Cet album est navrant. Navrant quelque soit le niveau de lecture auquel on le lit. Il ne reste qu’un graphisme maîtrisé pour se poser la question du pourquoi de l’auteur.
L’histoire nous raconte comment un rescapé d’un massacre orchestré par les militaires français va construire sa vengeance sur le pays sous la forme de destruction jouissive et massive. Tuer n’est pas seulement un plaisir pour notre malade, il faut en plus qu’il trouve son plaisir dans la souffrance de l’autre. Dans ce registre le pire n’est jamais envisageable, outre les classiques tortures sanguinolentes cet opus nous montrera de l’inventivité : parce que extraire le cœur vivant de sa victime ça vaut le détour.
Plus sérieusement, le scénario n’a ni queue ni tête. La scène du massacre du début est ridicule mais pourquoi pas, la suite avec le catcheur saltimbanque à un je ne sais quoi d’attendu suranné mais pourquoi pas, en fait tout bascule avec cette ridicule scène du cimetière où notre vieux catcheur, qui tente d’inculquer le principe du bien et du mal, va se faire percer la tête à coups de croix en tentant de retenir son fougueux élève qui a retrouvé le militaire qui a tué son village pour une mine d’uranium. Voui, vous avez bien lu, on est bien à ce niveau… La suite va de mal en pis avec la compagne de notre malade qui apparait soudain au détour d’une nouvelle boucherie. L’idée de récupérer les enfants de ses victimes pour en faire une armée de dégénérés aurait pu être marrante ou intéressante s’il n’y avait eu ce rôle guignolesque digne de fantomas et cette apologie de sélection sur la violence pure (ah ce combat dans les boucheries, on en mangerait plus souvent…). Puis vient l’apothéose, l’état qui finance le virus de la mort qui tue qui tombe évidemment dans les mains de notre malade mental. Le super flic (personnage intéressant au demeurant) aura beau repérer la proie, il la loupera et perdra sa fille (cette scène est à pleurer) avant que le chaos final avec l’armée de dégénérés transformés en bombe bactériologique humaine ne sème le chaos sur la France.
Au premier degré c’est ridicule, au second pas du tout drôle, au troisième franchement beaucoup trop violent pour moi, au-delà je ne sais pas mais je ne vois pas ce qu’on pourrait bien trouver.
Au moins, il reste la qualité graphique dont les contrastes et l’encrage matérialisent la violence à vif perpétuelle de notre héros. De ce côté, il faut avouer que le trait enchaîne l’ultra précision dans le glauque et le vague dans les choses courantes avec habileté. La colorisation sied tout à fait à l’ensemble pour un objet digne d’un violence à la Tarantino.
Je ne sais à quel point cette œuvre a permis à l’auteur de coucher nombre de délires, mais les psychoses destructrices de ce type ne me parlent pas du tout. Je les trouve ridicules, gratuites et sans intérêt, bref je déteste.
"Nord, Nord-Est" est une pure BD roman graphique où tout se joue sur le ressenti. Et sur ce point, je n'ai pas aimé.
Le contenu est très banal, sans saveur. On est loin d'une BD de Davodeau qui arrive à sublimer le quotidien. J'aurai aimé m'attendrir sur cette escapade d'une grand-mère et son petit-fils dans la capitale, mais je n'y suis jamais parvenu.
La faute incombe peut-être au dessin, car cette BD ressemble à un roman photo mal maquillé. C'est monnaie courante à notre époque mais en temps normal, le dessinateur fait des efforts pour le cacher. Ici on a l'impression d'observer un travail d'infographiste où seuls les personnages sont réellement dessinés. Le rendu n'est pas beau, il sonne faux.
La narration est également particulière : il n'y a pas de phylactères mais des dialogues en voix off sous les cases. Ce procédé est lourd et nuit à la lecture.
Je n'ai pas trouvé de point positif permettant une meilleure notation.
A éviter.
Ceci est la BD officielle d'une série de dessins animés qui est elle-même l'adaptation commerciale d'un jeu de cartes à collectionner créé par Séga et complètement pompé sur le concept de Pokemon et autres Digimon.
Le jeu de cartes consiste à faire s'affronter des dinosaures (trop cool !) avec des cartes plus ou moins fortes, chacune ayant des compétences particulières.
La série animée, elle, plaque un scénario assez débile pour tenter d'expliquer l'origine de ce jeu et mettre en scène les combats entre l'équipe des gentils, les enfants de la D-Team, contre les méchants, le Docteur Z et son gang Alpha. Les personnages et les décors sont dessinés comme des animations japonaises classiques, tandis que les dinosaures, eux, sont en images de synthèse, 3D texturisée et animée de manière très très laide, ne se fondant pas du tout dans les décors.
La bande dessinée reprend le mauvais scénario du dessin animé avec un dessin encore moins bon et une narration embrouillée.
Les personnages et décors reprennent la plupart du temps les plans exacts du dessin animé, tout en étant redessinés de médiocre manière. Les dinosaures sont, quant à eux, représentés dans un style semi-réaliste qui, là encore, se fond mal dans les décors.
Le premier tome de la série reprend le contenu du premier épisode en dessin animé et c'est quand on compare l'un et l'autre qu'on constate combien la narration graphique est ratée tant certains passages se retrouvent mal expliqués et mal amenés dans l'adaptation BD.
Exploitation commerciale de très basse qualité et tout simplement inutile.
Autant j'avais bien aimé La Nouvelle pornographie, autant ce one-shot qui reprend le même genre de style m'a ennuyé. Ce n'est pas drôle et je n'ai pas du tout compris l'utilité de cet album. Je me suis ennuyé du début à la fin malgré le nombre peu élevé de pages. C'est vraiment le genre d'album ou j'ai de la difficulté à lire ne serait-ce que deux pages tellement le sujet est inintéressant.
Le constat est terrible et amer à la fois, premièrement parce qu'après avoir lu l'avis précédent, je me rends compte que tout ce que j'en ressens après lecture est déjà exprimé et secundo j'ai la sensation étrange que l'on passe sincèrement à côté du sujet, ce qui rend cette œuvre inclassable (y parle t’on le plus de skate ou de banlieue ?) et finalement peu recommandable en dessous de 14 ans...
Le tout partait néanmoins d'une bonne intention. 4 jeunes au langage fleuri viennent de perdre une "battle" de skate contre une autre bande et commencent copieusement à s'insulter et se fâcher. On le croirait pas mais il s'agit pourtant bien de la "Unic Team" ma fois fort solidaire :) . Le hasard va les faire rapidement croiser un jeune délinquant qui, mu par la survie et la fuite, va leur "emprunter" une planche et leur faire une démonstration mémorable à l'insu de son plein gré puisque selon ses propres dires il n'en a jamais fait de sa vie !
S'ensuit donc démarches pour enrôler le jeune prodige dans la bande mais quand on est jeune et con et sans ambition c'est peut être pas si facile de vouloir s'intégrer à un groupe... Il y a donc du pain sur la planche ;)
Alors le dessin ressemble fortement à un style manga bien franchouillard pas forcément déplaisant s'il était un poil plus appliqué mais la mise en scène reste assez dynamique. Ca se lit extrêmement rapidement et ce n'est pas si désagréable que cela mais le récit reste beaucoup trop convenu et linéaire et les dialogues un poil trop braillards à mon goût.
Le final est effectivement beaucoup trop rapidement amené et on peut rester sur sa faim.
Je pense ne pas être la cible idéale pour une telle lecture mais en reconnais certaines vertus comme l'esquive habile de la morale habituelle inhérente à ce style de récit. Reste donc une petite tranche de vie banlieusarde sur fond de skate (ou son inverse) ni agréable ou envisageable mais qui a le mérite de ne ressembler à nulle autre. A réserver à un public male rebelle adolescent, je pense que dans le domaine verrouillé de ce sport il y a encore beaucoup de choses à faire...
Tellement nul qu'au bout de quelques semaines je n'ai toujours pas réussi à finir le 1er tome.
Le dessin de style simpliste, voire caricatural, peut encore passer. Mais alors, la construction de l'histoire et les textes sont carrément abscons. La plupart du temps, le narrateur est en voix-off, ce qui ralentit considérablement le rythme de lecture. Ajouté à celà des successions d'aventures sans réel lien à part le territoire Africain... Il y a mieux à faire, ne vous arrêtez pas sur cette BD!
Dommage.
Sincèrement, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais j'ai pas accroché du tout.
L'idée de départ a du potentiel, il y a moyen de faire quelque chose avec... enfin, j'y ai cru.
Tout d'abord, il y a ce type qui arrive à survivre avec son singe. On pense que ça va être cool pour lui, la vie. Eh bien non, il va pas arrêter de se faire agresser. Bon, admettons que ça se passe comme ça, quand on est le dernier homme sur terre.
L'ensemble du scénario est disproportionné. Sans dévoiler des éléments de l'intrigue, on n'est, comme par hasard, pas tombé sur n'importe qui (la mère de ce Yorick est assez haut-placée), c'est un pro de l'évasion et ça va lui servir (c'est tout de même bien fait), sa soeur va gravement péter un câble, l'armée s'en mêle, les agents secrets aussi... et le bouquet, on va même chercher des cosmonautes : faut quand même pas abuser, ça part dans tous les sens et j'en suis qu'au tome 3. Je n'ai fait que survoler le tome 4 mais je n'ai pas pu faire mieux.
En plus de ça, les dialogues ne vont pas à l'essentiel (je pense que c'est le gros point négatif), ça fait un peu "remplissage".
Les dessins sont quelconques avec des teintes pastel : le tout est fade. Le coup classique, les couvertures sont faites par un autre dessinateur, on comprend pourquoi.
Dernier point critiquable : le prix !
Si vous souhaitez investir, assurez-vous que vous arriverez bien jusqu'au tome 4 avec l'envie d'en savoir plus. Moi, je n'ai pas eu cette chance...
Après la lecture du premier tome.
A mi-chemin entre les séries Donjon de Sfar et Trondheim et Dungeon Quest de Joe Daly, "Les Aventuriers du dimanche" m'a paru fade et insipide. L'humour est banal et fonctionne rarement. Rapidement je me suis désintéressé lors de la lecture, le dessin avec son côté flou peu assuré n'aidant pas non plus. Je n'imagine pas une meilleure suite, ça manque cruellement d'imagination au niveau scénario, pourtant les contraintes semblent inexistantes !
Ce premier tome ressemble à un premier jet au brouillon qui demandait à être développer et recopier au propre...
Repliez-vous sur les BD citées plus haut, il n'y a pas photo.
Tous les auteurs ont une boulette dans leurs publications - voire même plusieurs - Ozanam et Singelin nous offrent ici la leur et elle est de taille, il y aurait même de quoi se rouler un énorme pétard avec.
Je vais commencer par Singelin que je n’ai même pas reconnu, même si son trait anguleux m’avait vaguement fait penser à son King David, s'il n'avait pas déjà travaillé avec Ozanam, sinon je n’aurais jamais pensé à lui. En ouvrant la bd la première chose que je me suis dite c’est qu’Ozanam se relâchait dans le choix de ses dessinateurs. Et non, il a fait appel à celui qui avait déjà su me ravir.
« Pills » est une compilation d’amateurisme et d’approximations, c’est une véritable catastrophe. Je ne compte plus les cases ratées, au dessin tremblotant ou tout juste esquissé ; les couleurs informatisées aux grands aplats étalés avec facilité, malgré des tons bien choisis, ajoutent à cette impression de dessin fait par un grand débutant, un vrai massacre visuel !
Quant à Ozanam, il me laisse sans voix. Son récit n’est absolument pas crédible et totalement halluciné. Je vous laisse lire le résumé, j’irai à l’essentiel.
Le gros souci se situe au niveau des drogues elles-mêmes, elles ne se contentent pas de vous exploser le cerveau mais ont la capacité d’interagir avec votre physique, certaines peuvent vous dématérialiser, les personnages traversent les murs ! et volent ! et respirent sous l’eau ! Rien que ça ! Juste en croquant un cachet !
Si encore Ozanam avait donné une explication rationnelle et scientifique à la chose, ça aurait pu passer, mais il n’en fait rien, c’est d’une facilité déconcertante, du coup je ne suis pas rentrée dans son « délire ».
Le tout est joué par des personnages qui semblent à peine sortis de l’adolescence et qui parlent dans un français argotique d’il y a 20 ans, c’est franchement pénible à lire. Ozanam ici n’a aucun style, à moins que parler comme les petits zonards soit un style… L’histoire n’avance pas, elle s’éternise sur des scènes à la con d’adolescents à la con. Les tueurs qui sont à leurs trousses ne sont pas crédibles non plus, tout ça est ridicule tant c’est tiré par les cheveux et mal écrit.
Mais ce qui rend ce scénario vraiment mauvais, c’est en le comparant avec ce qu’Ozanam est capable de faire, on peut prendre ici la mesure du gouffre sans fond qu’est « Pills ».
Cela dit je pense qu’elle pourra peut-être (?) trouver son public chez les jeunes et surtout chez les consommateurs de drogues en tout genre qui pourront s’identifier aux personnages, ou qui trouveront excellents les effets de ces drogues improbables.
Comme le suggère Miranda, la réputation des auteurs m'a tout de suite attiré.
Hélas (trois fois hélas), la bd Trois Christs concentre tout ce que je n'aime pas: un scénario alambiqué qui se veut malin mais qui est seulement ennuyeux, de fausses bonnes idées qui se veulent audacieuses (on reprend les mêmes cases mais on raconte une histoire différente), des passages avec une cruauté gratuite pour flatter le sadisme du lecteur, une pointe d'ésotérisme saugrenue, des dialogues qui tombent à plat et des personnages tourmentés qui n'ont en fait aucune profondeur, bref je n'ai vraiment pas accroché. Pourtant tout était dit dans les titres: Dieu existe, Dieu n'existe pas, Dieu est radioactif: bref, c'était déjà un avant-goût du grand n'importe quoi...
Il est passé où le grand Bajram d'Universal war one??? :-(
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Baron Samedi
Cet album est navrant. Navrant quelque soit le niveau de lecture auquel on le lit. Il ne reste qu’un graphisme maîtrisé pour se poser la question du pourquoi de l’auteur. L’histoire nous raconte comment un rescapé d’un massacre orchestré par les militaires français va construire sa vengeance sur le pays sous la forme de destruction jouissive et massive. Tuer n’est pas seulement un plaisir pour notre malade, il faut en plus qu’il trouve son plaisir dans la souffrance de l’autre. Dans ce registre le pire n’est jamais envisageable, outre les classiques tortures sanguinolentes cet opus nous montrera de l’inventivité : parce que extraire le cœur vivant de sa victime ça vaut le détour. Plus sérieusement, le scénario n’a ni queue ni tête. La scène du massacre du début est ridicule mais pourquoi pas, la suite avec le catcheur saltimbanque à un je ne sais quoi d’attendu suranné mais pourquoi pas, en fait tout bascule avec cette ridicule scène du cimetière où notre vieux catcheur, qui tente d’inculquer le principe du bien et du mal, va se faire percer la tête à coups de croix en tentant de retenir son fougueux élève qui a retrouvé le militaire qui a tué son village pour une mine d’uranium. Voui, vous avez bien lu, on est bien à ce niveau… La suite va de mal en pis avec la compagne de notre malade qui apparait soudain au détour d’une nouvelle boucherie. L’idée de récupérer les enfants de ses victimes pour en faire une armée de dégénérés aurait pu être marrante ou intéressante s’il n’y avait eu ce rôle guignolesque digne de fantomas et cette apologie de sélection sur la violence pure (ah ce combat dans les boucheries, on en mangerait plus souvent…). Puis vient l’apothéose, l’état qui finance le virus de la mort qui tue qui tombe évidemment dans les mains de notre malade mental. Le super flic (personnage intéressant au demeurant) aura beau repérer la proie, il la loupera et perdra sa fille (cette scène est à pleurer) avant que le chaos final avec l’armée de dégénérés transformés en bombe bactériologique humaine ne sème le chaos sur la France. Au premier degré c’est ridicule, au second pas du tout drôle, au troisième franchement beaucoup trop violent pour moi, au-delà je ne sais pas mais je ne vois pas ce qu’on pourrait bien trouver. Au moins, il reste la qualité graphique dont les contrastes et l’encrage matérialisent la violence à vif perpétuelle de notre héros. De ce côté, il faut avouer que le trait enchaîne l’ultra précision dans le glauque et le vague dans les choses courantes avec habileté. La colorisation sied tout à fait à l’ensemble pour un objet digne d’un violence à la Tarantino. Je ne sais à quel point cette œuvre a permis à l’auteur de coucher nombre de délires, mais les psychoses destructrices de ce type ne me parlent pas du tout. Je les trouve ridicules, gratuites et sans intérêt, bref je déteste.
Nord, Nord-Est
"Nord, Nord-Est" est une pure BD roman graphique où tout se joue sur le ressenti. Et sur ce point, je n'ai pas aimé. Le contenu est très banal, sans saveur. On est loin d'une BD de Davodeau qui arrive à sublimer le quotidien. J'aurai aimé m'attendrir sur cette escapade d'une grand-mère et son petit-fils dans la capitale, mais je n'y suis jamais parvenu. La faute incombe peut-être au dessin, car cette BD ressemble à un roman photo mal maquillé. C'est monnaie courante à notre époque mais en temps normal, le dessinateur fait des efforts pour le cacher. Ici on a l'impression d'observer un travail d'infographiste où seuls les personnages sont réellement dessinés. Le rendu n'est pas beau, il sonne faux. La narration est également particulière : il n'y a pas de phylactères mais des dialogues en voix off sous les cases. Ce procédé est lourd et nuit à la lecture. Je n'ai pas trouvé de point positif permettant une meilleure notation. A éviter.
Dinosaur King
Ceci est la BD officielle d'une série de dessins animés qui est elle-même l'adaptation commerciale d'un jeu de cartes à collectionner créé par Séga et complètement pompé sur le concept de Pokemon et autres Digimon. Le jeu de cartes consiste à faire s'affronter des dinosaures (trop cool !) avec des cartes plus ou moins fortes, chacune ayant des compétences particulières. La série animée, elle, plaque un scénario assez débile pour tenter d'expliquer l'origine de ce jeu et mettre en scène les combats entre l'équipe des gentils, les enfants de la D-Team, contre les méchants, le Docteur Z et son gang Alpha. Les personnages et les décors sont dessinés comme des animations japonaises classiques, tandis que les dinosaures, eux, sont en images de synthèse, 3D texturisée et animée de manière très très laide, ne se fondant pas du tout dans les décors. La bande dessinée reprend le mauvais scénario du dessin animé avec un dessin encore moins bon et une narration embrouillée. Les personnages et décors reprennent la plupart du temps les plans exacts du dessin animé, tout en étant redessinés de médiocre manière. Les dinosaures sont, quant à eux, représentés dans un style semi-réaliste qui, là encore, se fond mal dans les décors. Le premier tome de la série reprend le contenu du premier épisode en dessin animé et c'est quand on compare l'un et l'autre qu'on constate combien la narration graphique est ratée tant certains passages se retrouvent mal expliqués et mal amenés dans l'adaptation BD. Exploitation commerciale de très basse qualité et tout simplement inutile.
Bleu
Autant j'avais bien aimé La Nouvelle pornographie, autant ce one-shot qui reprend le même genre de style m'a ennuyé. Ce n'est pas drôle et je n'ai pas du tout compris l'utilité de cet album. Je me suis ennuyé du début à la fin malgré le nombre peu élevé de pages. C'est vraiment le genre d'album ou j'ai de la difficulté à lire ne serait-ce que deux pages tellement le sujet est inintéressant.
Unic Team
Le constat est terrible et amer à la fois, premièrement parce qu'après avoir lu l'avis précédent, je me rends compte que tout ce que j'en ressens après lecture est déjà exprimé et secundo j'ai la sensation étrange que l'on passe sincèrement à côté du sujet, ce qui rend cette œuvre inclassable (y parle t’on le plus de skate ou de banlieue ?) et finalement peu recommandable en dessous de 14 ans... Le tout partait néanmoins d'une bonne intention. 4 jeunes au langage fleuri viennent de perdre une "battle" de skate contre une autre bande et commencent copieusement à s'insulter et se fâcher. On le croirait pas mais il s'agit pourtant bien de la "Unic Team" ma fois fort solidaire :) . Le hasard va les faire rapidement croiser un jeune délinquant qui, mu par la survie et la fuite, va leur "emprunter" une planche et leur faire une démonstration mémorable à l'insu de son plein gré puisque selon ses propres dires il n'en a jamais fait de sa vie ! S'ensuit donc démarches pour enrôler le jeune prodige dans la bande mais quand on est jeune et con et sans ambition c'est peut être pas si facile de vouloir s'intégrer à un groupe... Il y a donc du pain sur la planche ;) Alors le dessin ressemble fortement à un style manga bien franchouillard pas forcément déplaisant s'il était un poil plus appliqué mais la mise en scène reste assez dynamique. Ca se lit extrêmement rapidement et ce n'est pas si désagréable que cela mais le récit reste beaucoup trop convenu et linéaire et les dialogues un poil trop braillards à mon goût. Le final est effectivement beaucoup trop rapidement amené et on peut rester sur sa faim. Je pense ne pas être la cible idéale pour une telle lecture mais en reconnais certaines vertus comme l'esquive habile de la morale habituelle inhérente à ce style de récit. Reste donc une petite tranche de vie banlieusarde sur fond de skate (ou son inverse) ni agréable ou envisageable mais qui a le mérite de ne ressembler à nulle autre. A réserver à un public male rebelle adolescent, je pense que dans le domaine verrouillé de ce sport il y a encore beaucoup de choses à faire...
Le Landais volant
Tellement nul qu'au bout de quelques semaines je n'ai toujours pas réussi à finir le 1er tome. Le dessin de style simpliste, voire caricatural, peut encore passer. Mais alors, la construction de l'histoire et les textes sont carrément abscons. La plupart du temps, le narrateur est en voix-off, ce qui ralentit considérablement le rythme de lecture. Ajouté à celà des successions d'aventures sans réel lien à part le territoire Africain... Il y a mieux à faire, ne vous arrêtez pas sur cette BD!
Y Le Dernier Homme
Dommage. Sincèrement, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais j'ai pas accroché du tout. L'idée de départ a du potentiel, il y a moyen de faire quelque chose avec... enfin, j'y ai cru. Tout d'abord, il y a ce type qui arrive à survivre avec son singe. On pense que ça va être cool pour lui, la vie. Eh bien non, il va pas arrêter de se faire agresser. Bon, admettons que ça se passe comme ça, quand on est le dernier homme sur terre. L'ensemble du scénario est disproportionné. Sans dévoiler des éléments de l'intrigue, on n'est, comme par hasard, pas tombé sur n'importe qui (la mère de ce Yorick est assez haut-placée), c'est un pro de l'évasion et ça va lui servir (c'est tout de même bien fait), sa soeur va gravement péter un câble, l'armée s'en mêle, les agents secrets aussi... et le bouquet, on va même chercher des cosmonautes : faut quand même pas abuser, ça part dans tous les sens et j'en suis qu'au tome 3. Je n'ai fait que survoler le tome 4 mais je n'ai pas pu faire mieux. En plus de ça, les dialogues ne vont pas à l'essentiel (je pense que c'est le gros point négatif), ça fait un peu "remplissage". Les dessins sont quelconques avec des teintes pastel : le tout est fade. Le coup classique, les couvertures sont faites par un autre dessinateur, on comprend pourquoi. Dernier point critiquable : le prix ! Si vous souhaitez investir, assurez-vous que vous arriverez bien jusqu'au tome 4 avec l'envie d'en savoir plus. Moi, je n'ai pas eu cette chance...
Les Aventuriers du dimanche
Après la lecture du premier tome. A mi-chemin entre les séries Donjon de Sfar et Trondheim et Dungeon Quest de Joe Daly, "Les Aventuriers du dimanche" m'a paru fade et insipide. L'humour est banal et fonctionne rarement. Rapidement je me suis désintéressé lors de la lecture, le dessin avec son côté flou peu assuré n'aidant pas non plus. Je n'imagine pas une meilleure suite, ça manque cruellement d'imagination au niveau scénario, pourtant les contraintes semblent inexistantes ! Ce premier tome ressemble à un premier jet au brouillon qui demandait à être développer et recopier au propre... Repliez-vous sur les BD citées plus haut, il n'y a pas photo.
Pills
Tous les auteurs ont une boulette dans leurs publications - voire même plusieurs - Ozanam et Singelin nous offrent ici la leur et elle est de taille, il y aurait même de quoi se rouler un énorme pétard avec. Je vais commencer par Singelin que je n’ai même pas reconnu, même si son trait anguleux m’avait vaguement fait penser à son King David, s'il n'avait pas déjà travaillé avec Ozanam, sinon je n’aurais jamais pensé à lui. En ouvrant la bd la première chose que je me suis dite c’est qu’Ozanam se relâchait dans le choix de ses dessinateurs. Et non, il a fait appel à celui qui avait déjà su me ravir. « Pills » est une compilation d’amateurisme et d’approximations, c’est une véritable catastrophe. Je ne compte plus les cases ratées, au dessin tremblotant ou tout juste esquissé ; les couleurs informatisées aux grands aplats étalés avec facilité, malgré des tons bien choisis, ajoutent à cette impression de dessin fait par un grand débutant, un vrai massacre visuel ! Quant à Ozanam, il me laisse sans voix. Son récit n’est absolument pas crédible et totalement halluciné. Je vous laisse lire le résumé, j’irai à l’essentiel. Le gros souci se situe au niveau des drogues elles-mêmes, elles ne se contentent pas de vous exploser le cerveau mais ont la capacité d’interagir avec votre physique, certaines peuvent vous dématérialiser, les personnages traversent les murs ! et volent ! et respirent sous l’eau ! Rien que ça ! Juste en croquant un cachet ! Si encore Ozanam avait donné une explication rationnelle et scientifique à la chose, ça aurait pu passer, mais il n’en fait rien, c’est d’une facilité déconcertante, du coup je ne suis pas rentrée dans son « délire ». Le tout est joué par des personnages qui semblent à peine sortis de l’adolescence et qui parlent dans un français argotique d’il y a 20 ans, c’est franchement pénible à lire. Ozanam ici n’a aucun style, à moins que parler comme les petits zonards soit un style… L’histoire n’avance pas, elle s’éternise sur des scènes à la con d’adolescents à la con. Les tueurs qui sont à leurs trousses ne sont pas crédibles non plus, tout ça est ridicule tant c’est tiré par les cheveux et mal écrit. Mais ce qui rend ce scénario vraiment mauvais, c’est en le comparant avec ce qu’Ozanam est capable de faire, on peut prendre ici la mesure du gouffre sans fond qu’est « Pills ». Cela dit je pense qu’elle pourra peut-être (?) trouver son public chez les jeunes et surtout chez les consommateurs de drogues en tout genre qui pourront s’identifier aux personnages, ou qui trouveront excellents les effets de ces drogues improbables.
Trois Christs
Comme le suggère Miranda, la réputation des auteurs m'a tout de suite attiré. Hélas (trois fois hélas), la bd Trois Christs concentre tout ce que je n'aime pas: un scénario alambiqué qui se veut malin mais qui est seulement ennuyeux, de fausses bonnes idées qui se veulent audacieuses (on reprend les mêmes cases mais on raconte une histoire différente), des passages avec une cruauté gratuite pour flatter le sadisme du lecteur, une pointe d'ésotérisme saugrenue, des dialogues qui tombent à plat et des personnages tourmentés qui n'ont en fait aucune profondeur, bref je n'ai vraiment pas accroché. Pourtant tout était dit dans les titres: Dieu existe, Dieu n'existe pas, Dieu est radioactif: bref, c'était déjà un avant-goût du grand n'importe quoi... Il est passé où le grand Bajram d'Universal war one??? :-(