Les derniers avis (39456 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Castelmaure
Castelmaure

3.5 Ben moi j'ai adoré ce conte même si je comprends les critiques. En gros, l'histoire est bonne et si au début on semble sauter du coq à l'âne, les différentes pièces du puzzle s'emboitent facilement et cela ne devient pas inutilement compliqué. J'ai trouvé que le scénario était prenant, les personnages sont attachants et comme c'est du Trondheim, les dialogues sont très bons. Le dessin d'Alfred est sublime. En fait, le seul reproche que je puisse faire est que ça manque de profondeur. Il y a le strict minimum pour faire une bonne histoire, mais les auteurs auraient pu plus approfondir leurs personnages et allez un peu moins vite. Je mets tout de même 4 étoiles malgré tout parce que j'ai bien aimé cet album que je compte relire souvent.

23/05/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série On a tué Wild Bill
On a tué Wild Bill

Un dessin en couleurs directes qui vous prend aux tripes, c'est profond et beau, tendre et dur, c'est tout ça en même temps. On est loin du Far West des héros, des mythes et des grandes aventures classiques. L'aquarelle est douce et cruelle, elle montre les hommes et les femmes tels qu'ils sont dans leur quotidien, dans leurs débauches, dans leurs violences et dans leur efforts pour survivre. Le héros de l'histoire n'en est pas vraiment un. Il fuit, il cherche du boulot pour vivre, il cherche aussi à venger la mort de celle qui aurait pu devenir sa femme. Il n'est rien, et c'est un excellent point de départ pour un auteur. Le scénario qui pourrait sembler le point faible de cet album prend tout son intérêt une fois la lecture terminée. L'événement - la mort de Wild Bill - n'a qu'un lien de coïncidence avec l'histoire qui est racontée ici et c'est ce qui est intéressant. Le personnage important de ce 2 août 1876, n'est pas l'objet de ce récit entièrement basé sur un autre moment de cette journée, un moment sans importance diraient certains, et évidemment c'est déroutant. Un album très beau, un dessin tout en nuances et un scénario surprenant. C'est intellingent, un brin déroutant et bien vu !

23/05/2021 (modifier)
Par nco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alpi the Soul Sender
Alpi the Soul Sender

Un manga incroyable, un scénario très prenant, j'ai été depuis le début sans cesse bluffé par l'écriture et le style de dessin, tous deux si bien réalisés.

23/05/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

J'apprécie toujours quand une bande dessinée nous offre de beaux dialogues mais il est pourtant très fréquent qu'une bonne bande dessinée atteigne pleinement le chef-d'oeuvre dans les moments où elle se passe de mots (le mieux étant quand l'auteur maîtrise les deux à fois, comme le fait Alain Ayroles, par exemple, les cases ou scènes muettes constituant des sommets narratifs au milieu des dialogues déjà brillants de Garulfo, De Cape et de Crocs, ou Les Indes fourbes). De même les dessins d'un Sempé oublient régulièrement les mots pour diffuser une grande poésie, un humour toujours fin voire une certaine émotion. Si je cite Sempé, ce n'est évidemment pas gratuit, car je trouve que Lupano s'approche régulièrement de la finesse de ce dernier (même si Sempé reste bien sûr inatteignable) dans Un Océan d'amour. Se passer de tout texte parlé, c'est donc le défi que s'est lancé l'auteur dans cette bande dessinée, et il l'a relevé avec brio ! Les personnages sont très typés, physiquement d'abord, mais Lupano réussit également, sans un seul mot, donc, à leur conférer un caractère très fort, bien marqué, parfois ridicule, mais toujours tempéré par la tendresse très communicative de l'auteur pour ses personnages. De même, sur le plan narratif, Lupano maîtrise a fond son récit, c'est même peut-être la BD que j'ai lue de lui que je préfère (enfin, à égalité avec Alim le tanneur). Les péripéties s'enchaînent de manière parfois rocambolesques mais toujours cohérente, les enjeux sont forts pour les personnages et suscitent une belle empathie du lecteur pour eux. Le plus beau, c'est qu'en même temps, Lupano en profite pour diffuser un message écologique, de façon assez subtile pour une fois, peut-être justement parce qu'il n'utilise que le pouvoir de l'image pour le rendre d'autant plus efficace. Depuis le début, je parle de Lupano, parce qu'il est le premier à féliciter pour la réussite du concept qu'il a mis en place, mais il est tout de même temps de rendre également hommage au talent incroyable de Grégory Panaccione. Ici, forcément, il est déterminant, et il partage à égalité le succès de l'œuvre. Sa patte graphique est vraiment très jolie. On retrouve toute l'atmosphère de la Bretagne, brumeuse et lumineuse, triste et pleine d'espoir à la fois, une ambiance fascinante parfaitement retransmise par le trait affûté du dessinateur. Les graphismes sont ronds, très expressifs, et donnent parfaitement vie aux personnages imaginés par Lupano. Il accentue à la fois le côté loufoque des péripéties, mais aussi l'humour, tantôt absurde, tantôt plein de délicatesse, et renforce grandement l'efficacité narrative par la force de son trait, nouvelle preuve du pouvoir de l'image, tour à tour ici comique, tragique, politique, poétique, très complète. En un mot, voilà ce qu'est Un Océan d'amour : une bande dessinée complète. On rit, on pleure, on réfléchit, on est ému, on est révolté... Bref, pendant 200 pages, on vit. On vit une aventure extérieure captivante et une odyssée intérieure non moins exceptionnelle, qui font définitivement de cette bande dessinée un incontournable à lire et relire sans trop de modération.

22/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Litost
Litost

C’est je crois le premier album de Domas que je lis, et c’est plutôt une chouette découverte. Le trait fin, les planches très aérées, le Noir et Blanc lâché par petites touches, qu’éclairent parfois des traces de rouge : le dessin est vraiment simple, mais en parfaite symbiose avec l’histoire et le ton choisi par l’auteur pour la raconter. Car nous avons là un personnage qui nous fait part de ses questionnement intimes, ses hésitations, comme si nous écoutions l’oreille posée sur son cœur celui-ci battre au gré de l’évolution de ses sentiments. C’est davantage un album d’ambiance, qui joue sur une certaine poésie, un phrasé léger. Il faut y être réceptif. Mais c’est mon cas, et j’ai bien aimé cet album. Note réelle 3,5/5.

22/05/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Libye
Libye

"Ta fille s’est noyée lors de ta première tentative d’embarquer sur un canot.. Et toi, tu pues. Tes parents priaient à l’église quand une bombe de Boko Haram les a fait sauter avec les bibles, les crucifix et tous les autres symboles d’un dieu auquel tu ne crois plus... Tu as traversé le désert pour sauver ta peau, mais ils t'ont arrêté... Et tu pues." Voici l'un des extraits de cette BD qui prend aux tripes. Des passages comme cela, il y en a des dizaines et des dizaines. "Libye" raconte le quotidien des Libyens à partir de 2011, la période "post-Kadhafi". Le tout est raconté selon divers points de vue : le garde-côte, la mère de famille, la milice, l'Erythréenne qui tente de passer en Italie... Il s'agit d'un documentaire qui ne nous donne pas l'impression d'en être un. Tout est raconté avec une puissance des mots, avec une cruelle vérité qui dérange. Le tout, appuyé par un dessin en noir et blanc juste et précis. Je dis juste, car on ne tombe pas dans le gore et trash pour autant. Vu ce qui est raconté, les auteurs auraient pu faire le choix de nous montrer des scènes choquantes et traumatisantes visuellement, or ce n'est pas le cas. Mais attention, on montre bien des scènes de massacres, d'esclavagisme et diverses autres horreurs, mais sans tomber dans le trash inutile. Avant ma lecture, je n'avais que de vagues connaissances sur le sujet, celles qu'on obtient en regardant le JT de 20h. J'ai donc été plus d'une fois surpris, bouleversé dans mes croyances. Par exemple, je ne m'imaginais pas une seconde que de nombreux Libyens regrettaient l'époque Kadhafi. Mais au vu des événements postérieurs à Kadhafi, je ne peux que le comprendre dorénavant. Cette BD remet énormément d'éléments à leur place, recontextualise et apporte un regard nouveau (en tout cas pour moi, petit homme blanc privilégié) sur la Libye de 2011 à 2019. Cette lecture est accessible à tout le monde. Elle ne nécessite aucune connaissance au préalable. Voilà encore une BD qui devrait faire partie du programme scolaire des plus grands. 4 étoiles + coup de cœur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

22/05/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ghost Kid
Ghost Kid

On reconnaît de suite le style de Tiburce Oger, que j'avais découvert avec Gorn et La Forêt. Dans ce Ghost Kid, les planches sont splendides, il suffit de voir les pleines pages, surtout celle sous la neige. Le trait est vif et fluide et il met en valeur les magnifiques paysages. On ressent le froid de l'hiver et la chaleur suffocante du désert. C'est l'histoire d'un vieux cow-boy, qui apprend l'existence de sa fille. Sa quête le mènera du Nord Dakota au Mexique, avec tout un panel de personnages truculent. Le scénario n'a rien de novateur, mais on se laisse porter jusqu'au dénouement final. Une très bonne lecture que je conseille aux amateurs de western et aux autres.

21/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Pulp
Pulp

C'est toujours avec curiosité que j'aime retrouver le duo Ed Brubaker et Sean Phillips pour leurs polars ou thrillers. Cette fois, "Pulp" surprend rapidement. Entre cette couverture "westernienne" et le début de l'histoire, on se dit que nos deux auteurs ont lâché la faune urbaine pour distiller leur savoir faire du côté des grands espaces... Mais c'est pour mieux se jouer de nous et amener une habile mise en abîme. Fin des années 30', Max Winter est scénariste pour le magazine "Six gun" à qui il vend ses histoires de pistoleros. Plus que d'imaginaires récits de Far West, Max couche sur le papier en travestissant les faits les événements de sa jeunesse. Car Max Winter a eu plus d'une vie, et pas toujours de tout repos, loin de là... Aujourd’hui au crépuscule de sa vie, sans le sou, Max va retomber sur un des Pinkerton qui lui courrait après dans sa jeunesse et contre toute attente, ce dernier va lui proposer un dernier deal pour la route... J'ai vraiment trouvé intéressant de construire un thriller sur cette période charnière du XIXe aux Etats Unis, qui en 50 ans (entre 1890 et 1940) va passer du Far West à la seconde Guerre Mondiale. Et c'est tout l'intérêt de ce personnage de Max qui, à cheval sur ces deux siècles, va passer d'un extrême à l'autre, tout en gardant finalement sa personnalité. Droit dans ses 'tiags jusqu'au bout, avec toute l'ambivalence et les nuances qu'une telle vie suppose ! Le dessin de Sean Phillips, égal à son habitude, fait tranquillement le job et le jeu de colorisation très tranché pour accentuer ce côté Pulp des récits que Max écrit est plutôt bien vu. Le jeu de va et viens entre les deux périodes fonctionne parfaitement. Voilà un one shot bien senti et original que je recommande.

21/05/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série La Bombe familiale
La Bombe familiale

La collection Patte de mouche contient autant de petites pépites que de BD parfaitement oubliables, et celle-ci fait partie de la première catégorie. En peu de pages, en peu de mots et en quelques images-clés, David B. développe une courte histoire sur le thème de la guerre, et plusieurs petites piques sur l'acceptation par la population des violences et des horreurs qu'elle va provoquer. C'est mené d'une main de maitre par l'auteur, sans fioriture, le format ne permettant pas plus. Mais c'est suffisant et impactant, la dernière image laissant une marque sur la rétine. Bref, une petite BD qui ne fera surement pas tâche dans la bibliothèque, et pour une somme réellement modique en plus.

21/05/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Canardo
Canardo

Aaah...Canardo. C'est noir, c'est cynique voire carrément crado parfois mais tellement bon. Les pérégrinations de ce privé désabusé (voire complètement dépressif) ont de quoi troubler le lecteur non averti qui pensait lire des histoires de roman policier de gare... La grande force de cette série, c'est qu'elle laisse au second plan le côté policier/détective justement et met en avant les personnages et les situations cruelles ou sombres dans lesquelles ils évoluent. Le dessin de Sokal est très bon même si je préfère celui des premiers tomes, plus chargé, plus chaotique, plus sombre, car je trouve qu'il correspond mieux à l'univers dans lequel évolue notre pauvre canard détective. Les tomes sont inégaux mais il y a de vraies perles et certaines histoires sont juste excellentes. A lire si vous aimez les canards cyniques en imper ! (vous ne le savez pas encore, mais vous aimez sûrement)

21/05/2021 (modifier)