déchaînement du chaos. C'est bête, mais ça m'a beaucoup fait rire.
J'avais de sérieux doutes -ou des soupçons- avant d'ouvrir cet album, mais très vite la certitude s'est faite en moi : c'est très très mauvais ! Toute l'histoire est à l'avenant : des entités maléfiques dans tous les coins, un enfant doué de pouvoirs magiques très mal amenés, des rappeurs qui jouent les justiciers sur les hauteurs de Marseille, avec une histoire aussi mal écrite que possible.
Côté dessin c'est vraiment très très amateur, on n'arrive même pas à reconnaître les membres d'I Am. Je pensais avoir vu le fond avec une série comme Léa Parker dans le registre fan sans talent/oeuvre de commande, mais j'ai trouvé un nouvel étalon. Les couleurs sont placées n'importe comment, il n'y a aucune cohérence dans les cadrages, ce n'est carrément pas publiable.
MAJ après tome 2
Dans ce récit, l’intérêt vient de cet environnement de réserve Indienne. Lieu « protégé » disposant de ses propres lois, archétype de la déchéance d’un peuple privé de liberté dont la dégénérescence arrange la société.
Tout le reste n’est hélas qu’une histoire très banale de baston entre gang et de mafia classique dans lequel les taupes pullulent de même que les flingues, la drogue, l’alcool et les maccabées. De cervelle nous ne verrons guère, mais d’hémoglobine nos yeux seront saturés. Le côté intellectuel viendra de toutes ces sautes temporelles qu’il faudra rétablir dans le bon ordre pour comprendre un peu mieux les motivations des protagonistes. Les caractères de nos nouveaux amis sont si sommaires et basiques qu’il n’y a guère qu’un pistolet qui puisse convaincre. Le complexe embroglio de "qui manipule qui" n’apporte pas grand-chose si ce n’est des prétextes pour encore plus de groupuscules de défense.
Le dessin se situe au niveau du scénario, les traits très noirs mettent en avant un dynamisme certain permettant de mettre en valeur les scènes d’actions. Hélas colorisation et lisibilité ne font pas bon ménage et dans les scènes ne mettant pas en scène des affrontements, j’ai trouvé la lecture pénible et difficile. Les traits noirs me paraissent trop présents et perturbent le lecteur. En revanche cadrage et scènes d’actions promettent de grands frissons. Enfin réduire ce camp d’indiens à de simples endroits sans foi ni loi si ce n’est celle du plus fort, réservoir de trafics douteux, je ne sais si cela correspond à une réalité, mais ici je la vois forcément incomplète dans une optique réaliste.
Au final j’ai passé un mauvais moment de lecture, en plus de ne pas accrocher au scénario et à sa succession de clichés pour montrer de bonnes grosses scènes de violence à balles (tiens d’ailleurs le gus qui s’en sort tranquillement dans un guet-apens avec je ne sais combien de gus surarmés en face… top crédibilité !), le dessin m’a profondément gêné dans tous les interludes entre baston.
Certain de ne jamais lire le tome 2, le seul point positif vient de cet environnement en camp indien hélas mal exploité : insuffisant.
En fait j'ai tout de même lu le tome 2. Si celui-ci se fait moins sanglant il joue avec l’espace temps avec de perpétuels allez-retours fatigants et franchement ennuyeux. Bref après le sang qui tache partout, voici la tentative d’ajouter de la psychologie aux personnages… Risible.
Allez promis je ne lirai pas le tome 3.
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Moi je
Mis à part trois dessins qui m'ont bien plu je n'ai rien aimé du deuxième opus de cette histoire. Il n'y a presque pas de narration donc pas de plaisir pour l'histoire. L'humour est mou donc pas de plaisir pour les zygomatiques. Les partis pris artistiques sont sans innovation donc pas de plaisir pour le cerveau. C'est insipide mais ça se lit en 7 minutes donc on passe rapidement un moment complètement oubliable.
Le Casse - Le troisième jour
Je partage complètement l'avis de Gaston (commentaire précédent), je n'ai quasiment rien de plus à ajouter. Ce one shot montre l'instabilité de la série "le casse", on passe du bon au mauvais, cette fois avec ce tome, c'est le mauvais... Je me suis ennuyé du début à la fin, malgré un sursaut trop tardif dans les ultimes pages, qui finalement reflète la médiocrité du scénario, l'histoire s'arrête brutalement et on a eu l'impression de n'avoir fait que tourner en rond... Les dialogues trop contemporains en paradoxe avec l'époque concernée m'ont également dérangé... Je ne comprends pas pourquoi cet album fait parti de la série "le casse"...
L'Éléphant
Voilà le type de BD qui fâche... J'aime les romans graphiques mais pour cela il faut tout de même un minimum ! Dans le cas présent, seule l'idée de base est intéressante : une femme est demandée par son père qu'elle n'a pas connu et qui est sur son lit de mort. Il y avait de quoi faire un bon récit. Mais non, "L'Elephant" fait dans le superficiel voire par moment dans le délire. La lecture est pénible, il y a une omniprésence de voix off pour compenser les carences narratives du récit. Maintenant que j'en ai fini avec les points positifs ;), je vais en venir au dessin : il est franchement laid, difforme, déstructuré, etc.... En temps normal, je ne suis pas regardant sur le dessin tant que le scénario tient la route mais ici c'est hors norme graphiquement et l'intérêt de l'histoire est proche du zéro. Inutile de préciser que cette BD est totalement dispensable, en avoir fait un avis est presque risible et vain.
Les Icariades
Après la lecture de l’intégrale brochée des trois tomes. J’ai longtemps pensé mettre un 2/5 à cette série mais jamais il ne m’est venu à l’esprit de mettre plus. Finalement le troisième tome a achevé mon optimisme, il faut savoir se rendre à l’évidence et se rendre compte quand ça ne plait pas. Je cherche du positif mais je ne trouve pas. Par contre, le dessin m’a fortement déplu avec son trait gras et ses couleurs indigestes (c’est peu dire car elles sont généralement à vomir). La planche 2 de la galerie est très représentative de l’ensemble. C’est un style qui ne passe pas. Le scénario est faible, on a une impression de déjà vu mais l’on va nulle part. Il y a un manque de maîtrise dans la gestion des idées et la narration. Par politesse je suis allé au bout. Ce fut une erreur car c’est le final qui me dégouta le plus. L’espèce de non-fin est décevante d’autant qu’avec une lecture aussi dispensable, tous mes espoirs se focalisaient sur une chute de qualité. « Les Icariades » m’a offert une accumulation de déceptions et pas une seule satisfaction. Je ne vois pas comment noter autrement que par un 1/5.
Tonnerre Rampant
Alors là… je reste sans voix ! J’avais tellement aimé le style si particulier de Liberge dans « Aux heures impaires », ça collait tellement bien au sujet et au handicap du héros qu’ici je suis tombée de haut… Qu’est-ce que c’est chargé et surchargé !! Cela en devient presque décourageant à chaque page tournée. Et puis c’est bavard… trop, trop de narration, beaucoup trop. Je suis d’accord que c’est le héros qui nous raconte ce qu’il lui est arrivé quelques années auparavant mais c’est rude à lire et les planches toutes plus sombres et denses les unes que les autres n’aident en rien… Pourtant il y a quelques bonnes trouvailles où cette fois le style graphique est super efficace pour rendre compte de l’ambiance du récit, mais globalement je me suis ennuyée, je m’y suis reprise à 4 fois et je laisse quand même tomber avant la fin (j’ai eu le fin mot de l’histoire je pense, et le reste m’importe peu, voire me fatigue d’avance). A oublier.
Baron Samedi
Trop c’est trop et « Baron Samedi » est dans l’excès en permanence, est-ce que le but est de choquer les gens ? De mon côté ça n’a eu aucune prise, l'auteur n'a réussi qu'à me foutre en rogne, non pas à cause de toute cette violence gratuite qui n’est due qu’à la folie meurtrière d’un homme, et encore que parfois trop excessive elle perd en crédibilité, non, ce qui m’a mise en colère c’est que toute cette haine soit tournée vers la France et non pas uniquement vers les quelques personnes qui auraient certes bien mérité de subir cette vengeance. De plus, le pays où s’est déroulé le massacre qui a tout déclenché n’est jamais cité, par contre traiter la France de putain ça n’a pas posé de problèmes à l’auteur. Baker, américain, aurait pu poser tous ces évènements dans son beau pays d’origine, les grands, les illustres, les magnifiques, Etats-Unis d’Amérique ! Rien que de voir les 5 petites phrases élogieuses au dos de la bd, toutes issues de magazines américains ça me donne envie de gerber. Oh non ! Je n’ai pas d’humour sur ce coup-là, parce que déjà il n’y a pas une once d’humour dans ce récit, c’est du genre à se prendre au sérieux, alors qu’on ne me demande pas de prendre ça au second degré alors qu’on sent que l’auteur ne le fait pas lui-même. Par ailleurs, il y a quand même beaucoup de facilités scénaristiques, je vous passe la liste de tous les méfaits du Baron Samedi, pour la plupart risibles, sans parler de la manière dont il pénètre une base militaire les doigts dans le nez, et tous les crimes qu’il commet sans jamais vraiment présenter les coupables. On a aussi du mal à croire au masque qui lui permet de se faire passer pour quelqu'un d'autre sans que personne le repère. De plus Baron Samedi n'a aucune profondeur psychologique, c'est juste un psychopathe déchaîné qui ne présente pas vraiment d'intérêt. Malgré tout, il y a quand même certaines qualités, le dessin est agréable de plus joliment colorisé par Pixel Vengeur, le récit se déroule bien et sans temps morts, en dehors du début qui a un petit côté puéril dans la narration mais qui passe assez vite, le personnage du Porc est intéressant et attachant. Attention, comprenez-moi bien, ce n’est pas nul non plus, c’est juste ABJECT !
Les singes rient
Un album de gags avec un titre au jeu de mot très moyen mais bon, figurant ce que je prenais pour Hitler sur la couverture. Je me disais en l'empruntant que ça pouvait être quelque chose de bien senti prenant appui sur ce dernier pour faire rire. Il n'en est rien car il s'agit d'une suite de gags qui n'ont aucun fil conducteur entre eux, ni aucune thématique, pas plus qu'un quelconque rapport avec le susnommé. Leur seul point commun est d'avoir une chute absurde, souvent une dernière case en contre pied de ce qui s'est dit avant ; un peu le même schéma que dans Blaise pour faire une comparaison. Sauf que dans ce dernier c'est souvent drôle, là où j'ai trouvé ça amusant sur un gag du présent album (il s'intitule "le pêcheur et sa femme" pour ceux qui seraient intéressés :)).
Tortuga
Je n'ai pas aimé... vraiment pas. Autant je suis assez d'accord sur le fait qu'une histoire de pirates ça ne se refuse pas, autant je trouve celle-ci vraiment indigeste. Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur le dessin, d'abord. Ça n'a pas grand chose à voir avec Risso, franchement. C'est effectivement influencé par Mignolia mais, passé la couv’ et le dessin de préface, on tombe très vite dans le travail bâclé. Alors oui ça a parfois la forme et l'envie de "faire comme" Mignolia mais ça s’arrête là. Et c'est de pire en pire au fur et à mesure qu'on avance. Le trait souffre très vite mais les personnages surtout sont mal fichus, et les postures ne fonctionnent plus. Côté narration c'est assez mal raconté, et mal séquencé. Le rythme n'est pas seulement mauvais, c'est aussi la musique qu'on nous sert qui sonne faux. Les personnages sont proches de la collection de clichés : le capitaine imbuvable, la señorita, la vieille sorcière etc ... Seulement, dans "Pirate des Caraïbes" on a un sens de l'humour et de l’esthétique. Ici on a juste la pauvreté du concept. Pas vraiment de patte, ni de second degré. La lecture devient caricaturale et insupportable. (Si si, j'en suis là ...) Et finalement le capitaine espagnol est plus proche du gamin capricieux que de l'ennemi redoutable. Et ça ne marche pas. Alors je suis à la fois assez désolé de faire baisser la moyenne et en même temps je trouvais nécessaire de le dire, ce Tortuga ne vaut vraiment pas grand chose à mes yeux. A-t-on lu le même livre ?!
IAM - Imperial Asiatic Men
Ca commence bien : les terres mystiques ne sont pas prêtes à supporter un nouveau déchaînement du chaos. C'est bête, mais ça m'a beaucoup fait rire. J'avais de sérieux doutes -ou des soupçons- avant d'ouvrir cet album, mais très vite la certitude s'est faite en moi : c'est très très mauvais ! Toute l'histoire est à l'avenant : des entités maléfiques dans tous les coins, un enfant doué de pouvoirs magiques très mal amenés, des rappeurs qui jouent les justiciers sur les hauteurs de Marseille, avec une histoire aussi mal écrite que possible. Côté dessin c'est vraiment très très amateur, on n'arrive même pas à reconnaître les membres d'I Am. Je pensais avoir vu le fond avec une série comme Léa Parker dans le registre fan sans talent/oeuvre de commande, mais j'ai trouvé un nouvel étalon. Les couleurs sont placées n'importe comment, il n'y a aucune cohérence dans les cadrages, ce n'est carrément pas publiable.
Scalped
MAJ après tome 2 Dans ce récit, l’intérêt vient de cet environnement de réserve Indienne. Lieu « protégé » disposant de ses propres lois, archétype de la déchéance d’un peuple privé de liberté dont la dégénérescence arrange la société. Tout le reste n’est hélas qu’une histoire très banale de baston entre gang et de mafia classique dans lequel les taupes pullulent de même que les flingues, la drogue, l’alcool et les maccabées. De cervelle nous ne verrons guère, mais d’hémoglobine nos yeux seront saturés. Le côté intellectuel viendra de toutes ces sautes temporelles qu’il faudra rétablir dans le bon ordre pour comprendre un peu mieux les motivations des protagonistes. Les caractères de nos nouveaux amis sont si sommaires et basiques qu’il n’y a guère qu’un pistolet qui puisse convaincre. Le complexe embroglio de "qui manipule qui" n’apporte pas grand-chose si ce n’est des prétextes pour encore plus de groupuscules de défense. Le dessin se situe au niveau du scénario, les traits très noirs mettent en avant un dynamisme certain permettant de mettre en valeur les scènes d’actions. Hélas colorisation et lisibilité ne font pas bon ménage et dans les scènes ne mettant pas en scène des affrontements, j’ai trouvé la lecture pénible et difficile. Les traits noirs me paraissent trop présents et perturbent le lecteur. En revanche cadrage et scènes d’actions promettent de grands frissons. Enfin réduire ce camp d’indiens à de simples endroits sans foi ni loi si ce n’est celle du plus fort, réservoir de trafics douteux, je ne sais si cela correspond à une réalité, mais ici je la vois forcément incomplète dans une optique réaliste. Au final j’ai passé un mauvais moment de lecture, en plus de ne pas accrocher au scénario et à sa succession de clichés pour montrer de bonnes grosses scènes de violence à balles (tiens d’ailleurs le gus qui s’en sort tranquillement dans un guet-apens avec je ne sais combien de gus surarmés en face… top crédibilité !), le dessin m’a profondément gêné dans tous les interludes entre baston. Certain de ne jamais lire le tome 2, le seul point positif vient de cet environnement en camp indien hélas mal exploité : insuffisant. En fait j'ai tout de même lu le tome 2. Si celui-ci se fait moins sanglant il joue avec l’espace temps avec de perpétuels allez-retours fatigants et franchement ennuyeux. Bref après le sang qui tache partout, voici la tentative d’ajouter de la psychologie aux personnages… Risible. Allez promis je ne lirai pas le tome 3.