Après avoir lu les nombreuses critiques sur cet ouvrage, je me sentais presque obligé de l'acheter ... quelle erreur et quelle déception. C'est avec la plus grande difficulté que je suis arrivé à lire l'intégralité de ce pavé. La jacance de cet arrogant Mr Polyp m'a irrité comme jamais.
"Mon ami, comment peux-tu pervertir un oeuvre de cette classe intello-expérimentalo-artistique supérieure ???"
"Ouais et bien je te la laisse !! à ce prix là je m'achèterai 3 albums d'Astérix !!"
Vu le temps que j’ai passé ( et que je passe encore ) sur la licence vidéoludique, je me devais de lire son adaptation…
Franchement, ça n’a aucun intérêt.
Premièrement, si vous n’avez pas joué aux jeux, il est fort probable que vous ne compreniez qu’une partie de l’intrigue. Dès lors cette série est clairement destinée aux assassins en herbe. Malheureusement, l’histoire de la bd n’est pas en accord avec celle des jeux ; c’est mal barré.
Je voulais en apprendre plus sur l’univers et au final, je connaissais déjà la moitié du scenario et l’autre moitié n’est pas cohérente. Pour l’instant, la seule chose intéressante est de connaître un nouvel ancêtre du héros : Aquilus, que l’on aimerait bien diriger dans la Rome antique.
La partie graphique est confiée à l’acolyte favori de Corbeyran, Défali. J’ai beaucoup de mal avec ses proportions parfois approximatives et ses personnages que je trouve moche. Et puis… ses assassins n’ont pas le quart de la classe d’Altaïr ou Ezio.
Outre le mal que j’ai eu pour trouver le tome 1 qui manquait à ma collection, j’ai ensuite eu un mal fou pour comprendre ce que je lisais.
Graphiquement et scénaristiquement, tout est daté.
D’une part le scénario nous emmène dans le conflit communo-capitaliste entre les URSS et les E-U. D’un côté le pouvoir a été pris par une entité virtuelle, ou disons programmée, sorte de super calculateur ayant des espions dans le monde entier sous forme de robots plus vrais que nature permettant à notre entité centrale d’avoir des organes capteurs un peu partout. L’idée marque donc toute la réflexion sociale d’une époque en l’incluant dans le modèle en cours au moment donné. Le tout se combine avec une réflexion sur le conflit nucléaire évidemment, mais également sur le classique rapport de la machine à l’homme au sens de perception des nuances et de l’humanité, nécessaire à la machine pour se faire passer pour humaine.
Je me rends compte que vu sous cet angle le scénario parait clair et classique, mais hélas le scénariste complique allègrement le propos et le rend confus. Car vouloir parler de la machine dans sa volonté de savoir ce qui lui manque pour avoir des réactions humaines avec des capacités de modélisation largement supérieures fait conventionnelle et banale aujourd’hui. Tout en réalité fait un peu cliché daté sur des sujets à la pointe dans les années 80, enfin tout cela se noie surtout dans des dialogues à dormir debout. A trop vouloir faire de la philo-psycho-socio (et autres domaines finissant en o) de façon elliptique on finit par accoucher de textes n’ayant ni queue ni tête. Aucun personnage n’est attachant et ne semble avoir une vie réelle sauf deux : le président US (dans le second tome) et cette intelligence artificielle qui assez curieusement semble au contraire avoir âme humaine. Ne me parlez pas ces savants excentriques complètement superficiels d’onanisme devant leur supériorité et la médiocrité alentour. Je passe aussi sur le fumeux discours sur l’homme et la femme sous jacent à la base dans laquelle notre maître du monde virtuel opère. Ah oui, et pour que l’on tombe complètement dans le ridicule il fallait le remake de la belle et la bête, ici l’ordinateur mâle et la femme sensuelle. N’en jetez plus. (n’oublions pas le prsident US qui va quand même larguer ses bombes alors qu’il a été prévenu de ce qu’il y a dedans…)
La série s’achève sur un trou, complètement inachevée elle effleure nombre de situations que le scénariste avait pourtant tenté de poser. Dommage et pas crédible car le discours n’est jamais suivi. Les idées sont là, mais le rendu est trop chaotique pour gagner cet intérêt.
Graphiquement en revanche le dessin colle parfaitement avec l’univers complexe recherché. Colorisation et trait marqués de leur époque certes, mais pertinent au regard du thème construisent un univers froid de lutte de bloc. Même la recherche féminine à priori seul manque à la super machine dans sa compréhension trop mathématique du monde se fait pertinente.
Au final grosse déception, les dialogues trop hermétiques associés à un récit décousu aux événements trop gros ne permettent pas à l’intrigue plus intéressante, sur le développement intellectuel d’une machine, de se développer. Thème et dessin datés intéressant mais forme vraiment indigeste, inutile de vous attarder.
Je m'en doutais mais j'aurai été au bout de cette lecture.
"Silent Blanket" n'apporte rien, son dessin surchargé et gavant n'est pas adapté à de l'art séquentiel. On peut regarder les cases une par une également, le ressenti n'est pas franchement meilleur.
Dans ces cas là, on mise tout sur le scénario. Or celui ci tient en deux lignes et n'a aucun intérêt. La narration est maladroite, à la hauteur du dessin.
Je ne trouve rien de plaisant dans ce one shot trop atypique et sans objectif réel.
Indéfendable et à oublier (ce qui ne sera pas loin heureusement)...
Mais ? Mais non, quoi !
Que les Ch'tis aient été à la mode il y a 2 ans, OK. Que des BD de tel ou tel humour soi-disant régional aient été diffusées à la même époque, soit. Alors pourquoi pas une ayant pour décor la région Nord ? Mais là, non, c'est vraiment mauvais.
Le dessin est simplement laid. Raide malgré son style gros nez, il est aussi moche que sa colorisation.
Quant à ces fameuses blagues, certes elles insèrent des éléments du Nord, accent, terril, grande braderie de Lille, maroilles et autres Berck Plage, mais la majorité pourraient concerner n'importe quelle région à quelques modifications près. Et surtout ce n'est pas drôle, pas drôle du tout. Les gags sont d'une grande lourdeur et tombent quasiment tous à plat.
C'est mauvais, quoi.
Heureusement le petit format permet de lire cet opus très vite, car tout de même le 9ème art ne sortira pas grandi de ce genre de production.
Qu’en est-il ? Sous une forme de dessins en crottes et pattes de mouche le scénariste nous invente une intrigue à base de guerre de succession au Vatican. Un pape n’en finissant pas de mourir avec ce qu’il faut de propos scatologique se voit instrumentalisé par la succession. Evidemment tous les prétextes sont bons pour transformer l’Eglise en un gigantesque bordel individualiste où tous les coups sont permis pour arriver au pouvoir. En ajoutant les personnalités ecclésiastiques françaises au récit (toute ridicules) l’auteur nous pond un dallas version scato succession papale. Tout cela se fait autour d’un candide personnage de garde Suisse, lequel est tourné en ridicule dans son expression de foi, qui malgré lui sera au centre des faits des intrigants.
Un scénario débilisant des personnages réels pour ajouter une couche de profanation à la mode d’un sacré dont il est de bon ton de se moquer, Œuvre typique de Charlie Hebdo. Loin de m’offusquer devant les attitudes ou propos ou toute action que le scénariste fait faire à des personnages théoriquement représentant le sacré d’une religion, il s’agit plutôt de dénoncer la vacuité du propos. Çà ne mène nulle part, ne sert à rien, ne dénonce rien ; c’est juste du dégueu crado gratuit.
Alors certes, je ne devrais plus perdre mon temps dans de telles lectures, mais ne voulant pas m’interdire certains auteurs je tombe parfois sur ce genre de productions inutiles (la couverture ne présageait pas ce style). La volonté de finir sauve parfois certains débuts laborieux, ici non.
Le mot banal ne me parait pas opportun pour qualifier ce récit. Pour deux raisons majeures :
Graphiquement : ce style est assez rare dans les publications, difficilement déchiffrable, certaines planches sont un assemblage de couleurs et de traits parallèles vaguement ordonnés mais surtout peu lisibles. Si la colorisation ou les traits dégageaient une poésie particulière nous pourrions rêver, mais hélas j’ai continué à chercher tout le long du récit sans succès. Certes le côté dur et carré des institutions despotiques prête à du rigide, mais cela ne justifie pas un tel traitement.
Le scénario nous promène la moitié du récit au devant de différents protagonistes que le lecteur ne connait pas et dont il n’arrive pas à comprendre le lien. Nous passons notre temps à essayer de comprendre ce qui se cache derrière ces propos naïfs, à essayer d’imaginer un message caché. J’avoue ne pas avoir trouvé, bien sûr on percera une critique d’une société commerciale prête à tout pour ses intérêts financiers, mais cela parait trop facile et factice. La fin en queue de poisson peut aussi bien se voir comme une pirouette d’un album n’ayant jamais réussi à trouver un chemin ou une ouverture pour que le lecteur puisse laisser à son imagination le loisir de trouver la clé. Je ne cherche plus.
Bien sûr il s’agit d’une production de qualité, entendez que l’édition soignée dont bénéficie cet ouvrage aurait été nécessaire à de nombreux autres albums n’ayant pas eu cette chance, hélas mal exploité dans un scénario qui ne mène nulle part et par des dessins trop brouillons, l’album se disqualifie. J'ajouterai que je ne vois vraiment pas en quoi cet album peut être classé jeunesse.
J’ai hésité avec cette BD… Soit c’est un truc complètement raté, soit c’est une super BD mais je suis passé complètement à côté…
Premièrement le dessin. Certes, je préfère une BD avec un bon scénario et un dessin mauvais à l’inverse, mais le dessin, ici, fait vraiment preuve à mon sens de trop d’amateurisme, sans avoir de personnalité. Un dessin trop classique, trop plat, trop figé, pas moche mais certainement pas beau. C’est du dessin de bon dessinateur accessible à toute personne y passant un peu de temps… De plus, la BD a été dessinée en 2 temps, en 1983 et 1995. L’évolution entre ces deux périodes n’est graphiquement pas concluante. Pas de progrès impressionnant. A peine voit-on une très légère amélioration dans la finesse du trait…
Et pour ce qui est de l’histoire, rien de mirifique.
Entre le premier chapitre et le 2ème chapitre, je n’ai même pas compris le saut dans le saut, le flashback qui m’était proposé…Ce n’est qu’au chapitre 3 que j’ai percuté…
Le découpage est donc surement mauvais et la transition ratée.
Les personnages manquent de caractère ou, s’ils en ont, le dessin ne permet pas suffisamment de compenser les manques du scénario. Le manque de réaction d’Olivier pourrait très bien s’expliquer par son abattement, par son désir secret de vengeance… Mais rien ne nous est dit et au final, l’impression laissée est celle d’une personne sans âme, vide d’émotion.
La trame scénaristique n’est pas non plus de première qualité. L’idée de la déchéance de l’homme est plutôt intéressante, mais son traitement laisse à désirer. Une fois de plus le rythme lent et le manque de dynamisme, de sensation, d’émotion descendent l’intérêt de la BD à grande vitesse.
153 pages qui se lisent sans grand plaisir, qui se lisent aussi vite qu’une BD de 48 pages…
Inutile d’insister.
Ca faisait longtemps, mais ça fait du bien de voir que je peux ne pas aimer une BD !
J’avoue ma perplexité en lisant toutes ces critiques positives, car en ce qui me concerne, je ne suis quasiment pas rentré dedans, je me suis même beaucoup ennuyé…
Tout d’abord, j’ai assez peu apprécié le dessin, trop minimaliste pour ce type d’histoire. Je ne dénie pas le talent mais on a juste l’impression que Guibert n’a pas eu le temps de peaufiner (des personnages marchant dans le désert sans ombre). Et le trait paraît souvent contrarié pour les visages, qui ne sont guère réalistes dans le mode ligne claire, alors que les corps le sont beaucoup plus… Quant au scénario, il est juste décousu, et on a du mal à voir où va l’intrigue, qui n’est qu’un assemblage approximatif de scénettes improbables. Je reconnais un certain humour, juif semble-t-il, ainsi qu’une satire bienvenue du fanatisme religieux, mais ça ne suffit pas à faire un récit en plusieurs tomes…
J'aurais voulu y croire !
Avis portant sur les premiers tomes :
Des jolies couvertures, un titre accrocheur, des pépettes sexy, c'était un début sympathique mais à l'arrivée, j'ai juste eu un gros mal de tête en essayant de démêler les fils de l'intrigue.
L'ensemble, histoire et dessin, est très confus et ennuyeux. L'univers Steampunk semble ici une facilité qui permet aux auteurs d'avoir réponse à tout et il faut avouer que ça doit être bien pratique tant l'intrigue part dans toutes les directions.
Touché coulé...
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Asterios Polyp
Après avoir lu les nombreuses critiques sur cet ouvrage, je me sentais presque obligé de l'acheter ... quelle erreur et quelle déception. C'est avec la plus grande difficulté que je suis arrivé à lire l'intégralité de ce pavé. La jacance de cet arrogant Mr Polyp m'a irrité comme jamais. "Mon ami, comment peux-tu pervertir un oeuvre de cette classe intello-expérimentalo-artistique supérieure ???" "Ouais et bien je te la laisse !! à ce prix là je m'achèterai 3 albums d'Astérix !!"
Assassin's Creed
Vu le temps que j’ai passé ( et que je passe encore ) sur la licence vidéoludique, je me devais de lire son adaptation… Franchement, ça n’a aucun intérêt. Premièrement, si vous n’avez pas joué aux jeux, il est fort probable que vous ne compreniez qu’une partie de l’intrigue. Dès lors cette série est clairement destinée aux assassins en herbe. Malheureusement, l’histoire de la bd n’est pas en accord avec celle des jeux ; c’est mal barré. Je voulais en apprendre plus sur l’univers et au final, je connaissais déjà la moitié du scenario et l’autre moitié n’est pas cohérente. Pour l’instant, la seule chose intéressante est de connaître un nouvel ancêtre du héros : Aquilus, que l’on aimerait bien diriger dans la Rome antique. La partie graphique est confiée à l’acolyte favori de Corbeyran, Défali. J’ai beaucoup de mal avec ses proportions parfois approximatives et ses personnages que je trouve moche. Et puis… ses assassins n’ont pas le quart de la classe d’Altaïr ou Ezio.
Berlin
Outre le mal que j’ai eu pour trouver le tome 1 qui manquait à ma collection, j’ai ensuite eu un mal fou pour comprendre ce que je lisais. Graphiquement et scénaristiquement, tout est daté. D’une part le scénario nous emmène dans le conflit communo-capitaliste entre les URSS et les E-U. D’un côté le pouvoir a été pris par une entité virtuelle, ou disons programmée, sorte de super calculateur ayant des espions dans le monde entier sous forme de robots plus vrais que nature permettant à notre entité centrale d’avoir des organes capteurs un peu partout. L’idée marque donc toute la réflexion sociale d’une époque en l’incluant dans le modèle en cours au moment donné. Le tout se combine avec une réflexion sur le conflit nucléaire évidemment, mais également sur le classique rapport de la machine à l’homme au sens de perception des nuances et de l’humanité, nécessaire à la machine pour se faire passer pour humaine. Je me rends compte que vu sous cet angle le scénario parait clair et classique, mais hélas le scénariste complique allègrement le propos et le rend confus. Car vouloir parler de la machine dans sa volonté de savoir ce qui lui manque pour avoir des réactions humaines avec des capacités de modélisation largement supérieures fait conventionnelle et banale aujourd’hui. Tout en réalité fait un peu cliché daté sur des sujets à la pointe dans les années 80, enfin tout cela se noie surtout dans des dialogues à dormir debout. A trop vouloir faire de la philo-psycho-socio (et autres domaines finissant en o) de façon elliptique on finit par accoucher de textes n’ayant ni queue ni tête. Aucun personnage n’est attachant et ne semble avoir une vie réelle sauf deux : le président US (dans le second tome) et cette intelligence artificielle qui assez curieusement semble au contraire avoir âme humaine. Ne me parlez pas ces savants excentriques complètement superficiels d’onanisme devant leur supériorité et la médiocrité alentour. Je passe aussi sur le fumeux discours sur l’homme et la femme sous jacent à la base dans laquelle notre maître du monde virtuel opère. Ah oui, et pour que l’on tombe complètement dans le ridicule il fallait le remake de la belle et la bête, ici l’ordinateur mâle et la femme sensuelle. N’en jetez plus. (n’oublions pas le prsident US qui va quand même larguer ses bombes alors qu’il a été prévenu de ce qu’il y a dedans…) La série s’achève sur un trou, complètement inachevée elle effleure nombre de situations que le scénariste avait pourtant tenté de poser. Dommage et pas crédible car le discours n’est jamais suivi. Les idées sont là, mais le rendu est trop chaotique pour gagner cet intérêt. Graphiquement en revanche le dessin colle parfaitement avec l’univers complexe recherché. Colorisation et trait marqués de leur époque certes, mais pertinent au regard du thème construisent un univers froid de lutte de bloc. Même la recherche féminine à priori seul manque à la super machine dans sa compréhension trop mathématique du monde se fait pertinente. Au final grosse déception, les dialogues trop hermétiques associés à un récit décousu aux événements trop gros ne permettent pas à l’intrigue plus intéressante, sur le développement intellectuel d’une machine, de se développer. Thème et dessin datés intéressant mais forme vraiment indigeste, inutile de vous attarder.
Silent Blanket
Je m'en doutais mais j'aurai été au bout de cette lecture. "Silent Blanket" n'apporte rien, son dessin surchargé et gavant n'est pas adapté à de l'art séquentiel. On peut regarder les cases une par une également, le ressenti n'est pas franchement meilleur. Dans ces cas là, on mise tout sur le scénario. Or celui ci tient en deux lignes et n'a aucun intérêt. La narration est maladroite, à la hauteur du dessin. Je ne trouve rien de plaisant dans ce one shot trop atypique et sans objectif réel. Indéfendable et à oublier (ce qui ne sera pas loin heureusement)...
Les Blagues Ch'tis
Mais ? Mais non, quoi ! Que les Ch'tis aient été à la mode il y a 2 ans, OK. Que des BD de tel ou tel humour soi-disant régional aient été diffusées à la même époque, soit. Alors pourquoi pas une ayant pour décor la région Nord ? Mais là, non, c'est vraiment mauvais. Le dessin est simplement laid. Raide malgré son style gros nez, il est aussi moche que sa colorisation. Quant à ces fameuses blagues, certes elles insèrent des éléments du Nord, accent, terril, grande braderie de Lille, maroilles et autres Berck Plage, mais la majorité pourraient concerner n'importe quelle région à quelques modifications près. Et surtout ce n'est pas drôle, pas drôle du tout. Les gags sont d'une grande lourdeur et tombent quasiment tous à plat. C'est mauvais, quoi.
Rouge Cardinal
Heureusement le petit format permet de lire cet opus très vite, car tout de même le 9ème art ne sortira pas grandi de ce genre de production. Qu’en est-il ? Sous une forme de dessins en crottes et pattes de mouche le scénariste nous invente une intrigue à base de guerre de succession au Vatican. Un pape n’en finissant pas de mourir avec ce qu’il faut de propos scatologique se voit instrumentalisé par la succession. Evidemment tous les prétextes sont bons pour transformer l’Eglise en un gigantesque bordel individualiste où tous les coups sont permis pour arriver au pouvoir. En ajoutant les personnalités ecclésiastiques françaises au récit (toute ridicules) l’auteur nous pond un dallas version scato succession papale. Tout cela se fait autour d’un candide personnage de garde Suisse, lequel est tourné en ridicule dans son expression de foi, qui malgré lui sera au centre des faits des intrigants. Un scénario débilisant des personnages réels pour ajouter une couche de profanation à la mode d’un sacré dont il est de bon ton de se moquer, Œuvre typique de Charlie Hebdo. Loin de m’offusquer devant les attitudes ou propos ou toute action que le scénariste fait faire à des personnages théoriquement représentant le sacré d’une religion, il s’agit plutôt de dénoncer la vacuité du propos. Çà ne mène nulle part, ne sert à rien, ne dénonce rien ; c’est juste du dégueu crado gratuit. Alors certes, je ne devrais plus perdre mon temps dans de telles lectures, mais ne voulant pas m’interdire certains auteurs je tombe parfois sur ce genre de productions inutiles (la couverture ne présageait pas ce style). La volonté de finir sauve parfois certains débuts laborieux, ici non.
Les Enfants de Mandalay
Le mot banal ne me parait pas opportun pour qualifier ce récit. Pour deux raisons majeures : Graphiquement : ce style est assez rare dans les publications, difficilement déchiffrable, certaines planches sont un assemblage de couleurs et de traits parallèles vaguement ordonnés mais surtout peu lisibles. Si la colorisation ou les traits dégageaient une poésie particulière nous pourrions rêver, mais hélas j’ai continué à chercher tout le long du récit sans succès. Certes le côté dur et carré des institutions despotiques prête à du rigide, mais cela ne justifie pas un tel traitement. Le scénario nous promène la moitié du récit au devant de différents protagonistes que le lecteur ne connait pas et dont il n’arrive pas à comprendre le lien. Nous passons notre temps à essayer de comprendre ce qui se cache derrière ces propos naïfs, à essayer d’imaginer un message caché. J’avoue ne pas avoir trouvé, bien sûr on percera une critique d’une société commerciale prête à tout pour ses intérêts financiers, mais cela parait trop facile et factice. La fin en queue de poisson peut aussi bien se voir comme une pirouette d’un album n’ayant jamais réussi à trouver un chemin ou une ouverture pour que le lecteur puisse laisser à son imagination le loisir de trouver la clé. Je ne cherche plus. Bien sûr il s’agit d’une production de qualité, entendez que l’édition soignée dont bénéficie cet ouvrage aurait été nécessaire à de nombreux autres albums n’ayant pas eu cette chance, hélas mal exploité dans un scénario qui ne mène nulle part et par des dessins trop brouillons, l’album se disqualifie. J'ajouterai que je ne vois vraiment pas en quoi cet album peut être classé jeunesse.
L'Enfer du jour
J’ai hésité avec cette BD… Soit c’est un truc complètement raté, soit c’est une super BD mais je suis passé complètement à côté… Premièrement le dessin. Certes, je préfère une BD avec un bon scénario et un dessin mauvais à l’inverse, mais le dessin, ici, fait vraiment preuve à mon sens de trop d’amateurisme, sans avoir de personnalité. Un dessin trop classique, trop plat, trop figé, pas moche mais certainement pas beau. C’est du dessin de bon dessinateur accessible à toute personne y passant un peu de temps… De plus, la BD a été dessinée en 2 temps, en 1983 et 1995. L’évolution entre ces deux périodes n’est graphiquement pas concluante. Pas de progrès impressionnant. A peine voit-on une très légère amélioration dans la finesse du trait… Et pour ce qui est de l’histoire, rien de mirifique. Entre le premier chapitre et le 2ème chapitre, je n’ai même pas compris le saut dans le saut, le flashback qui m’était proposé…Ce n’est qu’au chapitre 3 que j’ai percuté… Le découpage est donc surement mauvais et la transition ratée. Les personnages manquent de caractère ou, s’ils en ont, le dessin ne permet pas suffisamment de compenser les manques du scénario. Le manque de réaction d’Olivier pourrait très bien s’expliquer par son abattement, par son désir secret de vengeance… Mais rien ne nous est dit et au final, l’impression laissée est celle d’une personne sans âme, vide d’émotion. La trame scénaristique n’est pas non plus de première qualité. L’idée de la déchéance de l’homme est plutôt intéressante, mais son traitement laisse à désirer. Une fois de plus le rythme lent et le manque de dynamisme, de sensation, d’émotion descendent l’intérêt de la BD à grande vitesse. 153 pages qui se lisent sans grand plaisir, qui se lisent aussi vite qu’une BD de 48 pages… Inutile d’insister. Ca faisait longtemps, mais ça fait du bien de voir que je peux ne pas aimer une BD !
Les Olives noires
J’avoue ma perplexité en lisant toutes ces critiques positives, car en ce qui me concerne, je ne suis quasiment pas rentré dedans, je me suis même beaucoup ennuyé… Tout d’abord, j’ai assez peu apprécié le dessin, trop minimaliste pour ce type d’histoire. Je ne dénie pas le talent mais on a juste l’impression que Guibert n’a pas eu le temps de peaufiner (des personnages marchant dans le désert sans ombre). Et le trait paraît souvent contrarié pour les visages, qui ne sont guère réalistes dans le mode ligne claire, alors que les corps le sont beaucoup plus… Quant au scénario, il est juste décousu, et on a du mal à voir où va l’intrigue, qui n’est qu’un assemblage approximatif de scénettes improbables. Je reconnais un certain humour, juif semble-t-il, ainsi qu’une satire bienvenue du fanatisme religieux, mais ça ne suffit pas à faire un récit en plusieurs tomes…
Les Corsaires d'Alcibiade
J'aurais voulu y croire ! Avis portant sur les premiers tomes : Des jolies couvertures, un titre accrocheur, des pépettes sexy, c'était un début sympathique mais à l'arrivée, j'ai juste eu un gros mal de tête en essayant de démêler les fils de l'intrigue. L'ensemble, histoire et dessin, est très confus et ennuyeux. L'univers Steampunk semble ici une facilité qui permet aux auteurs d'avoir réponse à tout et il faut avouer que ça doit être bien pratique tant l'intrigue part dans toutes les directions. Touché coulé...