Les derniers avis (5297 avis)

Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Scott Pilgrim
Scott Pilgrim

« Page 45 » est une petite librairie indépendante de comics située dans le centre de Nottingham… sans doute la meilleure du genre dans toute l’Angleterre, et une vraie mine d’or pour le fan de BD expatrié que je suis… pourtant, une belle journée ensoleillé de l’année 2004, un drame se produit : le vendeur me vantât les qualités d’une nouveauté avec une telle ferveur que je l’achetai sans même réfléchir, malgré le coté flashy, presque manga, de la couverture. C’est ainsi que je fis connaissance de Scott Pilgrim. Et ma déception fut à la hauteur du discours dithyrambique du vendeur ! Je n’ai tout simplement pas du tout accroché à ce basculement soudain dont Ro parle ci-dessous. L’histoire vire au grand n’importe quoi, et je me suis tout simplement senti trop vieux (ou trop con ?) pour ce genre de délire « manga-isé ». Je n’ai jamais compris l’engouement des critiques pour cette série, et son adaptation en film me laisse pantois. Inutile de vous dire que j’ai immediatement revendu mon tome 1, et que la superbe librairie « Page 45 » a perdu un peu de son aura.

10/09/2010 (MAJ le 29/09/2010) (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Larme Ultime
Larme Ultime

Ce manga dure 7 longs tomes alors que tout était dit dès le premier tome et que c'était déjà bien assez pénible. Il faut avouer qu'il est vraiment bizarre, ce récit. Il se cherche un ton très personnel en mélangeant histoire romantique pour adolescents et récit métaphorique et philosophique sur la guerre et la fin du monde. Mais l'association entre les deux passe tellement mal qu'on se demande en permanence quel drôle de truc on est en train de lire. Il faut vraiment rentrer dans le trip de l'auteur et ça n'a pas du tout été mon cas. Cela commence comme une histoire d'amour hésitante entre deux lycéens qui n'ont pas l'air faits l'un pour l'autre. Un garçon de 17 ans, athlétique et intelligent, sûr de lui mais très peu doué en matière de communication amoureuse. Et avec lui une jeune fille, faible, timide, soumise, et qui n'arrête pas de vouloir s'excuser à tout bout de champ. Pardon, pardon, pardon, pardon... Dès les premiers chapitres, j'ai été gavé par son comportement larmoyant et son état d'esprit de japonaise modèle et soumise. Et puis dès le deuxième chapitre, ça tourne à l'étrange. Déjà, on découvre que le Japon est en guerre contre de puissants ennemis inconnus. Une guerre humaine dont les habitants semblent tout ignorer si ce n'est en subir les conséquences matérielles et apprendre au fur et à mesure que le front d'abord placé à l'étranger (mais on ne sait pas où) se rapproche dangereusement. On se rend compte du côté onirique du récit dans le fait que personne ne s'interroge sur la raison de cette guerre, l'identité de l'ennemi et les raisons du secret du gouvernement à ce sujet. Il faut donc juste admettre les faits. Pas facile en ce qui me concerne. Et puis surtout, et c'est donc bien le thème principal de ce manga, notre héros découvre que sa petite copine a été transformée en secret par l'armée en arme ultime, capable de faire sortir de son corps des canons terrifiants, des ailes, etc... (j'ai d'ailleurs trouvé bien ridicule le moment où un chapelet de missiles semble sortir de son postérieur quand elle essaie de fuir en vélo avec son copain). Pourquoi elle ? Dans quelles circonstances a-t-elle été transformée ainsi ? Comment expliquer une technologie aussi aberrante puisqu'on découvre au fur et à mesure que son petit corps frêle peut se transformer en gigantesque arme de guerre de la taille d'un vaisseau spatial ? Tout cela est encore à admettre comme de simples faits oniriques, comme une métaphore. Et c'est surtout la réaction des deux amoureux et de leurs amis lycéens qui est la plus stupéfiante puisqu'ils persistent à vivre leur vie insouciante, comme dans un mauvais shojo romantique, malgré l'ambiance de guerre et le fait que l'une d'entre eux part régulièrement combattre en volant comme un supersonique et massacrer des troupes inconnues à distance, revenant ensuite comme si de rien n'était (pardon, pardon, pardon...). Même si l'invraisemblance de tout l'ensemble m'a complètement gâché le plaisir, le premier tome formait une histoire complète bizarre et métaphorique mais tenant plus ou moins la route, romantiquement parlant. Mais voilà, l'intrigue continue ensuite sur encore six autres tomes et j'ai vraiment eu l'impression de redites permanentes et d'une dilution complète de l'idée de départ. Ce sont en permanence des discussions pleurnichardes entre les deux héros, de longs monologues ou dialogues complètement à côté de la plaque, sur des sujets futiles ou faussement philosophiques. De la tragédie romantique pour adolescents. En piochant au hasard n'importe quelle page des 7 tomes, on a l'impression de revoir sans arrêt les mêmes scènes répétées. Et le tout se termine dans une fin du monde sortie du chapeau et une conclusion romantico-fantastique tout aussi bidon à mes yeux que le reste du récit. Je n'ai vraiment pas accroché à ce romantisme larmoyant, à ces personnages agaçants (pardon, pardon, pardon... bouh ouh ouh...), à l'invraisemblance complète de la trame du scénario et au comportement de tous les protagonistes qui s'avère en permanence décorrélé de ce qui apparait comme étant la réalité. "Oh, on va tous mourir sous les bombes de la guerre, dans le tremblement de terre de la Terre qui ne peut plus supporter l'humanité, mais sinon vous êtes trop mignons, les deux amoureux, on va faire une petite fête au lycée en vote honneur. Et à part ça est-ce que vous avez enfin couché ensemble ? Hu hu hu..."

29/09/2010 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Les Blondes
Les Blondes

Fou ça, les trucs qu’on peut lire quand on a 10 minutes à passer à la Fnac. Des trucs comme « Les blondes » par exemple. Je trouve cette BD affligeante. Déjà je connaissais toutes les blagues (je dis bien toutes, pas presque toutes). Elles sont archi-connues, et pas forcement toujours drôles. Le dessin n’apporte rien aux versions textuelles, et du coup je me demande qui peut bien vouloir dépenser 9 euros plutôt que de visiter un des nombreux sites WEB gratuits qui proposent des centaines de blagues de ce genre.

13/06/2005 (MAJ le 27/09/2010) (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Nekomura-san
Nekomura-san

Ouch ! Bon inutile de le nier, je n'ai même pas pu finir le 1er tome... ce qui est pourtant rare. Je me fais un point d'honneur à terminer un livre, même s'il ne me plaît pas... Mais là, rien à faire, culturellement et graphiquement, ça ne passe pas et là je me fais chier... D'une part le dessin est trop minimaliste, digne d'un recueil de dessins d'enfant, et le propos n'a jamais su éveiller le moindre intérêt chez moi. J'ai beau avoir tenté de persévérer un moment, mais là j'avoue mon incapacité à en supporter d'avantage. La lecture n'est pas pour moi synonyme de torture ! A oublier, et vite !

25/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Desperados
Desperados

Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même. En effet, voilà ce qui arrive lorsque l’on se présente à 12h25 à la bibliothèque alors qu’elle ferme ses portes à 12h30 : l’on embarque les albums aux couvertures les plus racoleuses sans avoir la moindre idée de ce qu’ils peuvent valoir. Je me retrouve donc parfaitement dans l’avis précédent. Ce ‘Desperados’ n’est qu’un mélange des genres complètement foireux, doublé d’un ramassis de clichés Et ça commence d’emblée ! Vas-y qu’on te descend tout le saloon en trente secondes et sans la moindre égratignure ! J’ai trouvé particulièrement ridicule la scène où un méchant tire sur l’arme d’un gentil, déviant le tir de ce dernier qui tue dès lors une pauvre innocente, ainsi que le dialogue qui s’en suit et qui devait donner quelque chose du genre : « Mince ! je n’aime pas tuer des gentils ! Mais ce n’est trop grave si je le fais parfois, parce que je suis un gros dur ! » Lamentable… Ces auteurs me semblent donc faire preuve de paresse. En effet, le dessinateur n’a pas exactement le sens du détail (merci pour tous ces beaux décors ! :?)). Et le scénariste ne s’est, quant à lui, sans doute pas trop trifouillé le cerveau pour élaborer le récit. J’aime le western et le fantastique, mais je n’ai pas aimé – loin s’en faut – ce que j’ai lu de cet album médiocre. Mon temps est précieux. Aussi ne le gaspillerai-je pas à achever cette lecture que je vous déconseille.

24/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Dante's Inferno
Dante's Inferno

Alors comment dire… Je ne connais absolument pas le film, le jeu ou tout autre support qui se référerait à ce récit. Je n’ai rien compris au récit. Le seul repère serait l’œuvre mythique de Dante : l’Enfer que ce récit reprend dans le voyage que semble effectuer notre héros. Car l’histoire tient en quelques mots, un guerrier trop fort qui part sans sa promise, le diable se pointe et emmène la promise aux enfers parce que le guerrier aurait fauté, bam vla ti pas qu’il traverse l’enfer pour récupérer son amour. Prévenons le lecteur de suite, il n’aura traversé à la fin du premier tome que 3 cercles. Graphiquement le style surprend ! Mis à part les traits de visages il n’y a que des hachures du flou et des vagues colorées. Si la technique maîtrisée des visages montre une jolie palette, le choix de laisser tout le reste dans des flous et du trait vif abstrait montre une sacrée confiance vis-à-vis du lecteur pour la bonne compréhension. Hélas je n’ai pas le niveau et n’ai donc rien compris, j’ai vu des corps plus ou moins fantomatiques de toutes les couleurs voleter et discuter de façon puérile dans un coin sympa qui semble être les enfers. Chacun peut se parler et communiquer sans présence physique. Alors graphiquement on peut dire que certaines planches prises isolément sont belles, mais elles sont plutôt rares pour mon goût et surtout ne veulent rien dire par rapport au scénario. En réalité le vide complet général reflète bien le néant scénaristique dans lequel nous sommes plongés. J’espère qu’on va pas se taper le purgatoire voire le paradis parce que là aussi il y en a des cercles décrits par Dante ! Bref, je suis passé à côté de cet étrange objet graphique dont je resterai désormais à l’écart.

24/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Les Baby-sitters
Les Baby-sitters

Emprunté parce que le dessin me faisait penser à celui de Clarke (Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)), cette série m’a bien déçu. Au niveau du dessin, c’est ce à quoi je m’attendais. Ce style, s’il est au service de bonnes histoires, peut être efficace. C’est dépouillé, direct, expressif. Au niveau du scénario, je regrette de devoir dire ça, mais c’est pitoyable. Non seulement ces gags ne font pas montre d’originalité mais, de plus, ils sont tirés en longueur au cours de quatre, cinq planches poussives où, la plupart du temps, il ne se passe rien. Les dialogues sont plats et, eux aussi, sans originalité. A côté de cela, le plus mauvais Cauvin fait figure de génie de l'humour à l'originalité jamais prise en défaut. En fait, dans ses meilleurs moments, la série m'a fait penser aux plus mauvais moments d'une série comme Les Psy. Pour en revenir au dessin, qui me faisait penser à Clarke. Il y a une bonne raison à cet état de fait : Valda et Clarke ne sont qu'une seule et même personne. On retrouve donc tout ce qui fera le charme de l'auteur dans ses séries suivantes, mais avec encore (et très logiquement) un certain manque de maturité. Non, vraiment, je n’ai pas aimé.

10/08/2010 (MAJ le 22/09/2010) (modifier)
Couverture de la série Les Corsaires d'Alcibiade
Les Corsaires d'Alcibiade

S’il y a bien une série à laquelle j’avais envie de croire (du moins à son potentiel), c’est ces Corsaires d’Alcibiade. Après cinq tomes, je déchante méchamment. Primo : l’univers des corsaires et pirates est intéressant et envoûtant à mes yeux tant qu’il peut reposer sur une certaine rigueur historique. Le contexte politique, les réalités géographiques sont des contraintes qu’une série qui a d’autres ambitions que d’être simplement divertissante (je ne parle donc pas des séries principalement humoristiques telles que « Colin Colas » par exemple) se doit de prendre en compte. Et ici, ce théâtre se résume à peau de chagrin. Certes, le contexte politique est pris en compte mais cela manque de précision, de références et de crédibilité. Vous me direz : c’est pas grave puisque nous sommes dans un univers steampunk. Je ne serai pas d’accord pour la cause. Le steampunk devient intéressant à mes yeux lorsque l’histoire et les éléments anachroniques sont enchâssés dans l’Histoire (avec un grand H) et son contexte historique, politique et scientifique à la manière d’une pierre précieuse dans un bijou finement ciselé. D’ailleurs, à propos de steampunk. Si ce genre peut se révéler intéressant, il peut aussi sombrer dans la facilité. Et je trouve que c’est le cas dans la présente série. La technologie y est employée en fonction des besoins du scénario sans tenir compte d’une quelconque cohérence. Je veux dire par là que lorsqu’on crée une arme, logiquement, on songe dans le même temps au moyen de s’en défendre. Ici ce n’est pas le cas, et ce choix de ne pas doter les protagonistes de certaines évolutions qui me semblent « normales » dans ce contexte précis, ce choix donc me semble avoir été fait par facilité. Et ça m’énerve ! Par ailleurs, les aventures vécues par ces fameux corsaires sont tout sauf trépidantes. Les énigmes sont trop tordues pour que je croie à leur résolution. Les adversaires (dotés de la même incroyable technologie) se multiplient mieux que des petits pains un jour de messe où Jésus passait par là. Mais surtout le principe de base, à savoir la recherche de trésors pour permettre le financement et l’accroissement d’Alcibiade, devient grotesque lorsque le résultat obtenu après autant de tomes et de navires perdus se résume à quelques bourses de pièces d’or et un drakkar plus ou moins rempli de bijoux. Au niveau du dessin, je demeure moyennement séduit. Eric Liberge est un excellent dessinateur. Son trait est fin, précis. Ses personnages me semblent morphologiquement bons. Ils sont bien typés mais pas toujours faciles à différencier (heureusement, l’artiste a l’intelligence de doter ses personnages de petites particularités (une cicatrice par ci, une boucle d’oreille par là) qui facilitent cette différentiation). De ce point de vue, c’est, à mes yeux, un travail d’une grande qualité. Par contre, à plus d’une reprise ses décors me sont apparus incroyablement artificiels. J’ai le sentiment qu’Eric Liberge a plaqué ses personnages sur une photo retouchée. Et le résultat est affreux à mes yeux. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces grands décors sur lesquels, gamin, on pouvait transférer des décalcomanies en les griffonnant avec une pointe bic. C’était bien amusant mais esthétiquement plus discutable. On s’en foutait, on était gamin. Le résultat présent est fort semblable, le problème c’est que ce n’est pas à un gamin qu’il est proposé mais à moi. Je ne peux m’empêcher de regretter ce procédé qui permet sans doute une production plus rapide mais aussi d’une qualité bien plus discutable. Eric Liberge me donne le sentiment de gaspiller son talent. Une déception à tous points de vue, donc.

21/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Monkey Bizness
Monkey Bizness

Vraiment après la lecture de cet opus, je me rends compte que je suis une espèce d’abruti fini. Une de celles que l’évolution ne manquera pas de supprimer pour permettre une meilleure adaptation à l’environnement en perpétuelle évolution. Car l’arriéré que je suis demande au récit d’avoir une cohérence globale. Attention ! Pas forcément une histoire crédible, non, simplement un récit construit formant un univers avec ses codes que le lecteur prendra plaisir à découvrir pour en apprécier l’ensemble permettant un voyage dans l’humour, l’aventure, la psychologie, l’Histoire, la philosophie ou je ne sais quelle autre domaine permettant un dépaysement instructif. Or que lis-je ici ? Un chaos complet, totalement destructeur au Dieu scénariste faisant ce que bon lui semble sans aucune préoccupation pour le lecteur de sa création. Evidemment qu’il n’y a aucun respect dans le récit, ce n'est pas le problème. Dans un monde post apocalyptique où règne le plus fort, il ne faudrait pas demander un discours moral que justement le scénariste semble abhorrer. J’aurais bien aimé m’intéresser aux trépidantes aventures de nos deux singes anarcho-violents, mais, voilà, à force de lire n’importe quoi je sature. Parce qu’en plus l’univers narré est hyper créatif, complètement loufoque et carrément délirant. Oui mais lorsque que systématiquement la réaction encouragée et jugée bonne est celle de la violence gratuite au détriment de tout sentiment de quelconque facture, on tombe dans la satyre gratuite, défoulement ultime d’un scénariste donnant vie à des fantasmes dominants. Si encore ce défoulement gratuit faisait l’objet de finesse ou d’humour noir comme le faisaient si bien les Franquin ou même winshluss dans Welcome to the Death Club. Nous aurions devant nous une œuvre cohérente, mais non : pour illustrer cette haine farouche pleine de relents acides on nous sert tout un tas de clichés tous aussi éculés et ridicules les uns que les autres. N’allons pas chercher loin : les caïds par races dans un univers carcéral, le fait d’unir tous les caïds pour les exterminer d’un coup, le mac dans un bar à substances étranges, le reptile aux poses de cinéma, le discours moralisateur sur le nucléaire, le discours moralisateur sur la manipulation des pouvoirs politiques, le savant fou aux espèces transgéniques améliorées, le discrédit sur toute réflexion intérieure forcément sectaire et castratrice… N’en jetez plus. Ajoutons à cela deux uniques issues à toute situation : la violence sexuelle ou la violence amenant la mort, seules satisfactions possibles envisageable dans ce merveilleux univers présentes à toutes les pages de l’album. Mais, tiens, maintenant que j’y pense, ça me rappelle quelque chose toute cette violence gratuite nauséabonde magnifiée devant toute attitude mêlant un peu de sentiment… Mais oui Mutafukaz. A croire qu'il s'agit d'une ligne éditoriale de la maison d'édition... Question dessin, il faut signaler une admirable mise en couleur rendant parfaitement l’environnement stupide et violent dans lequel nos aventuriers circulent. Certes, le dessin ne présente pas une technique de courbe parfaite, il ne fait pas de place aux profondeurs de champs, aux décors ou aux perspectives, il n’appréhende pas le mouvement comme faisant partie de l’aventure… Et pourtant il colle parfaitement à l’univers du scénario. Arriver à faire passer un message avec si peu d’apparente technique signifie qu’il faut une sacrée maîtrise que l’on ne peut que louer même si l’on déteste. Au final j’ai ressenti de nouveau dans cet opus tout ce que j’avais détesté dans Mutafukaz. La violence gratuite comme ressort narratif pour ridiculiser tout sentiment me parait franchement malsain. D'autant qu'elle ne porte que sur du sexe et du cerveau qui élate. Me voilà donc espèce en voie de disparition, je ne doute pas qu’une bande de macaques camés vienne me dégommer la cervelle tandis que je philosophe sur cet opus tant tout cela me parait être l’apologie de la barbarie sur la civilisation.

21/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Neon Genesis Evangelion
Neon Genesis Evangelion

Autant la série animée a marqué les esprits il y a 13 ans (et encore, maintenant avec le recul, je trouve ça vraiment très surfait), autant l'adaptation en manga est très très décevante, c'est dire. Si le dessin est relativement bon (il est réalisé par le designer de la série télé), sans être exceptionnel, l'histoire reprend la trame générale du manga, avec quelques variations ci et là, puis évolue à partir du 6ème tome. J'ai abandonné la série à ce fameux 6ème tome qui, bien qu'introduisant de nouveaux personnages, ne relevait pas le piètre niveau de l'intrigue. Les (toujours) fondus de la série Evangelion, apprécieront peut-être, moi j'ai relégué cette œuvre à la poubelle depuis fort longtemps.

21/09/2010 (modifier)