Les derniers avis (5342 avis)

Couverture de la série Le Bandit généreux
Le Bandit généreux

3 tomes donnés généreusement pour l’entrée au festival de BD de Chambéry, même si c’est un Manga, ça valait le coup de tenter la lecture. Attendu en 32 tomes de 200 planches, l’arrêt depuis 3 ans au tome 3 ne préfigure rien de bon sachant que les 3 premiers étaient sortis en un an. Ceci dit on lit les trois tomes rapidement. Et même si la situation nous laisse un gout d’inachevé (voire même de juste commencé) chaque tome dispose de son thème principal justifiant les coupures. Le premier tome nous raconte de début de l’initiation technique, le second traitera de l’initiation psychique et le troisième traitera de l’assimilation de l’initiation par l’expérience personnelle. Vous l’aurez compris, en fait notre jeune bandit qui sera plus tard une figure de l’opposition au pouvoir opprimant est ici dans sa phase initiatique. Là on pourrait craindre des sermons ou du combat à deux sous, mais un humour de position entre personnage toujours cabots donne à l’ensemble une fluidité narratrice. La est la surprise et peut être ce qui distingue cette œuvre (prix du manwha de l’année 1995) d’autres plus conventionnelles, l’auteur prend le temps de faire évoluer ses personnages en douceur avec l’humour pour justifier les évolutions. Alors je n’aime pas car je trouve les situations toujours trop faciles, toujours trop évidentes et finalement assez plates, mais il faut avouer que dans cet opus je n’ai pas senti de superficialité moralisatrice éducative qui m’empêche d’apprécier ce genre. Le scénario se prête à la facilité hollywoodienne, pensez donc, un homme issu de la plus basse des castes allant contre l’aristocratie pour défendre la veuve et l’opprimé au nom de la justice, çà vous fige un récit dans un genre. Fort heureusement l’humour sera la maître d’ouevre des avancées du récit. On touchera même des sujets graves comme le viol ou l’alcoolisme sans lourde pensée moralisatrice. Graphiquement, le trait de Lee Doo Ho est respecté en Corée. Alors avant de critiquer, je préfère signaler que le manga et moi n’entretenons pas de bons rapports mutuels. Le dessin se fait inégal au long des tomes, la constante étant que l’on n’aura jamais le fond et les personnages soignés en même temps. Si les personnages en mouvement profitent d’une fluidité graphique appréciable, toute scène figée passe en revanche moins bien. De plus certaines planches figureraient dans la tradition occidentale plutôt dans le registre des esquisses. Enfin bref et pour faire simple, le mouvement est plutôt bien rendu, tout le reste, (personnages, décors…) me parait trop brut et manque de finesse. Le manque d’inventivité de cadrage rend certains passages longs, très longs, ce qui donne parfois l’impression d’avoir déjà vécu la scène avant de l’avoir lue. Alors on trouvera toujours quelques planches franchement bien fichues, mais elles font figure d’exception à mon goût. Au final, je n’aime toujours pas, mais cette fois-ci je dois avouer que la réaction n’est pas épidermique. En évitant l’écueil du bon sentiment et de la banalité dans un sujet pourtant propice, l’album trouve un équilibre narratif toujours lent, mais au moins pas exaspérant. De fait, je ne doute pas que les amateurs de mangas trouvent dans ce récit quelque chose en plus pouvant les surprendre positivement.

17/02/2011 (modifier)
Couverture de la série Ray Banana
Ray Banana

L’avis porte sur la berceuse électrique, j’aurais du mal à chercher les tomes suivants pour mettre un avis global. Signalons de prime abord la qualité du tirage de tête, très agréable papier épais mettant parfaitement en valeur les graphismes noir et blanc. Hélas je ne retiendrai que cela en positif. Ajoutons tout de même une maîtrise technique graphique évidente avec une architecture de la case maîtrisée et une ligne claire d’excellente facture, les traits donnent au récit une force et une clarté visuelle remarquable. Mais, au niveau du scénario, quelle catastrophe. Le lecteur actuel devinera de nombreuses références historiques sans en saisir toutes les subtilités, mais sera perdu dans un scénario complètement décousu. On ne comprend rien à rien… tantôt on nage dans le cliché satirique simpliste, tantôt dans l’intellectualisme fumeux se cachant derrière l’ellipse intellectuelle pour faire oublier une vacuité du propos abyssale. J’ai lu et relu l’album en essayant d’y trouver une lecture cachée, un message ou je ne sais quel élément qui pourrait justifier cette juxtaposition de scènes que le lecteur a peine à suivre. Alors certes plus le récit avance plus le lecteur arrivera à se familiariser avec l’univers et les personnages, mais la fin à minima compréhensible ne changera pas le fait que l’on ne comprend pratiquement rien de tout l’album. Ou disons que je n’ai pratiquement rien compris, mais, même en cherchant, j’ai des doutes sur le fait qu’il y ait vraiment quelque chose à comprendre. Une mauvaise expérience pour ma part d’un point de vue histoire qu’une technique graphique de qualité ne viendra pas sauver. Quand je pense que c’est coté… Vite vendez avant que la génération qui a dû apprécier nous quitte.

16/02/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Sexual Killer
Sexual Killer

Cette histoire de sex crime est tout bonnement banale et sans aucune originalité. Une jeune et belle femme qui fut jadis violée par des pontes se venge obstinément aux abords de la cannebière et du vieux port de Marseille. Le dessin pastel dans un style crayonné fait très carte postale par moment et c'est plutôt réussi car élégant. Pour le reste, c'est le vide sidéral que rien n'arrête malgré un titre racoleur. La fin sera d'ailleurs d'un grand guignolesque qu'on n'a pas vu venir !

12/02/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Petite histoire des colonies françaises
Petite histoire des colonies françaises

Bon j'ai tenu 30 pages... Pour moi qui ne suis pas déjà un grand fan de la BD historique, là je n'ai qu'un envie : reposer ce bouquin qui n'est à mes yeux même pas une BD ! Je suis le premier à expliquer aux mômes qui fréquentent ma bibliothèque qu'une BD se caractérise (entre autre) par ses bulles, là, pas l'ombre d'une, mais juste une illustration minimaliste d'un texte retraçant l'histoire de nos colonies avec un brin d'humour en prime. D'une le dessin ultra minimaliste de Otto T., c'est vraiment pas mon truc ; secundo, le texte en lui-même m'a rapidement ennuyé. J'ai beau avoir tenté de persévérer, j'ai pas réussi à terminer le second chapitre... Désolé, mais là, je ne peux pas.

09/02/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Black & Mortamère
Black & Mortamère

J'avais du temps à perdre en me baladant à Nantes, du coup j'en ai profité pour aller faire le tour des rayonnages BD de la médiathèque. C'est là que je tombe sur cette BD dont j'avais déjà croisé la publicité dans quelques magazines. Je prends. Je m'assois. Je lis... ... ... ... Rendu à la moitié, je commence à me jeter un oeil aux nombre de pages restantes (pas bon signe, ça...) Et je termine... Ouf. Fastidieux comme lecture ! Et rapidement très ennuyeux. Alors oui on retrouve la trame de quelques BD et personnages cultes qui jalonnent l'histoire de la Bande dessinée. Sauf que les protagonistes dramatiquement caricaturaux se tirent direct une balle dans le pied à coup de bulles ordurières, à défaut de "bullets" qui feraient mouche... J'avais beau avoir du temps à perdre, j'aurai au moins aimé ne pas m'ennuyer...

08/02/2011 (modifier)
Par Chalybs
Note: 1/5
Couverture de la série L'Essayeur des Anneaux
L'Essayeur des Anneaux

Voilà un album bien décevant. Moi qui adore le seigneur des anneaux et l’univers de Tolkien, j’attendais beaucoup, mais surement trop, de cet album. J’espérai me replonger dans ce monde avec délice et décalage. J’espérai que les auteurs par leur verve et leur talent sauraient magnifier et utiliser ce monde. Mais en fait c’est plat. 12 histoires dans 41 pages ça ne laisse décidemment pas beaucoup de place à chacune d’elle pour se développer et fournir un chute digne de ce nom. En gros, soit les histoires sont relativement bien traitées et menées mais du coup leur chute est trop rapide voire baclée, soit les histoires sont trop rapides, mal gérées, mal découpées et du coup même la chute en devient insipide. J’ai vraiment trouvé que les auteurs étaient généralement en mal d’inspiration. J’ai plus l’impression que ce collectif a gentiment essayé de surfer sur la vague d’un succès déferlant qui les a anéantis chemin faisant. La puissance de l’anneau aura fait quelques victimes supplémentaires. Victimes anonymes et album anonyme. Malgré tout pas une grosse perte… Seul vrai intérêt d’un album comme celui là ? Parce qu’il faut bien trouver du positif ? Les dessins. J’aime beaucoup tenir entre mes mains un album de collectif de dessinateurs. Cela permet de comparer les talents. Cela permet de s’apercevoir que si certains sont d’incroyables dessinateurs, à la limite, on manquerait de qualificatif pour décrire leur talent, d’autres moins complexes compensent par une mise en scène, par une mise en page, par un dynamisme, par l’auto dérision, par d’autres qualités qu’il est impossible de toutes les citer (en français dans le texte…) et que finalement, il est bien difficile de dire lequel je préfère réellement. A regarder plus qu’à lire donc !

07/02/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 1/5
Couverture de la série La Saison de la Couloeuvre
La Saison de la Couloeuvre

Voici une lecture qui m’a été des plus pénibles, alors que j’étais toute enthousiasmée de retrouver Jean-Marie Michaud aux pinceaux, après avoir été ravie par sa bd : La Dernière fée du pays d'Arvor. Le dessin est toujours aussi beau bien que le style soit différent, mais le scénario de Lehman est excessivement décousu et déjanté pour moi. Je n’ai pas dépassé le premier tome, et vu qu’aux dires d'autres lecteurs cela devient de plus en plus loufoque, je n’ai pas tenté ma chance plus loin. Je n’ai absolument pas été conquise par l’univers créé, que j‘ai trouvé souvent un peu facile, tel un assemblage d‘éléments disparates qui une fois unis se veulent originaux, mais c'est à mon goût totalement raté et sans intérêt. Autre gros point négatif, voire rédhibitoire : la gonzesse enceinte jusqu'au yeux, tout droit sortie du bois de Boulogne, dominatrice exhibant son gros ventre comme une marchandise pour clients dégénérés, m’a passable énervée. C’est d’une vulgarité absolue, je ne retenterai même pas une seconde lecture juste pour ne pas revoir « cette chose » sans nom. J’ai l’impression que ça n’a dérangé que moi… J’aime les beaux graphismes et en général ça aide à rentrer dans une histoire, mais pas au point de trouver d’éventuelles qualités à un scénario quand il n’y en a pas. Je ne mettrai donc pas deux étoiles même pour le dessin, car j'ai purement et simplement détesté ce premier opus et j'ai été incommensurablement déçue.

07/02/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série L'Ile aux Mille Mystères
L'Ile aux Mille Mystères

Voilà ce que j'appelle une de ces lectures prises de tête que l'on rencontre de temps en temps. Vous lisez les trois premières pages et ça y est : vous avez tout de suite une migraine épouvantable. Vous êtes tout de suite dans le bain avec cet éléphant mécanique à hélice qui s'écrase sur une île ! Je n'aime pas ce récit totalement désordonné qui donne dans une espèce d'allégorie sans nom. Il n'y a aucune grâce à mes yeux. Le dessin semble s'adresser à une tranche d'âge en dessous de 8 ans mais les dialogues donnent plus vers un public plus âgé. Alors, non, ce décalage, ne me convient pas du tout ! J'ai bien compris qu'il s'agit d'une réécriture du fameux roman de Jules Verne en y introduisant des références modernes. Chaque auteur a droit d'adapter à sa sauce un classique du genre d'aventure. Cependant, cela prend ou pas vis à vis du public... Cela n'a pas été mon cas, vous l'aurez compris. Pour autant, je pense avoir acquis un minimum de culture. J'ai eu conscience de lire un ouvrage qui attire par son espèce de patchwork qui détonne mais qui part véritablement dans tous les sens à l'image d'un graphisme anguleux. A réserver à un public sans doute plus ouvert qui accepterait un amalgame entre la série Lost et le classique de Jules Verne.

06/02/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 1/5
Couverture de la série Envie de chien
Envie de chien

Très cher Cadelo, Contrairement à bon nombre de tes lecteurs, je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer Envie de Chien. Mais je sais tout de lui (ou à peu près). Tes ouvrages sont des références sur la destinée de cet hermaphrodite unijambiste et de Yug son lézard. Bien que Envie de Chien ait un cœur gros comme ça, je suis bien embêté de t’avouer qu’il me laisse indifférent. Tu es le seul à l’avoir accompagné de l’autre côté. Ton témoignage unique est aussi ahurissant qu’effrayant. Mais un doute subsiste. Qu’as-tu bien pu fumer comme champignons hallucinogènes pour accoucher d’un pareil récit ? Je m’en voudrais de te faire de la peine mais te mentir me mettrait mal à l’aise. J’avoue tout : ton récit, je ne l’ai vraiment pas aimé. Mais, pour adoucir mes propos et terminer sur une note plus optimiste, je salue la virtuosité de ton trait qui prend son envol dans le deuxième opus. A croire que ce que tu as fumé t’as donné des ailes. Ton dévoué lecteur, Pierig PS : Dis –moi quand tu redescends parmi nous. Non pas que tu me manques mais je m’inquiète pour ta santé psychique.

05/02/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Casquette vole !
Casquette vole !

Et bien voilà, parti sur ma lancée dans la collection "Les petits chats carrés", il fallait bien que l'euphorie retombe. Et là j'avoue que ma déception fut grande ! Conquis par tant de si belles pépites dans des genres graphiques et narratifs si différents, j'ai cette fois-ci vite déchanté. D'une part je n'adhère pas au dessin de David Benito et encore moins à l'histoire composée par Cléo... Et puis franchement, faire une BD sur la tentative de mise à mort d'un enfant par un peloton d'exécution, on a vu mieux comme histoire pour découvrir les joies de la BD ! Et ce n'est pas cette casquette volante qui met à mal de façon récurrente ces tentatives qui viendra sauver l'appréciation que j'ai de cet album. Vu la qualité des autres albums proposés dans cette collection, ce n'est pas la peine de vous attarder sur celui-ci.

04/02/2011 (modifier)